MARTYROLOGE DU 21 AU 31 AOÛT

Le 21 août.

Mémoire de saint Pie X, pape. Successivement curé de paroisse, évêque de Mantoue, puis de Venise, enfin élu évêque de Rome, il se donna, comme règle de conduite et de gouvernement, de tout restaurer dans le Christ, ce qu’il accomplit avec simplicité d’âme, pauvreté et vigueur, en cherchant à développer parmi les fidèles la vie chrétienne au moyen de la participation à l’Eucharistie, de la dignité de la liturgie et de l’intégrité de la doctrine. Il mourut en 1914 et fut inhumé près de saint Pierre.
2.        En Thrace, les saints martyrs Agathonique, Zotique et d’autres martyrs, qui auraient subi le martyre à Selymbria et en d’autres lieux.
3.        À Rome, commémoraison de sainte Cyriaque, qui a laissé son nom au cimetière de l’Agro Verano sur la voie Tiburtine, dont elle avait fait don à l’Église, au IIIe siècle.
4.        À Utique en Afrique, en 259 ou 260, saint Quadratus, évêque et martyr. Avec tout son peuple, clercs et laïcs, il confessa le Christ, et lui, le pasteur qui avait conduit son troupeau, il le suivit trois jours plus tard.
5.        À Vérone, aux confins de la Vénétie, au IIIe ou IVe siècle, saint Euprépius, qui est tenu pour le premier évêque de la cité.
6.        En Sardaigne au IVe siècle, saint Luxorius, martyr.
7.        Commémoraison des saints martyrs Bassa et ses trois fils Théognios, Agapios et Pistos, qui auraient subi le martyre au IVe siècle, les fils dans l’île d’Halonè, la mère à Édesse (Larissa) en Grèce.
8.        Dans le Gévaudan, vers 407, saint Privat, évêque et martyr. Quand les Vandales envahirent la Gaule, il fut découvert dans une caverne du mont Mimmat, où il s’était retiré pour prier et jeûner et, comme il refusait de livrer son troupeau assiégé et de sacrifier aux idoles, il fut criblé de coups et en mourut.
9.        À Clermont en Auvergne, vers 479, saint Sidoine Apollinaire, évêque. De préfet de la ville de Rome, il fut ordonné évêque des Arvernes. D’une grande culture humaine et sacrée, remarquable par sa force d’âme, il s’opposa à la férocité des barbares en père catholique et docteur éclairé.
10*        À Alzira, dans la région de Valence en Espagne, commémoraison des saints martyrs Bernard, qui s’appelait auparavant Ahmed, moine cistercien, et ses sœurs Marie et Grâce, qui s’appelaient auparavant Zoraïde et Zaïde, conduites par leur frère de la religion musulmane à la foi du Christ, tous trois exécutés vers 1180, sur l’ordre d’un autre frère, demeuré musulman et émir de Valence.
11.        À Hung Yên au Tonkin, en 1838, saint Joseph Dang Dinh (Niên) Viên, prêtre et martyr, qui eut la tête tranchée sous l’empereur Minh Mang.
12*.        À Tananarive à Madagascar, en 1894, la bienheureuse Victoire Rasoamanarivo. Devenue veuve après son mariage avec un homme violent, elle usa de toute son influence pour venir en aide aux chrétiens, quand les missionaires furent expulsés de l’île, et défendit l’Église devant les magistrats.
13*.        En Espagne, pendant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à Albéric dans la région de Valence, le bienheureux martyr Sauveur Estrugo Solvès, prêtre.
14*. En Espagne, pendant la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, à El Morrot, près de Barcelone, le bienheureux martyr Raymond Peiro Victori, prêtre dominicain.
15*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Bruno Zembol, religieux franciscain et martyr. Arrêté peu après l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il mourut brisé par les mauvais traitements.
**        En Pologne, en 1964, le bienheureux Władysław Findysz (1907-1964) Prêtre polonais – martyr. (béatifié le 19 juin 2005 par Benoît XVI)

Le 22 août.

