…Les uns , les autres…

Evangile du VI dimanche de Pâques (Jn 15, 9-17)

Saint Jean

La liturgie de ce dimanche nous propose à la méditation pour ce dimanche l’évangile du grand commandement du Seigneur. Saint Jean l’évangéliste le répètera ensuite dans sa lettre ; et l’histoire raconte que, déjà âgé de 100 ans, il continuait à répéter ce commandement et que lorsqu’on lui reprochait son insistance, il disait « c’est cela que j’ai écouté du Seigneur ».

C’est le précepte de la charité, et sur ce précepte les chrétiens ont écrit beaucoup des livres ; il y a beaucoup de vérités que l’on peut dire et elles sont toujours valables et d’une énorme importance pour notre vie spirituelle. Quand nous parlons de l’amour pour Dieu, nous ne pouvons pas le séparer de l’amour pour le prochain, ils sont étroitement liés, unis de façon inséparable.

Mais le Seigneur met l’accent sur l’amour aux autres, au prochain, et on peut dire qu’il est le plus difficile. Dieu est infiniment « aimable », le prochain parfois non.

Souvent, nous pensons que les ennemis d’une nation ou d’une civilisation se trouvent à l’extérieur. Mais quelqu’un a dit que si une civilisation meurt, ce ne sera pas d’avoir été conquise par une autre, mais par « suicide », elle s’est détruite elle-même lorsque ses membres se sont détestés entre eux, lorsque la haine a pris place dans leur cœur.

Parfois, les hommes cherchent des solutions, qui la plus part du temps, sont inefficaces. Parce qu’elles laissent le cœur des hommes dans la même situation, pleins d’inquiétudes, sans les guérir. Parce que pour guérir la haine, Dieu ne nous a pas donné d’autre antidote que la charité, comprise et vécue comme le Seigneur a voulu nous l’enseigner. Saint Jean de la Croix avait ce beau dicton : « Là où il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour, et vous recueillerez de l’amour ».

La charité chrétienne n’est pas gentillesse, philanthropie, générosité ni grandeur d’âme toujours sur le plan humain, mais elle est en revanche un don surnaturel de Dieu par lequel il nous est permis de l’aimer sur toutes choses, et dans ce même amour d’aimer tout ce qu’Il aime.

Il y a trois caractéristiques de l’amour, pour qu’il soit surnaturel, c’est-à-dire pour savoir si cet amour est vraiment charité :

D’abord, il faut que l’amour réside dans la volonté et non dans les émotions ; deuxièmement, la charité   est une habitude, ce n’est pas quelque chose d’occasionnel ; et troisièmement il s’agit d’une relation d’amour et non d’un contrat. Nous allons expliquer chacune de ces notes.

La charité réside dans la volonté, et cela veut dire que nous pouvons la diriger, nous ne pouvons  pourtant pas contrôler nos goûts et nous répugnances, il est difficile qu’un enfant accepte de manger certaines légumes par exemple et cela appartient au domaine du plaisir, ou plutôt de la sensibilité.

Parfois, cela nous arrive à nous, dans nos relations avec les gens. On sent quelque chose, une certaine aversion devant les personnes égoïstes, compliquées ou grossières, comme ceux qui se précipitent pour avoir une place dans le bus et tant d’autres.

Alors, même si nos sentiments le refusent, nous pouvons les aimer avec un sens divin, parce que cet amour est ordonné par la charité. Parce qu’elle est une conséquence, non de nos affections humaines, mais de la foi en Dieu.

Nous pouvons trouver gentils ceux qui nous trouvent gentils nous aussi. Nous pouvons en revanche passer la vie à trouver sympathiques les gens qui le  disent  de nous, sans jamais les aimer en Dieu. D’autre part nous pouvons aimer ceux qui nous détestent, les aimer de façon surnaturelle, aimer c’est par exemple désirer qu’ils reviennent à Dieu et qu’ils arrivent eux aussi au ciel.

De tous les amours, le plus difficile à comprendre c’est l’amour aux ennemis.

On ne pourrait jamais aimer véritablement un ennemi, sans l’amour de Dieu, sans que Dieu me donne cette grâce ; c’est donc une grâce à demander.

Alors, lorsqu’on pense à l’amour envers les ennemis, il faut se souvenir que nous-mêmes, qui n’avons pas mérité d’être aimés, nous sommes aimés par Dieu. Comme le dit saint Paul (Ro. 5,8) : la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.  Et par rapport à l’amour envers nos ennemis, le Seigneur dit (Mt. 5,46-47) : si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? 

