MARTYROLOGE DU 11 AU 20 OCTOBRE

Le 11 octobre

  1. Commémoraison de saint Philippe, un des Sept choisis par les Apôtres pour les aider dans leur ministère. Il convertit à la foi du Christ l’eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie et le baptisa, puis annonça l’Évangile dans toutes les cités qu’il traversait jusqu’à Césarée, où il repose, selon la tradition.
    2. À Anazarbe en Cilicie, vers 304, les saints Tharace, Probus et Andronic, martyrs, qui offrirent leur vie en confessant le Christ dans la persécution de Dioclétien.
    3. Dans le Vexin, peut-être au IIIe siècle, les saints Nicaise, prêtre, Quirin et Scubicule, martyrs, qui furent, croit-on, les premiers évangélisateurs du pays entre l’Oise et l’Epte, et dont les corps furent recueillis par sainte Pience.
    4*. À Verdun, au IVe siècle, saint Saintin, évêque, que l’on croit avoir été le premier à annoncer l’Évangile dans cette cité.
    5. Commémoraison de saint Sarmata, abbé en Thébaïde, disciple de saint Antoine, massacré par les Sarrasins en 357.
    6. À Uzès en Gaule Narbonnaise, après 552, saint Firmin, évêque. Disciple de saint Césaire d’Arles, il enseigna à son peuple la parole de vérité.
    7. À Ossory en Irlande, vers 600, saint Canice (Kenneth), disciple de saint Finnian, ami de saint Colomba et abbé du monastère d’Aghaboe qu’il fonda parmi bien d’autres. Il aimait se retirer dans la solitude des îles.
    8. Près du camp de Schemaris dans les monts du Caucase, en 666, le trépas de saint Anastase, prêtre, apocrisiaire de l’Église romaine, compagnon de saint Maxime le Confesseur dans sa confession de foi et dans son exil. Il rendit son âme à Dieu alors qu’il disait dans la sainte assemblée : “Aux saints, les saints mystères”.
    9. À Lierre dans le Brabant, vers 775, saint Gommaire. Soldat dévoué à Dieu, il construisit à cet endroit, de ses propres ressources, un oratoire, où il fut mis au tombeau.
    10*. À Cologne en Rhénanie, l’an 965, saint Bruno, évêque. Frère de l’empereur Othon Ier, il reçut, avec l’épiscopat, le gouvernement de la Lotharingie et s’acquitta avec un esprit vraiment religieux de son ministère épiscopal et, quand il le fallait, avec le courage d’un chef au grand cœur.
    11*. À Gniezno en Pologne, vers 1011, saint Gaudence ou Radzim, évêque. Frère de sang et d’esprit de saint Adalbert, évêque de Prague, il fut son fidèle compagnon, assista à son martyre et fut ensuite mis en prison.
    12*. À Riga sur la mer Baltique, en 1196, saint Meinard, évêque. D’abord chanoine régulier en Germanie, il prit la route à un âge déjà avancé pour évangéliser le peuple de Livonie, construisit une église sur une île, près d’Iskill et, ordonné évêque, établit avec vigueur les fondements de la foi chrétienne dans cette région.
    13*. À Bologne en Émilie, l’an 1491, le bienheureux Jacques Griesinger d’Ulm, religieux de l’Ordre des Prêcheurs. Il était illettré, mais peintre verrier très expert et donna à tous, pendant cinquante ans, un exemple de travail et de prière.
    14. À Calosso d’Asti en Lombardie, l’an 1592, le trépas de saint Alexandre Sauli, évêque, d’abord d’Aléria en Corse, puis de Pavie. Membre de la Congrégation des Clercs réguliers de Saint-Paul, il s’employa à soulager les pauvres avec une admirable charité.
    15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1833, saint Pierre Lê Tuy, prêtre et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    16. À Madrid, en 1887, sainte Marie Désolée (Emmanuelle Torres Acosta), vierge, qui montra dès sa jeunesse une admirable sollicitude pour les pauvres malades, et leur vint en aide avec un oubli d’elle-même continuel et surtout grâce à la Congrégation des Servantes de Marie, ministres des malades, qu’elle fonda.
    17*. À Barcelone, en 1936, le bienheureux Ange Ramos Velasquez, religieux salésien et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole.
    **.         Saint Jean XXIII pape (261ème) de 1958 à 1963 Béatifié le 3 septembre 2000.  » Il convoqua le Concile Vatican II qui marqua le début de la rénovation de l’Église, la réforme de ses structures et la révision de sa liturgie.

