Saint Matthieu, Apôtre et évangéliste

Matthieu : Son nom juif signifie « don de Dieu ».

La tradition de l’Eglise antique s’accorde de façon unanime à attribuer à Matthieu la paternité du premier Evangile. Cela est déjà le cas à partir de Papias, Evêque de Hiérapolis en Phrygie, autour de l’an 130. Il écrit:  « Matthieu recueillit les paroles (du Seigneur) en langue hébraïque, et chacun les interpréta comme il le pouvait » (in Eusèbe de Césarée, Hist. eccl. III, 39, 16).

L’historien Eusèbe ajoute cette information:  « Matthieu, qui avait tout  d’abord prêché parmi les juifs, lorsqu’il décida de se rendre également auprès d’autres peuples, écrivit dans sa langue maternelle l’Evangile qu’il avait annoncé; il chercha ainsi à remplacer par un écrit, auprès de ceux dont il se séparait, ce que ces derniers perdaient avec son départ » (Ibid., III, 24, 6).[1]

Sa conversion et son appel à suivre le Christ viennent racontée dans son propre évangile. Pour imaginer la scène (décrite dans Mt 9, 9), il suffit de se rappeler le magnifique tableau du Caravage, conservé à Rome, dans l’église Saint-Louis-des-Français.

Explication du tableau : Il y a seulement trois détailles dont nous voudrons parler.

Matthieu ne regarde pas les richesses:

La composition se partage entre la partie gauche, un groupe de cinq personnes autour d’une table où se compte de l’argent (avec livre comptable et encrier). lls sont richement vêtus d’habits contemporains de Caravage. Deux d’entre eux ignorent complètement Jésus et Pierre, et ne les regardent même pas. Au centre, Matthieu exprime de l’étonnement.[2]

La lumière :

La lumière de toute la scène ne vient pas de la fenêtre que l’on peut voir dans le fond de la scène, mais qu’elle émane du côté gauche, où Jésus-Christ est situé en train appeler Matthieu.

La Main du Christ :

Le bras allongé, il tend la main et fait un geste qui est l’exact reflet de celui d’Adam recevant vie de Dieu dans le tableau de Michel Ange. La création est prolongée en vocation.[3]La façon de répondre :

Matthieu répond immédiatement à l’appel de Jésus: « il se leva et le suivit ». La concision de la phrase met clairement en évidence la rapidité de Matthieu à répondre à l’appel. Cela signifiait pour lui l’abandon de toute chose, en particulier de ce qui lui garantissait une source de revenus sûrs, même si souvent injuste et peu honorable.

Pour finir,  nous ne possédons plus l’Evangile écrit par Matthieu en hébreu ou en araméen, mais, dans l’Evangile grec que nous possédons, nous continuons à entendre encore, d’une certaine façon, la voix persuasive du publicain Matthieu qui, devenu Apôtre, continue à nous annoncer la miséricorde salvatrice de Dieu. Ecoutons ce message de saint Matthieu, méditons-le toujours à nouveau pour apprendre nous aussi à nous lever et à suivre Jésus de façon décidée.[1]

P. Andrés Nowakowski V. E.

Monastère « Bx. Charles de Foucauld »

[1] Pape Benoit xvi,  Audience générale, Mercredi 30 août 2006

[1] Pape Benoit xvi,  Audience générale, Mercredi 30 août 2006

[2]https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vocation_de_saint_Matthieu

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vocation_de_saint_Matthieu

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