Deuxième aspect de la charité : La charité ne s’identifie pas avec des actes isolés. Il ne s’agit pas de dire qu’on est une bonne personne parce qu’on fait une bonne action par jour. Il faut se demander « pourquoi une seule par jour ? ». La charité est une habitude, un « habitus », elle est vertu qui réclame une permanence et une générosité.

Et voici un exemple. « Un homme et son épouse se promènent en voiture, lorsqu’ils voient une belle jeune femme en train de changer un pneu de sa voiture. L’homme donc, descend pour l’aider, il salit ses vêtements, et se blesse un doigt, mais il est plein de gentillesse et de douceur.

Retourné à la voiture, avec le cœur rempli d’avoir accompli cette bonne action sa femme lui dit : « si jamais tu me répondais avec autant de douceur quand je te demande de couper le gazon !, l’autre jour je t’ai demandé de sortir la poubelle et tu m’as dit : quoi ! Tu as un bras cassé, alors ? »   Voilà la différence entre un acte isolé et l’habitude. La charité ce n’est pas un sentiment transitoire, une émotion d’un moment, une impulsion, elle est une qualité de l’âme, plus qu’une bonne action solitaire.

Lorsqu’on dit qu’une personne est un bon pianiste, ce n’est pas qu’ il joue parfois quelques notes de façon correcte, mais parce que d’habitude il joue de manière correcte toute une pièce de musique.

Encore un autre exemple : un mafieux peut donner de l’argent aux pauvres, et cela ne veut pas dire qu’il soit une personne de bien. Par contre, une bonne personne peut parfois céder à une tentation ; mais faire du mal dans sa vie est exceptionnel pour lui, ce qui pour le mafieux constitue en quelque sorte sa règle de vie.

Tous les actes que nous faisons dans notre quotidien tendent à fixer notre caractère, soit vers le bien, soit vers le mal. Les actions, les paroles, les pensées nous font tendre peu à peu soit vers le bien, vers la sainteté soit vers le contraire.

Troisième aspect : la charité est une relation d’amour et non un contrat commercial. Beaucoup pensent que la religion est une affaire de commerce. Si nous donnons quelque chose à Dieu, Il doit en justice nous donner à nous aussi en rétribution. On a écouté parfois «  mais si je prie tous les jours, comment donc le Seigneur peut me faire cela ? »

Notre religion ne commence pas avec le fait de faire de bonnes choses (on n’est pas chrétiens, parce qu’on fait de bonnes actions), cela est plutôt une conséquence. La religion commence avec cette relation entre Dieu et notre âme et celle de notre prochain. Cette amitié avec Dieu, qui commence en nous par la vie de la grâce est la raison qui nous pousse à faire du bien aux autres.

La religion donc, est une relation fondée sur l’amour. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » (Lc. 10,27).

Alors, ce commandement implique aussi d’aimer les ennemis et ceux qui nous font du mal. Comment peut-on aimer un ennemi autant que nous-mêmes ?

D’abord, il faut nous poser la question : comment nous aimons nous nous-mêmes ? On aimerait bien changer parfois notre aspect ?

Nous avons des faiblesses dans notre corps qui rendent la vie difficile: notre âge, les cheveux qui tombent, le poids qui augmente ? Certes, on aimerait bien améliorer – beaucoup de choses aussi dans l’ordre spirituel : les colères lorsque les choses ne vont pas comme on veut. On voudrait cesser de critiquer les défauts des autres, de faire certains péchés, etc ; mais tous les jours nous tombons presque dans les mêmes travers.

Dans tous ces moments, on peut le dire, on ne s’aime pas ; pourtant, au fond de soi-même, on s’aime.

Nous aimons en effet la personne que Dieu a créée, mais nous détestons la personne que nous avons détruite en nous, en d’autres termes, dira t’on, on aime le pécheur mais on déteste le péché.

On doit agir de la même façon avec les pécheurs, les aimer parce qu’ils sont la création de Dieu, eux aussi, mais ils ont fait et ils fonts des actes qui tachent, qui cachent et souillent l’image de Dieu en eux.

Alors, devant Dieu, nous avons tous le même droit d’aller au Ciel, bien que moi et eux, nous ayons commis des péchés.   

Et lorsque nous voyons que certains sont punis par leurs péchés, à la place de nous réjouir, nous devrions plutôt penser : « Il aurait pu m’arriver le même destin à moi aussi, si la grâce de Dieu ne m’avait secouru ».

Il est tout à fait chrétien que de haïr le mal des antichrétiens, aussi chrétien est  le fait de prier pour nos ennemis, de prier pour qu’ils se sauvent, et pour le faire, qu’ils se convertissent, parce que la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs !

Beaucoup de choses périment dans ce monde, elles perdent leur actualité, cessent d’avoir de l’efficacité, de la vitesse, etc. Mais L’amour ne passe pas, ne finit pas.

« Dans cette vie tout passe, seulement l’amour demeure » (Sainte Elisabeth de la Trinité).

Que Notre Dame nous donne la grâce d’aimer avec un cœur chrétien.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

Sans Jésus nous ne pouvons rien faire

Lire l’évangile du cinquième dimanche de Pâques (Jn 15, 1-8)

L’évangile de ce dimanche est tiré du long discours du Seigneur  lors de la dernière Cène,  un grand sermon du Seigneur où Il révèle beaucoup de belles vérités, alors qu’Il laisse à ses apôtres le don de l’Eucharistie. Les derniers gestes et les dernières paroles de ceux qui quittent ce monde restent toujours bien gravés dans la mémoire et le cœur des personnes qui les accompagnent et qui les entourent.

Notre Seigneur fait une belle allégorie, une comparaison (certains disent que c’est une parabole). Il se compare à une vigne, une « véritable » vigne, soit parce qu’Il utilise cet adjectif en rapport à ce qui est faux, soit en ce que ce mot « vrai » peut être aussi compris dans le sens d’excellent, supérieur.

Souvenons nous qu’il s’agit du discours de la dernière Cène où le Seigneur a créé le sacrement de l’Eucharistie, prenant du pain et du vin, et que juste après la consécration du vin, Il dit : « je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » (Mc. 14,25)

En se donnant donc le nom de « vraie vigne », le Seigneur veut peut-être faire allusion à cette vigne pervertie, sans fruit et amère qui est l’image souvent utilisée par les prophètes pour montrer l’infidélité du peuple d’Israël à son Dieu et Seigneur. Nous pouvons le voir dans les mots avec lesquels le prophète Ezékiel menaçait les habitants de Jérusalem : « Fils d’homme, pour quelle raison le bois de la vigne vaudrait-il mieux que tous les autres bois ? Pourquoi ses branches seraient-elles meilleures que celles des arbres de la forêt ? En tire-t-on du bois pour en faire un ouvrage ? En tire-t-on une cheville pour y suspendre un objet ? Voilà qu’on le jette au feu pour le consumer : le feu consume ses deux extrémités, le milieu est brûlé ; peut-il servir à quelque ouvrage ? » Ez 15,2-4.

Mais, bien que le Christ se révèle comme la véritable vigne, l’image est encore plus élargie, parce qu’Il veut inclure ses disciples « je suis la vigne et vous les sarments »

En effet, le sujet central de ce texte, l’idée du Seigneur qui sert de fil dans cette partie du discours c’est que nous avons besoin d’être unis à Lui. Nous savons que nous chrétiens, c’est par la foi reçue au baptême que nous sommes unis à Lui.  Concrètement, il y a deux façons pour les disciples d’être unis au Christ, une façon juste « matérielle » et une autre façon que l’on peut appeler « vivante », « vitale ».

Alors, par rapport à la première façon, nous savons que la foi reçue au moment du baptême peut mourir quand il lui manque les œuvres, comme le dit l’apôtre Jacques (2,17) : « la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte ». La foi agit par la charité, nous dit aussi saint Paul (Ga.5,4), essentiellement lorsqu’on vit la vie chrétienne à travers les œuvres qui disposent nos âmes à recevoir la grâce de Dieu. C’est donc le Père qui séparera le sarment qui par sa faute, a cessé de vivre de la vie de la Vraie Vigne.

Mais, il y a une a utre manière de vivre unis au Christ, et c’est par la foi reçue dans le baptême et qui se fructifie dans les bonnes œuvres. A ce type de sarment correspond un nettoyage, selon le mot de l’évangile ; c’est-à-dire, enlever le reste de feuilles qui privent le sarment de la vitalité et de la force pour donner des fruits en qualité et en abondance : tout sarment qui porte du fruit, le Père le purifie en le taillant, pour qu’il en porte d’avantage.

Ce qui suit c’est une exhortation du Seigneur vers nous, ses disciples : « demeurez en Moi ». Ce verbe est utilisé à plusieurs reprises par saint Jean : 40 fois dans les évangiles et 23 dans sa première lettre. Par ce verbe, l’évangéliste veut signifier l’union permanente et vitale des fidèles au Christ.

Et,  qu’est-ce que cela veut- il dire pour le Seigneur ? Ou plutôt, pour quoi nous devons « demeurer en Lui » ?

