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MARTYROLOGE DU 21 AU 31 MARS

Le 21 mars

1.         Commémoraison de saint Sérapion, évêque de Thmuis, en basse Égypte, homme de grande intelligence et de grandes vertus. Ami de saint Athanase, il composa de belles prières liturgiques et, chassé par les ariens, mourut en exil après 362.
2         Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, qui en 346, sous l’empereur Constance et le préfet Philagre, furent massacrés dans les églises, le vendredi de la Passion du Seigneur, par des bandes d’ariens et de païens.
3.         À Laucone dans le Lyonnais, en 480, saint Lupicin, abbé, qui, avec saint Romain, son frère, donna naissance et vigueur aux établissements de vie monastique dans le Jura.
4*.         En Irlande, vers 542, saint Endée, abbé, qui fonda dans l’île d’Aran un monastère si célèbre que l’île fut appelée l’Île des Saints.
5.         Au Mont-Cassin, en 547, la naissance au ciel de saint Benoît, abbé, dont la mémoire est reportée au 11 juillet, jour de sa translation.
6*.         À Constantinople, vers 824, la passion de saint Jacques, surnommé le Confesseur, qui combattit énergiquement pour le culte des saintes images et acheva sa vie par un glorieux martyre.
7*.         À Valence en Dauphiné, vers 1145, saint Jean, évêque, auparavant abbé du monastère cistercien de Bonnevaux ; il supporta beaucoup de contrariétés pour la défense de la justice et aida avec une grande charité les paysans, les pauvres et les marchands anéantis par le mauvais temps.
8.         À Ranft, près de Sachsen en Suisse, l’an 1487, saint Nicolas de Flüe, qui, vers l’âge de quarante ans, se sépara de sa femme et de ses dix enfants pour répondre à un appel d’en-haut à une vie plus parfaite et, s’écartant dans la montagne, vécut en ermite sur un escarpement, dans une pénitence très âpre et un mépris du monde qui le rendirent célèbre. Il ne sortit qu’une seule fois de sa cellule, quand menaçait la guerre civile, pour mettre la paix entre les adversaires par une brève exhortation.
9*.         À Dorcester en Angleterre, l’an 1501, le bienheureux Thomas Pilchard, prêtre et martyr. Homme doux et savant, il fut condamné à mort en raison de son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière, et livré aux supplices du gibet. Avec lui on commémore aussi le bienheureux martyr Guillaume Pike, charpentier, qui fut pendu et éventré la même année, mais à un jour inconnu, pour s’être réconcilié avec l’Église romaine.
10*.         À York, également en Angleterre, l’an 1608, le bienheureux Matthieu Flathers, prêtre et martyr, qui fut condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce qu’il était entré, bien que prêtre, en Angleterre, puis pendu et dépecé encore vivant.
11.         Commémoraison de la passion de saint Augustin Zhao Rong, prêtre et martyr. Quand sévit la persécution en Chine, il fut arrêté dans la province chinoise de Sichuan et, déjà malade, mourut d’épuisement en prison, un jour non précisé du printemps, en 1615. Sa mémoire est célébrée, avec les autres martyrs de Chine, le 9 juillet.
12.         À Ronco en Ligurie, l’an 1858, sainte Bénédicte Cambiagio Frasinello, qui renonça spontanément avec son mari à la vie conjugale et fonda l’Institut des Sœurs bénédictines de la Providence pour la formation chrétienne des jeunes filles pauvres et abandonnées.

Le 22 mars

1.         Commémoraison de saint Épaphrodite, que l’Apôtre saint Paul appela son frère, son compagnon de travail et de combat, qui faillit mourir en risquant sa vie pour l’œuvre du Christ.
2.         À Narbonne sur la voie Domitienne, en dehors de la ville, la mise au tombeau de saint Paul, premier évêque de la cité au IIIe siècle.
3.         En Galatie, les saints martyrs Callinique et Basilisse.
4.         À Ancyre, également en Galatie, l’an 362, saint Basile, prêtre et martyr. Tant que l’empereur Constance fut au pouvoir, il résista aux ariens avec la plus grande force, mais, à l’avènement de l’empereur Julien, il pria publiquement pour qu’aucun chrétien ne défaille dans sa foi. Cela lui valut d’être conduit devant le proconsul de la province, et de subir de nombreux tourments qui consommèrent son martyre.
5.         Commémoraison de sainte Léa, veuve romaine, dont saint Jérôme a loué les vertus et le passage à la vie en Dieu, vers l’an 303.
6.         À Osimo dans les Marches, en 1282, saint Bienvenu Scotivoli, évêque. Nommé à ce siège par le pape Urbain IV, il établit la paix entre les citoyens et, dans l’esprit des Frères Mineurs, il voulut quitter ce monde sur la terre nue.
7.         À Londres, en 1606, saint Nicolas Owen, religieux de la Compagnie de Jésus et martyr. Charpentier et maçon de métier, il fabriqua pendant trente-six ans des cachettes pour y loger des prêtres. Trois fois emprisonné, la dernière fois, sous le roi Jacques Ier, parce qu’il se livra lui-même pour empêcher les poursuivants de saisir des prêtres, il fut alors détenu à la Tour de Londres, torturé pour livrer des prêtres, et enfin écartelé par le supplice du chevalet.
8*.         À Angers, en 1794, le bienheureux François Chartier, prêtre et martyr, guillotiné sous la Révolution française, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé.
9*.         Au camp de concentration de Stutthof près de Dantzig, en 1940, les bienheureux Marien Gorecki et Bronislas Komorowski, prêtres et martyrs. Arrêtés le jour même de l’invasion de la Pologne par les troupes du régime nazi, ils furent arrêtés à cause de leur influence, déportés et, par mépris de la foi chrétienne, fusillés le Vendredi saint.
**        En Allemagne, en 1946 le bienheureux Clemens August Graf von Galen – Evêque de Münster, Cardinal. (béatifié le 9 octobre 2005 par Benoît XVI)