Mémoire de la Vierge Marie Reine, qui mit au monde le Fils de Dieu, prince de la paix, dont le règne n’aura pas de fin. Le peuple chrétien, aime la saluer Reine du Ciel et Mère de miséricorde.
2.        À Autun, peut-être vers 275, saint Symphorien, martyr. Jeune chrétien, il aurait troublé une procession en l’honneur de la déesse Bérécinthe. Tandis qu’on le conduisait au supplice hors de la ville, sa mère l’exhortait du haut des remparts : “Mon fils, mon fils Symphorien, souviens-toi du Dieu vivant. Aujourd’hui la vie ne t’est pas enlevée, elle est changée en vie meilleure”.
3.        À Rome, sur la voie d’Ostie, au cimetière qui porte son nom, en 303 ou 306, saint Timothée, martyr de la persécution de Dioclétien.
4.        À Todi en Ombrie, en 1289, la naissance au ciel de saint Philippe Benizi, prêtre de Florence. Homme d’une extrême humilité, il développa l’Ordre des Servites de Marie, et estimait que le Christ crucifié était son livre unique.
5*.        À Bevagna, en Ombrie, l’an 1301, le bienheureux Jacques Bianconi, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui fonda un couvent dans cette ville et réfuta les erreurs des nicolaïtes.
6*.        À Fossa dans les Abruzzes, en 1504, le bienheureux Timothée de Monticchio, prêtre franciscain, d’une austérité de vie et d’une ferveur d’oraison remarquables.
7*.        À York en Angleterre, en 1572, le bienheureux Thomas Percy, martyr. Comte de Northumbrie, il eut la tête tranchée, sous la reine Élisabeth Ière, pour sa fidélité à l’Église catholique romaine.
8*.        À York en Angleterre, en 1592, les bienheureux Guillaume Lacey et Richard Kirkman, prêtres et martyrs, condamnés à mort par ce que, prêtres, ils étaient entrés en Angleterre, et conduits aux supplices du gibet.
9.        À Worcester, en Angleterre, en 1679, saint Jean Wall, prêtre franciscain et martyr. Après plus de vingt ans de ministère pastoral exercé en cachette, il fut arrêté, condamné à mort comme prêtre, pendu et dépecé, sous le roi Charles Ier.
10.        À Hereford, en 1679, saint Jean Kemble, prêtre et martyr, qui exerça son ministère dans la clandestinité pendant plus de cinquante ans, et fut finalement arrêté à l’âge de quatre-vingts ans, condamné à mort comme prêtre et conduit à la potence.
11*.        À Offida dans les Marches, en 1694, le bienheureux Bernard (Dominique Peroni), religieux capucin, connu pour sa simplicité de cœur, sa pureté de vie et son admirable charité envers les pauvres.
12*.        Au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Élie Leymarie de Laroche, prêtre de Périgueux et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut jeté sur un bateau négrier et de là, incapable de marcher, débarqué comme un ballot sur l’île Madame, où il mourut.
13*.        À Starunya, près d’Ivano-Frankovsk, auparavant Stanislav, en Ukraine, l’an 1964, le bienheureux Siméon Lukac, prêtre et martyr. Sous le régime communiste athée, il continua à administrer clandestinement les fidèles catholiques de rite byzantin, et fût pour cela arrêté et mis à mort.

Le 23 août.

À Lima au Pérou, après une enfance déjà très mortifiée, Sainte Rose, vierge, prit l’habit des Soeurs du Tiers-Ordre dominicain et, à demi recluse dans le jardin de ses parents, se livra à la pénitence et à l’oraison. Avec un zèle ardent pour le salut des pécheurs et des Indiens, pour qui elle souhaitait donner sa vie, elle se soumettait volontiers à toutes sortes d‘austérités et de souffrances, pour les gagner au Christ. Elle mourut le 24 août 1617.
2.        Commémoraison de saint Zachée, évêque, qui fut le quatrième après saint Jacques,’ frère’ du Seigneur, à gouverner l’Église de Jérusalem au IIe siècle.
3.        À Rome, au cimetière de saint Laurent sur la voie Tiburtine, les saints Abondius et Irénée, martyrs.
4.        À Ostie, les saints Cyriaque et Archélaüs, martyrs.
5.        À Novae en Mésie inférieure, saint Louppos, martyr, dont on rapporte qu’il obtint par l’épée la liberté du Christ.
6.        À Égée en Cilicie, peut-être en 303, les saints martyrs Claude, Astèrius et Néon. Sous l’empereur Dioclétien et le préfet Lysias, ces trois frères furent, dit-on, accusés par leur belle-mère d’appartenir à la religion chrétienne et moururent décapités.
7.        À Autun, au Ve-VIe siècle, saint Flavien, évêque, qui vécut au temps du roi Clovis.
8*        À Ard Sratha en Irlande, au VIe siècle, saint Eugène (Eogan, Euny), premier évêque de ce lieu.
9*.        Au monastère de Saint-Philippe, près de Locres en Calabre, au Xe siècle, saint Antoine de Hieracio, ermite.
10*.        Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Bourdon, prêtre franciscain (frère Protais) et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier avec beaucoup d’autres prêtres à qui il cherchait à apporter du soulagement, et mourut de la contagion qui régnait à bord.
11*.        En Espagne, dans la région de Valence, durant la persécution déclenchée contre l’Église au cours de la guerre civile : les bienheureux Constantin Carbonell Sempere, prêtre, Pierre Gelabert Amer et Raymond Grimaltos Monllor, religieux jésuites, assassinés à Tavernes de Valldigna.
12*.        En Espagne, dans la région de Valence, durant la persécution déclenchée contre l’Église au cours de la guerre civile : les bienheureux Florentin Pérez Romero, prêtre, et Urbain Gil Saez, religieux du Tiers-Ordre franciscain, exécutés près de Vallbona.
13*.        En Espagne, dans la région de Valence, durant la persécution déclenchée contre l’Église au cours de la guerre civile : Jean-Marie de la Croix (Marien Garcia Mendez), prêtre du Sacré-Cœur de Jésus, tué à Silla.
14*.        En Espagne, dans la région de Valence, durant la persécution déclenchée contre l’Église au cours de la guerre civile : les bienheureuses Rosalie (Pierrette-Marie-Victoire Quintana Argos) et Séraphine (Emmanuelle-Juste Fernandez Ibero), tertiaires capucines de la Sainte Famille, à Puzol.
15*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1944, le bienheureux François Dachtera, prêtre de Gniezno et martyr. Arrêté après l’occupation de la Pologne par le régime nazi, déporté dans ce camp, il y mourut, victime d’expérimentations pseudo-médicales.

Le 24 août.

