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MARTYROLOGE DU 21 AU 31 JANVIER

Le 21 janvier

1.        Mémoire de sainte Agnès, vierge et martyre. Au début du IVe siècle, encore jeune fille, elle offrit à Rome le témoignage suprême de la foi et consacra par le martyre la marque de sa chasteté ; car elle triompha tout ensemble et de son jeune âge et du tyran, elle acquit l’admiration générale des peuples et emporta une gloire encore plus grande auprès de Dieu. Elle fut mise au tombeau en ce jour sur la voie Nomentane. 
2.         Commémoraison de saint Publius, évêque des Athéniens au IIe siècle, qui rendit au Christ le témoignage du martyre. 
3.         À Tarragone en Espagne, l’an 259, la passion des saints martyrs Fructueux, évêque, Augure et Euloge, diacres. Dans la persécution des empereurs Valérien et Gallien, après leur confession de foi devant le gouverneur, ils furent conduits à l’amphithéâtre, où l’évêque, en présence des fidèles, pria à haute voix pour l’Église catholique répandue dans la paix de l’Orient à l’Occident ; enfin précipités dans les flammes, et priants à genoux, ils achevèrent leur martyre.
4.         À Troyes, au IIIe siècle, saint Patrocle ou Parre, martyr. 
5.         À Pavie en Ligurie, l’an 496, saint Épiphane, évêque. Au temps des invasions barbares, il se préoccupa avec le plus grand zèle de réconcilier les peuples, de racheter les captifs, de reconstruire la cité elle-même détruite. 
6.         Près du lac de Zurich en Suisse, vers 864, saint Meinrad, prêtre, qui mena d’abord la vie de cénobite, puis celle d’ermite, et fut massacré par des brigands à qui il avait donné l’hospitalité. 
7*.         Au mont Mercure en Lucanie, vers 950, saint Zacharie, ermite, qui fut le maître de vie monastique de saint Nil.
8*.         À Londres, en 1586, les bienheureux martyrs Édouard Stransham et Nicolas Wheeler, prêtres, condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière à cause de leur sacerdoce et conduits aux supplices du gibet à Tyburn. 
8.         À Londres également, en 1696, saint Alban Roe, bénédictin, et le bienheureux Thomas Green, prêtres et martyrs. Sous le roi Charles Ier, l’un après dix-sept ans, l’autre après quatorze ans passés en prison, et tous deux d’un âge déjà avancé, furent ensemble pendus pour le Christ au gibet de Tyburn. 
10*.         Au monastère de Beniganim dans la région de Valence en Espagne, l’an 1696, la bienheureuse Iñès [Agnès] (Joseph-Marie de Saint-Agnès), vierge moniale de l’Ordre des Augustines déchaussées, qui cherchait toujours la dernière place. 
11*.         À Laval, en 1794, les bienheureux Jean-Baptiste Curpin du Cormier et treize compagnons, prêtres et martyrs. Sous la Révolution française, sur leur refus de prêter serment à la Constitution civile du Clergé, ils furent guillotinés.
11.         À Taegu en Corée, l’an 1867, saint Jean Yi Yun-il, martyr. Père de famille, paysan et catéchiste, malgré les coups de verge et les membres déboités, il demeura ferme dans la foi chrétienne, et obtint le martyre en acceptant de grand cœur la décapitation. Il fut la dernière victime de la grande persécution dans ce pays.

Le 22 janvier

1.        Mémoire de saint Vincent, diacre de Saragosse et martyr. Dans la persécution de Dioclétien, en 304, avec son évêque saint Valère, il fut conduit à Valence, et là, après avoir subi la prison, la faim, le chevalet, des plaques brûlantes, il s’envola au ciel, vainqueur, pour recevoir la couronne du martyre. 
2.         On commémore aussi saint Valère, évêque de Saragosse qui prit part au premier Concile d’Elvire et, conduit à Valence avec saint Vincent, fut condamné à l’exil. 
3.         À Novare en Ligurie, avant 418, saint Gaudence, qui est tenu pour le premier évêque de ce siège. 
4.         À Bethsaloé en Perse, l’an 628, la passion de saint Anastase, moine et martyr. Après de nombreux tourments qu’il avait endurés à Césarée de Palestine, il fut encore éprouvé par les nombreux supplices que lui infligea le roi des Perses Chosroès. Il fut enfin étranglé près du fleuve, après soixante-dix compagnons, et décapité. 
5*.         Au monastère de Romans, près de l’Isère, dans les Alpes, en 844, la mise au tombeau de saint Barnard, évêque de Vienne. Après avoir quitté la cour et les armées de Charlemagne pour la milice du Christ, il distribua aux pauvres les biens reçus en héritage et construisit deux monastères, à Ambournay d’abord, puis, devenu évêque, dans son diocèse, à Romans, où il mourut. 
6.         À Sore dans le Latium, en 1034, saint Dominique, abbé, qui construisit des monastères dans diverses régions d’Italie et en remit d’autres, par son esprit de réforme, dans une vie régulière.
7*.         À Pise en Toscane, l’an 1431, la bienheureuse Marie Mancini. Deux fois veuve, ayant perdu tous ses enfants, elle institua, avec les encouragements de sainte Catherine de Sienne, la vie commune au monastère de Saint-Dominique qu’elle dirigea pendant dix ans. 
8*.         À Côme en Lombardie, l’an 1459, le bienheureux Antoine della Chiesa, prêtre dominicain, qui rétablit la vie régulière dans un certain nombre de couvents de son Ordre, recherchant avec indulgence la fragilité humaine et la corrigeant avec fermeté. 
9*.         À Londres, en 1592, le bienheureux Guillaume Patenson, prêtre et martyr. Sous la reine Élisabeth Ière, il fut condamné à mort à cause de son sacerdoce ; en prison, il réconcilia avec l’Église catholique six de ses codétenus et il acheva son martyre à Tyburn par la pendaison et le démembrement. 
10.         Au Tonkin, en 1745, les saints martyrs François Gil de Federich et Matthieu Alonso de Leziniano, prêtres dominicains. Sous le règne de Trinh Doanh, après avoir prêché l’Évangile sans discontinuer et même dans les chaînes, ils furent frappés du sabre, allant glorieusement à la mort pour le Christ. 
11.         À Rome en 1850, saint Vincent Palloti, prêtre, fondateur de la Société de l’Apostolat catholique, qui stimula, par ses écrits et ses œuvres, la vocation de tous ceux qui sont baptisés dans le Christ à travailler activement en faveur de l’Église. 
12*.         À Bordeaux, en 1850, le bienheureux Guillaume Chaminade, prêtre. À l’époque de la Révolution française, il exerça longtemps son zèle en cachette avec audace, il eut à cœur de rassembler les fidèles laïcs pour honorer la bienheureuse Vierge Marie et agir en faveur des missions étrangères et, pour cela, il fonda la Société de Marie et l’Institut des Filles de Marie Immaculée. 
13*.         À Junin dans les Andes en Argentine, en 1904, la bienheureuse Laure Vicuña, vierge. Née à Santiago du Chili, élève dans l’Institut de Marie Auxiliatrice, elle offrit à Dieu sa vie à quinze ans pour la conversion de sa mère. 
14*.         À Castelletto del Garda aux confins de la Vénétie, en 1922, le bienheureux Joseph Nascimbeni, prêtre, fondateur de l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille. 
15*.         À Vienne en Autriche, l’an 1931, le bienheureux Ladislas Batthyany-Stratmamn. Père de famille, il fut par sa vie et son action, un témoin de l’Évangile, aussi bien en famille que dans la société. Médecin, il fit honneur à son art et montra une grande charité en assistant les malades, pour qui il fonda des hôpitaux, où il n’accueillait que les pauvres et les indigents.