Le 23 mars

1.         Mémoire de saint Turibio de Mogrovejo, évêque de Lima. Homme de loi, né en Espagne, il était encore laïc quand il fut nommé à ce siège au Pérou. Il gagna l’Amérique et, brûlant de zèle, il visita plusieurs fois son immense diocèse, souvent à pied, avec une vigilance assidue pour le troupeau qui lui était confié. Il extirpa dans des synodes les abus et les scandales dans le clergé, défendit fermement l’Église, convertit et catéchisa les peuples indigènes et mourut à Saña en 1606, au cours d’une visite pastorale.
2.         Commémoraison de saint Fingar ou Guigner, vénéré comme martyr en Cornouailles et en Bretagne.
3.         Commémoraison des saints martyrs Victorien, proconsul de Carthage, et deux frères de la ville d’Aquarège ; de plus, deux autres marchands nommés Frumence. Ces saints, à l’époque de la persécution des Vandales, sous le roi arien Hunnéric, en 434, souffrirent les plus cruelles tortures pour avoir confessé avec constance la foi catholique et reçurent la couronne de gloire.
4*.         À Pontoise près de Paris, vers 1035, saint Gautier, premier abbé du monastère de ce lieu. Sacrifiant son amour de la solitude, il accepta cette charge, enseigna aux moines par son exemple la discipline régulière et chercha à détruire les mœurs simoniaques dans le clergé.
5*.         À Ariano, près de Bénévent en Campanie, vers 1120, saint Othon, ermite.
6*.         À Gubbio en Ombrie, vers 1306, le bienheureux Pierre, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.
7*.         À York en Angleterre, l’an 1587, le bienheureux Edmond Sykes, prêtre et martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, à cause de son sacerdoce, il fut envoyé en exil et, étant revenu en Angleterre, il fut livré aux derniers supplices du gibet.
8*.        Au bourg de Naas près de Dublin, en 1642, le bienheureux Pierre Higgins, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Sous le roi Charles Ier, à cause de sa fidélité à l’Église romaine, il fut pendu sans jugement.
9.         À Barcelone en Catalogne, l’an 1702, saint Joseph Oriol, prêtre, qui demeura toujours tout entier à Dieu, par une rude discipline corporelle, son culte de la pauvreté et sa prière continuelle, avec le cœur rempli de joie céleste.
10*.         Au bourg de Cemmo en Lombardie, l’an 1882, la bienheureuse Annonciade Cocchetti, vierge, qui dirigea avec sagesse, force et humilité l’Institut, récemment fondé, des Sœurs de Sainte-Dorothée.
11.         Près de Ad-Dahr au Liban, en 1914, sainte Rébecca (Perrine ar-Rayyâs de Himlaya), vierge de l’Ordre libanais de Saint-Antoine des Maronites. Privée de la vue pendant trente ans, puis saisie d’une infirmité qui atteignit ses membres, elle demeura en prière, entièrement remise à Dieu seul.
12*.         À Léopoldina en Slovaquie, l’an 1959, la passion du bienheureux Méthode-Dominique Trcka, prêtre rédemptoriste et martyr, dont le pèlerinage sur terre, au temps où le régime communiste persécutait l’Église, s’acheva par un glorieux martyre.

Le 24 mars

1.         À Césarée de Palestine, en 303, les saints martyrs Timolaus, Denis, sous-diacre, Pauside, Romulus, Alexandre et un autre Alexandre ; durant la persécution de Dioclétien, ils se présentèrent les mains liées, devant le préfet Urbain, en criant qu’ils étaient chrétiens. Le préfet les fit mettre en prison, où ils furent rejoints par deux autres chrétiens : Agapios et un autre Denis. Le même jour ils eurent la tête tranchée et méritèrent la couronne de vie.
2.         En Maurétanie, saint Secondule, qui souffrit pour la foi au Christ.
3*.        À Clogher en Irlande, au Ve siècle, saint Maccartan, évêque, que l’on dit avoir été ordonné par saint Patrice.
4*. À        Catane en Sicile, l’an 814, saint Sévère, évêque.
5*.         À Fabriano dans les Marches en 1290, le bienheureux Jean de Bâton, prêtre et moine, qui se plaça sous la conduite de saint Silvestre, abbé.
5.         À Valdstena en Suède, l’an 1381, sainte Catherine, vierge. Fille de sainte Brigitte, mariée contre son gré, elle conserva la virginité avec l’accord de son époux et, quand celui-ci mourut, elle mena une vie de piété. Pèlerine à Rome et en Terre sainte, elle ramena en Suède les restes de sa mère et les déposa au monastère de Valdstena, où elle-même revêtit l’habit des moniales.
6*.         À Ronda, dans la région de Malaga en Espagne, l’an 1901, le bienheureux Didace-Joseph de Cadix (François-Joseph Lopez-Caamaño), prêtre de l’Ordre des Mineurs Capucins, prédicateur célèbre et défenseur intrépide de la liberté de l’Église.
7*.         À Pniewite près de Dantzig, l’an 1935, la bienheureuse Marie Karlowska, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs du Divin Pasteur de la Providence, pour que les jeunes filles et les femmes indigentes tombées dans la débauche retrouvent la dignité de filles de Dieu.
**        En Italie, en 1911, la bienheureuse Marie Séraphine du Sacré Cœur (Maria Sera fina Micheli) religieuse, fondatrice de l’Institut des Sœurs des Anges. (béatifiée le 28 mai 2011 par Benoît XVI)

Le 25 mars

1.         Solennité de l’Annonciation du Seigneur. Elle rappelle le jour où à Nazareth la Vierge Marie accueillit la parole qui lui fut dite par l’Ange de la part du Seigneur :”Tu concevras et tu enfanteras un fils qui sera appelé Fils du Très-Haut”. Ainsi quand fut venue la plénitude des temps, pour nous les hommes et pour notre salut, par l’Esprit Saint, le Fils unique de Dieu, qui était avant tous les siècles, a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. [1]
2.         Commémoraison du Bon Larron, qui confessa le Christ sur la croix et mérita d’entendre de lui ces paroles : “Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis.”
3.         À Nicomédie, saint Dule, martyr.
4.         À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, saint Quirin, martyr.
5.         À Thessalonique en Macédoine, peut-être au début du IVe siècle, sainte Matrone, martyre. Servante d’une femme juive, elle adorait le Christ en secret. Surprise par sa maîtresse, qui lui fit endurer de multiples tourments, elle reçut finalement de si rudes coups de bâton qu’elle rendit à Dieu son âme innocente, en confessant le Christ.
6.         À Milan, au début du IVe siècle, saint Monas, évêque.
7.         Dans l’île d’Indre près de Nantes, vers 720, saint Hermeland (Herblain), qui quitta la cour du roi Clotaire III pour entrer à l’abbaye de Fontenelle, et de là fut envoyé comme premier abbé d’une fondation monastique voulue par l’évêque de Nantes saint Pasquier.
8*.         À Mammola en Calabre, l’an 990, saint Nicodème, ermite, qui fut un maître de vie monastique par l’austérité de sa vie et ses vertus.
9*.         Au monastère de Sazava en Bohême, l’an 1053, saint Procope, abbé. Après avoir été chanoine de Prague et prêtre, il chercha à vivre en ermite, puis, devant l’affluence de disciples, il fonda en ce lieu un monastère qu’il dirigea, et célébra les louanges divines selon le rite grec et en langue slave.
10*.         À Schaffhouse en Suisse, l’an 1078, le bienheureux Évrard, comte de Nellenbourg, qui embrassa la vie monastique, ainsi que son épouse Itta, dans le monastère de Tous les Saints qu’il avait fait construire.
11*.         Près de Costecciaro en Ombrie, l’an 1337, le bienheureux Thomas, ermite, qui pendant soixante-cinq ans mena une vie de solitaire et enseigna à d’autres à la mener.
12.         À York en Angleterre, l’an 1586, sainte Marguerite Clitherow, martyre. Avec l’accord de son mari, demeuré protestant, elle adhéra à la foi catholique, dans laquelle elle éleva aussi ses enfants, et veilla à cacher chez elle les prêtres recherchés. Emprisonnée plusieurs fois pour cela sous la reine Élisabeth Ière, elle refusa de plaider sa cause, pour éviter que ses amis, ses domestiques et ses propres enfants ne soient contraints à témoigner contre elle. Cela lui valut la peine forte et dure d’être écrasée par un poids lourd jusqu’à ce que mort s’en suive.
13*.         À Winchester, également en Angleterre, l’an 1592, le bienheureux Jacques Bird, martyr. Sous la même reine, jeune homme de dix-neuf ans récemment devenu catholique, il refusa de participer à la liturgie anglicane et fut condamné aux supplices du gibet.
14.         À Montefiascone en Toscane, l’an 1732, sainte Lucie Filippini, vierge, qui fonda l’Institut des Maîtresses religieuses pour faire progresser l’éducation chrétienne des jeunes filles et des femmes, surtout les pauvres.
15*.         À Rome, à Saint-Paul-hors-les-murs sur la voie d’Ostie, en 1915, le bienheureux Placide Riccardi, prêtre de l’Ordre de Saint-Benoît. Malgré les fièvres continues, les maladies, la paralysie dont il fut atteint, il s’attacha infatigablement à l’observance de la Règle et à la prière et il enseigna aux autres moines à faire de même.
16*.         À Krystinopil, près de Lvov en Ukraine, l’an 1919, la bienheureuse Josaphate (Micheline Hordashevska), vierge, qui fonda et dirigea la Congrégation des Sœurs Servantes de Marie Immaculée et s’employa partout où les besoins étaient les plus grands.
17*.         Au camp de concentration de Majdanek, près de Lublin en Pologne, l’an 1944, le bienheureux Émilien Kove, prêtre de Lvov en Ukraine et martyr, qui y fut déporté au cours de la Seconde Guerre mondiale et y perdit la vie pour avoir lutté pour la foi.
18*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Hilaire Januszewski, prêtre de l’Ordre des Carmes déchaux et martyr. Atteint du typhus en déportation, en assistant d’autres déportés contaminés, il succomba, rempli de foi et de charité.
**.         En Allemagne, en 1906, la bienheureuse Margaret Flesch, religieuse, fondatrice des Franciscaines de Notre-Dame des anges (béatifiée par Benoit XVI le 4 mai 2008)
**        En terre sainte, en 1927, la bienheureuse Marie-Alphonsine Danil Ghattas co-fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Rosaire (béatifiée le 22 novembre 2009.par Benoît XVI)

Le 26 mars

1.         À Rome sur la voie Labicane, saint Castule, martyr.
2.         En Anatolie, les saints martyrs Emmanuel, Sabin, Codrat et Théodose.
3.         À Sirmium en Pannonie, au IVe siècle, les saints martyrs Montan, prêtre, et Maxime, son épouse, qui pour la foi du Christ furent saisis et noyés dans le fleuve.
4.         Commémoraison de la passion de saint Eutyque, sous-diacre d’Alexandrie, en 356, au temps de l’empereur Constance, sous l’évêque arien Georges, il fut frappé à coups de nerf de bœuf, puis, envoyé aux mines, il mourut en chemin.
5.        À Sébaste en Arménie, vers 391, saint Pierre, évêque, frère cadet de saint Basile le Grand, qui fut un défenseur de la foi orthodoxe contre les ariens.
6.         En Champagne, l’an 685, saint Bercaire, premier abbé de Hautvilliers et de Montier-en-Der, qui fut violemment frappé d’un poignard par un moine de très mauvaise conduite le jour de la Cène du Seigneur et qui s’en alla au ciel le jour de la Résurrection.
7.         À Montalbano en Toscane, au VIIe siècle, les saints Baront et Dizier, ermites.
8.         Au monastère de Werden en Saxe, l’an 809, le trépas de saint Ludger, évêque, qui fut disciple d’Alcuin et annonça l’Évangile en Frise, au Danemark et en Saxe. Ordonné évêque, il établit son siège à Münster et fonda plusieurs monastères, comme autant de foyers de rayonnement de la foi.
9*.         À Catane en Sicile, l’an 1908, la bienheureuse Madeleine-Catherine Morano, vierge, de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, qui se dévoua à faire le catéchisme, parcourant cette région de long en large sans arrêt.

Le 27 mars

1.         À Salzbourg en Bavière, vers 718, saint Rupert, évêque. D’abord établi à Worms, il gagna la Bavière à la demande du duc Théodon, fit construire une église et un monastère dans l’ancienne place forte romaine de Juvavum, qu’il gouverna comme évêque et abbé, et d’où il diffusa la foi chrétienne.
2*.         À San Severino dans les Marches, vers 1233, le bienheureux Pérégrin de Falerone, qui fut un des premiers disciples de saint François, et obtint de faire le pèlerinage de Terre sainte, pleurant de dévotion à chaque endroit sanctifié par le Sauveur, et s’attirant la vénération des Sarrasins.
3*.         À Quarona près de Novare, dans le Piémont, vers 1383, la bienheureuse Panacée, vierge et martyre, qui, à l’âge de quinze ans, alors qu’elle priait dans l’église, fut frappée à mort par sa belle-mère, qui n’avait cessé de la tourmenter.
4*.         À Turin, également dans le Piémont, en 1888, le bienheureux François Faá di Bruno, prêtre, qui sut allier les sciences mathématiques et physiques avec le zèle des œuvres de charité.

Le 28 mars

1.         À Tarse en Cilicie, saint Castor, martyr.
2.        Commémoraison des saints martyrs de Césarée de Palestine : Prisque, Malchus et Alexandre. En 260, durant la persécution de Valérien, ces trois chrétiens, qui demeuraient dans une métairie des faubourgs de la ville, voyant que l’on décernait dans la ville les glorieuses couronnes du martyre, embrasés du zèle divin de la foi, allèrent de leur plein gré se présenter au juge et lui reprochèrent tant de cruauté à répandre le sang des fidèles ; celui-ci, sans tarder, à cause du nom du Christ, les livra aux bêtes pour être dévorés.
3.         À Héliopolis en Phénicie, vers 362, saint Cyrille, diacre et martyr, qui, sous Julien l’Apostat, fut victime des atrocités bestiales des païens.
4. À Alexandrie, en 454, saint Protère, évêque, qui fut sauvagement massacré le jour de la Cène du Seigneur par des monophysites partisans de son prédécesseur Dioscore, dans un tumulte du peuple.
5.         À Chalon-sur-Saône, en 592, le trépas de saint Gontran, roi de Bourgogne, qui expia ses fautes dans la pénitence et la piété et multiplia les dons en faveur des pauvres, des églises et des monastères.
6.         Près du mont Olympe en Bithynie, au VIIIe siècle, saint Hilarion, higoumène du monastère de Pélécète, qui combattit avec force pour le culte des saintes images.
7.         À Cîteaux en Bourgogne, l’an 1134, saint Étienne Harding, abbé. Venu de Molesmes en ce monastère avec d’autres moines, il en devint l’abbé, institua les frères convers, accueillit le futur saint Bernard avec huit compagnons et fonda douze monastères, qu’il unit par le lien de la Charte de Charité, pour qu’il n’y ait aucune discorde, mais que les moines agissent par une même charité, avec une même Règle et des coutumes semblables.
8*.         Près de Naso en Sicile, l’an 1236, le saint Conon, moine. Au retour d’un pèlerinage aux lieux saints, apprenant la mort de ses parents, il distribua aux pauvres tout son héritage et embrassa la vie d’anachorète, sous la Règle de saint Basile.
9*.         À Montalcino, près de Sienne en Toscane, l’an 1311, le bienheureux Antoine Patrizi, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui fut un véritable ami de ses frères et de son prochain.
10*.         À Tours, en 1414, la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, veuve. Son mari mort à la guerre, sa famille la rendit responsable de la perte de leurs biens ; elle fut expulsée du château de Silly, réduite à la misère, repoussée des siens, et vécut à peu près recluse dans une cellule près du couvent des Mineurs, mendiant son pain, mais mettant toute sa confiance en Dieu seul.
11*.         À York en Angleterre, l’an 1600, le bienheureux Christophe Wharton, prêtre et martyr. En raison de son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière, il fut livré aux supplices du gibet.
12*.         À Angers, en 1794, la bienheureuse Renée-Marie Feillatreau, veuve et martyre, qui, sous la Révolution française, à cause de sa fidélité à l’Église catholique, fut guillotinée.
13.         À Przemcysl en Pologne, l’an 1924, saint Joseph-Sébastien Pelczar, évêque, fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et excellent maître de vie spirituelle.

