MARTYROLOGE DU 11 AU 20 JANVIER

Le 11 janvier

1.         À Rome, en 142, saint Hygin, pape, qui fut le huitième à occuper la chaire de saint Pierre.
2.         En Afrique, au IIIe siècle, saint Salvius, martyr. Saint Augustin fit un sermon au peuple de Carthage le jour de sa naissance au ciel. 
3.         À Tigava en Maurétanie, vers 297, saint Typasius vétéran, martyr, qui, rappelé au service, refusa de sacrifier aux dieux et fut décapité. 
4.         À Césarée de Palestine, en 309, saint Pierre, appelé Apselame ou Balsame, martyr. Sous l’empereur Maximin, il fut exhorté à plusieurs reprises par le juge et tous les assistants à épargner sa jeunesse, mais, sourd à leurs exhortations, avec un grand courage, il témoigna de sa foi dans le Christ comme un or très pur purifié par le feu. 
5.         À Brindes en Apulie, au IVe siècle, saint Leuce, vénéré comme le premier évêque de cette cité.
6.         À Pavie en Ligurie, vers 500, la translation de sainte Honorate, vierge consacrée à Dieu, sœur de l’évêque saint Épiphane. 
7.         Dans le désert de Judée, en 529, saint Théodose le Cénobiarque. Ami de saint Sabas, après de longues années de vie solitaire, il groupa autour de lui de nombreux disciples et leur fit mener la vie commune dans des monastères qu’il avait bâtis. Après avoir beaucoup souffert pour la foi catholique et devenu centenaire, il s’endormit en paix dans le Christ. 
8*.         À Frioul aux confins de la Vénétie, en 802, saint Paulin, évêque d’Aquilée, qui entreprit de convertir à la foi les Avares et les Slovènes et adressa à Charlemagne un poème remarquable sur la règle de la foi. 
9*.         À Catane en Sicile, l’an 1487, le bienheureux Bernard Scammacca, prêtre. Après une jeunesse dissolue et un duel où il fut grièvement blessé, il se convertit, entra dans l’Ordre des Prêcheurs et ne cessa de pleurer les fautes de sa jeunesse dans l’observance rigoureuse de la Règle et dans la pénitence. 
10*.         À Londres, en 1584, le bienheureux Guillaume Carter, martyr. Marié, il fut condamné à mort sous le règne d’Élisabeth Ière, pour avoir édité un traité sur le schisme, pendu au gibet de Tyburn et horriblement taillé en pièces. 
11.         À Bellegra dans le Latium, en 1729, saint Thomas de Cori, prêtre de l’Ordre des Mineurs, admirable par son austérité et sa prédication et remarquable fondateur de retraites.
12*.         Au camp d’extermination de Struthof, près de Gdansk, en Pologne, l’an 1940, le bienheureux François Rogaczewski, prêtre et martyr, qui, durant l’oppression de la Pologne sous le régime nazi, fut fusillé pour la foi. 
**        En Espagne, en 1885, la bienheureuse Anna Maria Janer Anglarill, fondatrice de l’Institut des sœurs de la Sainte Famille d’Urgel. (béatifiée le 8 octobre 2011 par Benoît XVI)