Le 12 octobre

  1. À Rome, sur la voie Labicane, saint Hédiste, martyr.
    2. À Anazarbe en Cilicie, vers 304, sainte Domnine, martyre, qui, selon la tradition, souffrit bien des tortures et rendit son âme à Dieu en prison, sous l’empereur Dioclétien et le juge Lycias.
    3. Commémoraison de quatre mille neuf cent soixante-six saints martyrs et confesseurs de la foi en Afrique. En 483, dans la persécution vandale, évêques, prêtres et diacres de l’Église de Dieu, et une foule du peuple fidèle avec eux, furent envoyés en exil sur l’ordre du roi arien Hunnéric en haine de la vérité catholique, dans des endroits affreusement désertiques et à la fin, après divers supplices, reçurent le martyre. Parmi eux les évêques Cyprien et Félix, principaux prêtres du Seigneur.
    4*. À Plaisance en Émilie, au Ve siècle, saint Opilion, diacre.
    5. À Rome, en 530, saint Félix IV, pape, qui convertit en églises deux temples du Forum romain, en l’honneur des saints Côme et Damien, et se dépensa beaucoup pour la foi catholique.
    6. Dans le Norique, au VIIe siècle, saint Maximilien, que l’on pense avoir été évêque de Lorch.
    7*. À Pavie en Lombardie, l’an 1254, saint Rodobalde, évêque, homme d’une abstinence exemplaire, grandement adonné au culte divin et à la recherche de reliques des saints.
    8. À Ascoli Piceno dans les Marches, en 1604, saint Séraphim de Montegranaro, religieux capucin, qui brilla par sa vraie pauvreté, son humilité et sa piété.
    9*. À Londres, en 1642, le bienheureux Thomas Bullaker, prêtre franciscain et martyr. Arrêté, sous le roi Charles Ier, alors qu’il allait célébrer la messe, il fut condamné à mort en raison de son sacerdoce, pendu à Tybyrn et éventré, alors qu’il respirait encore.
    10*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux martyrs Joseph Gonzalez Huguet, prêtre, exécuté à Ribarroja de Turia.
    11*. En Espagne le bienheureux Pacifique (Pierre Salcedo Puchades), religieux capucin, à Massamagrel, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile
    12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie, en 1942, le bienheureux Romain Sitko, prêtre de Tarnow et martyr. Arrêté pendant l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements subis.
    **        A Troyes, en 1908, le bienheureux Louis Brisson, prêtre, fondateur de la Congrégation des Oblats et des Oblates de Saint François de Sales. (béatifié le 22 septembre 2012 par Benoît XVI). Décédé le 2 février, fêté le 12 octobre par l’Église catholique.