Le 29 mars

1.         À Naples, commémoraison de saint Eustase, évêque, au IIIe siècle.
2.         Commémoraison de saint Marc, évêque d’Aréthuse en Syrie. Par esprit de conciliation, il proposa une formule de foi capable d’apaiser les discussions entre les fidèles de Nicée et les ariens, ce qui le rendit suspect aux orthodoxes. Sous Julien l’Apostat, des païens le torturèrent grièvement, mais il survécut et mourut en paix l’an 364, salué par saint Grégoire de Nazianze comme un homme remarquable et un très savant vieillard.
3.         Commémoraison des saints martyrs Armogaste, Archinime et Saturnin, officiers africains. Vers 462, à l’époque de la persécution vandale, sous le roi arien Genséric, ils furent torturés, soumis aux travaux forcés dans les mines, puis réduits en esclavage et envoyés comme vachers dans les environs de Carthage, glorieux confesseurs de la foi catholique.
4*.         Au mont Carmel en Palestine, vers 1188, le bienheureux Berthold. Soldat, il fut admis parmi les frères qui menaient la vie religieuse sur ce mont et, élu peu après par eux comme prieur, il confia la communauté à la Mère de Dieu.
5*.         À Poitiers, en 1197, saint Guillaume Tempier, évêque, qui défendit avec prudence et fermeté les droits de son Église contre les nobles, et corrigea les mœurs, offrant lui-même un exemple de vie très vertueuse.
6*. À Wismar en Saxe, l’an 1250, saint Ludolphe, évêque de Ratzbourg et martyr. Il soutint une longue lutte pour la liberté de son Église contre les prétentions du duc Albert, qui le fit jeter dans un cachot infect. Il eut le corps si épuisé par les mauvais traitements subis qu’à peine remis en liberté il quitta ce monde.
7*.        Commémoraison du bienheureux Jean Hambley, prêtre et martyr, à Salisbury en Angleterre. En 1587, sous la reine Élisabeth Ière, un jour inconnu de ce mois aux environs de la Pâque du Seigneur, à cause de son sacerdoce, il fut livré aux supplices du gibet, communiant ainsi aux souffrances du Christ.

Le 30 mars

1.         À Asti en Transpadane, saint Second, martyr.
2.         À Thessalonique en Macédoine, au IVe siècle, saint Domnin, martyr.
3.         À Senlis, au IVe siècle, saint Rieul, qui est tenu pour le premier évêque de ce lieu.
4.        Commémoraison d’un grand nombre de saints martyrs de la communion catholique à Constantinople, vers 350. À l’époque de l’empereur Constance, sur l’ordre de l’évêque arien Macédonius, ils furent envoyés en exil ou soumis à des supplices inouïs.
5.         Au mont Sinaï, en 649, saint Jean, abbé, qui mérita le surnom de Climaque en raison du précieux traité intitulé “L’échelle du paradis”, qu’il composa pour la formation des moines : il y décrit l’itinéraire spirituel à la manière d’une montée vers Dieu à travers trente degrés.
6.         À Syracuse en Sicile, l’an 662, saint Zosime, évêque, qui fut d’abord l’humble gardien de la tombe de sainte Lucie, puis abbé du monastère de ce lieu, enfin évêque vigilant et charitable.
7*.         À Coventry en Angleterre, vers 1018, sainte Osburge, première abbesse du monastère de ce lieu.
8.         Près d’Aquin dans le Latium, après 1050, saint Cligne, moine, prévôt de l’église Saint-Pierre de la Forest.
9.         À Aguilera en Castille, l’an 1456, saint Pierre Regalado de Valladolid, prêtre de l’Ordre des Mineurs. D’une humilité et d’une pénitence remarquables, il fonda deux couvents, où douze frères seulement devaient vivre en solitaires.
10*.         À Verceil dans le Piémont, en 1472, le bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, qui fut plus porté à la dévotion qu’à la gestion des affaires publiques et favorisa, par son action et son zèle continu, la cause des pauvres, des veuves et des orphelins.
11.         À Su-Ryong en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Antoine Daveluy, évêque, Pierre Aumaître, Martin-Luc Huin, prêtres, Joseph Chang Chu-gi, catéchistes, et Luc Hwang Sok-tu, qui furent décapités pour la foi au Christ. Saint Thomas Son Cha-son, fut étranglé dans la prison de Kang Tijou.
12*.         À Naples, en 1885, le bienheureux Louis de Casoria (Archange Palmentieri), prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs. Poussé par l’ardeur de sa charité envers les pauvres, il fonda deux Congrégations, celle des Frères de la Charité et celle des Sœurs franciscaines de Sainte-Élisabeth.
13.         À Turin dans le Piémont, en 1900, saint Léonard Murialdo, prêtre, qui fonda la pieuse Société de Saint-Joseph pour que les petits abandonnés fassent la découverte de la foi chrétienne et de la charité.
14.         À Saint-Julien, sur le territoire de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Jules Alvarez, prêtre et martyr. Durant la persécution dans ce pays, il fut arrêté par des soldats au moment de célébrer la messe et conduit sur une décharge d’ordures pour y être fusillé.
15*.         Près de Vienne en Autriche, l’an 1943, la bienheureuse Hélène Kafka (Marie-Restituta), vierge, des Sœurs franciscaines de la Charité et martyre. Originaire de Bohême, elle était infirmière ; pendant la Seconde Guerre mondiale quand elle fut arrêtée par le régime nazi et décapitée.

Le 31 mars

1.         À Argol en Perse, vers 422, saint Benjamin, diacre. Comme il ne cessait de prêcher la parole de Dieu, sous le roi Bahron V, on lui enfonça des roseaux aigus sous les ongles et il acheva son martyre.
2.         À Rome, commémoraison de sainte Balbine, dont un titre, construit sur l’Aventin avant la fin du Ve siècle, offre le nom à la vénération des fidèles.
3*.         À Cologne en Germanie, vers 751, saint Agilolf, évêque, célèbre par sa sainteté de vie et sa prédication.
4*.         À Borgo San Domnino, dans la région de Parme en Émilie, l’an 1046, le trépas de saint Guy, abbé du monastère de Pompose, qui accueillit de nombreux disciples, reconstruisit les bâtiments, veilla au plus haut point à la contemplation et au culte divin, et voulut être tout entier à Dieu seul dans la retraite.
5*.         À Toulouse, au XIVe siècle, la bienheureuse Jeanne, qui mena une vie de recluse près de l’église des Carmes de la ville.
6*.         À Udine en Vénétie, l’an 1491, le bienheureux Bonaventure Torinelli, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui, à travers diverses régions d’Italie, incita le peuple à la pénitence par sa prédication et mourut âgé de quatre-vingts ans, alors qu’il prêchait le carême.
7*. Commémoraison du bienheureux Christophe Robinson, prêtre et martyr, qui fut témoin du martyre de saint Jean Boste, et fut lui-même, sous la reine Élisabeth Ière, pour la seule cause de son sacerdoce, mené au gibet, un jour non précisé de 1597.
8*.         Au camp de concentration de Ravensbrück dans le Brandebourg, en 1945, la bienheureuse Natalie Tulasiewicz, martyre. Volontaire pour aller travailler en usine en Allemagne et apporter par ce moyen un soutien spirituel à ses compatriotes envoyés aux travaux forcés, elle fut arrêtée par la police d’État, torturée à Cologne, déportée, et finalement conduite à la chambre à gaz, le Samedi saint.