Le 23 janvier

1.         À Césarée de Maurétanie, en 303 ou 305, les saints martyrs Sévérien et Aquila, époux, jetés dans les flammes pendant la persécution de Dioclétien.
2.         À Rome, au cimetière majeur sur la voie Nomentane, sainte Émérentienne, martyre.
3.         À Ancyre en Galatie, les saints martyrs Clément, évêque, et Agathange. 
4*.         À Teano en Campanie, commémoraison de saint Amasius, évêque, vers 356.
5.         À Tolède en Espagne, vers 607, saint Ildefonse, évêque. Moine et supérieur de son couvent, il fut élu évêque et écrivit de nombreux ouvrages dans un style très élégant et honora la bienheureuse Marie Mère de Dieu et toujours Vierge avec un admirable zèle de dévotion. 
6*.         À Dompierre sur le territoire de Besançon, au IXe siècle, saint Mainbœuf. Irlandais d’origine, il se fit pèlerin et ermite et fut, dit-on, tué par des brigands. 
7.         À Séoul en Corée, l’an 1840, saint André Chong (Tyong) Hwa-gyong, catéchiste et martyr. Il prêta son aide à l’évêque saint Laurent Imbert, fit de sa maison le refuge des chrétiens, et pour cela fut souvent battu de coups et enfin étranglé en prison.

Le 24 janvier

1.        Mémoire de saint François de Sales, évêque de Genève et docteur de l’Église. Vrai pasteur d’âmes, il amena à la communion catholique un grand nombre de frères qui en étaient séparés, il enseigna aux chrétiens par ses écrits la dévotion et l’amour de Dieu et, avec sainte Jeanne de Chantal, il fonda l’Ordre de la Visitation. Alors qu’il demeurait à Lyon dans l’humilité, il rendit son âme à Dieu le 28 décembre 1622 et fut mis au tombeau en ce jour à Annecy en 1623. 
2.        À Foligno en Ombrie, saint Félicien, qui est tenu pour le premier évêque de cette région. 
3.         Au pays de Troyes, saint Sabinien, martyr. 
4.         À Antioche de Syrie, l’an 250, la passion de saint Babylas, évêque. Durant la persécution de Dèce, il glorifia Dieu à plusieurs reprises par ses souffrances et ses tourments, puis termina sa noble vie dans les fers, avec lesquels il voulut que son corps fût enseveli. Avec lui, dit-on, souffrirent aussi trois enfants, savoir : Urbain, Prilidien et Épolone, qu’il avait formés dans la foi du Christ. 
5.         À Cingoli dans le Picenum, au Ve siècle, saint Exupérance, évêque. 
6*.         À Binaco dans le Piémont, en 1515, la bienheureuse Paule Gambara Costa, veuve. Membre du Tiers-Ordre de Saint François, elle supporta avec patience un mari violent, le conduisit à la conversion et exerça toujours de manière remarquable la charité envers les pauvres. 
7*.         À Londres, en 1679, les bienheureux Guillaume Ireland, prêtre jésuite, et Jean Grove, son domestique. Accusés faussement du crime de trahison sous le roi Charles II, ils subirent le martyre pour le Christ à Tyburn. 
8*.         À Sainville dans le pays chartrain, en 1744, la bienheureuse Marie Poussepin, vierge. Pour venir en aide aux pasteurs d’âmes, pour la formation des jeunes filles et les secours à porter aux pauvres et aux malades, elle fonda la Congrégation des Sœurs dominicaines de la Présentation de la Sainte Vierge. 
9*.         À Pratulin dans la région de Siedlce en Pologne, l’an 1874, les bienheureux martyrs Vincent Lewoniuk et douze compagnons, qui ne se laissèrent ébranler ni par les menaces ni par les séductions, ne voulurent pas se séparer de l’Église catholique et enfin, après avoir refusé de livrer les clés de l’église paroissiale, furent tués ou blessés à mort, sans défense.
10*.         À Rome, en 1948, le bienheureux Timothée Giaccardo, prêtre. Membre de la Pieuse Société de Saint-Paul, il forma un grand nombre de disciples pour l’annonce de l’Évangile dans le monde en utilisant les moyens opportuns de communication sociale.

Le 25 janvier

1.        Fête de la Conversion de saint Paul, Apôtre. Quand il faisait route vers Damas, animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur, Jésus en personne se révéla à lui dans sa gloire et le choisit pour que, rempli de l’Esprit Saint, il annonce parmi les nations l’Évangile du salut, en souffrant beaucoup pour le nom du Christ.
2.         Commémoraison de saint Ananie, le disciple du Seigneur qui baptisa, à Damas, Paul après sa conversion. 
3*.         À Pouzzoles en Campanie, saint Arthème, martyr.
4.         À Carthage, saint Agilée, martyr. Saint Augustin prononça un sermon sur lui au peuple, dans sa basilique au jour de sa fête. 
5.         À Naziance en Cappadoce, l’an 379, la naissance au ciel de saint Grégoire, évêque, dont la mémoire a lieu le 2 janvier. 
6.         Commémoraison de saint Bretannion, évêque de Tomes en Scythie, au IVe siècle, qui brilla par sa sainteté admirable et son zèle pour la foi catholique, sous l’empereur arien Valens auquel il opposa une énergique résistance. 
7.         À Tabenne en Thébaïde, au IVe siècle, saint Palémon, anachorète, entièrement donné à la prière et à des austérités continues. Il fut le maître de saint Pacôme. 
8. Chez les Arvernes, en 676, les saints Prix, évêque, et Amarin, homme de Dieu, qui furent tous deux mis à mort par les chefs de la cité. 
9.         À Marchiennes en Flandre, l’an 1048, saint Poppon, abbé de Stavelot et de Malmédy, qui répandit l’observance de Cluny dans beaucoup de monastères de Lotharingie. 
10*.         À Ulm en Souabe, l’an 1366, le bienheureux Henri Seuze, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs qui supporta avec patience des désagréments et des peines sans nombre, composa un traité sur la Sagesse éternelle et prêcha continuellement le nom de Jésus. 
11*.         À Amandola dans les Marches, en 1450, le bienheureux Antoine Migliorat, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint Augustin. 
12*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1495, la bienheureuse Archangèle Girlani, vierge, de l’Ordre du Carmel, prieure du couvent de Parme et fondatrice de celui de Mantoue. 
13*.         À Tortosa en Espagne, l’an 1909, le bienheureux Emmanuel Domingo y Sol, prêtre, qui fonda la Société des Prêtres ouvriers pour favoriser les vocations sacerdotales. 
14*.         À Alessandria dans le Piémont, en 1944, la bienheureuse Marie-Antonie (Thérèse Grillo), religieuse. Devenue veuve, elle prit à cœur les besoins des pauvres et, après avoir vendu tout ce qu’elle avait, fonda la Congrégation des Filles de la Providence. 
15*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Antoine Swiadek, prêtre de Gniezno et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Pologne était soumise au régime nazi, il fut arrêté, pour avoir défendu la foi, et mourut des sévices subis en déportation.

Le 26 janvier

1.        Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques. Disciples de l’apôtre saint Paul, ils furent ses collaborateurs d’apostolat et dirigèrent, l’un l’Église d’Éphèse, l’autre celle de Crête. Les trois lettres qui leur sont adressées fournissent de sages avertissements sur la formation des pasteurs et des fidèles. 
2.         À Hippone en Numidie, vers 257, saint Théogène, martyr, dont parle saint Augustin dans un sermon. 
3.         À Bethléem de Juda, en 404, la dormition de sainte Paule, veuve. D’une très noble famille de sénateurs romains, elle renonça au monde, distribua aux pauvres toutes ses richesses et, avec sa fille Eustochium, bienheureuse vierge du Christ, elle se retira auprès de la crèche du Seigneur. 
4*.         À Jérusalem, au Ve siècle, les saints Xénophon, Marie et leurs enfants Jean et Arcada. On rapporte d’eux qu’ils se défirent de la dignité sénatoriale et de leurs immenses possessions et que, d’une égale ardeur, ils firent profession de vie monastique dans la Cité sainte.
5*.         À Cîteaux en Bourgogne, l’an 1109, saint Albéric, abbé. Il fut parmi les premiers moines de Molesmes à venir au Nouveau Monastère, dont il fut ensuite élu abbé et qu’il gouverna, en se signalant par son zèle en tout et son soin pour les institutions monastiques en véritable ami de la Règle et de ses frères. 
6*. À Nidaros en Norvège, l’an 1188, saint Augustin Erlandssön, évêque, qui développa avec un soin extrême l’Église qui lui fut confiée, et la défendit fortement contre les princes. 
7*.         À Angers, en 1794, la bienheureuse Marie de la Dive, veuve et martyre, qui, sous la Révolution française fut guillotinée à cause de sa fidélité à l’Église.
8*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1943, le bienheureux Michel Kozal, évêque auxiliaire de Wladislawe et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Pologne était soumise au régime nazi, il supporta, avec une patience invincible, pour la défense de la foi et la liberté de l’Église, trois ans de déportation jusqu’à la mort. 
**        En Chine, en 1976, le bienheureux Gabriele Maria Allegra, franciscain Italien, missionnaire traducteur de la bible en chinois et fondateur à Pékin de l’Institut Biblique et à Singapour de l’Institut de Sociologie.    (béatifié le 29 septembre 2012 par Benoît XVI)