Le 13 octobre

  1. Commémoraison de saint Théophile, évêque d’Antioche au IIe siècle, homme de très grande érudition, qui fut le sixième après l’Apôtre saint Pierre à tenir le siège de cette Église, et qui composa un ouvrage contre Marcion pour défendre la foi orthodoxe.
    2. À Cordoue en Espagne, au IIIe ou IVe siècle, les saints Fauste, Janvier et Martial, martyrs, qui décorèrent la ville comme d’une triple couronne.
    3. À Thessalonique en Macédoine, au IIIe ou IVe siècle, saint Florent, martyr, qui, selon la tradition, fut brûlé vif après diverses tortures.
    4*. À Cubrin sur la Moselle, au pays de Trèves, vers 584, saint Louvent, prêtre, abbé de Saint-Privat, près de Mende, sauvagement assassiné à cet endroit.
    5*. Dans la villa Matutiana sur la côte ligure, au Ve siècle, la mise au tombeau de saint Romulus, évêque de Gênes, qui, rempli de zèle apostolique, mourut en visitant les populations des campagnes.
    6. À Tours, au Ve siècle, saint Venant, abbé. Marié tout jeune, il fut conduit jusqu’à la basilique de Saint-Martin et, touché par la vie des moines, choisit de vivre dans le Christ parmi eux, avec le consentement de son épouse.
    7*. À Salagnac dans le pays Limousin, peut-être au VIe siècle, saint Léobon, solitaire et missionnaire.
    8*. Dans l’île d’Iona en Écosse, au VIIIe siècle, saint Comgan, abbé. Prince de Leister en Irlande, battu par des tribus voisines, il trouva refuge dans cette région avec sa sœur et ses neveux. Il y fonda un petit monastère et y vécut en grande piété.
    9*. À Augsbourg en Bavière, vers 807, saint Simbert qui fut évêque et abbé de Morbach.
    10*. En Auvergne, l’an 909, saint Géraud, comte d’Aurillac. Attentif aux indigents qu’il invitait à sa table et qu’il servait lui-même, habile guerrier, qui sut faire des vaincus ses amis, il vécut dans le monde une véritable consécration religieuse et accepta généreusement la cécité qui le frappa à la fin de sa vie.
    11. Près de Subiaco dans le Latium, en 1152, sainte Chélidoine, vierge, qui mena, assure-t-on, une vie solitaire très austère pendant quarante-deux ans, au service de Dieu seul.
    12*. À Trino dans le Piémont en 1503, la bienheureuse Madeleine Panatieri, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique.
    13*. À Balasar, près de Braga au Portugal, en 1956, la bienheureuse Alexandrine-Marie da Costa. Privée de l’usage de ses membres pour fuir la volonté mauvaise de quelqu’un envers elle, elle offrit au Seigneur toutes ses douleurs dans la contemplation de l’Eucharistie pour l’amour de Dieu et de ses frères indigents.
    **        A Coutances, en 1793, le bienheureux Pierre-Adrien Toulorge  religieux de l’Ordre des Prémontrés, guillotiné sous la Révolution en haine de la foi. (béatifié le 29 avril 2012 par Benoît XVI)

 Le 14 octobre

  1. Mémoire de saint Calliste Ier, pape et martyr. Alors qu’il était diacre, après un long exil en Sardaigne, il fut chargé par le pape saint Zéphyrin d’aménager, sur la voie Appienne, le cimetière qui porte son nom ; élu pape, il défendit la pureté de la foi, réconcilia avec bienveillance les fidèles qui avaient failli dans la persécution et acheva son épiscopat par le témoignage plus éclatant du martyre, sans doute au cours d’une émeute contre les chrétiens au Transtévère, en 222. Il fut mis au tombeau au cimetière de Calépode, sur la voie Aurélienne.
    2. À Capoue en Campanie, saint Lupulus, martyr.
    3. À Rimini en Émilie, au début du IVe siècle, saint Gaudence, qui fut, croit-on, le premier évêque de cette cité, à l’époque de la persécution.
    4. À Bruges, commémoraison de saint Donatien, évêque de Reims, qui mourut en 389 et dont les reliques sont conservées dans cette ville.
    5. À Todi en Ombrie, au Ve siècle, saint Fortunat, évêque. Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, il brilla de la grâce d’une immense vertu dans l’aide apportée aux malades.
    6*. Sur le territoire de Châlons-en-Champagne, au Ve siècle, sainte Ménehould, vierge.
    7*. À Luni en Ligurie, au VIe siècle, saint Venant, évêque, qui eut principalement soin du clergé et des moines et que le pape saint Grégoire le Grand tint en estime et en amitié.
    8*. Près de Beauvais, vers 695, sainte Angadrême, abbesse du monastère construit par saint Évroult et appelé l’Oratoire, parce qu’il comprenait plusieurs lieux de prière, où sans interruption se faisait le service du Seigneur.
    9*. À San Severino dans les Marches, en 1060, saint Dominique, surnommé l’Encuirassé, à cause de la cuirasse de fer qu’il portait sur la peau. Prêtre camaldule, il se fit ermite, parce qu’il avait été ordonné par simonie et, devenu disciple de saint Pierre Damien, il passa le reste de sa vie dans une austérité et une conduite très sévères.
    10*. À Angers, en 1794, le bienheureux Jacques Laigneau de Langellerie, prêtre et martyr, guillotiné sous la Révolution française à cause de son sacerdoce.
    11*. À Picadero de Paterna, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, la bienheureuse Anne-Marie Aranda Riera, vierge et martyre, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
    12*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux martyrs Stanislas Mysakowski et François Roslaniec, prêtres, l’un de Lublin, l’autre de Radom. Arrêtés pendant l’occupation de la Pologne par le régime nazi, ils furent déportés et envoyés à la chambre à gaz, près de Linz.
    13*. À Lwow en Ukraine, l’an 1949, le bienheureux Romain Lysko, prêtre et martyr. Au temps de la persécution sous le régime soviétique, il fut détenu en prison, subit des tortures atroces, et aurait été emmuré vivant.

Le 15 octobre

  1. Mémoire de sainte Thérèse de Jésus, vierge et docteur de l’Église. Entrée à Avila dans l’Ordre du Carmel et devenue mère et maîtresse d’une observance plus stricte, elle disposa dans son cœur un itinéraire spirituel sous la forme d’une montée par degrés de l’âme vers Dieu ; pour la réforme de son Ordre, elle dut supporter beaucoup de souffrances, qu’elle surpassa par une énergie sans faille ; elle composa aussi des livres qui rapportent sa doctrine très élevée et son expérience, et mourut à Alba de Tormes en 1582.
    2. Commémoraison de saint Barsès, évêque d’Édesse en Syrie, qui fut relégué, à cause de sa foi catholique, par l’empereur arien Valens, en Égypte, aux confins de la Libye, et, épuisé par trois changements de lieu d’exil, acheva sa vie, en 379, un jour inconnu du mois de mars.
    3. À Trèves en Gaule Belgique, au Ve siècle, saint Sévère, évêque, qui fut le disciple de saint Loup de Troyes, le compagnon de saint Germain d’Auxerre pour déraciner en Grande Bretagne les erreurs de Pélage, et qui annonça aux Germains l’Évangile du Christ.
    4. À Kitzingen en Germanie, vers 790, sainte Thècle, abbesse, qui, envoyée d’Angleterre pour aider saint Boniface, gouverna d’abord le monastère d’Ochsenfurt, puis celui de Kitzingen.
    5. Au monastère de Trzebnicz en Silésie, l’an 1243, la naissance au ciel de sainte Edwige, religieuse, dont la mémoire sera célébrée le 16.octobre
    6*. À Torresvedras au Portugal, en 1422, le bienheureux Gonzalve de Lagos, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui brilla par son zèle à enseigner les rudiments de la foi chrétienne aux enfants et aux gens simples.
    7. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Madeleine, vierge et martyre, d’une grande force d’âme aussi bien pour encourager la foi que pour subir, pendant treize jours, le supplice de la fourche, sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    8*. À Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Narcisse Basté, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 16 octobre

  1. Mémoire de sainte Edwige, religieuse. Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d’élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices. Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au monastère de moniales cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, et dont l’abbesse était sa fille Gertrude, et c’est là qu’elle mourut le 15 octobre 1243.
    2. Mémoire de sainte Marguerite-Marie Alacoque, vierge. Entrée à vingt-quatre ans au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en Bourgogne, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection. Pourvue de dons mystiques, elle se préoccupa avant tout de la dévotion envers le Sacré-Cœur de Jésus, et fit beaucoup pour promouvoir son culte dans l’Église. Elle mourut le 17 octobre 1690.
    3. À Jérusalem, commémoraison de saint Longin, dont le nom désigne le soldat qui perça de sa lance le côté du Christ cloué à la croix.
    4. À Tulle, Saint Eliphii, martyr
    5. Commémoraison des saints Martinien et Saturien, martyrs en Afrique, avec deux de leurs frères. Au Ve siècle, lors de la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’ils étaient esclaves des Vandales, ils furent amenés à la foi du Christ par sainte Maxime, vierge, esclave comme eux. À cause de leur fermeté dans la foi catholique, ils furent frappés de verges à nœuds et lacérés, puis relégués en exil chez les Maures et là, parce qu’ils avaient amené plusieurs à la foi du Christ, ils furent condamnés à mort. Maxime, elle, après avoir surmonté plusieurs combats, fut libérée, et devenue, dans un monastère, la mère d’un grand nombre de vierges, termina saintement sa vie dans la paix.
    6. Dans le Limousin, au VIe siècle, les saints Amand et Junian, son disciple, ermites.
    7. Près d’Arbone chez les Suisses, vers 645, saint Gall, moine prêtre. Accueilli encore enfant par saint Colomban au monastère de Bangor en Irlande, il le suivit en Gaule et vécut ensuite dans cette région en ermite, mais aussi en prédicateur itinérant de l’Évangile. Presque centenaire, il trouva enfin en Dieu son repos.
    8*. À Noyon, vers 686, saint Mommelin, évêque. D’abord moine, il aida saint Omer dans son action missionnaire, puis succéda à saint Éloi sur le siège de Noyon.
    9. Au monastère d’Hersfeld en Franconie, l’an 786, le trépas de saint Lul, évêque de Mayence. Il accompagna et aida saint Boniface dans sa mission d’évangélisation, fut ordonné évêque par lui, afin d’être un maître pour les prêtres, un docteur de la Règle pour les moines, un prédicateur et un pasteur fidèle pour le peuple chrétien.
    10*. Au pays de Retz dans le diocèse de Nantes, au VIIIe siècle, saint Vital (Viaud), qui vécut en solitaire.
    11*. Au pays de Mirepoix dans les Pyrénées, vers 900, saint Gaudéric, laboureur, remarquable par sa piété envers la sainte Mère de Dieu.
    12*. À Brioude en Auvergne, vers le Xe ou XIe siècle, sainte Bonite, vierge.
    13*. À Pamiers dans les Pyrénées, vers 1085, saint Anastase, moine. Né à Venise, il devint moine au Mont-Saint-Michel, puis mena la vie érémitique dans l’île voisine de Tombelaine, puis de nouveau la vie monastique à Cluny et enfin se retira dans la solitude les dernières années de sa vie.
    14. En Comminges, également dans les Pyrénées, vers 1123, saint Bertrand, évêque. Mettant en œuvre les décisions du pape saint Grégoire VII, il s’occupa activement de la réforme de l’Église, restaura sa cité détruite par le cours du temps, et établit, près de sa cathédrale, reconstruite entièrement, des chanoines réguliers astreints à la Règle de saint Augustin.
    15*. Au monastère d’Igny dans le pays de Reims, en 1177, le trépas du bienheureux Gérard, abbé de Clairvaux, qui succéda à saint Bernard, et en cours de visite dans cette abbaye, fut tué par un moine dépravé.
    16. À Muro Lucano en Basilicate, l’an 1755, saint Gérard Majella, religieux rédemptoriste, qui, saisi d’un élan d’amour pour Dieu, embrassa, partout où il passa, un genre de vie très sévère et, consumé par le zèle de Dieu et des âmes, mourut saintement, encore jeune.
    17*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie, l’an 1944, les bienheureux Anicet Koplinski, capucin, et Joseph Jankowski, de la Société d’apostolat catholique, prêtres et martyrs. Alors que la Pologne était soumise au régime nazi, ils furent internés et moururent pour le Christ, le premier, envoyé à la chambre à gaz, le second, massacré par les vigiles du camp.
    **. En Inde, en 1973, le bienheureux Agostino Thevarparampil (Kunjachan), prêtre indien de rite Syro-Malabar, apôtre des intouchables. (béatifié le 30 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 17 octobre

  1. Mémoire de saint Ignace, évêque et martyr. Disciple de l’Apôtre saint Jean, il dirigea l’Église d’Antioche, le second après saint Pierre et, condamné aux bêtes sous l’empereur Trajan, il fut conduit à Rome en 107. En cours de route, alors qu’il subissait la férocité de ses gardiens, tels des léopards, il écrivit sept lettres, à diverses Églises, pour exhorter les frères à servir Dieu dans l’unité avec leur évêque et à ne pas l’empêcher d’être immolé en victime pour le Christ.
    2. Commémoraison de saint Osée, prophète, vers 750 avant le Christ. Il ne se contenta pas de parler, mais indiqua aussi, par sa manière de vivre, au peuple d’Israël infidèle que Dieu était l’époux toujours fidèle et saisi d’une miséricorde infinie.
    3. Commémoraison des saints Ruf et Zosime, martyrs en 107. Saint Polycarpe les mentionne comme compagnons de martyre de saint Ignace, en écrivant aux chrétiens de Philippe : “Ils ont reçu leur part des souffrances du Seigneur, ils n’ont pas aimé le siècle présent, mais bien celui qui est mort et ressuscité pour eux et pour tous.”
    4. En Afrique proconsulaire, au IIIe siècle, les saints martyrs de Voli, que saint Augustin a célébrés dans un sermon.
    5. À Lycopolis en Égypte, au IVe siècle, saint Jean, ermite, qui, entre autres vertus remarquables, s’illustra aussi par son esprit de prophétie.
    6*. À Agen, au début du Ve siècle, saint Dulcide, évêque, qui défendit très fortement la foi catholique contre l’impiété arienne.
    7. À Orange en Provence, vers 524, saint Florent, évêque.
    8*. À Toulouse, en 1168, la naissance au ciel du bienheureux Gilbert, abbé de Cîteaux, anglais de naissance, homme de science élevée, défenseur de saint Thomas Becket exilé.
    9*. À Binasco en Lombardie, l’an 1492, le bienheureux Balthasar de Clavario, prêtre de l’Ordre des Mineurs.
    10. À Wrexham au pays de Galles, en 1584, saint Richard Gwyn, martyr. Père de famille et maître d’école, professant la foi catholique, il fut arrêté et condamné pour trahison, parce qu’il refusait de reconnaître la reine comme chef de l’Église d’Angleterre. Fort dans la foi, il fut pendu au gibet et dépecé encore vivant.
    11*. À Rome, en 1627, le bienheureux Pierre Casani, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, qui se servit des dons qu’il tenait de la nature et de la grâce pour l’éducation des enfants, heureux seulement de servir le Seigneur dans les tout petits.
    12. À Paray-le-Monial en Bourgogne, l’an 1690, la naissance au ciel de sainte Marguerite-Marie Alacoque, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    13*. Près de Laval en Mayenne, en 1794, le bienheureux Jacques Burin, prêtre et martyr. Sous la Révolution française, il continua clandestinement son ministère pastoral en divers endroits, passant de maison en maison pour échapper aux recherches, et fut, à la fin, massacré, tenant en mains un calice.
    14*. À Valenciennes, la même année, la bienheureuse Marie-Nathalie de Saint-Louis (Marie-Louise-Josèphe Vanot), et quatre compagnes, vierges ursulines et martyres. Dans la même persécution, elles furent condamnées à mort en haine de la foi catholique et montèrent à l’échafaud en récitant le psaume “Miserere”.
    15. À Hué en Annam, l’an 1833, saint Isidore Gagelin, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris, étranglé pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    16*. En Espagne, à Suna en Lombardie, l’an 1902, le bienheureux Contardo Ferrini, qui, dans l’éducation des jeunes, dépassa la science humaine par sa foi et sa vie chrétienne.
    17*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Fidèle Fuidio Rodriguez, religieux de la Société de Marie, près de Ciudad Real en Nouvelle Castille
    18*. En Espagne, le bienheureux Raymond-Étienne Bou Pascual, prêtre, à La Nucia près de Lugo en Galice
    19*. En Espagne, le bienheureux Tarsilla Cordoba Belda, mère de famille, à Algemesi dans la région de Valence.

Le 18 octobre

  1. Fête de saint Luc, Évangéliste. Né, comme on le rapporte, à Antioche d’une famille païenne, médecin, il se convertit à la foi du Christ et devint le compagnon très cher de l’Apôtre saint Paul. Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres il se fit l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de saint Paul à Rome.
    2. À Antioche de Syrie, en 218, saint Asclépiade, évêque, qui fut de la troupe glorieuse des confesseurs de la foi, au temps de la persécution.
    3. À Pouzzoles en Campanie, vers le IVe siècle, les saints martyrs Procule, diacre, Eutyque et Acuce.
    4*. À Riom en Auvergne, au Ve siècle, saint Amable, prêtre.
    5*. À Nassogne dans le Brabant, vers 630-640, saint Monon, qui fut, croit-on, ermite dans la forêt des Ardennes et martyr.
    6. À Arenas en Castille, l’an 1562, saint Pierre d’Alcantara, prêtre franciscain. Remarquable par son don de conseil, sa pratique de la pénitence et l’austérité de sa vie, il réforma la discipline régulière dans les couvents de son Ordre en Espagne et fut le conseiller de sainte Thérèse de Jésus pour sa réforme de l’Ordre du Carmel.
    7. À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d’abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d’un coup de hache.
    8. À Rome, en 1775, la naissance au ciel de saint Paul de la Croix, prêtre, dont la mémoire sera célébrée demain

Le 19 octobre

  1. Mémoire des saints martyrs Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, prêtres et leurs compagnons de la Compagnie de Jésus, au jour où saint Jean de la Lande, religieux, fut tué, en 1646, par des païens, à Ossernenon, alors en territoire canadien, là où, quelques années auparavant, saint René Goupil avait obtenu la palme du martyre. On célèbre en ce jour dans une seule et même vénération, leurs autres confrères, les saints Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier et Noël Chabanel, qui, sur le territoire du Canada, après beaucoup de travaux menés dans la mission après des Hurons pour annoncer aux peuples de cette région l’Évangile du Christ, sont tombés, martyrs, à des jours divers entre 1642 et 1649.
    2. Mémoire de saint Paul de la Croix, prêtre, qui se fit remarquer dès sa jeunesse par sa pénitence et son zèle, enflammé qu’il était d’une charité tout à fait particulière envers le Christ crucifié contemplé sur le visage des pauvres et des malades. Il fonda la Congrégation des Clercs réguliers de la Croix et de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ et mourut à Rome le 18 octobre 1775.
    3. Commémoraison de saint Joël, prophète vers 350 avant le Christ, qui annonça le grand jour du Seigneur et le mystère de l’effusion de son Esprit sur toute chair.
    4. Commémoraison des saints martyrs Ptolémée, Lucius et un autre compagnon. Comme le rapporte saint Justin, chrétiens éprouvés de Rome, ils furent condamnés à mort, vers 160, sous Antonin le Pieux par le préfet Lollus Urbicus, pour lui avoir reproché une vie dissolue ou une sentence injuste.
    5. À Ostie, au IIIe ou IVe siècle, saint Astérius, martyr.
    6*. À Sens, commémoraison des saints Savinien et Potentien, considérés comme les premiers pasteurs de la cité, qui achevèrent leur confession de foi par le martyre, vers le IVe siècle.
    7. En Égypte, l’an 307, saint Varus, soldat, qui, sous l’empereur Maximien, alors qu’il visitait six saints ermites détenus en prison pour les réconforter, voulut prendre la place d’un septième, qui était mort dans le désert. Il subit avec eux de cruels tourments et reçut la palme du martyre.
    8*. À Oloron, dans les Pyrénées, commémoraison de saint Grat, évêque, qui, au temps du roi arien des Goths Alaric, participa au Concile d’Agde pour restaurer l’Église de cette région de la Gaule et mourut après 506.
    9. En Bretagne, vers le VIe siècle, saint Ethbin, qui aurait mené une vie de solitaire.
    10. À Cavaillon en Provence, après 589, saint Véran, évêque, qui reçut de grands dons, surtout pour soulager les malades.
    11. À Évreux, vers 690, saint Aquilin, évêque. Alors qu’il était soldat, il se dévouait, dit-on, en bonnes œuvres, ainsi qu’au vœu de continence, avec l’accord de son épouse, avant d’être promu au siège épiscopal.
    12. À Oxford, vers 730, sainte Frideswide, vierge. De famille royale, elle devint abbesse et gouverna un double monastère, l’un d’hommes, l’autre de moniales.
    13*. À Biville en Normandie, l’an 1257, le bienheureux Thomas Hélye, prêtre, qui consacrait ses jours au ministère pastoral et ses nuits à la prière et à la pénitence.
    14. À Londres, en 1595, saint Philippe Howard, martyr. Comte d’Arundel et père de famille, il fut condamné pour haute trahison sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait embrassé la foi catholique. Emprisonné à la Tour de Londres pendant dix ans, il se donna admirablement à la prière et à la pénitence et, consumé de privations et de souffrances, privé de la visite de sa femme et de son fils, il mérita de recevoir la couronne du martyre.
    15. À Nagasaki au Japon, en 1634, les saints martyrs Luc-Alphonse Gorda, prêtre, et Matthieu Kohioye, religieux, tous deux dominicains, mis à mort, sous le chef suprême Tokugawa avoir été un intrépide ministre de l’Évangile, d’abord aux îles Philippines, puis pendant dix ans au Japon, le second, âgé de dix-huit ans, son compagnon pour propager la foi et en témoigner.
    16*. À Langeac en Auvergne, l’an 1694, la bienheureuse Agnès de Jésus (Galand), vierge de l’Ordre des Prêcheurs. Prieure de son couvent, elle brilla d’un ardent amour pour Jésus Christ et d’un grand zèle pour l’Église, offrant continuellement prières et pénitences pour ses pasteurs.
    **        En Pologne, en 1984, le bienheureux, Jerzy Popielusko prêtre martyr. (béatifié le 6 juin 2010 par Benoît XVI)

Le 20 octobre

  1. Commémoraison de saint Corneille, le centurion que l’Apôtre saint Pierre baptisa à Césarée de Palestine, prémices de l’Église des nations.
    2. À Agen, vers 303, saint Caprais, martyr.
    3. À Aussance au pays de Reims, vers 600, saint Sindulf, ermite, qui mena une vie solitaire, connu de Dieu seul.
    4*. À Salzbourg en Bavière, saint Vital, évêque. Né en Irlande, il fut disciple de saint Rupert, son compagnon de voyage et son émule en labeurs et en veilles. Élu pour lui succéder, il convertit à la foi du Christ le peuple de Pinger.
    5. À Constantinople, en 767, saint André, appelé Calybite, moine et martyr. Originaire de Crète, il fut, à cause du culte des saintes images, sous l’empereur Constantin Copronyme, roué de verges plus d’une fois, puni de divers supplices jusqu’à la mort, et enfin précipité de la muraille de la ville dans les ordures.
    6*. Au pays de Troyes, vers 1002, saint Aderald, archidiacre, fondateur du prieuré de Villecerf, qui illustra la règle canoniale par ses instructions et ses exemples, même lorsqu’il fut retenu prisonnier par les Sarrasins en Terre sainte.
    7*. À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu’elle avait construit avec l’aide de son frère saint Vital.
    8*. À Lwow en Ruthénie, en 1409, le trépas du bienheureux Jacques de Strepa (Rukem de Waldonna), évêque de Kalisz, de l’Ordre des Mineurs, illustre par sa sollicitude pastorale et ses vertus apostoliques.
    9. À Trévise en Vénétie, l’an 1922, sainte Marie-Bertille (Anne-Françoise Boscardin), vierge de la Congrégation des Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée, qui prit le plus grand soin, corporel et spirituel, des malades de l’hôpital de la ville.
    10*. À Vienne en Autriche, l’an 1924, le bienheureux Jacques (François-Alexandre Kern), prêtre prémontré. Encore étudiant, il fut mobilisé, pendant la Première Guerre mondiale et gravement blessé. Par la suite, il se donna de tout son cœur au ministère pastoral, mais pour peu de temps, car terrassé par une maladie longue et cruelle, qu’il accueillit avec une grande force d’âme, il se soumit dans la paix à la volonté de Dieu.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

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