[1] En 2018, cette fête est célébrée le 9 avril. 

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 MARS

Le 11 mars

1.         À Smyrne en Asie, vers l’an 250, saint Pione, prêtre et martyr. On dit que pour avoir fait une apologie de la foi chrétienne devant le peuple, il fut jeté dans une prison infecte, où il encouragea par ses exhortations un grand nombre de frères à supporter le martyre, et que lui-même, soumis à des tourments, reçut en partage, à travers le bûcher, une fin bienheureuse pour le Christ.
2.         À Laodicée en Syrie, vers 308, les saints martyrs Trophime et Thale, qui durant la persécution de Dioclétien, après de nombreux et cruels tourments, obtinrent les couronnes de gloire.
3*.         En Écosse, au VIe siècle, saint Constantin, roi, qui aurait été disciple de saint Colomba et martyr.
4.         À Jérusalem, en 639, saint Sophrone, évêque, qui eut Jean Moschus pour maître et pour ami, avec qui il visita les lieux où vivaient les moines. Élu évêque de ce siège, après saint Modeste, lorsque la ville sainte tomba aux mains des Sarrasins, il défendit vigoureusement la foi et la sécurité de son peuple.
5*.         En Hannonie, vers 712, saint Vindicien, évêque de Cambrai et d’Arras, qui après le martyre de saint Léger, exhorta Thierry, roi de Neustrie, à expier ce crime par la pénitence.
6.         À Milan, en 725, la mise au tombeau de saint Benoît, évêque.
7*.         Au monastère de Tamlacht près de Dublin, vers 824, saint Oengus, dit le Culdée, moine, qui composa avec soin un martyrologe versifié, précieux pour le souvenir des saints d’Irlande.
8.         À Cordoue en Andalousie, l’an 859, saint Euloge, prêtre et martyr. Suivant les traces des saints martyrs de cette ville, dont il composa le mémorial, il fut décapité à cause de son éclatante confession du Christ.
9*.         À Cupramontana dans les Marches, en 1539, le bienheureux Jean-Baptiste Righio de Fabriano, prêtre de l’Ordre des Mineurs.
10*.         À York en Angleterre, l’an 1616, le bienheureux Thomas Atkinson, prêtre et martyr, qui fut condamné au supplice de la pendaison, sous le roi Jacques Ier, pour la seule cause de son sacerdoce.
11*.         À Clonmell en Irlande, l’an 1653, le bienheureux Jean Kearney, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr. Condamné à mort parce qu’il était passé par l’Angleterre, étant prêtre, il échappa par la fuite à la sentence, mais ensuite, sous le protectorat d’Olivier Cromwell, convaincu à nouveau d’avoir exercé son sacerdoce dans sa patrie, il fut soumis au supplice du gibet.
12.         À Hung Yên au Tonkin, en 1859, saint Dominique Cam, prêtre et martyr. Après avoir, durant bien des années, exercé son ministère en cachette au péril de sa vie, il fut mis en prison et enfin condamné à mort, sur l’ordre de l’empereur Tu Duc, il embrassa la croix qu’il avait refusé de fouler aux pieds.
13.         À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Marc Chong Ui-bæ, catéchiste, et Alexis U Se -yong, qui, à cause de la foi chrétiene, furent couverts d’affronts et de coups par leurs proches eux-mêmes et enfin décapités.

Le 12 mars

1.         À Thébeste en Numidie, l’an 295, saint Maximilien, martyr. Fils du vétéran Victor, et requis lui-même par la conscription, quand le proconsul Dion lui dit : “Sois soldat et reçois le signe de l’enrôlement”, il répondit : “Je n’ai que faire de votre signe. Je porte le signe du Christ, mon Dieu. Je ne peux servir dans l’armée, car je suis chrétien.” Le proconsul le condamna pour avoir refusé le serment militaire et donna l’ordre de le mettre à mort par l’épée : il avait vingt et un ans.
2.         Commémoraison des saints martyrs de Nicomédie en Bithynie, l’an 303 : Mygdon, prêtre, Eugène, Maxime, Domna, Mardoine, Smaragde et Hilaire, qui furent étouffés successivement, à des jours différents, pour inspirer de la crainte aux autres.
3.         Au même lieu, la même année, la passion de saint Pierre, martyr. Officier de la chambre de Dioclétien, comme il se plaignait avec trop de liberté des supplices infligés aux martyrs, l’empereur le fit amener pour ce motif devant lui, ordonna d’abord de le suspendre, de le déchirer longuement à coups de fouet, d’arroser ses plaies de sel et de vinaigre, enfin de le brûler à petit feu sur un gril. De la sorte, il fut vraiment l’héritier de la foi et du nom de Pierre. Dorothée et Gorgon, préposés aussi à la chambre impériale, ayant protesté, perdirent la vie étouffés, après des combats variés.
4.         À Rome, au cimetière de Pontien “À l’Ours affranchi”, en 417, la mise au tombeau de saint Innocent Ier, pape, qui prit la défense de saint Jean Chrysostome, consola saint Jérôme et approuva saint Augustin.
5.         Au pays de Léon en Bretagne Armorique, au VIe siècle, saint Paul Aurélien, premier évêque de la cité.
6.         À Rome près de saint Pierre, en 604, la mise au tombeau du pape saint Grégoire Ier, surnommé le Grand, dont la mémoire est rappelée le 3 septembre, jour de son ordination.
7.         Dans l’île de Samothrace, en 817, le trépas de saint Théophane, surnommé le Chronographe. De très riche familier de l’empereur, il se fit pauvre et moine. Devenu supérieur du monastère de Grand-Champ, qu’il avait construit près de Sigriane en Bithynie, il défendit le culte des saintes images au second Concile de Nicée, et à cause de cela, il fut détenu en prison pendant deux ans par l’empereur Léon l’Arménien et de là déporté à Samothrace, où, épuisé par les épreuves, il rendit l’âme.
8*.         À Winchester en Angleterre, l’an 951, saint Elphège, évêque, qui fut d’abord moine, et qui eut le plus grand soin de restaurer la vie cénobitique.
9*.         À San Geminiano en Toscane, l’an 1253, la bienheureuse Fine, vierge, qui supporta, depuis son plus jeune âge, une longue et cruelle maladie, avec une patience inaltérable, mettant toute sa confiance en Dieu.
10*.         À Arezzo, également en Toscane, l’an 1319, la bienheureuse Justine Francucci Bezzoli, vierge, moniale bénédictine, qui termina sa vie en recluse.
11*.         À Recineto dans les Marches, l’an 1335, le bienheureux Jérôme Gherarducci, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui s’employa à procurer au peuple la concorde et la paix.
12. À Guiyang dans la province chinoise de Guangxi, en 1815, saint Joseph Zhang Dapeng, martyr. Quand il eut reçu la lumière de la foi et tout juste baptisé, il ouvrit sa maison aux missionnaires et aux catéchistes, secourut de toutes les manières les pauvres, les malades, les enfants, et à la fin, dénoncé par un cousin, il fut jeté en prison et étranglé.
13*.         À Cracovie en Pologne, l’an 1922, la bienheureuse Angèle Salawa, vierge du Tiers-Ordre de Saint-François, qui travailla toute sa vie comme domestique, vivant humblement parmi les servantes, et mourut dans une extrême pauvreté.
14.         À San Remo en Ligurie, l’an 1940, Saint Louis Orione, prêtre, qui fonda la Petite Œuvre de la divine Providence, pour le bien des jeunes et de tous les abandonnés.