Le 12 janvier

1.         À Césarée de Maurétanie, vers 305, saint Arcadius, martyr. Selon ce que rapporte saint Zénon de Vérone, il s’était caché au temps de la persécution, mais un de ses proches ayant été mis en prison à sa place, il se livra lui-même au juge. Il refusa de sacrifier aux dieux et subit d’atroces supplices avec une fermeté admirable, achevant ainsi son martyre. 
2.         À Constantinople, en 404 les saints martyrs Tigre, prêtre, et Eutrope, lecteur. Sous l’empereur Arcadius, ils furent faussement accusés d’avoir allumé l’incendie qui consuma l’église patriarcale et le palais du sénat pour venger le bannissement de saint Jean Chrysostome. Pour ce motif, ils furent mis à mort par le préfet de la ville Optat, qui était imbu de la superstition des faux dieux et haïssait la religion chrétienne. 
3*.         À Arles en Provence, vers 529, sainte Césarie, abbesse, sœur de saint Césaire, qui écrivit pour elle et pour ses sœurs, une Règle des vierges consacrées.
4*.         À Grenoble, vers 639, saint Ferréol, évêque et martyr, qui fut percé de coups par des sicaires alors qu’il prêchait au peuple. 
5.         À Wearmouth en Northumbrie, vers 690, saint Benoît Biscop, abbé, qui fit cinq fois le pèlerinage de Rome. Il en ramena avec lui, dans sa patrie, des maîtres et de nombreux livres pour que les moines, rassemblés dans la clôture du monastère sous la Règle de saint Benoît, puissent réellement acquérir un grand amour du Christ pour l’Église, par l’accroissement de leur science.
6*.         Au monastère de Rievaux, également en Northumbrie, en 1166, saint Aelred, abbé. Élevé à la cour du roi d’Écosse, il entra dans l’Ordre de Cîteaux et, maître éminent de la vie monastique, promut avec insistance et suavité, par son action et par ses écrits, la vie spirituelle et l’amitié en Christ. 
7*.         À Léon en Espagne, l’an 1203, saint Martin de la Sainte Croix, prêtre et chanoine régulier, très versé dans l’étude des Saintes Écritures. 
8.         À Palerme en Sicile, l’an 1667, saint Bernard de Corleone, religieux de l’Ordre des Mineurs Capucins. Querelleur et violent dans sa jeunesse, une fois converti, il se fit remarquer par son admirable charité et sa pénitence. 
9.         À Montréal au Québec, en 1700, sainte Marguerite Bourgeoys, vierge, qui aida de toute manière les colons et les soldats, et prit grand soin de l’éducation chrétienne des jeunes filles, pour lesquelles elle fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame. 
10*.         À Avrillé près d’Angers, en 1794, le bienheureux Antoine Fournier, martyr. Artisan, pendant la Révolution française, il fut fusillé pour sa fidélité à l’Église. 
11*.         À Caen en Normandie, en 1845, le bienheureux Pierre François Jamet, prêtre, qui mit tout son zèle à aider les religieuses Filles du Bon Sauveur, tant pendant la Révolution française qu’une fois la paix rendue à l’Église. 
12.         À Viareggio en Toscane, l’an 1892, saint Antoine Marie Pucci, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui, durant presque cinquante ans de ministère paroissial, s’efforça de soigner les enfants victimes de la misère ou de la maladie. 
13*.         À Tomhom près de Bangkok, en Thaïlande, en 1944, le bienheureux Nicolas Bunkerd Kitbamrung, prêtre et martyr. Éminent prédicateur de l’Évangile, il fut mis en prison au temps de la persécution contre l’Église, et succomba glorieusement, atteint de phtisie, en soignant les malades.