Fête de saint Barthélemy, Apôtre. Identifié généralement avec Nathanaël, originaire de Cana en Galilée, il fut conduit à Jésus par Philippe ; le Seigneur l’appela ensuite à le suivre et le mit dans le groupe des Douze. Des traditions assurent qu’après l’Ascension du Christ, il annonça l’Évangile en Inde et qu’il y fut couronné du martyre.
2.        À Claudiopolis, en Honoriade dans le Pont, saint Tatien, martyr.
3.        À Clichy dans la région parisienne, en 684, le trépas de saint Ouen, évêque de Rouen. Référendaire du roi Dagobert, élu évêque par le peuple de Rouen, il dirigea son Église avec succès, pendant quarante-trois ans, faisant construire de nombreuses églises et favorisant les fondations monastiques.
4.        Sur le mont Olympe en Bithynie, vers 730, saint Georges Limniote, moine. Pour avoir reproché à l’empereur impie Léon l’Isaurien de briser les saintes images et de brûler les reliques des saints, il eut, sur l’ordre de l’empereur, le nez coupé et la tête brûlée. Il s’en alla ainsi, en martyr, vers le Seigneur.
5.        À Lima au Pérou, en 1617, la naissance au ciel de sainte Rose, dont la mémoire a été célébrée la veille.
6*.        À Angers, en 1794, le bienheureux André Fardeau, prêtre et martyr, guillotiné en raison de son sacerdoce sous la Révolution française.
7.        À Naples, en 1826, sainte Jeanne-Antide Thouret, vierge. Née dans le diocèse de Besançon, elle venait d’entrer chez les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, quand la Révolution française supprima les instituts religieux. Elle continua cependant à Besançon la vie religieuse avec quelques compagnes qu’elle appela les Sœurs de la Charité et qu’elle voulut consacrer au soin des enfants abandonnés, des pauvres et des malades. Elle connut de grandes tribulations et mourut, exilée, à Naples.
8.        À Marseille, en 1856, sainte Émilie de Vialar, vierge. Dans le souci de diffuser l’Évangile dans les contrées les plus lointaines, elle fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition et, à travers les tracas, les persécutions, la pauvreté, elle développa considérablement son institut en fondant quarante-deux maisons, de l’Afrique du Nord à la Birmanie.
9.        À Valence en Espagne, l’an 1866, sainte Marie-Michelle du Saint-Sacrement (Michelle Desmaisières), vierge, fondatrice de la Congrégation des Servantes du Saint-Sacrement et de la Charité. Avec zèle et ténacité, enflammée d’un grand désir de gagner des âmes à Dieu, elle consacra sa vie à la rédemption des filles perdues et des prostituées.
10*.        À Tulcan en Équateur, l’an 1886, la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Marie-Vincente Rosal), vierge, qui réforma les sœurs de Bethléem, en leur donnant pour tâche principale de revendiquer la dignité des femmes et de donner aux jeunes filles une éducation chrétienne.
11*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Maximilien Binkiewiecz, prêtre de Częstochowa et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut arrêté et déporté dans ce camp, où il mourut des suites des brutalités subies.
12*.        À Dresde en Allemagne orientale, l’an 1942, les bienheureux martyrs Ceslas Jozwiak, Édouard Kazmierski, François Kesy, Édouard Klinik et Iaroniev Wojciechowski. Élèves chez les Salésiens de Poznam en Pologne, ils furent arrêtés, par le pouvoir nazi, internés dans diverses prisons, puis condamnés à mort sous l’accusation d’avoir cherché à trahir l’État, et décapités à la hache.
**        En Croatie, en 1947, le bienheureux Miroslav Bulesic, prêtre martyr, victime de la persécution communiste en Croatie. (béatifié le 28 septembre 2013 par le pape François)

Le 25 août.

Mémoire de saint Louis, roi de France, qui s’illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des chrétiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l’adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu’il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d’épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu’à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
Mémoire de saint Joseph de Calasanz, prêtre. D’abord en Aragon, sa patrie, puis à Rome où il mourut en 1648, il établit des écoles populaires pour élever les enfants et les adolescents dans l’amour et la sagesse de l’Évangile et fonda, à Rome, l’Ordre des pauvres Clercs réguliers de la Mère de Dieu des Écoles religieuses.
3.        À Arles en Provence, vers 303, saint Genès, martyr. Encore catéchumène, remplissant l’office de greffier, il refusa d’agir contre les chrétiens, chercha à se sauver en fuyant, mais, arrêté par des soldats, fut baptisé dans son propre sang.
4.        À Talco en Espagne, saint Géronce, évêque, qui serait mort en prison.
5*.        À Agde en Septimanie, vers 500, saint Sever, abbé du monastère qu’il avait fondé dans cette ville.
6.        À Constantinople en 582, saint Ménas, évêque. Ordonné par le pape saint Agapit, il connut des dissensions avec le pape Vigile, mais la réconciliation se fit, et il dédia à la Sagesse divine (Sainte Sophie) la grande église construite par l’empereur Justinien.
7*.        À Attanum, qui prit ensuite son nom, au pays de Limoges, en 591, saint Yrieix (Aredius), abbé. Pour le monastère qu’il avait fondé, il composa une Règle pleine de sagesse à partir des prescriptions de saint Jean Cassien, de saint Basile et d’autres saints abbés.
8.        À Utrecht, en 775, saint Grégoire, abbé. Encore adolescent, il suivit sur-le-champ saint Boniface qui s’en allait implanter le christianisme en Hesse et en Thuringe, et qui le désigna comme abbé du monastère Saint-Martin et pour diriger l’Église d’Utrecht.
9.        Près de Montefiascone en Toscane, l’an 1282, le trépas de saint Thomas de Canteloup, évêque d’Hereford en Angleterre. Prélat de grande érudition et de foi vigoureuse, il se montra sévère envers lui-même, mais dépensier en larges aumônes pour les pauvres. Il mourut après avoir rencontré le pape Martin V à Orvieto.
10*.        À Scimbara au Japon, en 1624, les bienheureux martyrs Michel Carvalho, jésuite, Pierre Vasquez, dominicain, Louis Sotelo et Louis Sasanda, franciscains, tous prêtres, et Louis Baba, religieux franciscain, qui furent brûlés vifs pour la foi du Christ.
11*.        Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Paul-Jean Charles, prêtre et martyr. Il était prieur du monastère cistercien de Sept-Fons quand éclata la Révolution française. Chassé de l’abbaye avec les autres moines, refusant le serment à la Constitution civile du Clergé, il fut déporté sur un bateau négrier et mourut d’inanition et de maladie.
12*.        À Cordoba en Argentine, l’an 1885, la bienheureuse Marie du Passage de Jésus Eucharistie, vierge, qui appliqua toute son action à la formation chrétienne de l’enfance pauvre et abandonnée et fonda l’Institut des Sœurs franciscaines missionnaires d’Argentine
13*.        À Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Louis Urbano Lanaspa, prêtre dominicain et martyr, mis à mort dans la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.
**        A Macas en Equateur, en 1969, la bienheureuse Maria Tro ncatti, religieuse italienne, Fille de Marie Auxiliatrice. (béatifiée le 24 novembre 2012 par Benoît XVI)

Le 26 août.

Commémoraison de saint Melchisédek, roi de Salem et prêtre du Dieu Très Haut, qui bénit Abraham à son retour d’une expédition victorieuse en présentant au Seigneur un sacrifice saint, une offrande sans tache, préfigurant ainsi le Chist, roi de justice, prêtre pour l’éternité.
2.        À Rome, au cimetière de Basille, sur l’ancienne voie Salariene, saint Maximilien, martyr.
3.        À Salone en Dalmatie, saint Anastase le foulon, martyr.
4.        À Césarée de Maurétanie, saint Victor, martyr, qui, condamné à mort comme chrétien, fut supplicié un jour de sabbat.
5.        À Bergame en Lombardie (au-delà de la plaine du Pô en Italie), saint Alexandre, martyr.
6.        À Auxerre, au VIe siècle, saint Éleuthère, évêque
7*.        Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Retouret, prêtre et martyr. Carme du Couvent de Limoges, à la Révolution française, il refusa de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, prêta, mais rétracta le serment de “Liberté-Égalité”, fut déporté sur un bateau négrier et mourut de froid, laissé jour et nuit presque sans aucun vêtement.
8.        À La Puye dans le Poitou, en 1838, sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Anges, vierge. Pendant la Révolution française, elle aida saint André-Hubert Fournet à exercer un ministère clandestin et, quand l’Église retrouva la paix, elle fonda la Congrégation des Filles de la Croix pour faire l’école aux enfants de la campagne et soigner les pauvres.
9*.        À Bethléem, en 1878, la bienheureuse Marie de Jésus Crucifié (Marie Baouardy), vierge carmélite. Comblée de charismes mystiques, elle mena une vie contemplative avec une charité extraordinaire
10.        À Liria en Espagne, l’an 1897, sainte Thérèse de Jésus Jornet Ibars, vierge, fondatrice de la Congrégation des Petites Soeurs des vieillards abandonnés.
11*.        En Espagne, en 1936, le bienheureux martyr Ambroise (Louis Valls Matamales, prêtre capucin, mis à mort Valence, victime de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.
12*.        En Espagne, en 1936, le bienheureux Pierre Max Ginestar, prêtre capucin, martyr, mis à mort à Denia, victime de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.
13*.        En Espagne, en 1936, le bienheureux Félix Vivet Trabal religieux salésien, tué près de Barcelone, victime de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.
14*.        La bienheureuse Laurence (Leucadie Harasymiv), vierge, de la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, dans la persécution menée par le régime soviétique athée, fut déportée dans un camp de travail, où la persévérance dans la foi la mena au martyre à Kharsk en Sibérie.
15*        À Rome, la bienheureuse Marie Beltrame Quattrocchi, mère de famille
**         En Espagne, en 1936, la bienheureuse María De Los Ángeles Ginard Martí (1894-1936) religieuse de la Congrégation du Culte eucharistique, martyre. (béatifiée le 29 octobre par Benoît XVI)

Le 27 août.

Mémoire de sainte Monique. Au sortir de l’adolescence, ses parents la marièrent à un païen du nom de Patrice à qui elle donna quatre enfants. Quand son fils Augustin se détourna de la foi de son enfance, ses larmes montèrent vers Dieu comme une prière silencieuse et la conversion d’Augustin à Milan l’emplit de joie. Au moment de retourner en Afrique, en 387, elle quitta cette terre, au port d’Ostie, dans un grand désir du ciel.

Saint Jean de Pavie (+ 813)

Saint Amédée Evêque de Lausanne (+ 1158)

Bienheureux Ange Conti (+ 1312)

Bienheureuse Marguerite de Baviere (+ 1434)
Bienheureux François de Sainte-Marie et ses 14 compagnons martyrs à Nagasaki (+ 1620)

Bienheureux Barthélémy Laurel (+ v. 1620)

Saint David Henri Lewis jésuite anglais et martyr (+ 1679)

Bienheureux Jean-Baptiste de Souzy et les martyrs de l’île Madame (+ 1794)

Bienheureux Dominique de la Mère de Dieu (+ 1848)

Bienheureux Ferdinand Gonzalez Añon et Raymond Marti Soriano martyrs espagnols (+ 1936)

Le 28 août.

Mémoire de saint Augustin, évêque et docteur éminent de l’Église. Après une jeunesse agitée dans ses idées religieuses et dans ses mœurs, il se convertit à la foi catholique, fut baptisé par saint Ambroise à Milan, et, de retour en Afrique, mena avec quelques amis, une vie d’ascèse vouée à Dieu et à l’étude des Écritures. Élu bientôt évêque d’Hippone, il se fit, pendant trente-quatre ans, jusqu’à sa mort en 430, le modèle de son troupeau, en l’instruisant par ses sermons et ses écrits abondants, dans lesquels il lutta avec énergie contre les erreurs de son temps ou mit en lumière, avec beaucoup de science, la vraie foi.
2.        À Rome, au cimetière de Basilla, sur l’ancienne voie Salarienne, saint Hermès, martyr. Selon ce que rapporte le pape saint Damase, la Grèce l’envoya à la ville de Rome et Rome tient pour un citoyen celui qui a souffert en ses murs pour le saint nom du Christ.
3.        À Constance en Germanie, saint Pélage, martyr.
4.        À Brioude au pays des Arvernes, au IIIe siècle, saint Julien, martyr. Soldat à Vienne, selon la tradition, aux premières nouvelles de la persécution, sur le conseil de saint Ferréol, il vint à Brioude, et c’est là qu’il reçut la palme du martyre.
5.        À Constantinople, vers 336, saint Alexandre, évêque, dont la prière apostolique, écrit saint Grégoire de Nazianze, fit disparaître le chef de l’impiété arienne.
6.        À Carthage, vers 350, saint Restitut, évêque, dont saint Augustin a fait l’éloge, dans un sermon le jour de sa fête.
7*.        À Sarsina en Romagne, vers le IVe siècle, saint Vicinius, honoré comme premier évêque de la cité.
8.        À Saintes, au Ve siècle, saint Vivien, évêque
9.        En Égypte, vers 400, saint Moïse l’Éthiopien. De brigand célèbre, il devint fervent anachorète, convertit nombre de voleurs et les emmena avec lui au monastère.
10.        À Séville en Andalousie, au VIIe siècle, sainte Florentine, vierge, très savante en la discipline ecclésiastique. Ses frères, les saints Isidore et Léandre, lui dédièrent des traités de doctrine.
11*.        À Londres en Angleterre ; le bienheureux Guillaume Dean, prêtre, et ses sept compagnons martyrs à cause de leur sacerdoce ou de leur profession de foi catholique, ils furent arrêtés et pendus en divers lieux de la ville ou dans les environs.
12.        À Lancaster, en 1628, saint Edmond Arrowsmith, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il rentra dans sa patrie et s’y adonna au ministère pastoral pendant dix ans, fut admis dans la Compagnie de Jésus, mais, accusé d’être prêtre, jésuite, et de faire campagne pour l’Église romaine, il fut condamné, sous le roi Charles Ier, et, malgré les protestants de l’endroit eux-mêmes, il fut pendu au gibet.
13*.        À Monterey en Californie, en 1784, le bienheureux Juniper (Michel Serra), prêtre franciscain. Malgré beaucoup de fatigues et d’épreuves, il prêcha l’Évangile aux tribus de cette région encore païennes dans leur propre langue et défendit avec beaucoup de force les droits des pauvres et des humbles.
14*.        Au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-Arnaud Hanus, prêtre de Verdun et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier, et, débarqué, après deux semaines sur l’île Madame, il mourut d’une fièvre putride.
15*.        À Barcelone en Catalogne, en 1854, sainte Joachuima de Vedruna. Mère de famille, elle éleva chrétiennement neuf enfants et, devenue veuve, fonda l’Institut des Carmélites de la Charité. Elle supporta d’un cœur égal toutes sortes de difficultés, jusqu’à la prison et l’exil, et mourut du choléra.
16*.        Dans la région de Valence en Espagne, les bienheureux martyrs Jean Baptiste Faubel Cano et Arthur Ros Montalt, pères de famille victimes de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile en Espagne.
17*.        Près de Vinalès en Espagne, le bienheureux martyr Aurèle (Joseph Ample Alcaide), prêtre capucin, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile en Espagne.
18*.        À Nawojowa Gora en Pologne, l’an 1944, le bienheureux Alphonse-Marie (Joseph Mazurek) prêtre carme déchaux et martyr. Prieur du couvent de Czerna, il fut arrêté et fusillé par les troupes du régime nazi.

Le 29 août.

Mémoire du martyre de saint Jean Baptiste, que le roi Hérode Antipas maintint en prison dans la forteresse de Machéronte et qu’il ordonna de décapiter le jour de son anniversaire, à la demande de la fille d’Hérodiade. Comme une lampe qui brille, le précurseur du Seigneur a rendu témoignage à la vérité aussi bien dans sa mort que dans sa vie.
2.        Près de Sirmium en Pannonie, sainte Basille
3.        À Rome, commémoraison de sainte Sabine, dont le titre établi sur l’Aventin vers 422-432, présente son nom à la vénération.
4.        À Metz, au Ve siècle, saint Adelphe, évêque
5*.        Au pays nantais, saint Victor, solitaire, qui vécut en reclus au VIe ou VIIe siècle, dans un petit oratoire construit pour lui à Campbon.
6.        À Londres, vers 693, saint Sebbe. Roi des Saxons orientaux, très dévoué à Dieu, il voulut mourir revêtu de l’habit monastique, qu’il avait longtemps désiré.
7.        À Paris, vers 700, saint Merry (Médéric), prêtre et abbé d’un monastère à Autun. Devenu vieux, il quitta sa charge et finit sa vie dans un ermitage près de Paris.
8*.        À Valence en Espagne, l’an 1231, les bienheureux martyrs Jean de Pérouse, prêtre, et Pierre de Sassoferrato, religieux, tous deux frères mineurs, qui, pour avoir prêché la foi chrétienne aux Maures de la ville, furent décapités sur l’ordre du roi sur la place publique.
9*.        Près de Cracovie en Pologne, l’an 1259, la bienheureuse Bronislava, vierge, de l’Ordre de Prémontré, qui voulut mener une vie humble et cachée et, quand son couvent fut détruit par les Tartares, vécut dans une cabane, seule avec Dieu.
10*.        À Lancaster en Angleterre, l’an 1618, le bienheureux Richard Herst, martyr. Père de famille, laboureur, faussement accusé de meurtre, sous le roi Jacques Ier, il préféra la mort à la liberté qu’on lui proposait s’il abandonnait la foi catholique, et il fut condamné au supplice de la pendaison.
11*.        Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Louis-Wulphy Huppy, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier dans des conditions inhumaines et mourut de la contagion répandue à bord, à l’âge de vingt-huit ans.
12*.        À Waterford en Irlande, l’an 1844, le bienheureux Ignace (Edmond) Rice, qui se dévoua, avec toute la ferveur et la persévérance possibles, à l’éducation des enfants et des jeunes, dans des conditions très difficiles ; pour développer son œuvre, il fonda la Congrégation des Frères chrétiens et celle des Frères de la Présentation.
13*.        À la Tour Saint-Joseph, près de Rennes, en 1877, sainte Jeanne Jugan (Marie de la Croix), vierge. Pour mendier des ressources pour les pauvres et pour Dieu, elle fonda la Congrégation des Petites Sœurs des pauvres, mais, éjectée sans aucune justice de la direction de son institut, elle passa les vingt dernières années de sa vie dans la prière et l’humilité. (canonisée le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
14*.        En Espagne, en 1936, le bienheureux Constantin Fernandez Alvarez, prêtre dominicain et martyr, exécuts l’un à Valence, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.
15*.        En Espagne, en 1936, le bienheureux François Monzon Romeo, prêtre dominicain et martyr, exécuté à Hijar, près de Teruel, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.
16*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Dominique Jedrzejewski, prêtre de Vladislava et martyr. Curé de Goslawice, quand la Pologne fut soumise à l’occupation nazie, il fut déporté en Allemagne et mourut à la suite des mauvais traitements subis.
17*.        À Posnan en Pologne, l’an 1942, la bienheureuse Sancie (Janine Szymkowiak), vierge, des Filles de la Vierge Marie des Douleurs, qui mit tout son zèle à venir en aide aux prisonniers dans la dure période de la guerre.
18*.        À Sainte-Julie en Ligurie, en 1944, la bienheureuse Thérèse Bracco, vierge et martyre. Alors qu’elle travaillait dans les champs, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle tomba sous les coups de soldats, pour avoir défendu sa chasteté.
**.        En Inde, en 1952, la bienheureuse Euphrasie du Sacré-Cœur de Jésus (Rosa Eluvathing) religieuse indienne de la congrégation des religieuses de la Mère du Carmel. (béatifiée le 3 décembre 2006 par Benoît XVI)

Le 30 août.

  1.         À Rome, au cimetière de Commodille, sur la voie d’Ostie, vers 304, les saints martyrs Félix et Audacte. Ils confessèrent pareillement sans peur leur foi dans le Christ, et montèrent au ciel, pareillement vainqueurs.
    2.         Commémoraison de soixante saints martyrs, tués en 399 par des païens furieux à Colonie Suffetana, en Afrique, en représailles de la destruction d’une statue d’Hermès.
    3.        À Rome, commémoraison de saint Pammachius sénateur, remarquable par sa foi, sa générosité envers les pauvres et sa piété envers Dieu, dont témoigne la basilique qu’il construisit sur le mont Coelius. Il mourut en 410.
    4*.        Au monastère de Rebais, au pays de Meaux, vers 650, saint Aile, premier abbé.
    5.        À Breuil, au pays de Meaux, vers 670, saint Fiacre, ermite venu d’Irlande qui mena là une vie de solitaire.
    6*.        En Macédoine, saint Fantini Iuniori, ermite
    7.        À Lucedio dans le Piémont, en 1026, saint Bononius, abbé, qui mena la vie érémitique d’abord en Égypte, puis au Mont Sinaï avant de diriger le monastère de Lucedio pendant bien des années.
    8.        À Trevi dans le Latium, vers 1050, saint Pierre, qui, sans connaître les lettres, s’attacha dans la solitude à la sagesse de l’Évangile.
    9.        À Londres, en 1588, sainte Marguerite Ward, martyre. Parce qu’elle avait aidé un prêtre emprisonné à s’évader, elle fut condamnée à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et accueillit d’un cœur dégagé le supplice de la pendaison à Tyburn. Avec elles achevèrent aussi leur martyre les bienheureux Richard Leigh, prêtre, et quatre laïcs : deux Anglais, Édouard Shelley et Richard Martin, un irlandais, Jean Roche, et un Gallois, Richard Lloyd (dit Flower) le premier pour crime de prêtrise, les autres parce qu’ils l’avaient hébergé.
    10*.        À Saluzzo dans le Piémont, en 1604, le bienheureux Jean-Juvénal Ancina, évêque. Médecin, ami de saint François de Sales, il fut l’un des premiers à entrer dans l’Oratoire de saint Philippe Néri.
    11*.        À Saragosse en Aragon, l’an 1853, la bienheureuse Marie Rafols, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de la Charité de Sainte-Anne, près de l’hospice des vieillards de cette ville, et la dirigea d’une âme vaillante, à travers beaucoup d’épreuves.
    12*.        À Almeria en Andalousie, les bienheureux Didace Ventaja Milan, évêque du lieu, et Emmanuel Medina Olmos, évêque de Cadix, qui subirent avec patience injures et coups en prison et furent exécutés de nuit.
    13*.        Au Levant, le bienheureux Joachim (Joseph Ferrer Adell), prêtre capucin, tué sur la route entre Puebla Tornesa et Villafamès, près de Castellon.
    14*.        À Bilbao, au Pays basque, le bienheureux Vincent Cabanes Badenas, prêtre du Tiers-Ordre franciscain à Bilbao, au Pays basque.
    15*.        À Venegano, près de Varèse en Lombardie, l’an 1954, le trépas du bienheureux Alfred-Ildefonse Schuster, évêque de Milan. Moine dès sa jeunesse, puis abbé de Saint-Paul-hors-les-murs à Rome, il fut appelé à occuper le siège de saint Ambroise. Homme de doctrine et de sagesse, il mit toutes ses forces à remplir son rôle de pasteur pour le bien de son peuple.
    **.        Au Brésil, en 1943, le bienheureux Eustaquio von Lieshout, prêtre Hollandais, missionnaire au brésil. (béatifié le 15 juin 2006 par Benoît XVI).
    **        Au Liban, en 1938, le bienheureux Estéfan Nehmé, religieux Chrétien de l’ordre libanais maronite.

Le 31 août.

À Jérusalem, commémoraison des saints Joseph d’Arimathie et Nicodème, qui recueillirent le corps de Jésus déposé de la croix, l’enveloppèrent d’un suaire et le déposèrent au tombeau. Joseph, originaire d’Arimathie et membre du Sanhédrin, homme bon et juste, disciple de Jésus, mais en secret, attendait le royaume de Dieu. Nicodème, lui, pharisien, notable parmi les juifs, était venu trouver Jésus pendant la nuit pour l’interroger sur sa mission et avait défendu sa cause devant les prêtres et les pharisiens qui voulaient l’arrêter.
2.        À Athènes, vers 150, saint Aristide, philosophe très célèbre par sa foi et sa sagesse, qui présenta à l’empereur Adrien un livre sur la vérité de la religion chrétienne.
3.        À Trèves en Gaule Belgique, commémoraison de saint Paulin, évêque et martyr. Au temps où la peste arienne faisait des ravages, il fut un vrai héraut de la vérité et au concile d’Arles, réuni par l’empereur arien Constance, ni les menaces ni les flatteries ne purent l’amener à condamner saint Athanase et à dévier de la foi catholique. Aussi fut-il relégué en Phrygie, où, après cinq années d’exil, en 358, il acheva son martyre.
4.        À Lindisfarne en Northumbrie, l’an 653, saint Aidan, évêque et abbé. Homme de grande piété, d’extrême mansuétude et de sage autorité, il fut appelé du monastère d’Iona par le roi saint Oswald, et il établit dans cette île son siège épiscopal et son monastère, pour travailler efficacement à répandre l’Évangile dans ce royaume d’Angleterre.
5.        À Cardona près de Barcelone, vers 1240, saint Raymond Nonnat, qui fut un des premiers compagnons de saint Pierre Nolasque dans l’Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci et souffrit beaucoup, rapporte-t-on, au nom du Christ pour le rachat des captifs.
6*.        Dans l’ermitage de la Vallicola en Toscane, l’an 1315, le bienheureux André Dotti, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui se livra aux pratiques de la mortification et de la contemplation.
7*.        À Almeira en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Edmige (Isidore Primo Rodriguez), Amalius (Juste Zariquiegui Mendoza) et Valère-Bernard (Martien Herrero Martinez), frères des Écoles chrétiennes, victimes de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

Croire en Lui, c’est manger le Pain Vivant

Lire l’évangile du dimanche XIX  du temps ordinaire  (Jn 6, 41-51)

La lecture du sixième chapitre de l’Évangile de Jean, qui nous accompagne en ces dimanches dans la liturgie, nous a conduits à partir du miracle de la multiplication du pain et des poissons, à l’invitation que Jésus adresse à ceux qu’il avait rassasiés de rechercher une nourriture qui demeure pour la vie éternelle.

Jésus parle de lui comme du véritable pain descendu du ciel (une fois) et le pain vivant (pour deux fois), capable de maintenir en vie non pas pour un instant ou pour un bout de chemin, mais pour toujours. Il est la nourriture qui donne la vie éternelle, parce qu’Il est le Fils unique de Dieu, qui est dans le sein du Père, venu donner à l’homme la vie en plénitude, pour introduire l’homme dans la vie même de Dieu. Nous l’avons dit la semaine dernière, le Pain du Ciel, le Christ vient nourrir notre âme soit lorsque nous accueillons sa Parole, soit lorsque Le mangeons dans l’Eucharistie.

Or, cette nourriture spirituelle qui est pour nous l’Eucharistie est bien signifiée dans la première lecture de ce dimanche, où nous trouvons  le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel ; il veut mourir, parce qu’il n’a plus de force dans le désert. Mais le Seigneur envoie son ange pour le nourrir et rassasier sa soif de manière miraculeuse, « puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits ».

Comme nous le savons ; lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie, c’est Notre Seigneur que nous recevons dans ce sacrement. Nous connaissons aussi les conditions pour Le recevoir, d’abord pleine conscience de que nous recevons le Fils de Dieu, Dieu dans notre âme. « Nous devons nous préparer à ce moment si grand et si saint. Ainsi, S. Paul exhorte à un examen de conscience : ” Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps ” (1 Co 11, 27-29). Pour cette raison, celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion.