Le 13 mars

1.         À Nicomédie en Bithynie, les saints martyrs Macédonius, prêtre, Patricia, son épouse, et Modeste, sa fille.
2.         À Hermopolis en Égypte, vers 303, saint Sabin, martyr, qui fut cruellement torturé et enfin jeté dans le fleuve.
3.         En Perse, l’an 559, sainte Christine, martyre, qui aurait été frappée de verges jusqu’à la mort, sous le roi des Perses Chosroès Ier.
4*.         À Poitiers, vers 564, saint Pient, évêque, qui aida sainte Radegonde à bâtir son monastère.
5.         À Séville en Espagne, vers 600, saint Léandre, évêque, frère des saints Isidore, Fulgence et Florentine. Par sa prédication et son activité pastorale, il fit passer de l’hérésie arienne à la foi catholique le peuple des Wisigoths, avec l’aide de leur roi Reccarède.
6*.         Au monastère de Novalèse dans la vallée de Suse, au pied du Montcenis, vers 840, saint Eldrade, abbé, qui fut zélé pour le culte divin, institua la louange permanente des psaumes et prit soin de faire construire de nouvelles églises.
7. À Cordoue en Andalousie, l’an 857, la passion des saints martyrs Rodrigue et Salomon. Le premier, qui était prêtre, refusa de croire que Mahomet était vraiment un prophète envoyé par le Tout-puissant et fut jeté en prison, où il tomba sur Salomon, qui avait adhéré un moment à l’islam. Tous deux donnèrent une fin glorieuse, par la décapitation, au parcours de leur combat.
8*.         À Camerino dans les Marches, en 868, saint Ansovin, évêque.
9*.         Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1208, le bienheureux Pierre II, abbé.
10*. À Oxford en Angleterre, le bienheureux Agnel de Pise, qui fut envoyé par saint François en France, puis en Angleterre, où il établit l’Ordre des Mineurs et promut les sciences sacrées.
11*.         À Ernée dans le Maine, en 1794, la bienheureuse Françoise Tréhet, vierge, Sœur de la Charité. Elle se dévoua avec tout son zèle à enseigner les enfants et à soigner les malades et, au temps de la Révolution française, parce qu’elle avait refusé le serment à la Constitution civile du clergé et qu’elle avait donné asile à des prêtres, elle fut condamnée à mort et aussitôt guillotinée.
**        Au Brésil, en 1992, la bienheureuse Dulce Lopes Pontes de Souza Brito, (le Bon Ange de la Bahia) religieuse des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée Conception (béatifiée le 22 mai 2011 par Benoît XVI)

Le 14 mars

1.         À Pydna en Macédoine, vers 309, saint Alexandre, martyr.
2.        À Milan, au Ve siècle, saint Lazare, évêque.
3.         À Chartres, vers 557, saint Lubin, évêque.
4.         À Quedlinbourg en Saxe, l’an 968, sainte Mathilde. Épouse très fidèle d’Henri, roi de Prusse, remarquable par son humilité et sa patience, elle fut très généreuse pour soulager les pauvres et construire des asiles de vieillards et plusieurs monastères. Dépouillée de ses biens par sa fille, elle se retira au monastère de Quedlinbourg pour achever sa vie dans la prière et la pénitence.
5*. Dans la région de Fulda en Allemagne, l’an 1107, sainte Pauline, religieuse.
6*. À Liège en Belgique, vers 1205, la bienheureuse Ève de Mont-Cornillon, recluse près du couvent de Saint-Martin. Avec sainte Julienne prieure de ce couvent, elle mit tout en œuvre pour que le pape Urbain IV institue la solennité du Corps du Christ.
7*.         À Palerme en Sicile, l’an 1888, le bienheureux Jacques Cusmano, prêtre, qui montra un amour éclatant pour les pauvres et les malades et fonda l’Institut des Missionnaires servants et servantes des pauvres.

Le 15 mars

1.         À Parium dans l’Hellespont, saint Ménigne, foulon, qui souffrit, dit-on, sous l’empereur Dèce, vers 250.
2.         À Rome, en 752, saint Zacharie, pape. En contenant l’assaut des Lombards, en indiquant aux Francs la bonne succession au trône, en soutenant l’action missionnaire de saint Boniface en Germanie et en poursuivant l’entente avec les Grecs, il gouverna l’Église de Dieu avec une extrême vigilance et prudence.
3.         À Cordoue en Andalousie, l’an 859, sainte Léocritie, vierge et martyre. Née dans une famille maure, elle se convertit toute jeune en cachette à la foi du Christ et, arrêtée avec saint Euloge, qu’on accusa de l’avoir séduite et enlevée, elle fut décapitée quatre jours après lui.
4*.         Près de Burgos en Castille, l’an 1086, saint Sisebut, abbé de Cardegna.
5*.         À York en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Guillaume Hart, prêtre et martyr. Ordonné au collège anglais de Rome, il revint en Angleterre et fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait persuadé deux anglicans de revenir à la foi catholique. Il fut ensuite pendu et éventré.
6.         À Paris, en 1660, sainte Louise de Marillac, veuve, qui sans négliger l’éducation de son fils, fonda les Filles de la Charité, sous la direction de saint Vincent de Paul, et forma par son exemple ses compagnes au soin des malades, à l’instruction religieuse des enfants pauvres, mais surtout à la prière et à la confiance dans le Seigneur.
7.         À Vienne en Autriche, l’an 1820, saint Clément-Marie Hofbauer, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, qui travailla de manière admirable à la propagation de la foi dans des contrées lointaines, et à faire revivre l’esprit religieux chez les prêtres. Célèbre par son intelligence comme par ses vertus, il poussa un certain nombre d’hommes distingués dans les sciences et les arts à revenir à l’Église.
8*.         À Przemmysl en Pologne, l’an 1948, le bienheureux Jean-Adambert Balicki, prêtre ; qui accomplit un ministère diversifié envers tout le peuple de Dieu, en apportant un soin particulier à prêcher l’Évangile et à venir en aide aux jeunes filles perdues.
9*.         À Viedma en Argentine, l’an 1951, le bienheureux Artémis Zatti, religieux salésien. Poussé par un zèle missionnaire, il partit pour les détroits de Patagonie et, durant toute sa vie, vint-en aide dans les hôpitaux de cette ville, aux besoins des pauvres, avec beaucoup de grandeur d’âme, de patience et d’humilité.

Le 16 mars

1.         À Aquilée en Vénétie, les saints martyrs Hilaire, évêque, et Tatien.
2.         À Séleucie en Perse au IVe siècle, saint Papas, martyr. Originaire de Lycaonie, pour avoir confessé la foi dans le Christ, il subit divers supplices et fut, dit-on, pendu à un arbre.
3.         À Anazarbe en Cilicie, au IVe siècle, saint Julien, martyr. Sous le préfet Marcien, il fut longtemps torturé ; à la fin on l’enferma dans un sac avec des serpents et on le jeta à la mer.
4*.         En Flandre, vers 680, Sainte Eusébie ou Ysoie, abbesse. Après la mort de son père, saint Adalbald, elle accompagna sa mère, sainte Rictrude, dans la vie monastique à Marchiennes, puis fut élue, à douze ans, pour succéder à sa tante, sainte Gertrude, à la tête du couvent de Hamage.
5.         À l’abbaye de Deutz en Allemagne, l’an 1021, le trépas de saint Héribert, évêque. Chancelier de l’empereur Othon III, élu malgré lui au siège épiscopal de Cologne, sans plus tarder, il se dévoua à son clergé et à son peuple, donnant l’exemple des vertus dont il recommandait la pratique dans sa prédication. Il acheva sa course dans le monastère qu’il avait fondé.
6*.         À Vicence en Vénétie, l’an 1181, le bienheureux Jean de Sordi ou Cacciafronte, évêque et martyr. D’abord abbé de Saint-Laurent à Crémone, il fut exilé à cause de sa fidélité au pape ; élu évêque de Mantoue, puis transféré au siège de Vicence, il fut assassiné par un malheureux qu’il avait excommunié pour défendre la liberté de l’Église.
7*.         À York en Angleterre, l’an 1589, les bienheureux Jean Amias et Robert Dalby, prêtres et martyrs, qui furent condamnés à mort à cause uniquement de leur qualité de prêtres, sous la reine Élisabeth Ière, et allèrent joyeux au gibet où ils devaient être pendus.
8.         Chez les Hurons au Canada, en 1649, la passion de saint Jean de Brébeuf, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui fut envoyé de France dans la mission chez les Hurons et, après bien des travaux apostoliques, fut massacré par quelques païens du lieu et succomba pour le Christ, ayant fait le vœu de ne jamais fuir l’occasion du martyre. Sa mémoire est célébrée avec ses compagnons le 19 octobre.

Le 17 mars

1.         Mémoire de saint Patrice (Patrick), évêque. Né en Grande Bretagne, il fut capturé par des pirates irlandais. Ayant retrouvé sa liberté, il voulut entrer dans le clergé et retourna en Irlande, décidé à consacrer sa vie à l’évangélisation de l’île. Ordonné évêque, il s’employa avec adresse et succès à faire connaître le Christ, en s’adaptant aux conditions sociales et politiques du pays et il organisa solidement l’Église, jusqu’à sa mort à Dunum (Down), en 461.
2.         Commémoraison d’un grand nombre de martyrs à Alexandrie. Au temps de l’empereur Théodose, vers l’an 352, alors que le nombre des chrétiens augmentait, ils furent arrêtés par des adorateurs de Sérapis et, comme ils refusaient avec fermeté d’adorer cette idole, ils furent cruellement massacrés.
3.         À Chalon-sur-Saône, l’an 580, saint Agricole, évêque, qui gouverna cette Église pendant près de cinquante ans et souscrivit à divers conciles.
4.         À Nivelles en Brabant, l’an 659, sainte Gertrude, abbesse. Née dans un lignage illustre, elle reçut de l’évêque saint Amand le voile des vierges et gouverna avec sagesse le monastère que sa mère avait fondé et où elle vivait en moniale. Assidue à la lecture des saintes Écritures, elle se consuma dans l’austérité des veilles et de l’abstinence.
5.         Dans l’île de Chypre, vers 770, saint Paul, moine, qui prit la défense du culte des saintes images et fut, pour cela, jeté dans les flammes.
6.         Près de Bari dans les Pouilles, l’an 1620, le bienheureux Conrad, qui vécut d’abord en ermite en Palestine, puis établit sa demeure dans cette région dans une misérable grotte jusqu’à sa mort.
7.         À Olomuc en Moravie, l’an 1620, saint Jean Sarkander, prêtre et martyr. Curé d’Holesov, il refusa de trahir le secret de la confession et fut, pour cela, soumis au supplice de la roue. Respirant encore, il fut jeté en prison et mourut au bout d’un mois.
8.         Chez les Hurons au Canada, en 1649, la passion de saint Gabriel Lalemant, prêtre de la Compagnie de Jésus. Avec toute la vigueur de son zèle, il répandit la connaissance de Dieu dans ce peuple, et dans sa propre langue, jusqu’au jour où des ennemis, adorateurs d’idoles, le traînèrent aux supplices les plus cruels.
9*.         À Malage en Andalousie, l’an 1905, le bienheureux Jean-Népomucène Zegri y Moreno, prêtre, qui fonda la Congrégation des Sœurs de la Charité de Notre-Dame-de-la-Merci.
**        A Rio de Janeiro au Brésil, en 1873, la bienheureuse Maria Barbara Maix religieuse autrichienne Fondatrice des Sœurs du Cœur Immaculé de Marie. (béatifiée le 6 novembre 2010 par Benoît XVI)

Le 18 mars

1.         Mémoire de saint Cyrille, évêque de Jérusalem et docteur de l’Église. Il dut souffrir de la part des ariens bien des injures et fut souvent chassé de son siège. Il sut néanmoins exposer admirablement aux fidèles, par ses discours et sa catéchèse, la doctrine orthodoxe, les saintes Écritures et les mystères sacrés. Il mourut en paix, l’an 386.
2.         Commémoraison de saint Alexandre, évêque de Jérusalem et martyr, vers 250. De Cappadoce où il était évêque, il vint à Jérusalem et reçut la charge pastorale de la Ville sainte. Il y fonda une riche bibliothèque et ouvrit une école de théologie. Enfin, à la suite des édits de persécution de Dèce, il fut jeté en prison à Césarée de Palestine. Couronné de cheveux blancs, dans une vénérable vieillesse, il rendit un glorieux témoignage et mourut dans les chaînes.
3.         À Lucques en Toscane, vers 688, saint Frigdien, évêque. Originaire d’Irlande, il se fixa dans cette ville et fut choisi pour gouverner l’Église locale. Il réunit son clergé dans un monastère ; pour le bien du peuple, il détourna le cours de l’Arno, gagnant ainsi un territoire fertile, et il convertit à la foi catholique les Lombards qui s’étaient introduits dans le pays.
4.         À Tours, vers 693, saint Léobard, qui vécut en reclus dans une cellule proche de Marmoutier, avec l’éclat d’une abstinence et d’une humilité admirables.
5.         À Saragosse en Espagne, l’an 651, saint Braulion, évêque. Ami intime de saint Isidore, il lui apporta son concours pour établir dans toute l’Église d’Espagne une discipline uniforme, et joua un grand rôle dans les conciles tenus de son temps, par son éloquence et sa science.
6.         Près de Wareham en Angleterre, l’an 978, la passion de saint Édouard, roi d’Angleterre. Encore adolescent il fut poignardé par un domestique de sa belle-mère, qui l’avait attiré dans un guet-apens.
7.         À Mantoue en Lombardie, l’an 1086, le trépas de saint Anselme, évêque de Lucques. D’une grande fidélité au siège de Rome dans la querelle des investitures, il remit entre les mains du pape Grégoire VII l’anneau et la crosse qu’il avait reçus à contrecœur de l’empereur Henri IV. Expulsé de son siège par ses chanoines, qui refusaient de vivre en communauté, il fut envoyé par le pape comme légat en Lombardie et lui apporta une aide vigoureuse.
8.         À Cagliari en Sardaigne, l’an 1507, saint Salvator de Horta, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui devint un humble instrument du Christ pour le salut des corps et des âmes.
9*.         À Lancastre en Angleterre, l’’an 1616, les bienheureux martyrs Jean Thules, prêtre, et Roger Wrenno, originaires du même comté, qui, sous le roi Jacques Ier, furent pendus pour leur fidélité à l’Église catholique.
10*.         Au couvent de Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, l’an 1883, la bienheureuse Marthe (Aimée Le Bouteiller), vierge, des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde, qui, comptant entièrement sur Dieu, occupa pendant quarante ans humblement les tâches de cuisinière et de jardinière.
**.         A Florence, en 1925, la bienheureuse Celestina della Madre di Dio (Maria Anna Donati), elle fonda la Congrégation des Filles pauvres de Saint Joseph de Calasanz. (béatifiée par Benoit XVI le 30 mars 2008)

