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01/12 Mémoire liturgique de Saint Charles de Foucauld – Messe

Textes pour Messe

Antienne d’ouverture: Ps 95,3-4

Proclamez aux nations le salut de Dieu 
et ses merveilles à tous les peuples, 
il est grand le Seigneur, grande est sa gloire.

Oraison :

Dieu notre Père, tu as appelé saint Charles à vivre de ton amour dans l’intimité de ton Fils, Jésus de Nazareth. Accorde nous de trouver dans l’Evangile, le fondement d’une vie chrétienne de plus en plus rayonnante, et dans l’Eucharistie, la source d’une fraternité universelle… Par Jésus Christ…

Prière sur les offrandes:

Regarde, Seigneur tout puissant, le sacrifice que nous offrons en la fête de saint Charles, et donne nous d’exprimer dans notre vie les mystères de la passion du Sauveur que nous célébrons dans ces rites sacrés. Par Jésus.

Antienne de la Communion :

Jn 15, 4-5 Le Seigneur nous dit : “Demeurez en moi comme moi en vous, Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits”. 

Lectures

 Lecture du livre de la Sagesse (11,23 – 12,2)

Seigneur, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; car tu n’aurais pas créé un être en ayant de la haine envers lui. Et comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment aurait-il conservé l’existence, si tu ne l’y avais pas appelé ? Mais tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes la vie, toi dont le souffle impérissable anime tous les êtres. Ainsi tu reprends progressivement les coupables et tu les avertis, leur rappelant en quoi ils pèchent, afin qu’ils renoncent au mal et qu’ils croient en toi, Seigneur.

Parole du Seigneur.

PSAUME (39, 2.4b, 7-8a, 8b-9 et 10)

R Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :

il s’est penché vers moi pour entendre mon cri.

Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,

une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,

tu as ouvert mes oreilles ;

tu ne demandais ni holocauste ni victime,

 alors j’ai dit : « Voici, je viens.

Dans le livre, est écrit pour moi

ce que tu veux que je fasse.

Mon Dieu, voilà ce que j’aime :

ta loi me tient aux entrailles.

J’annonce la justice

dans la grande assemblée ;

vois, je ne retiens pas mes lèvres,

Seigneur, tu le sais.

Acclamation de l’Evangile:

Je vous appelle amis parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon Père, je vous l’ai fait connaître. (Jn 15,15) 

De l’évangile selon saint Jean (15,9-17)

Avant de passer de ce monde à son Père, Jésus disait à ses disciples : “Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurez dans mon amour; comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père. et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs. car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. Je vous ai mis à cette place afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.”

Acclamons la Parole de Dieu

Prière Finale de la Neuvaine en l’honneur au bx. Charles de Foucauld

Bienheureux Charles, nous nous confions à votre puissante intercession auprès de Dieu, afin que vous nous obteniez la grâce d’imiter Jésus-Christ et de plaire au Père, et de suivre fidèlement les mouvements intérieurs du Saint-Esprit, toujours et en toute circonstance, selon le modèle de la Sainte Vierge, Mère du Christ, votre Mère et notre Mère.

A vous, enfant de Dieu le Père, qui Lui avez été pleinement confié ;

à vous, qui avez demandé Son aide avant de Le rencontrer par « cette étrange prière : Si vous existez, faites que je Vous connaisse »[1] ;

à vous, qui avez compris cette confiance comme un abandon total, comme vous remettant totalement entre Les mains du Père, du votre Père, afin qu’Il puisse faire de votre vie ce qui Lui plaît ;

à vous, qui avez su découvrir que « Dieu est si grand ! » et qu’il y a « une telle différence entre Dieu et tout ce qui n’est pas Lui ! »[2] ;

Nous vous demandons de nous obtenir la grâce d’être prêts à tout, d’accepter tout, de remercier le Père pour tout, afin que Sa Volonté soit faite en nous, et de pouvoir manifester, dans la pauvreté et le mépris des biens du monde, que Dieu est notre seule richesse et qu’il y a « quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines »[3].

A vous, frère du Christ, en qui vous avez vu le Premier-né de l’humanité, non comme un simple homme, mais comme Dieu qui « se fait chair » (Jn 1,14), qui par amour pour nous « a tellement pris la dernière place que jamais personne n’a pu la luis ravir »[4] ;

à vous qui, mû par l’exemple du Christ dans sa vie cachée à Nazareth, avez toujours voulu lui tenir compagnie « autant que possible dans ses peines »[5] ;

à vous qui, dans ce but, avez renoncé avec une grande douleur et un plus grand courage à la proximité de vos proches, et à tout autre amour humain ;

Nous vous demandons de nous obtenir la grâce de nous déterminer en tout « par amour, par pur amour »[6] de ce Christ qui a vécu et est mort pour notre amour, avec une grande pureté de cœur, afin que nous n’aimions rien en dehors du Christ, dans la certitude que « l’amour c’est échanger tous les biens contre toutes les douleurs pour l’amour du Seigneur ! »[7].

À vous, serviteur de l’Esprit Saint, qui, non par des impulsions humaines ou mondaines, mais par ses mouvements intérieurs, avez toujours cherché à atteindre une plus grande perfection et à ne jamais revenir en arrière ;

à vous qui aviez compris que l’amour de Dieu est de Lui obéir « avec cette promptitude, cette foi, dans ce qui navre le cœur et bouleverse l’esprit, dans ce qui renverse toutes les idées qu’on s’était faites »[8] ;

à vous qui avez lutté pour rester dans ce désir de plus grande perfection, en vous défendant « de l’agitation et de perpétuels recommencements »[9] ;

Nous vous demandons de nous obtenir la grâce d’être inébranlablement fidèles à ce Saint-Esprit, dans la loyauté à ses inspirations intérieures et l’obéissance à ceux qui le représentent, pour faire de notre amour un « sacrifice immédiat, absolu, de ce qu’on a de plus cher »[10], c’est-à-dire, notre volonté, à Sa Sainte Volonté.

O Bienheureux Charles de Foucauld ! instrument de Dieu et ami de l’homme, âme de solides vertus théologiques et enflammée par le désir de conversion des infidèles, homme de l’Eucharistie, apôtre de la bonté, exemple de l’héroïsme sacerdotal aujourd’hui assez oublié, moine missionnaire, prédicateur dans le silence et dans « l’ensevelissement de votre vie », confesseur de la foi et martyr de la charité ; élevez vers la Sainte Trinité notre humble prière pour nous-mêmes, pour les peuples qui vous ont vu passer et pour ceux qui veulent être remplis de votre esprit.

Et disposez en notre faveur la Mère commune, la Mère de la Sainte Famille, la Mère de Bethléem, de Nazareth et du Calvaire, à qui nous voulons dire avec vous votre prière de confiance : « Très Sainte Vierge, nous nous donnons à vous, Mère de la Sainte Famille, faites-nous mener la vie de la divine Famille de Nazareth. Faites que nous soyons vos dignes enfants, les dignes enfants de Saint Joseph, les vrais petits frères de notre Seigneur Jésus. Nous remettons nos âmes entre vos mains, nous vous donnons tout ce que nous sommes pour que vous fassiez de nous ce qui plaît le plus à Jésus. Si nous avons quelque résolution spéciale à prendre, faites-la nous prendre. Portez-nous. Nous voulons une seule chose : être et faire à tout instant ce qui plaît le plus à Jésus. Nous vous donnons et vous confions, Mère Bien-aimée, notre vie et notre mort »[11].

Amen. 

LITANIES AU BIENHEUREUX CHARLES DE FOUCAULD


[1] Charles de Foucauld, L’imitation du Bien-aimé, Nouvelle Cité, Paris 1997, 78.

[2] Lettre à Henry de Castries, 14 août 1901.

[3] Lettre à Henry de Castries, 8 juillet 1901.

[4] Chatelard, A., Charles de Foucauld. Le chemin de Tamanrasset, 44.

[5] Ibidem, 58.

[6] Lettre à Henri Duveyrier, 24 avril 1890.

[7] Charles de Foucauld, Qui peut résister à Dieu ?, Nouvelle Cité, Paris 1980, 65.

[8] Ibidem, 64.

[9] Lettre à l’abbé Huvelin, 18 juillet 1899.

[10] Qui peut résister à Dieu ?, 64.

[11] Cf. Carnet de Tamanrasset, prière du 15 août 1905.