Le 13 janvier

1.        Mémoire de saint Hilaire, évêque et docteur de l’Église. Élevé au siège épiscopal de Poitiers sous l’empereur Constance attaché à l’hérésie arienne, il défendit courageusement par ses écrits la foi de Nicée sur la Trinité et la divinité du Christ, ce qui lui valut d’être exilé quatre ans en Phrygie. Il composa également des commentaires célèbres sur les psaumes et sur l’Évangile de Matthieu et mourut en 368. 
2.         À Singidunum en Mésie, vers 310, les saints martyrs Hermyle et Stratonice, qui, après de terribles tourments, furent jetés dans le Danube sous l’empereur Licinius. 
3.         À Trèves en Gaule Belgique, vers 330, saint Agrice, évêque, qui transforma en église un palais offert par sainte Hélène. 
4.         À Reims, vers 530, la naissance au ciel de saint Remi, évêque, qui, après avoir lavé le roi Clovis dans la fontaine baptismale et l’avoir initié aux sacrements de la foi, il convertit au Christ le peuple des Francs. Il quitta cette vie, célèbre par sa sainteté après plus de soixante ans d’épiscopat. (En France, sa mémoire est célébrée le 15, jour de sa mise au tombeau.)
5*.         À Glasgow en Écosse, l’an 603, saint Kentigern, évêque et abbé, qui établit son siège épiscopal en cette ville et y réunit, dit-on, une grande foule de moines selon la manière de vivre de l’Église primitive. 
6.         À Capitolias en Palestine, l’an 713, saint Pierre, prêtre et martyr. Accusé devant Walid, chef des Sarrasins, d’avoir prêché la foi du Christ dans les rues, on lui coupa la langue, les mains et les pieds et, cloué sur une croix, il consomma le martyre qu’il avait ardemment désiré. 
7.         À Cordoue, en Andalousie, vers 852, les saints martyrs Gumesinde, prêtre, et Serdieu, moine. Pour avoir confessé devant les princes et les juges maures qu’ils étaient chrétiens, ils furent décapités. 
8*.         Au monastère d’Ilbenstadt en Germanie, l’an 1127, saint Godefroid, Comte de Cappenberg, il voulut transformer son château en monastère, contre le gré des siens, et après avoir reçu de saint Norbert l’habit canonial, s’adonna avec ardeur au soin des pauvres et des malades. 
9*.         À Huy près de Liège, en 1228, la sainte Jutte, veuve, qui se consacra à soigner les lépreux et finit sa vie près d’eux, en recluse. 
10*. À Milan, en 1497, la bienheureuse Véronique Negroni de Binasco, vierge, qui, entrée au monastère de Sainte Marthe, sous la Règle de saint Augustin, s’éleva jusqu’à la plus haute contemplation. 
11. À Nam Dinh au Tonkin, en 1859, les saints martyrs Dominique Pham Trong (An) Kham, Luc (Cai) Thin, son fils, et Joseph Pham Trong (Cai) Ta, qui, sous l’empereur Tu Duc, préférèrent subir les tortures et la mort plutôt que de fouler aux pieds la croix. 
12*.         Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Émile Szramek, prêtre de Katovice et martyr. Quand la Pologne fut occupée par le régime nazi, durant la Seconde Guerre mondiale, il fut déporté de manière inhumaine dans ce camp pour avoir défendu la foi au Christ devant les persécuteurs et y mourut par suite des mauvais traitements.

Le 14 janvier

1.        Commémoraison de saint Potit, martyr, dont on rapporte qu’il eut beaucoup à souffrir à Sardique, en Dacie, et qu’il termina son martyre par l’épée. 
2.         À Antioche en Syrie, saint Glycerius, diacre et martyr. 
3.         À Nole en Campanie, vers 260, saint Félix, prêtre. Comme le rapporte saint Paulin, quand la persécution fit rage, il fut jeté en prison, supporta d’affreuses tortures et, quand la paix fut enfin procurée, il revint parmi les siens, vivant dans la pauvreté volontaire jusqu’à sa vieillesse, invincible confesseur de la foi. 
4.         Commémoraison des saints moines qui, au IVe siècle, furent massacrés à cause de la foi du Christ à Raïthe et au Mont Sinaï.
5.         Au pays des Ibères au-delà du Pont-Euxin, au IVe siècle, sainte Ninon. Captive chrétienne, elle acquit, par la sainteté de sa vie, un tel respect et admiration de tous qu’elle attira la reine elle-même, dont le fils en bas âge avait retrouvé la santé grâce à ses prières, le roi et tout le peuple, à la foi du Christ. 
6*.         Dans le Gévaudan, au Ve siècle, saint Firmin, évêque. 
7*.         En Auvergne, l’an 575, saint Euphrase, évêque, dont saint Grégoire de Tours loue l’hospitalité. 
8.         À Milan, en 552, la mise au tombeau de saint Dace, évêque, qui défendit, dans le débat sur les Trois Chapitres, la décision du pape Vigile, qu’il rencontra à Constantinople, où il quitta cette vie. 
9*.         À Astigis en Espagne Bétique, vers 632, saint Fulgence, évêque, frère des saints Léandre, Isidore et Florentin. Son frère Isidore lui dédia le traité des Offices ecclésiastiques 
10*.         À Tagliacozzo dans les Abruzzes, vers l’an 1200, le bienheureux Odon de Novare, prêtre chartreux, qui vécut dans les jeûnes, les veilles prolongées et les macérations au service de religieuses. 
11*.         À Udine en Vénétie, l’an 1331, le bienheureux Odoric Mattiuzzi de Pordenone, prêtre franciscain, qui traversa les régions des Tartares, des Indes et de la Chine et s’avança jusqu’à Kambalik (Pékin), la capitale ; il parcourut ces pays de long en large, prêchant l’Évangile et amenant bien des gens à la foi du Christ. 
12*.         À Batavia en Surinam, l’an 1887, le bienheureux Pierre Donders, prêtre de la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur, qui prit soin avec une charité infatigable des corps et des âmes des lépreux. 
**        En Inde, en 1752, le bienheureux Devasa hayam Pillai laïc. converti de l’hindouïsme au catholicisme, mort martyr. (béatifié le 2 décembre 2012 par Benoît XVI)
**        En Italie, en 1930, la bienheureuse Alfonsa Clerici, religieuse, directrice d’une maison d’éducation pour jeunes filles pauvres. (béatifiée le 23 octobre 2010 par Benoît XVI)

Le 15 janvier 

1.         À Anagni dans le Latium, sainte Secondine, vierge et martyre. 
2.         À Constantinople, saint Jean Calybite, qui, dit-on, demeura quelque temps dans un recoin de la maison paternelle, puis dans une “calybe, c’est-à-dire une cabane, entièrement donné à la contemplation et complètement caché à la vue de ses parents. Ceux-ci le reconnurent seulement à sa mort, à partir du codex doré des Évangiles qu’ils avaient donné à leur fils. 
3*.         Au monastère de Cluain Credal en Irlande, vers 570, sainte Ita, vierge, fondatrice de ce monastère. 
4.         À Rieti en Sabine, vers 570, commémoraison de saint Probus, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand a fait l’éloge. 
5.         À Glanfeuil sur la Loire en Anjou, au VIe ou VIIe siècle, saint Maur, abbé. 
6*.         Dans la région de Rodez, au VIe ou VIIe siècle, sainte Tarcisse, vierge. 
7*.         À Ham dans le Brabant, vers 645, le trépas de saint Ablebert ou Emebert, évêque de Cambrai.
8*.         À Chartres, vers 650, saint Malard, évêque.
9*.         Dans le Val d’Anaune dans le Trentin, vers le VIIIe siècle, saint Romédius, anachorète. Après avoir donné son héritage à l’Église et aux pauvres, il mena une vie de pénitent dans un endroit désert qui depuis a été appelé de son nom. 
10.         À Lyon, vers 710, le trépas de saint Bonet, évêque de Clermont. Préfet de Marseille, il fut appelé à l’épiscopat à la place de son frère saint Avit, mais après dix ans il se démit de sa charge sur le conseil de saint Théau et se retira au monastère de Manlieu ; il mourut à Lyon en revenant d’un pèlerinage à Rome.
11*.         À Arno, près de Reggio de Calabre, en 904, saint Arsène, ermite, remarquable par sa vie d’oraison et son austérité. 
12*.         Près de Saint-Gilles en Provence, l’an 1208, le bienheureux Pierre de Castelnau, prêtre et martyr. Entré au monastère cistercien de Fontfroide, il fut chargé par le pape Innocent III d’établir la paix et d’affermir la foi en Provence et tomba percé d’un coup de lance par un hérétique. 
13*.         À Città della Pieve en Ombrie, en 1268 ou 1304, le bienheureux Jacques, surnommé l’Aumônier, expert en droit, il se montra l’avocat des pauvres et des opprimés. 
14*.         Sur le territoire de Gualda Tadina, également en Ombrie, l’an 1345, le bienheureux Ange de Valido, ermite. 
15.         À Fu’ an dans la province de Fujian en Chine, l’an 1648, saint François Fernandez de Capillas, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Après avoir porté le nom du Christ aux îles Philippines et dans le sud de la Chine, lors de la persécution des Tartares, il fut mis en prison, maintenu longtemps captif, torturé de diverses manières, et enfin décapité, devenant le premier martyr de la Chine. 
16*.         À Steyl en Hollande, l’an 1919, saint Arnold Janssen, prêtre, fondateur de la Société du Verbe Divin destinée à propager la foi en terres de missions.
17*.         À Berlin, en 1945, le bienheureux Nicolas Gross, martyr. Père de famille, profondément attentif à la vie sociale, il s’opposa de toute façon au régime nazi, oppresseur de la dignité humaine et de la religion, pour n’agir en rien contre le commandement de Dieu. Il fut pour cela jeté en prison et exécuté par pendaison.

Le 16 janvier

1.         À Rome, au cimetière de Priscille sur la voie Salarienne nouvelle, en 309, la mise au tombeau de saint Marcel Ier, pape. Comme le rapporte le pape saint Damase, il fut un véritable pasteur, mais maltraité de façon mordante par ceux qui avaient failli dans la persécution et qui ne voulaient pas se soumettre à la pénitence établie, dénoncé par eux honteusement au tyran Maxence, il fut chassé de la ville et mourut en exil.
2.         À Aulone en Illyrie, saint Danax, martyr.
3.         À Rhinocolure en Égypte, vers 390, saint Mélas, évêque. Sous l’empereur arien Valens, il endura l’exil et d’autres mauvais traitements pour la foi orthodoxe, puis mourut en paix. 
4.         À Arles en Provence, l’an 429, saint Honorat, évêque, qui fonda sur l’île de Lérins un monastère très célèbre et reçut ensuite le gouvernement de l’Église d’Arles. 
5*.         À Tarentaise, au Ve siècle, Saint-Jacques, ermite, disciple de saint Honorat de Lérins.
6.         À Oderzo, au Ve siècle, saint Titien, évêque. 
7*.        En Touraine, commémoraison de saint Leubais, abbé, au Ve ou VIe siècle. Placé par son maître saint Ours à la tête du monastère de Senevières qu’il venait de fonder, il y vécut dans une grande sainteté et parvint à une grande vieillesse. 
8*.         Au pays des Dombes dans la région lyonnaise, vers 568, saint Trivier, prêtre, moine et enfin solitaire. 
9.         À Mézerolles dans le Ponthieu, vers 650, le trépas de saint Fursy, abbé, qui fonda et dirigea des monastères d’abord en Irlande, puis en Angleterre, enfin en Gaule, à Lagny-en-Brie. Il mourut en allant visiter ses frères restés en Angleterre. 
10*.         À Bagno de Romagne, en 1105, sainte Jeanne, vierge, qui fut reçue dans l’Ordre des Camaldules et brilla surtout par son obéissance et son humilité. 
11.         À Marrakech dans le royaume des Maures, en 1226, la passion des cinq premiers martyrs de l’Ordre des Mineurs : les saints Bérard, Othon, Pierre, prêtres, Accurse et Adjoint, religieux. Envoyés par saint François annoncer l’Évangile du Christ aux musulmans, ils furent saisis à Séville et bientôt conduits à Marrakech, où le prince des Maures, furieux, leur fendit la tête de son cimeterre. 
12*.         À Kandy dans l’île de Taprobane de l’océan Indien, en 1711, le bienheureux Joseph Vaz, prêtre de l’Oratoire. Avec une ardeur admirable, dans de périlleux itinéraires à travers champs, il ne cessa de confirmer dans la foi les catholiques disséminés et cachés, et de prêcher avec zèle l’Évangile du salut. 
13*.         À Brescia en Lombardie, en 1897, le bienheureux Joseph-Antoine Tovini. Père de famille et maître d’école, il ouvrit un grand nombre d’écoles chrétiennes et s’occupa de travaux publics, en donnant toujours dans les affaires qu’il traitait, des leçons de prière et de vertus. 
14*.         À Valence en Espagne, l’an 1916, la bienheureuse Jeanne-Marie Condesa Lluch, vierge. Animée d’une charité active et de l’esprit de sacrifice, elle se livra à un travail humble, pour venir en aide aux enfants et aux jeunes ouvrières, et fonda, pour les protéger et les former, la Congrégation des Servantes de l’Immaculée Conception protectrice des ouvrières.

Le 17 janvier

1.        Mémoire de saint Antoine, abbé. Après la mort de ses parents, accueillant les préceptes de l’Évangile, il distribua tous ses biens aux pauvres et se retira dans la solitude de la Thébaïde en Égypte, où il commença à mener une vie d’ascète. Il travailla avec zèle à fortifier l’Église en soutenant les confesseurs de la foi lors de la persécution de Dioclétien et en aidant saint Athanase contre les ariens. Il eut tellement de disciples qu’il est appelé père des moines. Il mourut en 356.
2.         En Cappadoce, les saints martyrs Speusippe, Élasippe, Mélasippe, frères, et leur grand-mère Léonille. 
3.         Commémoraison de saint Julien, surnommé Sabas, c’est-à-dire Ancien, ermite en Osrhoène, vers 377. Bien qu’il détestât le tumulte de la ville, il délaissa pour un moment sa solitude bien-aimée pour confondre à Antioche de tout son cœur les partisans de l’hérésie arienne. 
4.         À Die dans la région lyonnaise, en 510, saint Marcel, évêque, qui se montra défenseur de la cité et, pour sa fidélité à la foi catholique, fut envoyé en exil par Gondebaud, roi arien des Burgondes. 
5.         À Bourges, vers 647, saint Sulpice, surnommé le Pieux, évêque, qui fut promu de la cour royale à l’épiscopat et n’eut rien de plus cher que de prendre soin de la cause des pauvres. 
6*.         En Bavière, vers 800, saint Gamelbert, prêtre, qui donna ses biens à Uthon, qu’il avait baptisé, pour qu’il construise un monastère à Metten.
7*. À Fréjus en Provence, vers 1329, sainte Roseline, prieure de la Chartreuse de la Celle Roland, qui fut célèbre pour son abnégation de soi, son jeûne de nourriture et de sommeil et ses austérités. 
8. À         Tocolatlan au Mexique, en 1927, saint Janvier Sanchez Delgado, prêtre et martyr, qui, au cours de la persécution mexicaine, fut battu sauvagement, piqué à coups de baïonnette et pendu à un arbre, en haine de l’Église.

Le 18 janvier

1.         À Carthage, en 248 ou 249, les saints martyrs Successus, Paul et Lucius, évêques, qui participèrent au Concile tenu en cette ville et furent mis à mort sous l’empereur Dèce.
2.         À Nicée en Bithynie, les saints martyrs Cosconius, Zénon et Mélanippe. 
3.         Près de Foix en Gaule Narbonnaise, vers 498, le trépas de saint Volusien, évêque de Tours, chassé par les Goths et mort en exil. 
4.         À Rome, commémoraison de sainte Prisque, au nom de qui une basilique fut dédiée à Dieu sur l’Aventin avant la fin du Ve siècle. 
5.         Au monastère de Lure en Bourgogne, au VIIe siècle, saint Déicole, abbé. Irlandais d’origine et disciple de saint Colomban, il fut, dit-on, le fondateur de ce monastère. 
6*.         À Ferrare en Émilie, vers 1262, la bienheureuse Béatrice d’Este, vierge moniale. Après la mort de celui qu’elle devait épouser, elle renonça à la principauté et se consacra à Dieu dans le monastère qu’elle avait fondé sous la Règle de saint Benoît.
7.         Près de Bude en Hongrie, l’an 1270, sainte Marguerite, vierge, fille du roi Béla IV, elle fut vouée à Dieu par ses parents pour la libération de la patrie du pouvoir des Tartares et donnée enfant aux moniales de l’Ordre des Prêcheurs. Elle fit profession à douze ans et se livra si complètement au Seigneur qu’elle s’appliqua sans hésitation à ressembler au Christ crucifié. 
8*.         À Crémone en Lombardie, l’an 1272, le bienheureux Fazio. Orfèvre, il quitta son pays natal de Vérone pour vivre en cette ville, en se consacrant à la pénitence, aux pèlerinages et au soulagement des malades. 
9*.         À Morbegno dans la Valteline, en 1485, le bienheureux André Grego de Peschiera, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui parcourut longtemps à pied cette région, vivant de peu, passant la nuit avec les pauvres, dormant sur des sarments et gagnant fraternellement le cœur de tous. 
10*.         À L’Aquila dans les Abruzzes, en 1543, la bienheureuse Christine Ciccarelli, vierge moniale de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, humble, dévouée aux pauvres et assidue à la contemplation. 
11*.         À Braunsberg en Borussie, l’an 1613, la bienheureuse Régina Protmann, vierge. Saisie d’amour des pauvres, elle se donna avec zèle au service des indigents et fonda la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine.
12*.         À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureuses martyres Félicité Pricet, Monique Pichery, Charlotte Lucas et Victoire Gusteau, fusillés, sous la Révolution française, en haine de la religion chrétienne.
13*. À Cassia en Ombrie, l’an 1947, la bienheureuse Marie-Thérèse (Marie-Jeanne Fasce), abbesse du monastère de l’Ordre de Saint-augustin, qui joignit l’ascèse et la contemplation à l’action en faveur des pèlerins et des indigents.

Le 19 janvier

1.         À Smyrne en Asie, vers l’an 167, la passion de saint Germanique, martyr de Philadelphie. Au temps de Marc Antonin et de Lucien Aurèle, il fut disciple de saint Polycarpe qu’il précéda dans le martyre : alors qu’il était à la fleur de l’âge, il fut condamné par le juge. Par la force de Dieu, sans tenir compte de la crainte que lui inspirait un corps fragile, il provoqua de lui-même la bête qui devait le dévorer. 
2.         À Spolète en Ombrie, au IIe siècle, saint Pontien, martyr. Au temps de l’empereur Antonin, il fut, dit-on, violemment frappé de verges pour le Christ et enfin transpercé par l’épée.
 3.         Sur la voie Cornélienne au treizième mille de Rome, au cimetière “Aux Nymphes”, les saints martyrs Marius, Marthe, Audifax et Abacum. 
4.         Commémoraison de saint Macaire le Grand, prêtre et abbé du monastère de Scété en Égypte aux confins de la Libye, en 300. Ancien chamelier, il apprit à la suite de saint Antoine, à mourir au monde et à lui-même et à vivre pour Dieu seul, et il enseignait à ses disciples à faire de même. 
5.         Commémoraison de Saint Macaire, surnommé l’Alexandrin, prêtre et anachorète, dans le désert des Cellules en Égypte, vers 408.
6.         À Lodi en Ligurie, commémoraison de saint Bassien, évêque, en l’an 409. Lié d’amitié avec saint Ambroise de Milan, il combattit avec lui avec vigueur pour défendre son troupeau de l’hérésie arienne alors florissante dans la région. 
7.         À Como en Lombardie, vers 580, les saintes Libérate et Faustine, sœurs et vierges, à l’origine du monastère de Sainte-Marguerite.
8*.         Près de Chartres, en 593, saint Laumer, abbé du monastère de Corbion qu’il fonda dans la solitude du Perche. 
9.         À Ravenne en Flaminie, l’an 595, saint Jean, évêque. Lorsque la guerre des Lombards secouait toute l’Italie, il pourvut excellemment aux besoins de son Église, comme en témoigne le pape saint Grégoire le Grand, qui lui envoya son livre sur la Règle des pasteurs. 
10*.         À Rouen, vers 762, saint Remi, évêque. Frère du roi Pépin, il veilla avec une application zélée au chant de la psalmodie à la manière romaine. 
11*.         À Corcyre en Grèce, au Xe siècle, saint Arsène, évêque, pasteur attentif à son troupeau et assidu à la prière nocturne.
12*.         À Séville en Espagne, l’an 1906, le bienheureux Marcel Spinola y Maestro, évêque. Pour faire progresser la société, il fonda des cercles d’ouvriers, il combattit pour la vérité et l’équité, et ouvrit sa maison aux pauvres.

Le 20 janvier

1.        Mémoire de saint Fabien, pape et martyr, en 250. Laïc appelé au pontificat par une disposition divine, il montra un exemple glorieux de foi et de courage en subissant le martyre lors de la persécution de Dèce, en 250. Saint Cyprien se réjouit de ce que son administration irréprochable de l’Église ait eu un aussi digne couronnement. Son corps fut inhumé dans le cimetière de Calliste sur la voie Appienne.
2.         Mémoire de saint Sébastien, martyr, en 305. Originaire de Milan, comme le rapporte saint Ambroise, il partit pour Rome quand les persécutions bouillonnaient avec violence et c’est là qu’il a souffert. C’est là, dans la ville où il était venu en étranger, qu’il établit le domicile définitif de son immortalité. Il fut inhumé en ce jour aux Catacombes, sur la voie Appienne. 
3.         À Antinoé en Égypte, à la fin du IIIe siècle, saint Asclas, martyr. Devant le gouverneur, il ne craignit pas les menaces, mais déclara qu’il redoutait beaucoup plus de mépriser le Christ, et après divers tourments il fut précipité dans le Nil. 
4.         À Nicée en Bithynie, saint Néophyte, martyr. 
5.         En Palestine, l’an 473, saint Euthyme, abbé. Arménien d’origine et consacré à Dieu depuis l’enfance, il gagna Jérusalem et, après soixante-sept ans passés dans la solitude, robuste et alerte jusqu’à la fin de sa vie, il mourut célèbre par son humilité, sa charité et son observance de la règle monastique. 
6.         À Worcester en Angleterre, l’an 1095, saint Wulstan, évêque. Prieur du monastère de la cathédrale, il fut élevé sur le siège épiscopal et joignit les habitudes de vie monastique au zèle du pasteur : il mit le plus grand soin à visiter les paroisses, à inciter à la construction d’églises, à favoriser les lettres, ainsi qu’à condamner les marchands d’esclaves. 
7*.         À Coltibono en Toscane, vers 1107, le bienheureux Benoît Ricasoli, ermite de la Congrégation de Vallombreuse. 
8*.         En Finlande, vers 1157, saint Henry, évêque et martyr. Né en Angleterre, il reçut à diriger l’Église d’Upsal et employa le plus grand zèle à annoncer l’Évangile aux Finnois. Il fut enfin mis à mort par un meurtrier qu’il s’était efforcé de redresser selon la discipline de l’Église. 
9.         À Montevergine en Sicile, l’an 1494, sainte Eustochie Calafato, vierge, abbesse de l’Ordre de sainte Claire, qui mit tout son zèle à restaurer la discipline ancienne de la vie régulière et à favoriser la vie à la suite du Christ à la manière de saint François. 
10.         À Séoul en Corée, l’an 1840, saint Étienne Min Kuk-ka, catéchiste, martyr, étranglé en prison pour la foi chrétienne. 
11*.         À Casoria près de Naples, en 1906, la bienheureuse Marie-Christine de l’Immaculée (Adélaïde Brado), vierge, qui consacra sa vie à la formation chrétienne des enfants et fonda la Congrégation des Sœurs Victimes de Jésus Eucharistie, pour développer l’adoration du Saint-Sacrement. 
12*.         Au monastère du Mont-Saint-Bernard, près de Leicester en Angleterre, l’an 1964, le bienheureux Cyprien (Michel Iwene Tansi), prêtre cistercien. Né sur le territoire d’Onitsha au Nigéria, il fit profession de foi chrétienne, encore enfant, malgré sa famille. Ordonné prêtre, il s’adonna avec le plus grand soin au ministère pastoral et, devenu moine, il mérita d’achever une vie sainte par une sainte mort.
**        En Italie, en 1720, le bienheureux Angelo Paoli, carme,  Père des pauvres (béatifié le 25 avril 2010 par Benoît XVI)  
**        Au Mans, en 1873, le bienheureux Basile-Antoine Marie Moreau, prêtre fondateur de la famille religieuse de Sainte Croix (béatifié le 15 septembre 2007 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.