Le 19 mars

1.         Solennité de saint Joseph, époux de la bienheureuse Vierge Marie. Il fut l’homme juste, issu de la famille de David, qui a servi de père au Fils de Dieu, le Christ Jésus, qui a voulu être appelé fils de Joseph et lui a été soumis comme un fils à son père. L’Église vénère d’une manière toute spéciale le patron que le Seigneur a établi sur toute sa famille.
2.         Commémoraison de saint Jean, abbé de Parrano, au diocèse de Spolète en Ombrie, au VIe siècle. Originaire de Syrie, il fut pendant plus de quarante ans le père d’un grand nombre de serviteurs de Dieu.
3*.         À Pavie en Lombardie, l’an 1244, le bienheureux Isnard de Chiampo, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui fonda dans cette ville un couvent de son Ordre.
4*.         À Sienne en Toscane, l’an 1251, le bienheureux André Gallerani, qui visita avec soin et consola les malades et les affligés. Il rassembla aussi les Frères de la Miséricorde, des laïcs sans vœux, qui devaient servir les pauvres et les malades.
5*.         À Camerino dans les Marches, en 1289, le bienheureux Jean Buralli de Parme, prêtre de l’Ordre des Mineurs, que le pape Innocent IV envoya comme légat chez les Grecs, pour rétablir leur communion avec les Latins.
6*.         À Pavie en Lombardie, l’an 1367, la bienheureuse Sibylline Biscossi, vierge, sœur de la Pénitence de Saint Dominique. Privée de la vue à l’âge de douze ans, elle vécut soixante-cinq ans en recluse près de l’église des Prêcheurs, éclairant d’une lumière intérieure des visiteurs de plus en plus nombreux qui avaient recours à elle.
7*.         À Vicence en Vénétie, l’an 1496, le bienheureux Marc de Montegallo, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fut le créateur des “Mont-de-piété”, œuvre destinée à remédier aux misères des pauvres.
8*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Narcisse Turchan, prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs et martyr, qui fut déporté à cause de sa foi quand la Pologne fut soumise au régime nazi, et succomba aux tourments du camp.
9*.         Au camp de concentration de Mauthausen en Autriche, l’an 1945, le bienheureux Marcel Callo, martyr. Jeune ouvrier de Rennes requis en Allemagne, pendant la guerre, au titre du service de travail obligatoire, puis interné, il réconfortait par sa foi ardente, ses codétenus à bout de forces à cause des travaux pénibles, et fut pour cela réduit à la mort.

Le 20 mars

1.         Commémoraison de saint Archippe, compagnon de combat de l’Apôtre saint Paul, qui fait mention de lui dans ses lettres à Philémon et aux Colossiens.
2.         À Antioche de Syrie, les saints martyrs Paul, Cyrille et d’autres.
3*.         À Metz, vers 450, saint Urbice, évêque.
4*.         À Braga au Portugal, vers 679, saint Martin, évêque. Natif de Pannonie, il reçut d’abord le siège de Dume, puis celui de Braga. Grâce à son zèle et à sa prédication, le peuple suève abandonna l’hérésie arienne et embrassa la foi catholique.
5.         Dans l’île de Farne en Northumbrie d’Angleterre, l’an 687, le trépas de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne. Il montra dans son ministère pastoral le même empressement qu’auparavant au monastère et en ermitage. Il sut harmoniser pacifiquement les austérités et la manière de vivre des Celtes avec les coutumes romaines, et termina sa vie dans son ermitage insulaire.
6.         Au monastère de Fontenelle, vers 700, la mise au tombeau de saint Vulfran. Moine élu évêque de Sens, il entreprit, après quelques années, de porter l’annonce de l’Évangile au peuple de la Frise et, revenu au monastère de Fontenelle, il y termina ses jours.
7.         Commémoraison de saint Nicétas, évêque d’Apollonie en Macédoine, qui fut plusieurs fois exilé par l’empereur Léon l’Arménien à cause du culte des saintes images et mourut loin des siens en 733.
8.         Dans la laure de Saint-Sabas en Palestine, l’an 797, la passion de saints moines au nombre de vingt, étouffés par la fumée dans l’église de la Mère de Dieu, lors d’une incursion des Sarrasins.
9*.         À Sienne en Toscane, l’an 1287, le bienheureux Ambroise Sansedoni, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, disciple de saint Albert le Grand, savant en doctrine et en prédication, et néanmoins simple envers tous.
10.         À Prague en Bohème, l’an 1393, saint Jean Népomucène, prêtre et martyr. Pour la défense des droits de l’Église, il reçut des outrages nombreux du roi Wenceslas IV, fut exposé à divers supplices et tortures, et enfin jeté d’un pont dans la Moldava.
11*.         À Mantoue en Lombardie, l’an 1516, le bienheureux Baptiste Spagnoli, prêtre de l’Ordre des Carmes, qui amena la paix entre des princes et travailla à la réforme de son Ordre, dont il fut nommé général malgré lui, charge qu’il dut accepter par ordre du pape Léon X.
12*.         À Florence en Toscane, l’an 1019, le bienheureux Hippolyte Galantini, fondateur de la Confrérie de la Doctrine chrétienne, qui déploya une excellente activité pour enseigner les rudiments de la religion aux enfants et aux simples.
13*.         À Ernée dans le Maine, en 1794, la bienheureuse Jeanne Véron, vierge. Avec la bienheureuse Françoise Tréhet, elle faisait la classe et soignait les malades, lorsque, sous la Révolution française, elle fut accusée d’avoir refusé les serments prescrits et d’avoir caché des prêtres. Malade, elle fut portée en fauteuil jusqu’à la guillotine.
14*.         À Tarragone en Espagne, l’an 1872, le bienheureux François de Jésus-Marie-Joseph (François Palau y Quer), prêtre de l’Ordre des Carmes déchaux, qui fonda deux instituts de sœurs carmélites missionnaires, endura dans son ministère de graves persécutions, fut relégué, à la suite d’accusations fausses, dans l’île d’Ibiza, et mourut abandonné de tous.
15.         À Bilbao au Pays basque espagnol, en 1912, sainte Marie du Cœur de Jésus (Marie-Josèphe de Sancho de Guerra), vierge, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Jésus, auxquelles elle inculqua surtout la charité pour soigner les malades et les pauvres.
16*.         À Lwow en Ukraine, l’an 1923, le saint Joseph Bilczewski, évêque chargé des Latins, qui travailla avec un grand soin à la formation morale et spirituelle du clergé et du peuple et, pendant la Première Guerre mondiale, vint en aide de toutes les manières aux besoins des pauvres et des indigents.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org