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Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre

Lire l’évangile de ce dimanche (Lc 9, 28b-36)

Convenait-il que le Christ soit transfiguré ?

Le Seigneur, après avoir annoncé sa passion à ses disciples les avait engagés à suivre sa passion. Or, pour que quelqu’un marche avec assurance sur une route, il faut qu’il connaisse plus ou moins par avance le but du voyage, de même que l’archer ne lance pas bien la flèche s’il n’a pas vu la cible qu’il faut viser. C’est ainsi que Thomas disait (Jn 14, 5) : ” Seigneur, nous ne savons pas où tu vas : comment pourrions-nous connaître le chemin ? ” Et cela est particulièrement nécessaire quand la voie est difficile et escarpée, le trajet pénible, et la fin joyeuse.

Or le Christ par sa passion est parvenu à obtenir la gloire non seulement de l’âme, gloire qu’il avait depuis le premier instant de sa conception, mais aussi du corps, comme il l’a dit (Lc 24, 26) : ” Il fallait que le Christ souffrit cela et entrât ainsi dans sa gloire. ” C’est à elle qu’il conduit ceux qui suivent les traces de sa passion, selon la parole de S. Paul -. ” Il nous faut traverser bien des épreuves pour entrer dans le Royaume des cieux ” (Ac 14, 21).

Et c’est pourquoi il convenait qu’il montre à ses disciples sa gloire lumineuse, qui est sa transfiguration, à laquelle il configurera les siens, selon l’épître aux Philippiens (3, 24) ” Il transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire. ” Si bien que Bède déclare : ” Il a pourvu dans sa bonté à ce que ses disciples, ayant goûté peu de temps la contemplation de la joie définitive, soient capables de supporter plus courageusement l’adversité.

Saint Thomas d’Aquin

Somme Théologique. III pars. Question 45 

Sainte Bernadette Soubirous

Voyante de Lourdes, et Religieuse à Nevers († 1879)

Le nom de Bernadette, l’humble et douce privilégiée de la Vierge Immaculée, est inséparable de celui de Notre-Dame de Lourdes (fête le 11 février). La Voyante étant plus connue que la sainte religieuse, nous rappellerons de préférence en ce jour, celle que le Pape Pie XI a béatifiée le 14 juin 1925, sous le nom de Soeur Marie-Bernard, de la Congrégation de Nevers.

C’est huit ans après les apparitions que Bernadette arrivait au couvent de Saint-Gildard, le 7 juillet 1866. On comprend qu’elle y fut un objet de pieuse curiosité, non seulement pour les Soeurs, mais aussi pour les personnes du monde. Toutefois, cette curiosité, quand elle s’en apercevait, ne troublait point son calme et son humilité, tant elle vivait recueillie, tout entière à la pensée de Dieu, de Jésus et de Marie.

Dieu permit que les humiliations ne lui manquassent pas de la part des supérieures. La Sainte Vierge lui avait promis de la rendre heureuse, “non pas en ce monde, mais au Ciel.”

Elle eut aussi beaucoup à souffrir des crises d’asthme qui déchiraient sa poitrine. On lui confia successivement les charges d’infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n’eut plus qu’un état, celui de victime: victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché; victime d’humilité, elle se regardait comme “un balai qu’on met dans un coin”.

Il fallait l’entendre dire: “Marie est si belle que, quand on L’a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir.” Ce bonheur lui arriva le 16 avril 1879. Toute sa vie de religieuse, comme celle de Voyante abonde en traits pleins de charme et d’édification.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.

Source: www.magnificat.ca