Devant la grandeur de ce sacrement, le fidèle ne peut que reprendre humblement et avec une « foi ardente » la parole du Centurion (cf. Mt 8, 8) : ” Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri “.

Nous pouvons en tirer une première conclusion : nous ne pouvons pas penser que la communion est un droit que tout chrétien possède lorsqu’il vient à la messe (« j’ai le droit de communier ») ; l’Eucharistie c’est un don de Dieu, un cadeau de sa part, mais un don qui demande une bonne disposition, une préparation.

Dans la Divine Liturgie de S. Jean Chrysostome, le rite de l’Eglise Catholique orientale, les fidèles font cette belle prière : A ta cène mystique fais-moi communier aujourd’hui, ô Fils de Dieu. Car je ne dirai pas le Secret à tes ennemis, ni ne te donnerai le baiser de Judas. Mais, comme le larron, je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.

Pour se préparer convenablement à recevoir ce sacrement, les fidèles observeront aussi le jeûne prescrit dans leur Église (généralement c’est une heure avant de recevoir l’Eucharistie  sous réserve de la santé de la personne). L’attitude corporelle (gestes, vêtement) traduira aussi le respect, la solennité, la joie de ce moment où le Christ devient notre hôte.

Quels sont les fruits et les grâces que nous recevons dans notre âme lorsque nous apprêtons à communier et nous recevons le Corps du Christ ?

D’abord, recevoir l’Eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l’union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit: ” Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui ” (Jn 6, 56).

Ce que l’aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La communion à la Chair du Christ ressuscité, ” vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante “, conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au Baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d’être nourrie par la communion eucharistique, elle est le pain de notre pèlerinage, jusqu’au moment de la mort, où il nous sera donné comme viatique, comme l’aliment du passage entre cette vie et l’autre.

La communion nous sépare aussi du péché. C’est pourquoi l’Eucharistie nous unit au Christ en nous purifiant en même temps des péchés véniels commis ; et nous préserve aussi des péchés futurs. Elle est comme notre remède qui nous fortifie et nous préserve de tomber dans la maladie du péché. Plus nous participons à la vie du Christ et plus nous progressons dans son amitié, plus il nous est difficile de rompre avec Lui par le péché mortel.

Rappelons-nous encore que l’Eucharistie n’est pas ordonnée au pardon des péchés mortels. Ceci est propre au sacrement de la Réconciliation. Le propre de l’Eucharistie est d’être le sacrement de ceux qui sont dans la pleine communion de l’Église.

Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces, l’Eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à s’affaiblir. En se donnant à nous, le Christ ravive notre amour et nous rend capables de rompre les attachements désordonnés aux créatures et de nous enraciner en Lui : Ayant reçu le don de l’amour, mourons au péché et vivons pour Dieu (S. Fulgence de Ruspe, Fab. 28, 16-19 : CCL 19A, 813-814 : LH, sem. 28, lundi, off. lect.).

La communion au Corps et Sang du Christ fait aussi l’unité du Corps mystique : l’Eucharistie fait l’Église. Ceux qui reçoivent l’Eucharistie sont unis plus étroitement au Christ. Par là même, le Christ les unit à tous les fidèles en un seul corps : l’Église. La communion renouvelle, fortifie, approfondit cette incorporation à l’Église déjà réalisée par le Baptême. Puisqu’il n’y a qu’un pain, à nous tous nous ne formons qu’un corps, car tous nous avons part à ce pain unique ” (1 Co 10, 16-17) :

L’Eucharistie nous engage aussi envers les pauvres : Pour recevoir dans la vérité le Corps et le Sang du Christ livrés pour nous, nous devons reconnaître le Christ dans les plus pauvres, Ses frères (cf. Mt 25, 40)

Disons enfin que communier c’est recevoir Dieu. C’est-à-dire recevoir le pouvoir de nous sanctifier et la  force, la paix et la consolation, la foi, l’espérance et la charité. Communier c’est devenir semblable au Christ, imitant ses vertus et reproduisant sa vie en nous. Communier signifie se revêtir de la force de Dieu contre les vices et les démons. La communion au Corps et Sang du Christ nous aide à soumettre peu à peu le corps à l’âme et à être libre de l’esclavage des vices.

Ecoutons ce beau commentaire de Saint Augustin à l’évangile d’aujourd’hui : « Les juifs qui protestaient contre Jésus étaient loin de s’occuper du pain du ciel, et ils ne savaient pas en avoir faim. Par faiblesse, leur cœur ne pouvait ni demander ni recevoir aucune nourriture… Car, ce pain de l’homme intérieur exige de l’appétit » (26, 1).

Nous devons nous demander si nous ressentons réellement cette faim, la faim de la Parole de Dieu, faim de l’Eucharistie. Seul celui qui est attiré par Dieu le Père, qui l’écoute et qui se laisse instruire par Lui peut croire en Jésus, le rencontrer et se nourrir de Lui et trouver ainsi la vraie vie, la voie de la vie, la justice, la vérité, l’amour. Saint Augustin ajoute : « Le Seigneur… s’est présenté à nous comme le pain descendu du ciel, et nous a exhortés à croire en lui. Croire en lui, c’est manger le pain vivant. Celui qui croit, mange : il se nourrit invisiblement, parce qu’il renaît d’une manière invisible [à une vie plus profonde, plus vraie] ; c’est intérieurement un homme nouveau ». Demandons aujourd’hui cette grâce.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné