Archives de catégorie : Martyrologe

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 DÉCEMBRE

Le 11 décembre

1. Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux… fera se dresser Damase de ses cendres”.
2. À Amiens, les saints martyrs Victoric, Fuscien martyrs
3. À Plaisance en Émilie, l’an 420, saint Savin, évêque, qui appela les foules à la foi du Christ, établit des lieux d’asile pour les vierges et défendit de manière inébranlable la vérité de Nicée. 
4. À Constantinople, en 493, saint Daniel, prêtre, surnommé le Stylite. Après avoir vécu dans un monastère et supporté de nombreux travaux, il se tint en haut d’une colonne à la manière et à l’exemple de saint Siméon le Stylite et y demeura pendant trente-trois ans et trois mois jusqu’à sa mort, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents. 
5*. À l’abbaye d’Himmerode près de Trèves en Allemagne, l’an 1179, le bienheureux David, moine, que saint Bernard reçut à Clairvaux malgré sa santé fragile, qu’il envoya ensuite avec d’autres frères en Allemagne pour fonder un nouveau monastère, où nuit et jour il était occupé à la prière et aux bonnes œuvres. 
6*. À Sienne en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Franco Lippi, ermite de l’Ordre du Carmel, qui, après une vie violente de chef de bandits, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence. 
7*. Au diocèse de Camerino dans les Marches, en 1373, le bienheureux Hugolin Magalotti, qui, après la mort de son père, livra ses biens aux pauvres et vécut en ermite pénitent et tertiaire de Saint-François. 
8*. À Sant’ Angelo in Vado, également dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence. 
9*. À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs. 
10*. À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn. 
11*. À Burjassot près de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Marie-Pilar Villalonga Villalba, vierge et martyre, fusillée en haine de l’Église dans la persécution déclenchée au cours de la guerre civile.
12. À La Aldehuela dans la région de Madrid, en 1974, sainte Marie des Merveilles de Jésus (Maria Miravillas Pidal), vierge carmélite, qui fonda un grand nombre de monastères en Espagne et en Inde, unissant une vie contemplative à une vie active de charité.

Le 12 décembre

1. Mémoire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, dont une foule immense implore le secours maternel sur la colline Tepeyac près de Mexico, et qu’elle salue avec confiance comme une étoile pour l’évangélisation des familles des peuples et comme l’assistance des indigènes et des pauvres. 
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie Épimaque et Alexandre. En 250, sous l’empereur Dèce, après un long temps passé dans les chaînes et divers sortes de supplices, ils furent enfin livrés aux flammes pour la foi du Christ. Avec eux subirent le martyre les saintes Ammonarion, vierge, Mercurie, une vieille femme, Denyse, mère de famille, et une autre femme : après les tortures infligées à Ammonarion, le juge, honteux de se voir vaincu par des femmes et craignant que, s’il exerçait sur les autres des cruautés inouïes, il ne fût contraint de céder à leur inébranlable fermeté, les fit aussitôt décapiter. 
3. Dans l’île de Chypre, au IVe siècle, saint Spyridon, évêque de Trémithonte, vrai pasteur de son troupeau, dont toutes les bouches célébraient les actions admirables. 
4*. À Clonard en Irlande, l’an 549, saint Finnian, abbé, qui fut le fondateur de plusieurs monastères, le père et le maître d’une multitude de moines. 
5*. À Quimper en Bretagne, saint Corentin, honoré comme le premier évêque de la cité, qui joignait à l’épiscopat la rude vie d’ermite. 
6*. Au Dorat dans le Limousin, en 1014, saint Israël, prêtre et chanoine régulier, qui fut d’une grande aide à l’évêque de Limoges dans la prédication de la parole de Dieu. 
7*. À Neumünster dans le Holstein, en 1154, le trépas de saint Vicelin, évêque d’Oldenbourg, qui fournit de grands efforts pour l’évangélisation des Slaves. 
8*. À Celloli en Toscane, l’an 1310, le bienheureux Bartolo Buonpedoni, prêtre. Atteint de la lèpre à l’âge de soixante ans, il démissionna de sa charge de curé, prit l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François et se retira dans une léproserie, où sa patience et ses vertus attirèrent beaucoup de personnes venues lui demander conseil
9*. À Bastia près d’Assise en Ombrie, l’an 1306, le bienheureux Conrad d’Offida, prêtre, qui aima et rechercha beaucoup l’humilité et la pauvreté primitive de l’Ordre des Mineurs. 
10*. À Naples, commémoraison du bienheureux Jacques Capocci, évêque. Après avoir été ermite de Saint-Augustin, il reçut à gouverner l’Église de Bénévent, puis celle de Naples, qu’il illustra par sa sagesse sa doctrine et sa prudence, et mourut vers 1308. 
11. À Hué en Annam, l’an 1840, saint Simon Phan Dac Hoa, martyr. Médecin, père de douze enfants et chef de village, il se fit remarquer par sa charité envers les pauvres et sa foi intrépide. Sous l’empereur Minh Mang, il fut arrêté pour avoir hébergé un missionnaire et, après diverses prisons, plusieurs bastonnades à coups de rotin et le supplice des tenailles, il eut la tête tranchée d’un coup de sabre. 
12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim) près de Cracovie en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Pie Bartosik, prêtre franciscain conventuel et martyr. Arrêté avec saint Maximilien Kolbe et trois autres religieux, déporté comme eux, il mourut des suites des mauvais traitements, des travaux forcés et des maladies contractées dans le camp.

Le 13 décembre

1. Mémoire de sainte Lucie, vierge et martyre à Syracuse en Sicile, vers 300. Tant qu’elle vécut, elle garda sa lampe allumée pour aller au-devant de l’Époux et, conduite à la mort pour le Christ, elle mérita d’entrer avec lui dans la salle des noces et de posséder la lumière qui n’a pas de fin. 
2. À Porto près de Rome, saint Ariston, martyr.
3. Dans l’île de Sulci, près de la Sardaigne, saint Antioche, martyr. 
4. En Arménie, les saints martyrs Eustrate, Auxence, Eugène, Mardaire et Oreste. 
5. Dans le Ponthieu, au nord de la Gaule, vers 668, saint Josse, prêtre et ermite. Fils de Juthaël, roi de Domnonée en Bretagne, et frère de saint Judicaël, pour ne pas être contraint de succéder à son père, il quitta sa patrie et se retira pour mener en divers endroits la vie érémitique. 
6. À Cambrai, vers 870, saint Aubert, évêque, qui favorisa la vie monastique. 
7. En Alsace, vers 720, sainte Odile, vierge, première abbesse du monastère d’Hohenbourg, construit par son père, le duc Adalric. 
8*. À Naples, en 1562, le bienheureux Jean Marinoni, prêtre de l’Ordre des Théatins, qui s’employa avec saint Gaétan à la réforme du clergé et au salut des âmes, et qui favorisa les Monts de piété pour aider les pauvres. 
9. Au monastère de la Visitation de Moulins, en 1641, la naissance au ciel de sainte Jeanne-Françoise Frémiot de Chantal, dont la mémoire est célébrée le 12 août. 
10*. À Fermo dans les Marches, en 1671, le bienheureux Antoine Grassi, prêtre de l’Oratoire. Humble et pacifique, il poussa beaucoup ses confrères, par son exemple, à l’observance de la Règle. 
11. À Tjyen-Tiyou en Corée, l’an 1866, saint Pierre Cho Hwa-so, martyr, père de famille et cinq compagnons. Le mandarin ayant cherché, par des promesses et des tortures, à leur faire abandonner la religion chrétienne, ils résistèrent jusqu’à la décapitation. 
**. En Italie, en 1921, la bienheureuse Maria Maddalena della Passione (Costanza Starace), fondatrice des Sœurs Compassionistes Servites de Marie.  (béatifiée le 15 avril 2007 par Benoît XVI)

Le 14 décembre

1. Mémoire de saint Jean de la Croix, prêtre et docteur de l’Église. Sur le conseil de sainte Thérèse de Jésus, il entreprit, le premier parmi ses frères, la réforme de l’Ordre du Carmel, qu’il soutint par des travaux et des œuvres sans nombre, ainsi que par d’âpres tribulations. Au témoignage de ses écrits, en cherchant à mener une vie cachée dans le Christ et consumé par la flamme de l’amour de Dieu, il accomplit, à travers une nuit obscure, sa montée vers Dieu et s’endormit dans le Seigneur à Ubéda en Espagne, en 1591.
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, Héron, Ater et Isidore, et avec eux Dioscore, un jeune d’une quinzaine d’années. En 250, durant la persécution de Dèce, le juge s’efforça d’abord de séduire l’adolescent par ses paroles, puis de le contraindre par des tortures, mais en vain. Il fit déchirer les autres et, comme ils résistaient, il les livra au feu. Quant à Dioscore, il le soumit à plusieurs flagellations et lui accorda un nouveau délai. 
3. À Apollonie en Bithynie, les saints martyrs Thyrse, Leuce et Callinique et leurs compagnons, dont on rapporte qu’ils succombèrent pour le Christ au temps de la même persécution. 
4. À Antioche de Pisidie, peut-être au début du IVe siècle, sainte Drosis, martyre, dont saint Jean Chrysostome affirme qu’elle fut brûlée vive. 
5. À Ascalon en Palestine, en 308 ou 309, les saints martyrs Arès, Promus et Élie. Venus d’Égypte et voulant gagner la Cilicie pour visiter et encourager les confesseurs du Christ dans la persécution de Maximin, ils furent arrêtés à Césarée, on leur creva atrocement les yeux, on leur coupa les pieds et on les mena à Ascalon où, sur l’ordre du juge Firmilien, ils achevèrent leur martyre, Arès sur le bûcher, les autres par la décapitation. 
6. À Ticinum [Pavie] en Ligurie, au IVe siècle, saint Pompée, évêque, qui succéda à saint Syrus pendant peu d’années, mais pacifiques. 
7. À Reims, peut-être vers 450, la passion de saint Nicaise, évêque, massacré ainsi que sa sœur Eutropie, vierge consacrée à Dieu, le diacre Florent et Jocond, à la porte de la basilique qu’il avait construite, par des barbares païens qui firent irruption dans la ville. 
8. À Naples, vers 596, saint Agnel, abbé du monastère de Saint-Gaudiosus. 
9*. À Poitiers, vers 605, saint Venance Fortunat, évêque, qui mit par écrit les actions de nombreux saints et célébra la sainte Croix par des hymnes de grande qualité. 
10*. Chez les Morins dans le nord de la France, en 855, saint Folcuin, évêque de Thérouanne pendant trente-neuf ans. 
11*. À Orvieto en Toscane, l’an 1315, le bienheureux Bonaventure Bonaccorsi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie. Ébranlé à Pistoie par la prédication de saint Philippe Benizi, il demanda à entrer dans son Ordre et l’aida à mettre la paix entre les factions dans les villes italiennes. 
12*. À Klifane au Liban, en 1858, le bienheureux Nimatullah (Joseph Kassab al-Hardini), prêtre de l’Ordre libanais maronite, qui s’appliqua à la formation théologique, à l’éducation des jeunes et à l’action pastorale, avec un esprit d’oraison et de pénitence éminent. 
13*. À Aix-la-Chapelle en Allemagne, l’an 1876, la bienheureuse Françoise Schervier, vierge, qui se dévoua pendant longtemps dans la ville au service des pauvres, des malades et des affligés, et fonda la Congrégation des Sœurs des Pauvres de Saint-François pour répondre à leurs besoins. 
14*. À Barcelone en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Protais (Antoine Cubells Minguell), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr, qui fut tué en haine de la religion au cours de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Le 15 décembre

1. Commémoraison de saint Valérien, évêque d’Avensa en Afrique proconsulaire. Vers 457, durant la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, alors qu’il avait plus de quatre-vingts ans, on voulut le forcer à livrer les objets du culte, mais il refusa avec fermeté. Il fut alors chassé seul hors de la ville, avec défense à quiconque de le recevoir dans sa maison ou même sur sa terre. Il erra ainsi longtemps sur les grands chemins, exposé aux injures de l’air, et il acheva le cours de sa vie sainte en confesseur de la vérité orthodoxe. 
2. Dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Mesmin, prêtre, que l’on tient pour le premier abbé de Micy. 
3*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1170, le bienheureux Marin, abbé, admirable par sa fidélité à l’évêque de Rome, en un temps troublé pour l’Église. 
4*. À Gênes en Ligurie, l’an 1617, la bienheureuse Marie-Victoire Fornari-Strata qui, devenue veuve, fonda l’Ordre des Annonciades. 
5. À Gênes encore, en 1651, sainte Virginie Centurione-Bracelli, veuve, qui se dépensa au service du Seigneur en subvenant de toutes les façons aux besoins des pauvres, en venant en aide aux églises rurales, en fondant et en dirigeant les Sœurs de Notre-Dame du Refuge du Mont-Calvaire. 
6. À Brescia en Lombardie, l’an 1855, sainte Marie-Crucifiée (Paule De Rosa), vierge, qui dépensa toutes ses richesses et se dépensa elle-même pour le salut de l’âme et du corps de son prochain et fonda l’Institut des Servantes de la Charité. 
7*. À Vérone en Vénétie, l’an 1856, le bienheureux Charles Steeb, prêtre. Né à Tübingen dans le Bade-Wurtenberg et de confession luthérienne, il fit à Vérone profession de foi catholique et, ordonné prêtre, fonda l’Institut des Sœurs de la Miséricorde pour s’occuper des affligés, des pauvres et des malades. 
**        En Bosnie et Herzégovine, en 1941, les bienheureuses Martyres de la Drina, Marija Jula Ivanisevic et 4 compagnes, religieuses de la Congrégation des Filles de la Divine Charité. Assassinées pour leur Foi. (béatifiées le 24 septembre 2011 par Benoît XVI)

Le 16 décembre

1. Commémoraison de saint Aggée, prophète, qui, vers 515 avant le Christ au temps de Zorobabel, chef de Juda, avertit le peuple de reconstruire la maison du Seigneur, dans laquelle viendrait le Trésor de toutes les nations. 
2. Commémoraison de plusieurs saintes femmes, qui, en Afrique, durant la persécution vandale sous le roi arien Hunnéric, en 480, furent suspendues avec des poids aux pieds et des lames incandescentes sur le dos, achevant ainsi heureusement le combat du martyre. 
3. En Irlande, saint Béan, ermite. 
4*. À Cysoing dans l’Artois, en 867, saint Évrard. Comte du Frioul, il construisit en ce lieu un monastère de chanoines réguliers, où il fut pieusement déposé, quelques années après sa mort. 
5. À Vienne, alors dans le royaume de Provence, en 875, saint Adon, évêque, qui fut moine auparavant et composa un Martyrologe, où il inscrivit pour chaque jour des éloges de saints. 
6*. À l’abbaye de Seltz en Alsace, l’an 999, la naissance au ciel de sainte Adélaïde, qui épousa Otton Ier et devint impératrice. Elle manifesta une gravité pleine de charme aux gens de sa maison, une dignité très noble aux étrangers, une bienveillance infatigable aux pauvres et une largesse très abondante pour honorer les églises de Dieu. 
7*. En Lucanie, l’an 1005, saint Macaire de Collesano, moine, remarquable par son humilité et ses privations, qui dirigea avec sagesse divers monastères du mont Mercure et du Latiano. 
8*. À Gênes en Ligurie, l’an 1496, le bienheureux Sébastien Maggi, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui prêcha l’Évangile au peuple de la région et veilla à la discipline régulière dans plusieurs couvents de son Ordre. 
9*. À Turin dans le Piémont, en 1717, la bienheureuse Marie des Anges (Marie-Anne Fontanella), vierge moniale du Carmel, remarquable par ses pénitences volontaires et sa vertu d’obéissance. 
10*. À Rivalba près de Turin, en 1903, le bienheureux Clément Marchisio, prêtre, curé de la paroisse de ce lieu et fondateur de l’Institut des Filles de Saint-Joseph. 
11*. À Nowe Miasto en Pologne, l’an 1916, le bienheureux Honoré de Biala Podlaska (Venceslas Kazminsky), prêtre capucin, qui accomplit une œuvre remarquable en confessant les pénitents, en prêchant la parole de Dieu et en réconfortant les âmes des prisonniers. 
12*. Près de Mukdahan en Thaïlande, l’an 1940, le bienheureux Philippe Siphong Onphitak, martyr. Père de famille, il fut choisi comme chef de la communauté chrétienne pour remplacer le prêtre de Sog-Khon, expulsé, et, quand commença la persécution contre les chrétiens, il fut conduit au bord de la rivière Tum Nok, torturé et fusillé.

Le 17 décembre

1. À Jérusalem, en 634, saint Modeste, évêque. Après la prise de la Ville sainte et sa dévastation par les Perses, il releva les monastères, les remplit de moines et reconstruisit à grand peine les sanctuaires détruits par l’incendie. 
2. À Eleuthéropolis en Palestine, l’an 638, la passion de cinquante saints soldats, qui, au temps de l’empereur Héraclius, furent tués pour la foi du Christ par les Sarrasins qui avaient pris Gaza. 
3*. En Bretagne, l’an 658, saint Judicaël, roi de Domnonée, qui contribua beaucoup à établir la paix entre les Bretons et les Francs et, après avoir quitté sa charge, termina sa vie au monastère de saint Méen. 
4. À Andenne dans le Brabant, en 693, sainte Begge, veuve. Sœur de sainte Gertrude de Nivelles, après l’assassinat de son mari Ansegise, elle fonda le monastère de la bienheureuse Vierge Marie, sous les règles des saints Colomban et Benoît. 
5. Au monastère de Fulda en Saxe, l’an 779, saint Sturmi, abbé. Disciple de saint Boniface, il évangélisa la Saxe et prit soin de construire, à la demande de son maître, ce célèbre monastère, dont il fut le premier abbé. 
6*. Au mont Mercure en Lucanie, au Xe siècle, saint Christophe de Collesano, moine, qui avec toute sa famille travailla grandement à propager la vie monastique. 
7. À Bigard près de Bruxelles, en 1170, sainte Wiwine, première abbesse du monastère de Sainte-Marie. 
8. À Rome, sur le Célius, en 1213, saint Jean de Matha, prêtre d’origine française, fondateur de l’Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs. 
9. À Barcelone en Catalogne, l’an 1901, le saint Joseph Manyanet y Vives, prêtre, qui fonda la Congrégation des Fils et des Filles de la Sainte Famille, pour qu’à l’exemple de la famille de Jésus, Marie et Joseph à Nazareth, toutes les familles atteignent la perfection. 
10*. En Espagne, la bienheureuse Mathilde a Sacro Corde Tellez Robles, vierge
11*. À Rome, près de Sainte-Sabine sur l’Aventin, en 1916, le bienheureux Hyacinthe (Henri) Cormier, prêtre, Maître général de l’Ordre des Prêcheurs, qu’il dirigea avec prudence, en encourageant beaucoup les études théologiques et spirituelles.

Le 18 décembre

1. Commémoraison de saint Malachie, prophète. Au Ve siècle avant le Christ, après la déportation à Babylone, il annonça le grand jour du Seigneur et sa venue dans son temple, ainsi que l’offrande qui serait présentée à son nom toujours et en tous lieux. 
2. Commémoraison des saints Namphamo, Miggin, Sanaem et Lucitas, martyrs en Afrique au IIIe siècle, qui, au témoignage du païen Maxime de Madaure dans une lettre adressée à saint Augustin, étaient en grande vénération dans le peuple chrétien. 
3. À Tours, au début du IVe siècle, saint Gatien, premier évêque de la cité. Il fut, dit saint Grégoire de Tours, un des sept évêques qui vinrent de Rome en Gaule et il fut inhumé dans le cimetière des chrétiens du lieu. 
4*. À Killaloé en Irlande, au VIe ou VIIe siècle, saint Flannan, évêque. 
5*. Au monastère d’Heidenheim, dans le Würtemberg, en 761, saint Winnibald, abbé. Origiaire d’Angleterre, il suivit saint Boniface avec son frère saint Willibald et l’aida dans son œuvre d’évangélisation des peuples de Germanie. 
6. Sur la colline Go-Voi au Tonkin, en 1839, les saints martyrs Paul Nguyên Van My, Pierre Truong Van Duong et Pierre Vu Van Truat, trois catéchistes fermes dans la foi, qui furent étranglés sous l’empereur Minh Mang.  
7*. À Borgaro près de Turin, en 1916, la bienheureuse Némésie (Julie Valle), vierge, des Sœurs de la Charité, admirable pour former et diriger les jeunes dans l’amour de l’Évangile.

Le 19 décembre

1. À Rome, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, en 401, la mise au tombeau de saint Anastase Ier, pape, homme de très riche pauvreté, dit saint Jérôme, et d’ardeur apostolique, qui, dans un bref pontificat, s’opposa fermement aux doctrines hérétiques. 
2. À Auxerre, au VIe siècle, saint Grégoire, évêque. 
3*. Dans la chartreuse de Casotto dans la Piémont, en 1205, le bienheureux Guillaume de Fenoglio, religieux, qui avait auparavant vécu en ermite sur une montagne du voisinage. 
4*. À Avignon, en 1370, le bienheureux Urbain V, pape, qui était abbé de Saint-Victor de Marseille quand il fut élevé sur la chaire de Pierre. Sans rien changer à ses habitudes monastiques, il tourna aussitôt son esprit en premier lieu vers le retour du Siège apostolique à Rome et le rétablissement de l’unité de l’Église. 
5. À Bac Ninh au Tonkin, en 1839, les saints martyrs François-Xavier Ha Trong Mâu, Dominique Bai Van Uy, catéchistes, Thomas Nguyên Van Dê, tailleur, Augustin Nguyên Van Moi et Étienne Nguyên Van Vinh, agriculteurs, l’un néophyte, l’autre encore catéchumène. Tous ayant refusé de piétiner la croix, furent soumis à des supplices, enfin étranglés sur l’ordre de l’empereur Minh Mang. 
6*. À Slonim en Pologne, l’an 1942, les bienheureuses martyres Marie-Éve de la Providence (Bogomila Noiszewska) et Marie-Marthe de Jésus (Casimira Wolowska), vierges, Sœurs de l’Immaculée Conception. Pendant l’occupation nazie de la Pologne, elles furent arrêtées par la Gestapo à l’hôpital de cette ville, où elles soignaient les malades, et fusillées le jour même sur une colline voisine, pour l’aide apportée à une famille juive.

Le 20 décembre

1. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 217 ou 218, la mise au tombeau de saint Zéphyrin, pape, qui dirigea l’Église romaine pendant dix-huit ans et chargea son diacre, saint Calliste, d’organiser sur cette voie le cimetière de l’Église romaine. 
2. À Rome encore, sur l’ancienne voie Salarienne, au cimetière “Aux Sept Palombes”, saint Libéral, martyr, qui aurait rempli la charge consulaire. 
3. À Antioche de Syrie, en 324, saint Philogone, évêque. Appelé par la volonté de Dieu de la profession d’avocat au gouvernement de cette Église, il mena, avec l’évêque d’Alexandrie, saint Alexandre et ses compagnons, le premier combat contre Arius pour la foi catholique ; il s’endormit dans le Seigneur, comblé de mérites, et saint Jean Chrysostome a prononcé en son honneur un magnifique éloge.
4. Dans le Jura suisse, près du Doubs, vers 620, saint Ursane, disciple de saint Colomban, qui mena d’abord la vie érémitique dans la solitude, mais, bientôt découvert, incita beaucoup au même genre de vie. 
5. Au monastère de Silos en Castille, l’an 1073, saint Dominique, abbé, qui vécut d’abord en ermite, puis restaura ce monastère à peu près détruit, y rétablit la discipline et remit en valeur la louange divine jour et nuit. 
6*. À Torre del Greco près de Naples, en 1831, le bienheureux Vincent Romano, prêtre. Curé de paroisse, il mit toute son ardeur à éduquer les enfants et à s’occuper des besoins des ouvriers et des pêcheurs.
7*. Au camp de concentration de Sachsenhausen, en Allemagne, l’an 1940, le bienheureux Michel Piaszynski, prêtre de Lomza et martyr. Sous l’occupation nazie de la Pologne, il fut arrêté parce que prêtre, et envoyé en déportation, où il mourut de faim et de maladie.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 DECEMBRE

Le 1er décembre

  1. Commémoraison de saint Nahoum, prophète. Au VIIe siècle avant le Christ, il fut un héraut de Dieu, un Dieu qui régit le cours des temps et qui juge les peuples avec justice.
    2. À Milan, au IIIe siècle, saint Castritien, évêque.
    3*. À Poitiers, après 360, sainte Florence, vierge, qui fut convertie au vrai Dieu par l’évêque saint Hilaire quand il était exilé en Asie et qui le suivit quand il revint vers les siens.
    4*. À Fréjus en Provence, l’an 433, saint Léonce, évêque. Il favorisa l’établissement monastique de saint Honorat dans l’île de Lérins, et c’est à lui que saint Jean Cassien, son ami, dédia ses dix premières conférences.
    5. Au Mans, en 581, saint Domnole, évêque, qui avait été auparavant abbé du monastère de Saint-Laurent à Paris et qui brilla par ses vertus et ses miracles.
    6. À Verdun, en 588, saint Airy, évêque, qui construisit des églises et des baptistères et, parce qu’il avait fait de son église un asile pour les hommes pourchassés, il eut beaucoup à souffrir du roi Childebert II.
    7. À Noyon, en 660, saint Éloi, évêque. Orfèvre et conseiller du roi Dagobert, il fit construire un grand nombre de monastères et fabriqua aussi beaucoup de pièces d’orfèvrerie en l’honneur des saints avec un art et une beauté remarquables. Élevé au siège épiscopal de Noyon et Tournai, il mit tout son zèle à sa mission apostolique.
    8*. À Cotiniola en Émilie, l’an 1482, le bienheureux Antoine Bonfadini, prêtre de l’Ordre des Mineurs, grand prédicateur dans beaucoup de régions d’Italie, en Orient et spécialement en Terre sainte.
    9*. À Colchester en Angleterre l’an 1539, le bienheureux Jean Beche, alias Thomas Marshall, abbé du monastère Saint-Jean de ce lieu, et martyr. Ami des saints Thomas More et Jean Fisher, il protesta contre leur exécution. Après des atermoiements, il refusa les innovations religieuses du roi Henri VIII et, sous prétexte de crime de trahison, fut condamné à mort et conduit au supplice.
    10. À Londres, en 1581, les saints Edmond Campion, Raoul Sherwin et Alexandre Briant, prêtres et martyrs, d’un caractère et d’un courage éminents. Saint Edmond, qui avait embrassé dans sa jeunesse la foi catholique, entra à Rome dans la Compagnie de Jésus, fut ordonné prêtre à Prague et revint dans sa patrie, où il affermit considérablement les fidèles par sa parole et ses écrits. Saint Raoul, excellent philosophe, helléniste et hébraïsant, reçu dans l’Église catholique et ordonné prêtre, revint en Angleterre avec saint Edmond. Saint Alexandre reçu aussi dans l’Église catholique et ordonné prêtre, fut horriblement torturé à la Tour de Londres et demanda en prison d’être inscrit dans la Compagnie de Jésus. Tous les trois furent accusés faussement de haute trahison, condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière et subirent les mêmes supplices à Tyburn.
    11*. À York, en 1586, le bienheureux Richard Langley, martyr. Père de famille, il avait aménagé des cachettes pour les prêtres proscrits. Découvert, il fut condamné à mort, sous la même reine, et pendu au gibet.
    12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim) près de Cracovie, en Pologne, l’an 1941, le bienheureux Casimir Sykulski, prêtre de Radom et martyr. Sous l’occupation du pays par le régime nazi, il fut pris d’abord en otage, libéré et de nouveau arrêté deux fois, torturé, interné au camp et enfin fusillé.
    13*. À Dire-Dama en Éthiopie, l’an 1941, la bienheureuse Lidwine (Élise-Angèle Meneguzzi), vierge de l’Institut de Saint-François de Sales qui manifesta, avec douceur et humilité la miséricorde de Dieu auprès des pauvres, des malades et des prisonniers.
    14*. À Isiro dans l’intérieur de la République démocratique du Congo, en 1964, la bienheureuse Clémentine Anuarita Nengapeta, vierge de la Compagnie des Sœurs de la Sainte Famille, et martyre. Dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, arrêtée avec d’autres religieuses de son couvent, elle les exhorta à préserver leur virginité et à prier. Elle-même repoussa, avec beaucoup de force, le désir violent d’un officier, qui, furieux, la tua.
    **        A Lisbonne au Portugal, en 1899 la bienheureuse Marie Claire de l’Enfant Jésus (Maria Clara Galvão Meixa de Moura Telles) religieuse portugaise fondatrice des Franciscaines hospitalières de l’Immaculée. (béatifiée le 21 mai 2011 par Benoît XVI)
    **        À Tamanrasset en 1916, le bienheureux Charles de Foucauld prêtre, ermite et missionnaire. (béatifiée le 13 novembre 2007 par Benoît XVI).
    **        En Italie, en 1972, la bienheureuse Maria Rosa Pellesi, religieuse de la Congrégation des Religieuses Franciscaines Missionnaires du Christ. (béatifiée le 29 avril 2007 par Benoît XVI).

Le 2 décembre

  1. Commémoraison de saint Habacuc, prophète, qui vers 600 avant le Christ, devant les injustices et la violence des hommes, annonça le jugement de Dieu, mais aussi sa miséricorde en disant : Le juste vivra par sa fidélité.
    2. À Rome, sainte Bibiane, martyre, dont le nom fut donné par le pape saint Simplice à une basilique sur l’Esquilin.
    3. À Rome également, au cimetière de Pontien sur la voie de Porto, saint Pimène, prêtre et martyr.
    4. À Aquilée en Vénétie, vers 407, saint Chromace, évêque. Véritable artisan de paix, il procura des ressources pour les monastères détruits par Alaric, roi des Wisigoths, et pour les populations dévastées et, excellent interprète des mystères de la parole de Dieu, il éleva les esprits vers les réalités d’en-haut.
    5. Dans l’île de Palmaria au large de Gaëte dans le Latium, le trépas de saint Silvère, pape et martyr. N’ayant pas voulu rétablir Anthime, évêque hérétique de Constantinople, que saint Agapit, son prédécesseur, avait déposé, il fut, à l’instigation de l’impératrice Théodora, chassé de son siège et envoyé en exil, d’abord en Asie, puis dans cette île, où il mourut, écrasé par les peines endurées.
    6*. Au monastère de Groenendal dans la région de Bruxelles, en 1381, le bienheureux Jean Ruysbroeck, prêtre et chanoine régulier, qui exposa de manière admirable les divers degrés de la vie spirituelle.
    7*. À Murcia dans le sud de l’Espagne, en 1665, la bienheureuse Marie-Angèle Astorch, abbesse de l’Ordre des Clarisses. Très humble et toute donnée aux actions de pénitence, elle offrait aux moniales et aux gens du monde du soulagement et des conseils pour leur bien.
    8*. À Logiewniki en Pologne, l’an 1741, le bienheureux Raphaël (Melchior Chylinski), prêtre franciscain conventuel, qui visitait les malades quand la contagion sévissait à Cracovie, pour les assister spirituellement et veiller à leur mort digne et chrétienne.
    9*. À Stanislaviv en Ukraine, l’an 1973, le bienheureux Ivan Slezyuk, évêque et martyr. Sous le régime soviétique athée, à cause de son ministère exercé en cachette auprès des fidèles de rite byzantin, il fut déporté deux fois en Sibérie et il montra devant ses persécuteurs une fermeté inébranlable dans le Christ.

Le 3 décembre

  1. Mémoire de saint François Xavier, prêtre de la Compagnie de Jésus, évangélisateur des Indes. Né en Navarre, il fut à Paris l’un des premiers compagnons de saint Ignace. Poussé par l’ardeur de répandre l’Évangile, il se dépensa sans compter pour annoncer le Christ à des peuples innombrables en Inde, dans les Molusques et d’autres îles, et de là au Japon, convertissant beaucoup à la foi. Enfin, consumé par la maladie et les travaux, il mourut sur l’île de Sancian, aux portes de la Chine, en 1552.
    2. Commémoraison de saint Sophrone, prophète, qui, vers 630 avant le Christ, aux jours de Josias, roi de Juda, annonça la ruine des impies au jour de la colère du Seigneur et réconforta les pauvres dans l’espérance du salut.
    3. À Tanger en Maurétanie, au IIIe ou IVe siècle, saint Cassien, martyr.
    4. À Dorchester en Angleterre, vers 650, saint Birin, évêque. Envoyé par le pape Honorius Ier dans l’intérieur de la Grande Bretagne, il établit son siège à Dorchester et se dépensa sans compter pour répandre l’annonce du salut au peuple des Saxons de l’ouest.
    5. À Coire en Suisse, peut-être au VIIe siècle, saint Lucius, ermite.
    6*. À Londres, en 1678, le bienheureux Édouard Coleman, martyr. Fils d’un ministre anglican, il embrassa la foi catholique et fut accusé faussement d’un prétendu complot contre le roi Charles II. Condamné à mort, il fut pendu au gibet de Tyburn et éventré alors qu’il vivait encore.
    7*. À Trente en Vénétie, l’an 1860, le bienheureux Jean-Népomucène de Tschiderer, évêque. Il gouverna son Église avec une ardeur de foi tout évangélique et avec douceur et, à une période d’affliction, il donna un admirable témoignage d’amour pour son peuple.

Le 4 décembre

  1. Mémoire de saint Jean Damascène, prêtre et docteur de l’Église, célèbre par sa sainteté et sa doctrine. Pour le culte des saintes images, il combattit avec vigueur par sa parole et ses écrits contre l’empereur Léon l’Isaurien et, devenu moine et prêtre dans la laure de Saint-Sabas près de Jérusalem, il composa des hymnes sacrées et y mourut, vers 749.
    2. Commémoraison de sainte Barbe, martyre à Nicomédie.
    3. À Alexandrie, en 247 ou 248, saint Héraclas, évêque. Disciple d’Origène, son associé, puis son successeur à l’école théologique de la ville, il acquit une grande célébrité et fut appelé à gouverner cette Église.
    4. À Sébastopol dans le Pont, au IVe siècle, saint Mélèce, évêque. Déjà éminent par le témoignage de sa science, il fut de loin encore plus illustre par sa force d’âme et sa pureté de vie.
    5. À Bologne en Émilie, l’an 431 ou 432, saint Félix, évêque, qui avait été diacre de l’Église de Milan sous saint Ambroise.
    6*. A Lyon en Gaulle, saint Apri, prêtre
    7*. Dans le Berry, vers 655, saint Sigiramne ou Cyran, qui fut moine, pèlerin et abbé du monastère de Longorit, qui prit ensuite son nom (Saint-Cyran).
    8*. Au Mans, au VIe siècle, sainte Adrehilde (Ada ou Adnette), abbesse du monastère de Sainte-Marie.
    9*. Au monastère d’Ellwangen en Bavière, l’an 794, saint Sola, prêtre et ermite.
    10. À Polybote en Phrygie, au début du VIIIe siècle, saint Jean, évêque, surnommé le Thaumaturge, qui travailla beaucoup, contre l’empereur Léon l’Arménien, pour le culte des saintes images. 1
    11. Au monastère de Siegburg en Rhénanie, l’an 1075, le trépas de saint Annon, évêque de Cologne. Homme d’un caractère énergique, il reçut les plus grands honneurs sous le règne de l’empereur Henri IV, aussi bien dans l’Église que dans les affaires publiques et il prit soin de faire construire un grand nombre d’églises et de monastères pour accroître la foi et la piété.
    12. À Salisbury en Angleterre, l’an 1099, saint Osmond, évêque. De Normandie, il passa en Angleterre avec Guillaume le Conquérant et, promu bientôt à l’épiscopat, il termina l’église cathédrale de Sarum, en fit la dédicace et s’employa de manière irréprochable à l’administration de son diocèse et au culte divin.
    13. À Parme en Émilie, l’an 1133, saint Bernard, évêque, qui chercha toujours, comme moine, la perfection de la vie ; comme cardinal, le bien de l’Église ; comme évêque enfin, le salut des âmes.
    14*. À Sienne en Toscane, l’an 1289, le bienheureux Pierre. Marchand de peignes, devenu veuf, il entra dans le Tiers-Ordre de Saint-François, et se fit remarquer par sa charité, en particulier pour les indigents et les malades, par son humilité et par son silence.
    15*. À Edo au Japon, en 1623, les bienheureux martyrs François Galvez, prêtre franciscain, Jérôme des Anges, prêtre jésuite, et Simon Yempo, ancien moine bouddhiste devenu religieux jésuite, tous trois livrés au bûcher en haine de la foi.
    16*. À Cologne en Rhénanie, l’an 1845, le bienheureux Adolphe Kolping, prêtre. Avec le souci ardent des ouvriers et de la justice sociale, il fonda une association de jeunes travailleurs et la diffusa en beaucoup d’endroits.
    17. À Vérone en Vénétie, l’an 1954, saint Jean Calabria, prêtre, fondateur des deux Congrégations des Pauvres serviteurs, et des Pauvres servantes de la divine Providence.

Le 5 décembre

  1. À Thébeste en Numidie, l’an 304, la passion de sainte Crispine de Tagore. Femme de qualité et mère de famille, au temps de Dioclétien et de Maximien, sur son refus de sacrifier aux idoles, elle eut la tête tranchée sur l’ordre du proconsul Anolin.
    2. Près de Jérusalem, en 532, saint Sabas, abbé. Né en Cappadoce, il s’en vint au désert de Juda, où il instaura une nouvelle forme de vie érémitique en sept monastères appelés laures, qui regroupaient des solitaires sous l’autorité d’un supérieur ; il passa de longues années dans la grande laure, qui depuis a porté son nom, brillant par son exemple et l’éclat de sa sainteté et combattant avec vigueur pour la foi de Chalcédoine.
    3*. Au monastère de Saint-Pierre d’Aquara en Lucanie, l’an 1038, saint Lucide, moine.
    4*. À Braga au Portugal en 1109, saint Gérald, évêque. Après avoir été moine et abbé de Moissac, il fut avant tout pasteur en restaurant le culte divin, en construisant des églises, en rétablissant la discipline ecclésiastique, et mourut à Bornos en visite pastorale dans une région éloignée de son diocèse.
    5*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1495, le bienheureux Barthélemy Fanti, prêtre de l’Ordre du Carmel, qui incita, par sa parole et ses exemples, les cœurs des fidèles au saint amour de Dieu et à une dévotion fidèle envers Marie, Mère de Dieu.
    6. À Londres, en 1612, saint Jean Almond, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Rome, il revint en Angleterre et prit soin des âmes en cachette pendant dix ans, jusqu’à ce que, sous le roi Jacques Ier, à cause de son sacerdoce il fût pendu au gibet de Tyburn, n’arrêtant pas, jusqu’à la potence, de distribuer des aumônes.
    7*. À Schwerin dans le Mecklembourg en Allemagne, l’an 1686, le trépas du bienheureux Nicolas Stensen, évêque. Né au Danemark, il fut l’un des plus célèbres savants de son temps en sciences naturelles ; après avoir fait profession de foi catholique, dans son désir de servir Dieu en garant de la vérité, il fut ordonné prêtre, puis évêque pour la mission du l’Europe du Nord et s’y donna tout entier.
    8*. À Turin dans le Piémont, en 1931, le bienheureux Philippe Rinaldi, prêtre de la Société de Saint-François de Sales, qui la dirigea, la développa et travailla à répandre la foi en terres de mission.
    9*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Narcisse Putz, prêtre de Poznam et martyr. Arrêté peu après l’occupation de la Pologne par les troupes du régime nazi, il fut interné au fort de Poznam, puis déporté, et mourut d’épuisement et de maladie.

Le 6 décembre

  1. Mémoire de saint Nicolas, évêque de Myre en Lycie au IVe siècle, célèbre en Occident comme en Orient, car Dieu récompensa par de nombreux miracles sa charité et son zèle apostolique.
    2. À Rome, après 385, sainte Asella, vierge, qui vécut, selon le témoignage de saint Jérôme, jusqu’à une extrême vieillesse dans le jeûne et la prière.
    3. Commémoraison des saints martyrs d’Afrique qui eurent à souffrir durant la persécution des Vandales, sous le roi arien Hunnéric, d’horribles tourments pour la défense de la foi catholique. Parmi eux, on loue en particulier Denise et son fils Majoric : il était encore jeune et redoutait les tortures, mais encouragé par les regards et les exhortations de sa mère, il devint le plus courageux de tous et rendit l’âme au milieu des tourments.
    4*. À Brescia en Lombardie, vers 1200, saint Obice. Chevalier, revenu à Dieu et voué à la pénitence, il donna tous ses biens pour l’utilité publique.
    5*. À Grenade en Espagne, l’an 1300, la passion du bienheureux Pierre Pascual, évêque de Jaén et martyr. Alors qu’il visitait son troupeau soumis à la domination des Maures, pour exhorter le peuple à défendre sa foi, il fut arrêté par les Maures et mourut en prison.
    6. À Hai Duong au Tonkin, en 1861, saint Joseph Nguyên Duy Khang, martyr. Catéchiste et compagnon de route de l’évêque saint Jérôme Hermosilla, il fut capturé avec lui, flagellé, détenu en prison et enfin décapité, dans la persécution de l’empereur Tu Duc.
    7*. À Picadero de Paterna dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Louise-Marie Frias Cañizares, vierge et martyre, professeur d’université fusillée en haine de l’Église dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.
    **        En Roumanie, en 1952, le bienheureux János Scheffler, évêque martyr victime de la persécution communiste contre l’Eglise catholique. (béatifié le 3 juillet 2011 par Benoît XVI)

Le 7 décembre

  1. Mémoire de saint Ambroise, évêque de Milan et docteur de l’Église. Il s’endormit dans le Seigneur le 4 avril 397 dans la nuit sainte de Pâques, mais on l’honore principalement en ce jour, où, encore catéchumène, il fut, en 374, appela à gouverner ce siège célèbre, alors qu’il exerçait la fonction de préfet de la cité. Vrai pasteur et docteur des fidèles, il mit la plus grande énergie à exercer la charité envers tous, à défendre la liberté de l’Église et à enseigner la doctrine de la vraie foi contre les ariens et enseigna au peuple la piété par ses commentaires de la Bible et les hymnes qu’il composa.
    2. À Spolète en Ombrie, vers 303, saint Sabin, vénéré comme évêque et martyr.
    3. En Syrie, vers 303, saint Athénodore, martyr. Sous l’empereur Dioclétien et le préfet Éleusi, il fut, dit-on tourmenté par le feu et soumis à d’autres supplices, puis condamné à être décapité, mais, le bourreau ayant été renversé à terre et personne n’osant prendre l’épée pour le frapper, il s’endormit dans le Seigneur en priant.
    4. À Thienne en Campanie, vers le IVe siècle, saint Urbain, évêque.
    5. En Palestine, l’an 558, saint Jean le Silentiaire ou l’Hésychaste, qui après avoir laissé le siège épiscopal de Colonia en Arménie, alla mener la vie monastique dans la laure de Saint-Sabas, dans l’humble service des frères aussi bien que dans la solitude et un silence austère.
    6. Au pays de Meaux, en 657, sainte Fare, abbesse. Après avoir, pendant quarante ans, dirigé le monastère d’Evoriacum, qui fut ensuite appelé de son nom Faremoutier, elle fut associée dans la troupe des vierges qui suivent l’Agneau de Dieu.
    7. Dans la région de l’Ontario au Canada, en 1649, la passion de saint Charles Garnier, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Alors qu’il répandait l’eau du baptême sur des catéchumènes, il fut grièvement blessé par des païens qui firent irruption, puis mourut, frappé d’un coup de hache.
    8. À Savone en Ligurie, l’an 1880, sainte Marie-Josèphe (Benoîte Rosello), vierge, qui fonda l’Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde et se dépensa de tout son zèle à rendre parfait le salut des âmes en mettant sa confiance en Dieu seul.

Le 8 décembre

  1. Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Vraiment comblée de grâce et bénie entre toutes les femmes, elle fut préservée de toute souillure de la faute originelle dès le premier instant de sa conception, par un privilège unique de Dieu en prévision de la naissance et de la mort salvifique du Fils de Dieu. Cette doctrine transmise par une tradition très ancienne, a été solennellement définie en ce jour en 1854 par le bienheureux Pie IX.
    2. Commémoraison de saint Macaire, martyr à Alexandrie, l’an 250. D’origine lybienne, au temps de l’empereur Dèce, alors que le juge tâchait, par toutes sortes d’arguments, de lui faire renier le Christ, il apporta encore plus de constance à professer sa foi et fut enfin condamné à être brûlé vif.
    3. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 283, la mise au tombeau de saint Eutychien, pape, qui dirigea l’Église dans une période de paix, pendant plus de neuf ans.
    4. À Trèves en Gaule Belgique, au IIIe siècle, saint Euchaire, considéré comme le premier évêque de la cité.
    5. Commémoraison de saint Patapios, solitaire, au Ve ou VIe siècle. Né à Thèbes en Égypte, il vint à Constantinople et mena la vie monastique dans le quartier des Blachernes, au monastère des Égyptiens.
    6. Au mont Hebend dans les Vosges, en 653, saint Romary, abbé. Proche du roi d’Austrasie Théodebert II, il se retira, après l’assassinat de celui-ci, au monastère de Luxeuil, puis il fonda un autre monastère sur son domaine, dont il fut le second abbé, après saint Amé.
    7*. Au monastère cistercien des Vaux de Cernay sur le territoire de Paris, en 1247, saint Thibaud de Marly, abbé, qui s’employait pour ses frères aux charges les plus humbles.
    8. Dans la région de l’Ontario au Canada, en 1649, la passion de saint Noël Chabanel, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Il avait fait à Dieu le vœu de demeurer jusqu’à sa mort dans la mission qu’il chérissait, parmi les Hurons. Alors qu’il faisait route en forêt avec un apostat, celui-ci le tua en haine de la foi.
    9*. À Lima au Pérou, en 1819, la sainte Narcisse de Jésus Martillo Moran, vierge. Privée de ses parents, sans aucune ressource, elle fut reçue, après bien des difficultés, comme hôtesse dans un couvent et elle se donna à une prière continuelle et à une pénitence austère. (canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI)
    10*. À Picadero de Paterna dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Joseph-Marie Zabal Blasco, père de famille et martyr, victime de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    11*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Louis Liguda, prêtre de la Société du Verbe divin et martyr. Arrêté par la Gestapo à Gorna Grupa avec d’autres prêtres polonais, il fut déporté en Allemagne et, après avoir subi des tortures, assassiné par des gardes du camp.

Le 9 décembre

  1. Mémoire de saint Jean Diégo Cuautitlatuazin. De race indienne, d’une foi très pure, avec humilité et ferveur, il fit construire un sanctuaire sur la colline de Tepeyac près de Mexico, où la Vierge Marie lui était apparue et où il fut inhumé vers 1548.
    2. À Tolède en Espagne, peut-être en 304, sainte Léocadie, vierge et martyre, célèbre par sa confession du Christ.
    3. À Ticinum [Pavie] en Ligurie, au IVe siècle, saint Syr, vénéré comme le premier évêque de la cité.
    4. À Nazianze en Cappadoce, l’an 372, sainte Gorgonie, mère de famille, fille de sainte Nonne, sœur des saints Grégoire le Théologien et Césaire. Saint Grégoire a lui-même écrit le récit de ses vertus.
    5. Au monastère de Genouillac dans le Périgord, au Ve ou VIe siècle, saint Cyprien, abbé, célèbre pour le soin qu’il apportait aux malades.
    6*. À Mainberg en Bavière, l’an 1631, le bienheureux Liboire Wagner, prêtre et martyr. Né dans une famille luthérienne, il devint catholique à l’âge de trente-huit ans. D’une parfaite charité envers tous, il couronna par l’effusion de son sang le soin pastoral qu’il montra pour les catholiques comme pour les dissidents.
    7. À Gray en Bourgogne, où il s’était retiré en exil, en 1640, le trépas de saint Pierre Fourier, prêtre. Il avait fait son choix de la paroisse misérable de Mattaincourt en Lorraine et il en fut un curé admirable ; il restaura les Chanoines réguliers du Saint-Sauveur et fonda l’Institut des Chanoinesses régulières de Notre-Dame pour l’éducation gratuite des filles.
    8*. À Moricone en Sabine, l’an 1911, le bienheureux Bernard-Marie de Jésus (César Silvestrelli), prêtre passioniste, qui fut élu général de sa Congrégation et travailla avec empressement à la développer et à la répandre.
    9*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, à Llombay, le bienheureux Joseph Ferrer Esteve, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses,. Martyr.
    10*. A Picadero de Paterna dans la province de Valence, le bienheureux Richard de los Rios Fabregat, le bienheureux Iuliani Rodriguez Sanchez et le bienheureux Joseph Giménez Lopez, prêtres de la société salésienne et martyrs, fusillés au cours de la guerre civile, victimes de la persécution déchaînée contre l’Église.

Le 10 décembre

  1. À Merida en Espagne, vers 304, sainte Eulalie, vierge et martyre, qui, dans son adolescence, dit-on, n’hésita pas à offrir sa vie pour le Christ.
    2. À Rome, au cimetière de Trason, sur la nouvelle voie Salarienne, saint Maur, martyr, que le pape saint Damase célèbre comme un saint enfant auquel aucun supplice n’a manqué.
    3. À Ancyre en Galatie, saint Gémellus, martyr.
    4. À Rome, près de saint Pierre, en 761, saint Grégoire III, pape, qui eut le souci de faire prêcher l’Évangile aux Germains et, pour s’opposer aux iconoclastes, orna les églises de Rome d’images saintes.
    5*. Au monastère Saint-Nicolas de Viotorito en Calabre, l’an 1114, le trépas de saint Luc, évêque d’Isola, qui travailla sans relâche pour le bien des pauvres et l’institution monastique.
    6. À Londres, en 1591, les saints martyrs Edmond Gennings, , prêtres, Swithun Wells, maître d’école
    7 À Londres, saints Polydore Plasden et Eustathe White, les bienheureux Brian Lacey prêtres Jean Mason et Sydney Hodgson, victimes de la persécution contre les catholiques au temps de la reine Élisabeth Ière, ils furent condamnés à mort, les prêtres parce qu’ils avaient gagné l’Angleterre, les laïcs parce qu’ils leur étaient venus en aide, Swithun Wells fut pendu à la porte de sa maison, ainsi que Edmond Gennings qui célébrait la messe chez lui ; les autres subirent le même supplice à Tyburn.
    8. À Tyburn encore, dix-neuf ans après, en 1610, saint Jean Roberts, bénédictin, et le bienheureux Thomas Somers, prêtres et martyrs. Condamnés à mort à cause de leur sacerdoce sous le roi Jacques Ier, ils furent pendus au même gibet en compagnie de seize voleurs.
    9*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, à Vallès, le bienheureux Gonzalve Viñes Masip, prêtre
    10*. En Espagne, à Picadero de Paterna, les bienheureux Antoine Martin Hernandez, prêtre, et Augustin Garcia Calvo, religieux, ces deux derniers, salésiens  martyrs dans la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org