Le 27 janvier

1.        Mémoire de sainte Angèle Merici, vierge. Elle prit d’abord l’habit du Tiers-Ordre de Saint François et elle réunit des jeunes filles pour les former aux œuvres de charité ; puis, sous le nom de saint Ursule, elle fonda un Ordre féminin, avec pour objectif de pratiquer la vie de perfection dans le monde et d’instruire les adolescentes dans les voies du Seigneur. Elle mourut, cinq ans après sa fondation, en 1540, à Brescia en Lombardie. 
2.         À Sora dans le Latium, saint Julien, martyr.
3.         Au Mans, saint Julien, qui est tenu pour le premier évêque de la ville, au IIIe siècle.
4*.         À Mariana en Corse, commémoraison de sainte Dévote, vierge et martyre.
5*.         Au pays de Sisteron, vers 650, saint Marius, abbé du monastère de Bodon.
6.         À Rome, près de Saint Pierre, en 672, la mise au tombeau de saint Vitalien, pape, qui veilla avec un zèle particulier au salut des Angles. 
7*. À Tournus en Bourgogne, l’an 1022, le trépas de saint Thierry, évêque d’Orléans, qui quitta cette vie en faisant route vers les tombes des Apôtres. 
8*.         À Chartres, en 1077, le trépas de saint Gilduin, diacre de Dol de Bretagne. Encore jeune homme, il fut élu évêque de Dol, mais il se rendit auprès du pape saint Grégoire VII pour repousser un tel honneur dont il se croyait indigne. En revenant de Rome, il fut saisi par la fièvre aux confins du pays chartrain et termina là son pèlerinage terrestre. 
9*.         À Thérouanne chez les Morins, en 1130, le bienheureux Jean, évêque. Il était chanoine régulier quand il reçut le siège de cette cité et pendant plus de trente ans il lutta contre les simoniaques et fonda huit monastères de moines et de chanoines réguliers. 
10*.         À Ripa San Vitale près de Côme en Lombardie, l’an 1217, le bienheureux Manfred Settala, prêtre et ermite.
11*.         À Angers, en 1794, la bienheureuse Rosalie du Verdier de la Sorinière, vierge du monastère du Calvaire de cette ville, et martyre. Sous la Révolution française, elle fut guillotinée en haine de la religion chrétienne. 
12.         Près de Mengo en Ouganda, l’an 1887, la passion de saint Jean-Marie, surnommé Muzei, c’est-à-dire Ancien, à cause de la maturité de son esprit. Familier du roi Mwenga, devenu chrétien, il ne voulut pas échapper à la persécution, mais il se présenta de lui-même devant le premier ministre du roi et fit sa profession de foi au Christ. Aussi tomba-t-il décapité, dernière victime de cette persécution. 
13.         À Gilet dans la région de Valence en Espagne, l’an 1896, saint Henri de Osso y Cervello, prêtre, qui fonda la Société de Sainte-Thérèse pour promouvoir la formation des jeunes filles. Par la suite, écarté de sa fondation, il passa les dernières années de sa vie dans le couvent des franciscains de la ville. 
14*.         À Kauna en Lituanie, l’an 1910, le bienheureux Georges Matulaitis, évêque de Vilna et ensuite délégué apostolique en Lituanie, qui fonda la Congrégation des Clercs de Marie et celle des Pauvres Sœurs de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.
**.        En Allemagne, en 1862, le bienheureux Paul Josef Nardini, prêtre diocésain, fondateur de la Congrégation des Sœurs Franciscaines de la Sainte-Famille. (béatifié le 22 octobre 2006 par Benoît XVI)

Le 28 janvier

1.        Mémoire de saint Thomas d’Aquin, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et docteur de l’Église. Doué des plus hautes qualités intellectuelles, il transmit aux autres, par ses prières et ses écrits, sa sagesse éminente. Appelé par le pape lui-même, le bienheureux Grégoire X, au deuxième Concile général de Lyon, il s’y rendait, quand il mourut au monastère de Fossanova dans le Latium, le 7 mars 1274 et, bien des années après, en 1369, son corps fut transféré à Toulouse en ce jour. 
2.         Au monastère de Réomé sur le territoire de Langres, vers 554, saint Jean, prêtre, tout dévoué à Dieu, qui rassembla des moines sous la Règle de saint Macaire. 
3.         Commémoraison de saint Jacques, ermite en Palestine au VIe siècle, qui se cacha longtemps dans un tombeau pour faire pénitence. 
4.         À Cuenca en Espagne, vers 1207, saint Julien, évêque. Second titulaire de la ville après sa reconquête sur les Maures, il fit l’admiration de tous, en distribuant aux pauvres tous les revenus de son évêché et en gagnant son pain par le travail de ses mains. 
5*.         Au monastère de Saint-Fridien près de Pise en Toscane, l’an 1224, le bienheureux Barthélemy Aiutamicristo, religieux de l’Ordre des Camaldules.
6*.         À Plévin en Bretagne, l’an 1684, le bienheureux Julien Maunoir, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui se consacra tout entier pendant quarante-deux ans aux missions dans les bourgs et les villes de la province. 
7.         À Maokou, dans la province chinoise de Guizhou, en 1858, les saints martyrs Agathe Lin Zhao, vierge, Jérôme Lu Tingmei et Laurent Wang Bing. Catéchistes, ils furent dénoncés comme chrétiens sous l’empereur Wenzongxian et enfin décapités. 
8.         À Daijiazhuang, dans la province de Shandong, en Chine, l’an 1908, saint Joseph Freinademetz, prêtre de la Société du Verbe divin, qui travailla sans relâche à l’œuvre de l’évangélisation de cette région. 
9*.         À Picassent dans la région de Valence en Espagne, l’an 1937, la bienheureuse Marie-Louise Montesimos Orduña, vierge et martyre. Membre de l’action catholique ouvrière, elle fut exécutée avec son père, ses trois frères et son oncle dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
10*.         Au camp de détention de Kharsk près de Tomsk en Sibérie, l’an 1952, la bienheureuse Olympie (Olga Bida), vierge, de la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, et martyre, qui supporta, pour l’amour du Christ, toutes les adversités infligées par le régime communiste soviétique. 
**. En Italie, en 1930, le bienheureux Moïse Tovini, prêtre, professeur au séminaire de Brescia dont il deviendra supérieur. Il fut le professeur de Paul VI. (béatifié le 17 septembre 2006 par Beboît XVI)

Le 29 janvier

1         À Édesse en Osrhoène, au IIIe siècle, les saints martyrs Sarbel, prêtre, et Bébaia, sa sœur. On rapporte d’eux qu’ils furent amenés au baptême par l’évêque saint Barsimée et qu’ils souffrirent pour le Christ. 
2.         À Rome au cimetière majeur sur la voie Nomentane, les saints martyrs Papias et Maur, soldats. 
3.         À Pérouse en Ombrie, au IIIe siècle, saint Constance, évêque. 
4.         À Antioche de Syrie, les saints Juventin et Maximin qui reçurent la couronne du martyr en 303, sous Julien l’Apostat, et dont saint Jean Chrysostome prononça le panégyrique au jour de leur fête. 
5.         À Trèves en Gaule Belgique, à la fin du IIIe siècle, saint Valère, évêque, qui fut le second à tenir ce siège. 
6. Près d’Antioche en Syrie, vers 378, saint Aphraate, anachorète. Persan de naissance et d’éducation, et suivant les traces des mages à Bethléem, il se convertit au Seigneur. Puis, gagnant Éphèse, il se retira dans une petite maison en dehors de la ville ; enfin à Antioche, par sa prédication et ses écrits, il défendit la foi catholique contre les ariens. 
7*.         En Bretagne, l’an 570, saint Gildas, abbé, surnommé le Sage. Il écrivit sur la ruine de la Grande-Bretagne en déplorant les calamités de son peuple et en reprochant avec véhémence la dépravation des chefs et du clergé. La tradition lui attribue la fondation du monastère de Rhuys en face de l’Océan et le fait mourir à l’île d’Houat. 
8.         À Bourges, en 594, saint Sulpice Sévère, évêque, de famille sénatoriale. Saint Grégoire de Tours loue sa sagesse, son souci pastoral et son zèle à restaurer la discipline. 
9*. À Florence en Toscane, l’an 1361, la bienheureuse Villane de Bottis, mère de famille. S’écartant de la vie mondaine, elle demanda l’habit des Sœurs de la Pénitence de saint Dominique et s’illustra par sa contemplation du Christ crucifié et par l’austérité de sa vie, allant jusqu’à mendier dans les rues pour les pauvres. 
10*.         À Bialystok en Pologne, l’an 1946, la bienheureuse Boleslava-Marie Lament, vierge. Au milieu des changements d’ordre politique, elle fonda la Congrégation des Sœurs missionnaires de la Sainte Famille, pour favoriser l’unité des chrétiens, venir en aide aux abandonnés et donner une formation chrétienne aux jeunes filles. 
**         En Pologne, en 1912, le bienheureux Bronisław Markiewicz (1842-1912) prêtre, fondateur de la Congrégation de Saint Michel Archange. (béatifié le 19 juin 2005 par Benoît XVI)

Le 30 janvier

1         À Jérusalem, au IIe siècle, saint Matthias, évêque, qui souffrit beaucoup pour le Christ et, finalement mourut en paix.
2.         À Édesse en Osrhoène, au IIIe siècle, saint Barsimée, évêque. On rapporte que sous l’empereur Dèce il fut, pour la foi au Christ, frappé de verges, mais qu’après la persécution, relâché de prison, il déploya une intense activité le reste de sa vie à diriger son Église. 
3.         À Rome, commémoraison de sainte Martine, sous le nom de qui le pape Donus dédia une basilique sur le forum romain en 676 ou 678. 
4.         À Chelles près de la Marne sur le territoire de Paris, en 680, sainte Bathilde. Esclave anglo-saxonne, elle devint l’épouse de Clovis II, roi des Francs. Elle fonda des monastères sous la Règle de saint Benoît, mais à la manière de Luxeuil ; après la mort de Clovis II, elle devint régente du royaume des Francs et, quand son fils devint roi, elle passa les dernières années de sa vie en observant entièrement la Règle monastique. 
5.         À Maubeuge dans le Hainaut, vers 684, sainte Aldegonde, abbesse du monastère qu’elle avait fondé, au temps du roi Dagobert II.
6.         À Pavie en Lombardie, après l’année 734, saint Armentaire, évêque, qui déposa solennellement, dans la basilique de Saint-Pierre au Ciel d’or, le corps de saint Augustin que le roi Luitprand avait fait transférer de Sardaigne. 
7.         En Arabie, l’an 792, la passion de saint Théophile, surnommé le Jeune, martyr. Chef de la flotte des chrétiens, il fut capturé par les Sarrasins près de Chypre et conduit devant le calife Haroun-al-Rashid, et comme ni les présents ni les menaces ne pouvaient l’amener à renier le Christ, il fut mis à mort d’un coup de cimeterre. 
8*.         À Burgos en Vieille Castille, l’an 1097, saint Adelelm, abbé, qui transforma en monastère un oratoire de Saint Jean uni à un hospice. 
9*.         À Dublin, en 1621, le bienheureux François Taylor, martyr. Père de famille, il souffrit sept années de prison à cause de la foi catholique et, brisé par les tribulations et la vieillesse, il acheva son martyre sous le roi Jacques Ier. 
10.         À Viterbe dans le Latium, l’an 1640, sainte Hyacinthe Mariscotti, vierge, du Tiers-Ordre régulier de Saint-François. Après quinze ans passés dans une vie frivole de vanités mondaines, même au couvent, elle se convertit et embrassa une vie de macération ; elle établit des fraternités pour l’assistance des vieillards et l’adoration du Saint Sacrement.
11*.         À Turin dans le Piémont, en 1710, le bienheureux Sébastien Valfré, prêtre de l’Oratoire, qui se dévoua tout entier à aider les pauvres, les malades et les prisonniers et, par son amitié et son exquise charité, il conduisit bien des personnes au Christ.
12.         À Séoul, en 1840, saint Paul Ho Hyob, soldat, martyr. Arrêté à cause de sa profession de foi, il fut soumis à des tortures et, ses forces s’affaiblissant, il parut faillir, mais, se repentit de sa faiblesse, confirma aussitôt devant le juge la foi du Christ, et, après un long emprisonnement, il succomba, brisé par les coups. 
13.         Au Tonkin, en 1860, saint Thomas Khuong, prêtre et martyr. Dans la persécution de l’empereur Tu Duc, il se déclara chrétien avec un courage invincible, fut mis en prison et, agenouillé devant la croix, fut tué d’un coup de hache. 
14.         À Guadalajara au Mexique, en 1915, saint David Galvan, prêtre et martyr. Dans la persécution mexicaine, parce qu’il avait revendiqué la dignité du mariage, il fut fusillé sans jugement par un soldat, obtenant ainsi la couronne de gloire. 
15*.         À Malonne en Belgique, l’an 1917, saint Mucien-Marie (Louis Wiaux), frère des Écoles chrétiennes, qui consacra presque toute sa vie à l’éducation des jeunes avec une extrême persévérance et une ardeur continuelle. 
16*.         Au monastère de Maredsous, également en Belgique, l’an 1923, le bienheureux Columba Marmion, abbé. Né en Irlande, devenu moine prêtre puis abbé bénédictin, il se rendit illustre comme père de ses moines et directeur spirituel, par sa sainteté de vie, sa doctrine spirituelle et son éloquence. 
17*.         À Torrent en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Carmen Garcia Moyon, martyre. Fervente enseignante de la doctrine chrétienne, à cause de la foi au Christ, pendant la persécution religieuse, elle fut violée, puis brûlée vive. 
18*.         À Godeszyn, paroisse du diocèse de Lublin, en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Sigismond Pisarski, prêtre et martyr. Au cours de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation de la Pologne par un régime hostile à Dieu, parce qu’il n’avait en rien abdiqué la foi devant les persécuteurs, il fut fusillé près de sa paroisse.

Le 31 janvier

1.        Mémoire de saint Jean Bosco, prêtre. Il connut une enfance pauvre et dure, et après son ordination, il mit à Turin toute son énergie à l’éducation des jeunes et fonda la Société de Saint-François de Sales et, avec l’aide de sainte Marie-Dominique Mazarello, l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, pour enseigner aux jeunes un métier et la vie chrétienne. Après avoir réalisé tant de projets, il mourut à Turin en 1888.
2.         À Corinthe, en 250, les saints martyrs Victorin, Victor, Nicéphore, Claude, Diodore, Sérapion et Papias, dont on rapporte le martyre en divers supplices sous l’empereur Dèce.
3.         Commémoraison de saint Méran, martyr d’Alexandrie, en 249. Avant même la persécution de Dèce, les païens voulurent le contraindre à proférer des paroles impies, il s’y refusa ; ils le ruèrent de coups et le lapidèrent hors de la ville. 
4.         À Alexandrie, au IVe siècle, les saints martyrs Cyr et Jean, qui, après beaucoup de tourments pour avoir confessé la foi du Christ, furent décapités. 
5.         À Modène en Émilie, vers 396, saint Géminien, évêque, qui ramena son Église, de l’erreur des ariens, à la foi orthodoxe
6.         En Perse, l’an 345, la passion de saint Abraham, évêque d’Arbel. Sous le roi des Perses Sapor, comme on lui ordonnait d’adorer le soleil, il refusa et fut décapité. 
7.         À Novare en Ligurie, au IVe siècle, saint Jules, prêtre. 
8.         À Rome, commémoraison de sainte Marcelle, veuve, en 410. Comme l’écrit saint Jérôme, elle méprisa richesses et noblesse et se rendit plus noble par sa pauvreté et son humilité. 
9*.         À Fern en Irlande, vers 626, saint Maedhoc ou Aidan, évêque, qui fonda en cet endroit un monastère et se rendit célèbre par une extrême austérité. 
10*.         Sur le territoire de Coutances, au VIIe siècle, saint Gaud, qui fut évêque d’Évreux. (martyrologe Waldi)
11*.         Au mont Saint-Victor près de Rankweil en Bavière, l’an 884, saint Eusèbe, ermite. Irlandais d’origine, il se fit pèlerin pour le Christ, moine à Saint-Gall en Suisse et enfin ermite. 
12*.         À Rome, en 1533, la bienheureuse Louise Albertoni. Elle éleva très chrétiennement ses trois filles et, après la mort de son mari, elle prit l’habit du Tiers-Ordre franciscain, secourut abondamment les pauvres et, de riche qu’elle était, devint elle-même très pauvre. 
13.         À Naples en Campanie, l’an 1715, saint François-Xavier-Marie Bianchi, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers de Saint Paul. Riche de dons mystiques, il amena beaucoup avec lui pour vivre sous la grâce de l’Évangile. 
14.         En Corée, l’an 1840, les saints martyrs Augustin Pak Chong-won, catéchiste, et cinq compagnons. Après avoir supporté de nombreux supplices, ils continuèrent à professer la foi chrétienne avec une force intrépide et furent décapités, rendant ainsi gloire à Dieu.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 JANVIER

Le 11 janvier

1.         À Rome, en 142, saint Hygin, pape, qui fut le huitième à occuper la chaire de saint Pierre.
2.         En Afrique, au IIIe siècle, saint Salvius, martyr. Saint Augustin fit un sermon au peuple de Carthage le jour de sa naissance au ciel. 
3.         À Tigava en Maurétanie, vers 297, saint Typasius vétéran, martyr, qui, rappelé au service, refusa de sacrifier aux dieux et fut décapité. 
4.         À Césarée de Palestine, en 309, saint Pierre, appelé Apselame ou Balsame, martyr. Sous l’empereur Maximin, il fut exhorté à plusieurs reprises par le juge et tous les assistants à épargner sa jeunesse, mais, sourd à leurs exhortations, avec un grand courage, il témoigna de sa foi dans le Christ comme un or très pur purifié par le feu. 
5.         À Brindes en Apulie, au IVe siècle, saint Leuce, vénéré comme le premier évêque de cette cité.
6.         À Pavie en Ligurie, vers 500, la translation de sainte Honorate, vierge consacrée à Dieu, sœur de l’évêque saint Épiphane. 
7.         Dans le désert de Judée, en 529, saint Théodose le Cénobiarque. Ami de saint Sabas, après de longues années de vie solitaire, il groupa autour de lui de nombreux disciples et leur fit mener la vie commune dans des monastères qu’il avait bâtis. Après avoir beaucoup souffert pour la foi catholique et devenu centenaire, il s’endormit en paix dans le Christ. 
8*.         À Frioul aux confins de la Vénétie, en 802, saint Paulin, évêque d’Aquilée, qui entreprit de convertir à la foi les Avares et les Slovènes et adressa à Charlemagne un poème remarquable sur la règle de la foi. 
9*.         À Catane en Sicile, l’an 1487, le bienheureux Bernard Scammacca, prêtre. Après une jeunesse dissolue et un duel où il fut grièvement blessé, il se convertit, entra dans l’Ordre des Prêcheurs et ne cessa de pleurer les fautes de sa jeunesse dans l’observance rigoureuse de la Règle et dans la pénitence. 
10*.         À Londres, en 1584, le bienheureux Guillaume Carter, martyr. Marié, il fut condamné à mort sous le règne d’Élisabeth Ière, pour avoir édité un traité sur le schisme, pendu au gibet de Tyburn et horriblement taillé en pièces. 
11.         À Bellegra dans le Latium, en 1729, saint Thomas de Cori, prêtre de l’Ordre des Mineurs, admirable par son austérité et sa prédication et remarquable fondateur de retraites.
12*.         Au camp d’extermination de Struthof, près de Gdansk, en Pologne, l’an 1940, le bienheureux François Rogaczewski, prêtre et martyr, qui, durant l’oppression de la Pologne sous le régime nazi, fut fusillé pour la foi. 
**        En Espagne, en 1885, la bienheureuse Anna Maria Janer Anglarill, fondatrice de l’Institut des sœurs de la Sainte Famille d’Urgel. (béatifiée le 8 octobre 2011 par Benoît XVI)

Le 12 janvier

1.         À Césarée de Maurétanie, vers 305, saint Arcadius, martyr. Selon ce que rapporte saint Zénon de Vérone, il s’était caché au temps de la persécution, mais un de ses proches ayant été mis en prison à sa place, il se livra lui-même au juge. Il refusa de sacrifier aux dieux et subit d’atroces supplices avec une fermeté admirable, achevant ainsi son martyre. 
2.         À Constantinople, en 404 les saints martyrs Tigre, prêtre, et Eutrope, lecteur. Sous l’empereur Arcadius, ils furent faussement accusés d’avoir allumé l’incendie qui consuma l’église patriarcale et le palais du sénat pour venger le bannissement de saint Jean Chrysostome. Pour ce motif, ils furent mis à mort par le préfet de la ville Optat, qui était imbu de la superstition des faux dieux et haïssait la religion chrétienne. 
3*.         À Arles en Provence, vers 529, sainte Césarie, abbesse, sœur de saint Césaire, qui écrivit pour elle et pour ses sœurs, une Règle des vierges consacrées.
4*.         À Grenoble, vers 639, saint Ferréol, évêque et martyr, qui fut percé de coups par des sicaires alors qu’il prêchait au peuple. 
5.         À Wearmouth en Northumbrie, vers 690, saint Benoît Biscop, abbé, qui fit cinq fois le pèlerinage de Rome. Il en ramena avec lui, dans sa patrie, des maîtres et de nombreux livres pour que les moines, rassemblés dans la clôture du monastère sous la Règle de saint Benoît, puissent réellement acquérir un grand amour du Christ pour l’Église, par l’accroissement de leur science.
6*.         Au monastère de Rievaux, également en Northumbrie, en 1166, saint Aelred, abbé. Élevé à la cour du roi d’Écosse, il entra dans l’Ordre de Cîteaux et, maître éminent de la vie monastique, promut avec insistance et suavité, par son action et par ses écrits, la vie spirituelle et l’amitié en Christ. 
7*.         À Léon en Espagne, l’an 1203, saint Martin de la Sainte Croix, prêtre et chanoine régulier, très versé dans l’étude des Saintes Écritures. 
8.         À Palerme en Sicile, l’an 1667, saint Bernard de Corleone, religieux de l’Ordre des Mineurs Capucins. Querelleur et violent dans sa jeunesse, une fois converti, il se fit remarquer par son admirable charité et sa pénitence. 
9.         À Montréal au Québec, en 1700, sainte Marguerite Bourgeoys, vierge, qui aida de toute manière les colons et les soldats, et prit grand soin de l’éducation chrétienne des jeunes filles, pour lesquelles elle fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame. 
10*.         À Avrillé près d’Angers, en 1794, le bienheureux Antoine Fournier, martyr. Artisan, pendant la Révolution française, il fut fusillé pour sa fidélité à l’Église. 
11*.         À Caen en Normandie, en 1845, le bienheureux Pierre François Jamet, prêtre, qui mit tout son zèle à aider les religieuses Filles du Bon Sauveur, tant pendant la Révolution française qu’une fois la paix rendue à l’Église. 
12.         À Viareggio en Toscane, l’an 1892, saint Antoine Marie Pucci, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui, durant presque cinquante ans de ministère paroissial, s’efforça de soigner les enfants victimes de la misère ou de la maladie. 
13*.         À Tomhom près de Bangkok, en Thaïlande, en 1944, le bienheureux Nicolas Bunkerd Kitbamrung, prêtre et martyr. Éminent prédicateur de l’Évangile, il fut mis en prison au temps de la persécution contre l’Église, et succomba glorieusement, atteint de phtisie, en soignant les malades.

Le 13 janvier

1.        Mémoire de saint Hilaire, évêque et docteur de l’Église. Élevé au siège épiscopal de Poitiers sous l’empereur Constance attaché à l’hérésie arienne, il défendit courageusement par ses écrits la foi de Nicée sur la Trinité et la divinité du Christ, ce qui lui valut d’être exilé quatre ans en Phrygie. Il composa également des commentaires célèbres sur les psaumes et sur l’Évangile de Matthieu et mourut en 368. 
2.         À Singidunum en Mésie, vers 310, les saints martyrs Hermyle et Stratonice, qui, après de terribles tourments, furent jetés dans le Danube sous l’empereur Licinius. 
3.         À Trèves en Gaule Belgique, vers 330, saint Agrice, évêque, qui transforma en église un palais offert par sainte Hélène. 
4.         À Reims, vers 530, la naissance au ciel de saint Remi, évêque, qui, après avoir lavé le roi Clovis dans la fontaine baptismale et l’avoir initié aux sacrements de la foi, il convertit au Christ le peuple des Francs. Il quitta cette vie, célèbre par sa sainteté après plus de soixante ans d’épiscopat. (En France, sa mémoire est célébrée le 15, jour de sa mise au tombeau.)
5*.         À Glasgow en Écosse, l’an 603, saint Kentigern, évêque et abbé, qui établit son siège épiscopal en cette ville et y réunit, dit-on, une grande foule de moines selon la manière de vivre de l’Église primitive. 
6.         À Capitolias en Palestine, l’an 713, saint Pierre, prêtre et martyr. Accusé devant Walid, chef des Sarrasins, d’avoir prêché la foi du Christ dans les rues, on lui coupa la langue, les mains et les pieds et, cloué sur une croix, il consomma le martyre qu’il avait ardemment désiré. 
7.         À Cordoue, en Andalousie, vers 852, les saints martyrs Gumesinde, prêtre, et Serdieu, moine. Pour avoir confessé devant les princes et les juges maures qu’ils étaient chrétiens, ils furent décapités. 
8*.         Au monastère d’Ilbenstadt en Germanie, l’an 1127, saint Godefroid, Comte de Cappenberg, il voulut transformer son château en monastère, contre le gré des siens, et après avoir reçu de saint Norbert l’habit canonial, s’adonna avec ardeur au soin des pauvres et des malades. 
9*.         À Huy près de Liège, en 1228, la sainte Jutte, veuve, qui se consacra à soigner les lépreux et finit sa vie près d’eux, en recluse. 
10*. À Milan, en 1497, la bienheureuse Véronique Negroni de Binasco, vierge, qui, entrée au monastère de Sainte Marthe, sous la Règle de saint Augustin, s’éleva jusqu’à la plus haute contemplation. 
11. À Nam Dinh au Tonkin, en 1859, les saints martyrs Dominique Pham Trong (An) Kham, Luc (Cai) Thin, son fils, et Joseph Pham Trong (Cai) Ta, qui, sous l’empereur Tu Duc, préférèrent subir les tortures et la mort plutôt que de fouler aux pieds la croix. 
12*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Émile Szramek, prêtre de Katovice et martyr. Quand la Pologne fut occupée par le régime nazi, durant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté de manière inhumaine dans ce camp pour avoir défendu la foi au Christ devant les persécuteurs et y mourut par suite des mauvais traitements.

Le 14 janvier

1.        Commémoraison de saint Potit, martyr, dont on rapporte qu’il eut beaucoup à souffrir à Sardique, en Dacie, et qu’il termina son martyre par l’épée. 
2.         À Antioche en Syrie, saint Glycerius, diacre et martyr. 
3.         À Nole en Campanie, vers 260, saint Félix, prêtre. Comme le rapporte saint Paulin, quand la persécution fit rage, il fut jeté en prison, supporta d’affreuses tortures et, quand la paix fut enfin procurée, il revint parmi les siens, vivant dans la pauvreté volontaire jusqu’à sa vieillesse, invincible confesseur de la foi. 
4.         Commémoraison des saints moines qui, au IVe siècle, furent massacrés à cause de la foi du Christ à Raïthe et au Mont Sinaï.
5.         Au pays des Ibères au-delà du Pont-Euxin, au IVe siècle, sainte Ninon. Captive chrétienne, elle acquit, par la sainteté de sa vie, un tel respect et admiration de tous qu’elle attira la reine elle-même, dont le fils en bas âge avait retrouvé la santé grâce à ses prières, le roi et tout le peuple, à la foi du Christ. 
6*.         Dans le Gévaudan, au Ve siècle, saint Firmin, évêque. 
7*.         En Auvergne, l’an 575, saint Euphrase, évêque, dont saint Grégoire de Tours loue l’hospitalité. 
8.         À Milan, en 552, la mise au tombeau de saint Dace, évêque, qui défendit, dans le débat sur les Trois Chapitres, la décision du pape Vigile, qu’il rencontra à Constantinople, où il quitta cette vie. 
9*.         À Astigis en Espagne Bétique, vers 632, saint Fulgence, évêque, frère des saints Léandre, Isidore et Florentin. Son frère Isidore lui dédia le traité des Offices ecclésiastiques 
10*.         À Tagliacozzo dans les Abruzzes, vers l’an 1200, le bienheureux Odon de Novare, prêtre chartreux, qui vécut dans les jeûnes, les veilles prolongées et les macérations au service de religieuses. 
11*.         À Udine en Vénétie, l’an 1331, le bienheureux Odoric Mattiuzzi de Pordenone, prêtre franciscain, qui traversa les régions des Tartares, des Indes et de la Chine et s’avança jusqu’à Kambalik (Pékin), la capitale ; il parcourut ces pays de long en large, prêchant l’Évangile et amenant bien des gens à la foi du Christ. 
12*.         À Batavia en Surinam, l’an 1887, le bienheureux Pierre Donders, prêtre de la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur, qui prit soin avec une charité infatigable des corps et des âmes des lépreux. 
**        En Inde, en 1752, le bienheureux Devasa hayam Pillai laïc. converti de l’hindouïsme au catholicisme, mort martyr. (béatifié le 2 décembre 2012 par Benoît XVI)
**        En Italie, en 1930, la bienheureuse Alfonsa Clerici, religieuse, directrice d’une maison d’éducation pour jeunes filles pauvres. (béatifiée le 23 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 15 janvier 

1.         À Anagni dans le Latium, sainte Secondine, vierge et martyre. 
2.         À Constantinople, saint Jean Calybite, qui, dit-on, demeura quelque temps dans un recoin de la maison paternelle, puis dans une “calybe, c’est-à-dire une cabane, entièrement donné à la contemplation et complètement caché à la vue de ses parents. Ceux-ci le reconnurent seulement à sa mort, à partir du codex doré des Évangiles qu’ils avaient donné à leur fils. 
3*.         Au monastère de Cluain Credal en Irlande, vers 570, sainte Ita, vierge, fondatrice de ce monastère. 
4.         À Rieti en Sabine, vers 570, commémoraison de saint Probus, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand a fait l’éloge. 
5.         À Glanfeuil sur la Loire en Anjou, au VIe ou VIIe siècle, saint Maur, abbé. 
6*.         Dans la région de Rodez, au VIe ou VIIe siècle, sainte Tarcisse, vierge. 
7*.         À Ham dans le Brabant, vers 645, le trépas de saint Ablebert ou Emebert, évêque de Cambrai.
8*.         À Chartres, vers 650, saint Malard, évêque.
9*.         Dans le Val d’Anaune dans le Trentin, vers le VIIIe siècle, saint Romédius, anachorète. Après avoir donné son héritage à l’Église et aux pauvres, il mena une vie de pénitent dans un endroit désert qui depuis a été appelé de son nom. 
10.         À Lyon, vers 710, le trépas de saint Bonet, évêque de Clermont. Préfet de Marseille, il fut appelé à l’épiscopat à la place de son frère saint Avit, mais après dix ans il se démit de sa charge sur le conseil de saint Théau et se retira au monastère de Manlieu ; il mourut à Lyon en revenant d’un pèlerinage à Rome.
11*.         À Arno, près de Reggio de Calabre, en 904, saint Arsène, ermite, remarquable par sa vie d’oraison et son austérité. 
12*.         Près de Saint-Gilles en Provence, l’an 1208, le bienheureux Pierre de Castelnau, prêtre et martyr. Entré au monastère cistercien de Fontfroide, il fut chargé par le pape Innocent III d’établir la paix et d’affermir la foi en Provence et tomba percé d’un coup de lance par un hérétique. 
13*.         À Città della Pieve en Ombrie, en 1268 ou 1304, le bienheureux Jacques, surnommé l’Aumônier, expert en droit, il se montra l’avocat des pauvres et des opprimés. 
14*.         Sur le territoire de Gualda Tadina, également en Ombrie, l’an 1345, le bienheureux Ange de Valido, ermite. 
15.         À Fu’ an dans la province de Fujian en Chine, l’an 1648, saint François Fernandez de Capillas, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Après avoir porté le nom du Christ aux îles Philippines et dans le sud de la Chine, lors de la persécution des Tartares, il fut mis en prison, maintenu longtemps captif, torturé de diverses manières, et enfin décapité, devenant le premier martyr de la Chine. 
16*.         À Steyl en Hollande, l’an 1919, saint Arnold Janssen, prêtre, fondateur de la Société du Verbe Divin destinée à propager la foi en terres de missions.
17*.         À Berlin, en 1945, le bienheureux Nicolas Gross, martyr. Père de famille, profondément attentif à la vie sociale, il s’opposa de toute façon au régime nazi, oppresseur de la dignité humaine et de la religion, pour n’agir en rien contre le commandement de Dieu. Il fut pour cela jeté en prison et exécuté par pendaison.

Le 16 janvier

1.         À Rome, au cimetière de Priscille sur la voie Salarienne nouvelle, en 309, la mise au tombeau de saint Marcel Ier, pape. Comme le rapporte le pape saint Damase, il fut un véritable pasteur, mais maltraité de façon mordante par ceux qui avaient failli dans la persécution et qui ne voulaient pas se soumettre à la pénitence établie, dénoncé par eux honteusement au tyran Maxence, il fut chassé de la ville et mourut en exil.
2.         À Aulone en Illyrie, saint Danax, martyr.
3.         À Rhinocolure en Égypte, vers 390, saint Mélas, évêque. Sous l’empereur arien Valens, il endura l’exil et d’autres mauvais traitements pour la foi orthodoxe, puis mourut en paix. 
4.         À Arles en Provence, l’an 429, saint Honorat, évêque, qui fonda sur l’île de Lérins un monastère très célèbre et reçut ensuite le gouvernement de l’Église d’Arles. 
5*.         À Tarentaise, au Ve siècle, Saint-Jacques, ermite, disciple de saint Honorat de Lérins.
6.         À Oderzo, au Ve siècle, saint Titien, évêque. 
7*.        En Touraine, commémoraison de saint Leubais, abbé, au Ve ou VIe siècle. Placé par son maître saint Ours à la tête du monastère de Senevières qu’il venait de fonder, il y vécut dans une grande sainteté et parvint à une grande vieillesse. 
8*.         Au pays des Dombes dans la région lyonnaise, vers 568, saint Trivier, prêtre, moine et enfin solitaire. 
9.         À Mézerolles dans le Ponthieu, vers 650, le trépas de saint Fursy, abbé, qui fonda et dirigea des monastères d’abord en Irlande, puis en Angleterre, enfin en Gaule, à Lagny-en-Brie. Il mourut en allant visiter ses frères restés en Angleterre. 
10*.         À Bagno de Romagne, en 1105, sainte Jeanne, vierge, qui fut reçue dans l’Ordre des Camaldules et brilla surtout par son obéissance et son humilité. 
11.         À Marrakech dans le royaume des Maures, en 1226, la passion des cinq premiers martyrs de l’Ordre des Mineurs : les saints Bérard, Othon, Pierre, prêtres, Accurse et Adjoint, religieux. Envoyés par saint François annoncer l’Évangile du Christ aux musulmans, ils furent saisis à Séville et bientôt conduits à Marrakech, où le prince des Maures, furieux, leur fendit la tête de son cimeterre. 
12*.         À Kandy dans l’île de Taprobane de l’océan Indien, en 1711, le bienheureux Joseph Vaz, prêtre de l’Oratoire. Avec une ardeur admirable, dans de périlleux itinéraires à travers champs, il ne cessa de confirmer dans la foi les catholiques disséminés et cachés, et de prêcher avec zèle l’Évangile du salut. 
13*.         À Brescia en Lombardie, en 1897, le bienheureux Joseph-Antoine Tovini. Père de famille et maître d’école, il ouvrit un grand nombre d’écoles chrétiennes et s’occupa de travaux publics, en donnant toujours dans les affaires qu’il traitait, des leçons de prière et de vertus. 
14*.         À Valence en Espagne, l’an 1916, la bienheureuse Jeanne-Marie Condesa Lluch, vierge. Animée d’une charité active et de l’esprit de sacrifice, elle se livra à un travail humble, pour venir en aide aux enfants et aux jeunes ouvrières, et fonda, pour les protéger et les former, la Congrégation des Servantes de l’Immaculée Conception protectrice des ouvrières.

Le 17 janvier

1.        Mémoire de saint Antoine, abbé. Après la mort de ses parents, accueillant les préceptes de l’Évangile, il distribua tous ses biens aux pauvres et se retira dans la solitude de la Thébaïde en Égypte, où il commença à mener une vie d’ascète. Il travailla avec zèle à fortifier l’Église en soutenant les confesseurs de la foi lors de la persécution de Dioclétien et en aidant saint Athanase contre les ariens. Il eut tellement de disciples qu’il est appelé père des moines. Il mourut en 356.
2.         En Cappadoce, les saints martyrs Speusippe, Élasippe, Mélasippe, frères, et leur grand-mère Léonille. 
3.         Commémoraison de saint Julien, surnommé Sabas, c’est-à-dire Ancien, ermite en Osrhoène, vers 377. Bien qu’il détestât le tumulte de la ville, il délaissa pour un moment sa solitude bien-aimée pour confondre à Antioche de tout son cœur les partisans de l’hérésie arienne. 
4.         À Die dans la région lyonnaise, en 510, saint Marcel, évêque, qui se montra défenseur de la cité et, pour sa fidélité à la foi catholique, fut envoyé en exil par Gondebaud, roi arien des Burgondes. 
5.         À Bourges, vers 647, saint Sulpice, surnommé le Pieux, évêque, qui fut promu de la cour royale à l’épiscopat et n’eut rien de plus cher que de prendre soin de la cause des pauvres. 
6*.         En Bavière, vers 800, saint Gamelbert, prêtre, qui donna ses biens à Uthon, qu’il avait baptisé, pour qu’il construise un monastère à Metten.
7*. À Fréjus en Provence, vers 1329, sainte Roseline, prieure de la Chartreuse de la Celle Roland, qui fut célèbre pour son abnégation de soi, son jeûne de nourriture et de sommeil et ses austérités. 
8. À         Tocolatlan au Mexique, en 1927, saint Janvier Sanchez Delgado, prêtre et martyr, qui, au cours de la persécution mexicaine, fut battu sauvagement, piqué à coups de baïonnette et pendu à un arbre, en haine de l’Église.

Le 18 janvier

1.         À Carthage, en 248 ou 249, les saints martyrs Successus, Paul et Lucius, évêques, qui participèrent au Concile tenu en cette ville et furent mis à mort sous l’empereur Dèce.
2.         À Nicée en Bithynie, les saints martyrs Cosconius, Zénon et Mélanippe. 
3.         Près de Foix en Gaule Narbonnaise, vers 498, le trépas de saint Volusien, évêque de Tours, chassé par les Goths et mort en exil. 
4.         À Rome, commémoraison de sainte Prisque, au nom de qui une basilique fut dédiée à Dieu sur l’Aventin avant la fin du Ve siècle. 
5.         Au monastère de Lure en Bourgogne, au VIIe siècle, saint Déicole, abbé. Irlandais d’origine et disciple de saint Colomban, il fut, dit-on, le fondateur de ce monastère. 
6*.         À Ferrare en Émilie, vers 1262, la bienheureuse Béatrice d’Este, vierge moniale. Après la mort de celui qu’elle devait épouser, elle renonça à la principauté et se consacra à Dieu dans le monastère qu’elle avait fondé sous la Règle de saint Benoît.
7.         Près de Bude en Hongrie, l’an 1270, sainte Marguerite, vierge, fille du roi Béla IV, elle fut vouée à Dieu par ses parents pour la libération de la patrie du pouvoir des Tartares et donnée enfant aux moniales de l’Ordre des Prêcheurs. Elle fit profession à douze ans et se livra si complètement au Seigneur qu’elle s’appliqua sans hésitation à ressembler au Christ crucifié. 
8*.         À Crémone en Lombardie, l’an 1272, le bienheureux Fazio. Orfèvre, il quitta son pays natal de Vérone pour vivre en cette ville, en se consacrant à la pénitence, aux pèlerinages et au soulagement des malades. 
9*.         À Morbegno dans la Valteline, en 1485, le bienheureux André Grego de Peschiera, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui parcourut longtemps à pied cette région, vivant de peu, passant la nuit avec les pauvres, dormant sur des sarments et gagnant fraternellement le cœur de tous. 
10*.         À L’Aquila dans les Abruzzes, en 1543, la bienheureuse Christine Ciccarelli, vierge moniale de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, humble, dévouée aux pauvres et assidue à la contemplation. 
11*.         À Braunsberg en Borussie, l’an 1613, la bienheureuse Régina Protmann, vierge. Saisie d’amour des pauvres, elle se donna avec zèle au service des indigents et fonda la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine.
12*.         À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureuses martyres Félicité Pricet, Monique Pichery, Charlotte Lucas et Victoire Gusteau, fusillés, sous la Révolution française, en haine de la religion chrétienne.
13*. À Cassia en Ombrie, l’an 1947, la bienheureuse Marie-Thérèse (Marie-Jeanne Fasce), abbesse du monastère de l’Ordre de Saint-augustin, qui joignit l’ascèse et la contemplation à l’action en faveur des pèlerins et des indigents.

Le 19 janvier

1.         À Smyrne en Asie, vers l’an 167, la passion de saint Germanique, martyr de Philadelphie. Au temps de Marc Antonin et de Lucien Aurèle, il fut disciple de saint Polycarpe qu’il précéda dans le martyre : alors qu’il était à la fleur de l’âge, il fut condamné par le juge. Par la force de Dieu, sans tenir compte de la crainte que lui inspirait un corps fragile, il provoqua de lui-même la bête qui devait le dévorer. 
2.         À Spolète en Ombrie, au IIe siècle, saint Pontien, martyr. Au temps de l’empereur Antonin, il fut, dit-on, violemment frappé de verges pour le Christ et enfin transpercé par l’épée.
 3.         Sur la voie Cornélienne au treizième mille de Rome, au cimetière “Aux Nymphes”, les saints martyrs Marius, Marthe, Audifax et Abacum. 
4.         Commémoraison de saint Macaire le Grand, prêtre et abbé du monastère de Scété en Égypte aux confins de la Libye, en 300. Ancien chamelier, il apprit à la suite de saint Antoine, à mourir au monde et à lui-même et à vivre pour Dieu seul, et il enseignait à ses disciples à faire de même. 
5.         Commémoraison de Saint Macaire, surnommé l’Alexandrin, prêtre et anachorète, dans le désert des Cellules en Égypte, vers 408.
6.         À Lodi en Ligurie, commémoraison de saint Bassien, évêque, en l’an 409. Lié d’amitié avec saint Ambroise de Milan, il combattit avec lui avec vigueur pour défendre son troupeau de l’hérésie arienne alors florissante dans la région. 
7.         À Como en Lombardie, vers 580, les saintes Libérate et Faustine, sœurs et vierges, à l’origine du monastère de Sainte-Marguerite.
8*.         Près de Chartres, en 593, saint Laumer, abbé du monastère de Corbion qu’il fonda dans la solitude du Perche. 
9.         À Ravenne en Flaminie, l’an 595, saint Jean, évêque. Lorsque la guerre des Lombards secouait toute l’Italie, il pourvut excellemment aux besoins de son Église, comme en témoigne le pape saint Grégoire le Grand, qui lui envoya son livre sur la Règle des pasteurs. 
10*.         À Rouen, vers 762, saint Remi, évêque. Frère du roi Pépin, il veilla avec une application zélée au chant de la psalmodie à la manière romaine. 
11*.         À Corcyre en Grèce, au Xe siècle, saint Arsène, évêque, pasteur attentif à son troupeau et assidu à la prière nocturne.
12*.         À Séville en Espagne, l’an 1906, le bienheureux Marcel Spinola y Maestro, évêque. Pour faire progresser la société, il fonda des cercles d’ouvriers, il combattit pour la vérité et l’équité, et ouvrit sa maison aux pauvres.

Le 20 janvier

1.        Mémoire de saint Fabien, pape et martyr, en 250. Laïc appelé au pontificat par une disposition divine, il montra un exemple glorieux de foi et de courage en subissant le martyre lors de la persécution de Dèce, en 250. Saint Cyprien se réjouit de ce que son administration irréprochable de l’Église ait eu un aussi digne couronnement. Son corps fut inhumé dans le cimetière de Calliste sur la voie Appienne.
2.         Mémoire de saint Sébastien, martyr, en 305. Originaire de Milan, comme le rapporte saint Ambroise, il partit pour Rome quand les persécutions bouillonnaient avec violence et c’est là qu’il a souffert. C’est là, dans la ville où il était venu en étranger, qu’il établit le domicile définitif de son immortalité. Il fut inhumé en ce jour aux Catacombes, sur la voie Appienne. 
3.         À Antinoé en Égypte, à la fin du IIIe siècle, saint Asclas, martyr. Devant le gouverneur, il ne craignit pas les menaces, mais déclara qu’il redoutait beaucoup plus de mépriser le Christ, et après divers tourments il fut précipité dans le Nil. 
4.         À Nicée en Bithynie, saint Néophyte, martyr. 
5.         En Palestine, l’an 473, saint Euthyme, abbé. Arménien d’origine et consacré à Dieu depuis l’enfance, il gagna Jérusalem et, après soixante-sept ans passés dans la solitude, robuste et alerte jusqu’à la fin de sa vie, il mourut célèbre par son humilité, sa charité et son observance de la règle monastique. 
6.         À Worcester en Angleterre, l’an 1095, saint Wulstan, évêque. Prieur du monastère de la cathédrale, il fut élevé sur le siège épiscopal et joignit les habitudes de vie monastique au zèle du pasteur : il mit le plus grand soin à visiter les paroisses, à inciter à la construction d’églises, à favoriser les lettres, ainsi qu’à condamner les marchands d’esclaves. 
7*.         À Coltibono en Toscane, vers 1107, le bienheureux Benoît Ricasoli, ermite de la Congrégation de Vallombreuse. 
8*.         En Finlande, vers 1157, saint Henry, évêque et martyr. Né en Angleterre, il reçut à diriger l’Église d’Upsal et employa le plus grand zèle à annoncer l’Évangile aux Finnois. Il fut enfin mis à mort par un meurtrier qu’il s’était efforcé de redresser selon la discipline de l’Église. 
9.         À Montevergine en Sicile, l’an 1494, sainte Eustochie Calafato, vierge, abbesse de l’Ordre de sainte Claire, qui mit tout son zèle à restaurer la discipline ancienne de la vie régulière et à favoriser la vie à la suite du Christ à la manière de saint François. 
10.         À Séoul en Corée, l’an 1840, saint Étienne Min Kuk-ka, catéchiste, martyr, étranglé en prison pour la foi chrétienne. 
11*.         À Casoria près de Naples, en 1906, la bienheureuse Marie-Christine de l’Immaculée (Adélaïde Brado), vierge, qui consacra sa vie à la formation chrétienne des enfants et fonda la Congrégation des Sœurs Victimes de Jésus Eucharistie, pour développer l’adoration du Saint-Sacrement. 
12*.         Au monastère du Mont-Saint-Bernard, près de Leicester en Angleterre, l’an 1964, le bienheureux Cyprien (Michel Iwene Tansi), prêtre cistercien. Né sur le territoire d’Onitsha au Nigéria, il fit profession de foi chrétienne, encore enfant, malgré sa famille. Ordonné prêtre, il s’adonna avec le plus grand soin au ministère pastoral et, devenu moine, il mérita d’achever une vie sainte par une sainte mort.
**        En Italie, en 1720, le bienheureux Angelo Paoli, carme,  Père des pauvres (béatifié le 25 avril 2010 par Benoît XVI)  
**        Au Mans, en 1873, le bienheureux Basile-Antoine Marie Moreau, prêtre fondateur de la famille religieuse de Sainte Croix (béatifié le 15 septembre 2007 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org