Le Seigneur explique cela à travers quelques vérités qu’Il annonce, comme des conséquences du fait de demeurer en Lui.

  • La première grande vérité c’est que « sans Lui nous ne pouvons rien faire ».

C’est-à-dire que dans l’ordre surnaturel (la vie de la grâce, la prière et la charité) nous dépendons totalement de Notre Seigneur. Ainsi, contre ceux qui disaient que l’homme peut faire au moins un acte surnaturel sans l’aide de Dieu, les évêques réunis en concile célébré à Carthage dans l’année 418 avaient affirmé : « Le Seigneur ne dit pas ‘sans Moi vous pouvez faire certains choses mais avec plus de difficulté, Il a dit plutôt : « sans Moi, vous ne pouvez rien faire ». Et saint Augustin, qui avait aussi participé à ce Concile écrivait :

« Certes nous travaillons nous aussi, mais nous ne faisons que travailler avec Dieu qui travaille. Car sa miséricorde nous a devancés pour que nous soyons guéris, car elle nous suit encore pour qu’une fois guéris, nous soyons vivifiés ; elle nous devance pour que nous soyons appelés, elle nous suit pour que nous soyons glorifiés ; elle nous devance pour que nous vivions selon la piété, elle nous suit pour que nous vivions à jamais avec Dieu, car sans lui nous ne pouvons rien faire (S. Augustin, nat. et grat. 31 : PL 44, 264). (Catéchisme de l’Eglise Catholique 2001)

  • Deuxième vérité : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit ».

La grâce du Christ agit comme la sève dans la vigne, lorsque le chrétien ne met pas d’obstacle, il reçoit la grâce qui fructifiera en lui, et si Dieu la nettoie avec la purification elle en donnera d’avantage.

  • Troisième vérité : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.

Il est évident que celui qui est uni au Christ a la même pensée et le même vouloir que Lui, sa volonté est toujours en accord avec celle du Seigneur, rien ne demandera qui soit contraire à la volonté de Dieu. Un saint disait : « le chrétien doit faire ce que Dieu aime et aimer ce que Dieu fait ».

  • Quatrième et dernière vérité : « ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit que vous soyez pour Moi des disciples ».

Nous pouvons résumer tous les fruits en celui qui les contient tous : la sainteté de vie, proclamer dans notre vie et avec elle que le Christ vit en nous. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1996-1997) définit précisément la grâce comme une participation à la vie de Dieu : « La grâce est la faveur, le secours gratuit que Dieu nous donne pour répondre à son appel : devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1, 12-18), fils adoptifs (cf. Rm 8, 14-17), participants de la divine nature (cf. 2 P 1, 3-4), de la vie éternelle (cf. Jn 17, 3). La grâce est une participation à la vie de Dieu, elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire ».

Saint Thomas d’Aquin, lorsqu’il fait le commentaire de cet évangile, fait une référence explicite à ce que le Seigneur avait annoncé au moment où il a donné le discours de l’Eucharistie (Jn. 6,56) : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui », ce qui est évident parce que le Seigneur revient à cette idée au moment de la dernière Cène.

La véritable façon de demeurer en Lui c’est à travers l’Eucharistie, et à travers les autres sacrements ; car c’est par eux que la grâce descend chez les chrétiens.

Cela nous fait penser que parfois nous, les chrétiens catholiques, donnons parfois plus d’importance à notre participation physique à l’Eglise (« on participe à la vie de l’Eglise avec tel ou tel groupe ou association, ou mouvement), comme si l’Eglise n’existait que pour accueillir en elle ces différents groupes .

Sans vouloir faire une mauvaise dialectique, pensons plutôt que c’est à travers la vie sacramentelle que les chrétiens participent pleinement à la vie de l’Eglise.

L’Eglise a été créée pour transmettre la vérité et la vie du Christ à travers les sacrements. Toute activité doit donc prendre son origine et fondement et avoir son but dans la participation aux sacrements surtout de ceux que nous pouvons recevoir les plus souvent, nous guérissant du péché (la confession) et nous faisant grandir dans l’union avec le Christ (l’Eucharistie).

Si un groupe, une association ou un mouvement ne met pas son but ou sa  finalité à mieux participer à l’Eucharistie, elle risque de devenir un groupe humanitaire, une ONG comme dit souvent le Pape François, mais sans aucune autre finalité que de nous faire grandir comme personnes, mais non comme chrétiens.

Terminons avec cette petite poésie de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Vigne sainte et sacrée, Tu le sais, ô mon divin Roi, je suis une grappe dorée qui doit disparaître pour Toi. Sous le pressoir de la souffrance, je Te prouverai mon amour ».

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné