Archives de catégorie : Martyrologe

MARTYROLOGE DU 21 AU 30 NOVEMBRE

Dernier Dimanche du temps ordinaire

Solennité de notre Seigneur Jésus-Christ, roi de l’univers: à lui toute puissance, gloire et majesté pour les siècles des siècles.

Le 21 novembre

  1. Mémoire de la Présentation de la Vierge Marie. Au lendemain de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve près du mur du Temple de Jérusalem, l’Église célèbre la consécration que fit d’elle-même à Dieu dès son enfance la future mère de Dieu, sous l’action de l’Esprit Saint, dont la grâce l’avait comblée dès sa conception immaculée.
    2. Commémoraison de saint Rufus, que l’Apôtre saint Paul, écrivant aux Romains, déclare choisi par le Seigneur.
    3. À Parenzo en Istrie, saint Maur, évêque et martyr, vers 300.
    4. À Césarée de Palestine, en 306, saint Agapios, martyr. Déjà soumis plus d’une fois à des tortures, mais toujours différé pour de plus hauts combats, il fut livré dans les jeux de l’amphithéâtre devant l’empereur Maxime lui-même, en l’honneur de son anniversaire, pour être dévoré par des ours et le lendemain, alors qu’il respirait encore, on lui attacha des pierres aux pieds et on le jeta à la mer.
    5. À Rome, près de saint Pierre, en 498, saint Gélase Ier, pape, célèbre par sa doctrine et sa sainteté. Pour que l’unité de l’Église n’ait pas à souffrir de l’autorité impériale, il illustra la première à fond les propriétés des deux pouvoirs et leur liberté réciproque ; avec une extrême charité, poussée par les besoins des indigents, pour pouvoir soulager les pauvres, il mourut dans la plus grande pauvreté.
    6. À Césène en Flaminie, vers 924, saint Maur, évêque.
    7*. À Rome, en 1902, la bienheureuse Marie de Jésus Bon Pasteur (Françoise de Siedlinska), vierge. Après son départ de Pologne, à cause des difficultés que connaissait le pays, elle fonda à Rome l’Institut des Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth pour venir en aide aux émigrés de sa patrie.

Le 22 novembre

  1. Mémoire de sainte Cécile, vierge et martyre. Depuis l’antiquité, à Rome, un titre d’église au Transtévère porte son nom, sa tombe est vénérée au cimetière de Calliste sur la voie Appienne et son culte s’est répandu dans toute l’Église grâce au récit de sa Passion, montrant en elle un exemple parfait de femme chrétienne qui a embrassé la virginité et subi le martyre pour l’amour du Christ.
    2. Commémoraison de saint Philémon de Colosses, dont la foi et la charité dans le Christ Jésus ont fait la joie de l’Apôtre saint Paul, et qui est vénéré en même temps que sainte Apphia, son épouse.
    3. À Arbel en Perse, l’an 345, saint Ananie, martyr. À l’époque de la persécution du roi Sapor II, sur l’ordre de l’archimage Arsisag, il fut arrêté et par trois fois rouées de coups de bâton avec une telle cruauté que les bourreaux, jugeant qu’il était déjà mort, le laissèrent gisant sur la place. La nuit suivante, des chrétiens le portèrent dans sa maison, où il rendit l’âme.
    4. À Milan vers 470, saint Bénigne, évêque, qui gouverna avec une fermeté et un dévouement sans faille, l’Église qui lui était confiée, à une époque troublée par les invasions barbares.
    5. À Autun, avant 533, saint Pragmatius, évêque.
    6*. À Mujuk-Deresi en Arménie, l’an 1895, le bienheureux Sauveur Lilli, prêtre franciscain, et sept compagnons arméniens, martyrs. Sommés, par des soldats ottomans, de renier le Christ, ils refusèrent de trahir leur foi et furent transpercés de coups de lances.
    7*. À Triora en Ligurie, l’an 1901, le trépas du bienheureux Thomas Reggio, évêque de Gênes. Unissant une vie austère admirable à des manières très douces, il obtint la concorde dans sa cité et subvint aux indigents de toutes les manières, en prenant soin en particulier des différentes classes sociales.
    8. Près de Teocaltitlan au Mexique, en 1927, saint Pierre Esqueda Ramirez, prêtre et martyr. Durant la persécution mexicaine, il continua son ministère en cachette, mais, découvert par hasard, il fut torturé plusieurs jours et enfin fusillé.
    9*. À Paterna, dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Élie (Julien Torrijo Sanchez) et Bertand (François Lahoz Moliner), frères des Écoles chrétiennes, victimes de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 23 novembre

  1. Mémoire de saint Clément Ier, pape et martyr. Il reçut l’épiscopat de Rome le troisième à partir des Apôtres Pierre et Paul. “Il avait vu, dit saint Irénée, les Apôtres eux-mêmes et avait été en relation avec eux : leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leurs travaux étaient encore devant ses yeux”. Un grave dissentiment s’étant produit chez les chrétiens de Corinthe, il leur écrivit une lettre remarquable pour rétablir entre eux la concorde et la paix.
    2. Mémoire de saint Colomban, abbé. Moine de Bangor en Irlande sous l’abbé saint Comgal, il se fit pèlerin pour le Christ et chercha à former à l’école de l’Évangile les peuples de la Gaule. Il fonda, parmi beaucoup d’autres, le monastère de Luxeuil en Bourgogne, qu’il gouverna lui-même sous une règle sévère. Forcé à l’exil, il franchit les Alpes et fonda en Ligurie le monastère de Bobbio, célèbre par sa discipline et ses études, et c’est là qu’il mourut en paix, l’an 615, ayant bien mérité de l’Église.
    3. À Rome, au cimetière de Maxime, sur la nouvelle voie Salarienne, sainte Félicité, martyre.
    4. À Chiusi en Toscane, sainte Mustiole, martyre.
    5. À Cyzique dans l’Hellespont, au début du IVe siècle, saint Sisinius, évêque et martyr, qui, après de nombreux tourments, aurait été frappé par l’épée au cours de la persécution de Dioclétien.
    6*. À Metz, commémoraison de saint Clément, tenu pour le premier évêque de la cité au IIIe ou IVe siècle.
    7. À Mérida au Portugal, sainte Lucrèce, martyre au IVe ou Ve siècle.
    8. À Iconium en Lycaonie, vers 400, saint Amphiloque, évêque, qui fut le compagnon des saints Basile et Grégoire de Nazianze dans le désert, et leur collègue dans l’épiscopat. Célèbre pour sa sainteté et sa science, il eut à supporter beaucoup de combats pour la foi catholique.
    9. À Paris, au VIe siècle, saint Séverin, qui vécut reclus dans une cellule, tout entier occupé à la contemplation de Dieu.
    10. À Agrigente en Sicile, après 603, saint Grégoire, évêque, qui composa un commentaire de l’Ecclésiaste pour faire connaître aux ignorants son sens spirituel.
    11. À Zerkingen dans le Limbourg, vers 690, saint Trond, prêtre, qui donna ses biens à l’Église de Metz et construisit là, sur ses terres, un monastère où il rassembla des disciples.
    12*. À Albe dans le Piémont, en 1464, la bienheureuse Marguerite de Savoie, qui, devenue veuve, se retira pour se consacrer à Dieu dans le monastère de moniales de l’Ordre des Prêcheurs qu’elle avait fondé.
    13. À Séoul en Corée, l’an 1839, sainte Cécile Yu So-sa, martyre. Mère de saint André Kim, devenue veuve, elle fut dépouillée de ses biens à cause de sa foi, conduite en prison, soumise douze fois à la torture et livrée au supplice de la bastonnade au point de mourir en prison presque octogénaire.
    14*. À Guadalupe sur le territoire de Zacata au Mexique, en 1927, le bienheureux Michel-Augustin Pro, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Dans la persécution déchaînée contre l’Église, il poursuivit son ministère dans la clandestinité, mais arrêté par deux fois, il fut condamné à mort sans jugement comme s’il était complice d’un attentat manqué, et fusillé en criant “Vive le Christ Roi”.
    15*. Près de Madrid, en 1936, la bienheureuse Marie-Cécile (Marie-Félicité Cendoya y Araquistain), vierge de l’Ordre de la Visitation et martyre. Dans la persécution religieuse au cours de la guerre civile espagnole, ses sœurs ayant été arrêtées en son absence, elle se livra d’elle-même la même nuit aux miliciens et confirma avec ses compagnes par le sacrifice suprême le témoignage de sa foi.
    **        En Italie, en 1951, la bienheureuse Enrichetta Alfieri, sœur de la Charité. (béatifiée le 26 juin 2011 par Benoît XVI)

Le 24 novembre

  1. Mémoire de saint André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Viet Nam ns
    2. Commémoraison de saint Chrysogone, martyr à Aquilée en Vénétie, au jour anniversaire de la dédicace de l’église du titre qui porte son nom à Rome.
    3. À Amelia en Ombrie, sainte Firmine, martyre.
    4. À Milan vers 356, saint Protais, évêque, qui défendit la cause de saint Athanase devant l’empereur Constant et siégea au concile de Sardique.
    5. Dans la place forte de Blaye sur le territoire de Bordeaux, vers 380, saint Romain, prêtre.
    6*. À Cluain (Cloyne) en Irlande vers 606, saint Colman, premier évêque du lieu, qui fut barde à la cour de Cashel avant de devenir chrétien, grâce à saint Brendan, à l’âge de cinquante ans.
    7. Au pays arverne, après 532, saint Pourçain, abbé. Esclave dans sa jeunesse, il trouva refuge et liberté dans un monastère, où il devint moine, puis abbé et mourut très âgé, exténué par les jeûnes.
    8. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, les saintes Flora et Marie, vierges et martyres, qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent par l’épée.
    9. À Reims, en 1192, la passion de saint Albert de Louvain, évêque de Liège et martyr. Envoyé en exil pour sa défense des libertés de l’Église, il fut, la même année, ordonné évêque et tué dans la même ville.
    10*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1252, le bienheureux Balsame, abbé, qui remplit sa charge avec sagesse et prudence parmi les troubles et les conflits de son temps.
    11. À Dong Hoi en Annam, l’an 1838, les saints martyrs Pierre Dumoulin-Borie, évêque, de la Société des Missions étrangères de Paris, Pierre Vo Dang Khoa et Vincent Nguyên Thê Diêm, prêtres. L’évêque fut décapité et les prêtres étranglés sur l’ordre de l’empereur Minh Mang.
    12*. À Milan, en 1891, la bienheureuse Marie-Anne Sala, vierge de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marceline, qui s’occupa entièrement de la formation des jeunes filles et se révéla maîtresse de science, soutenue par la foi et la piété.
    13*. À Picadero de Paterna dans la région de Valence en Espagne, en 1936, la bienheureuse martyre Nicéta Plaja Xifra et ses onze compagnes, vierges et martyres, Carmélites de la Charité, victimes de la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile.
    **.         À Nagasaki, en 1639, les bienheureux Peter Kibe Kasui, jésuite et 187 compagnons martyrs (béatifiés par Benoit XVI le 24 novembre 2008) Décédé le 5 février, fêté le 24 novembre.(martyrs du Japon)

Le 25 novembre

  1. Mémoire de sainte Catherine, qui fut, dit-on, vierge et martyre à Alexandrie, aussi remplie d’acuité d’esprit et de sagesse que de force d’âme. Son corps est l’objet d’une pieuse vénération au célèbre monastère du mont Sinaï.
    2. À Césarée de Cappadoce, saint Mercure, martyr.
    3. À Rome commémoraison de saint Moyse, prêtre et martyr en 251. Après l’exécution du pape saint Fabien sous l’empereur Dèce, il administra l’Église de Rome avec le collège des prêtres ; il jugea qu’il fallait réconcilier les apostats repentants qui étaient malades et sur le point de mourir ; longtemps détenu en prison et souvent consolé par les lettres de saint Cyprien de Carthage, il fut honoré d’un illustre et admirable martyre, au dire du pape saint Corneille.
    4. À Alexandrie, en 311, saint Pierre, évêque et martyr. Éminent en toutes sortes de vertus, il eut soudain la tête tranché par ordre de l’empereur Galère Maxime, et fut la dernière victime de la grande persécution et comme le sceau des martyrs. Avec lui on garde mémoire de trois évêques égyptiens, Hésychius, Pachymius, et Théodore, qui souffrirent à Alexandrie également, avec beaucoup d’autres, dans la même persécution.
    5. En Numidie, en 347, saint Marcule, évêque, qui, dit-on, au temps de l’empereur Constant, fut précipité d’un rocher par un certain Macaire et succomba martyr.
    6*. Au pays d’Agen, vers le VIe siècle, saint Maurin. Selon la tradition, alors qu’il s’employait à évangéliser le peuple de la campagne, il fut massacré par des païens.
    7*. Dans le Valentinois, entre 1303 et 1309, la bienheureuse Béatrice d’Ornacieux, vierge, qui, saisie d’un grand amour de la croix, vécut et mourut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d’Eymeu qu’elle avait fait construire.
    8*. À Reute en Souabe, l’an 1480, la bienheureuse Élisabeth Achlin, surnommée la Bonne, qui vécut quasi recluse dans le Tiers-Ordre régulier de Saint-Dominique, en pratiquant d’une manière merveilleuse l’humilité, la pauvreté et l’affliction corporelle.
    9. À Séoul en Corée, l’an 1838, saint Pierre Yi Ho -yong, martyr. Catéchiste, il fut arrêté par des gardes avec sa sœur sainte Agathe Yi So-sa et, puisqu’il demeurait ferme dans sa confession de la foi, on lui fractura trois fois les os et on le maintint quatre ans en prison, où il mourut, premier de la très glorieuse troupe des martyrs de cette nation.
    10*. À Puebla de Hijar, près de Téruel en Espagne, en 1936, le bienheureux Hyacinthe Serrano Lopez, prêtre dominicain et martyr, fusillé dans la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile. Avec lui, on commémore le bienheureux Jacques Meseguer Burillo, autre prêtre dominicain et martyr, qui tomba à Barcelone dans la même persécution, un jour inconnu.

Le 26 novembre

  1. À Rome, au cimetière de Priscille sur la nouvelle voie Salarienne, en 399, saint Sirice, pape, dont saint Ambroise a fait l’éloge comme d’un maître, parce que, portant le fardeau de tous les évêques, il leur enseigna les décisions des Pères, qu’il sanctionna de l’autorité apostolique.
    2. À Adrianopolis en Paphlagonie, après 610, saint Alypius, diacre et stylite, qui mourut presque centenaire.
    3. À Constance en Souabe, l’an 975, saint Conrad, évêque, qui fut un excellent pasteur de son troupeau et fit profiter largement de ses biens l’Église et les pauvres.
    4. À Sparte dans la Péloponnèse, en 998, saint Nikon, moine. Après avoir mené en Asie la vie cénobitique et érémitique, il trouva un champ d’apostolat dans l’île de Crète, qui venait d’être libérée du joug des Sarrasins et qu’il fallait ramener aux mœurs chrétiennes par un zèle évangélique. De là, il parcourut la Grèce, prêchant la pénitence, et mourut dans le monastère qu’il avait construit à Sparte.
    5. Dans la forêt près de Fratta, sur le territoire de Rovigo en Vénétie, l’an 1147, la passion de saint Bellin, évêque de Padoue et martyr. Défenseur éminent de l’Église, il fut arrêté cruellement en chemin par des assassins à gage et succomba à ses nombreuses blessures.
    6*. Au monastère des chanoines réguliers de Sixt en Savoie, l’an 1178, le bienheureux Ponce de Faucigny, qui fut abbé d’Abondance, mais se démit de sa charge pour vivre et mourir comme un simple religieux.
    7. Près de Fabriano dans les Marches, en 1207, saint Silvestre Gozzolini, abbé. Devant la tombe ouverte d’un ami qui venait de mourir, il comprit toute la vanité du monde et se retira dans la solitude. Après avoir changé plusieurs fois de lieu, pour mieux se cacher des hommes, il finit dans un lieu désert, à Monte Fano, par jeter les fondements de la Congrégation des Silvestrins, sous la Règle de saint Benoît.
    8*. À Apt en Provence, l’an 1360, la bienheureuse Delphine, qui fut l’épouse de saint Elzéar de Sabran. Tous deux firent le vœu de chasteté et, après la mort de son mari, elle vécut dans la pauvreté et la prière.
    9*. À York en Angleterre, l’an 1585, les bienheureux martyrs Hugues Taylor, prêtre, et Marmaduke Bowes. Condamnés à mort, le premier, encore jeune, parce qu’il avait gagné l’Angleterre alors qu’il était prêtre, le second, un vieillard, parce qu’il lui était venu en aide, ils furent tous deux conduits au supplice du gibet, sous la reine Élisabeth Ière.
    10. À Bisignano en Calabre, l’an 1637, saint Humble (Luc-Antoine Pirozzo), religieux de l’Ordre des Mineurs, célèbre par son esprit de prophétie et la fréquence de ses extases.
    11. À Rome, au couvent de Saint-Bonaventure sur le Palatin, en 1754, saint Léonard de Port-Maurice, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Rempli du zèle des âmes, il se dépensa pendant presque toute sa vie à prêcher, à publier des livres de piété, et à visiter plus de trois cents missions à Rome, en Corse et dans l’Italie du Nord.
    12. À Nam Dinh au Tonkin, en 1839, les saints martyrs Thomas Dinh Viêt Du et Dominique Nguyên Van (Doan) Xuyên, prêtres dominicains, décapités ensemble en vertu d’un décret de l’empereur Minh Mang.
    13*. En Italie, la bienheureuse Gaétane Sterni, religieuse
    14*. À Rome, en 1971, le bienheureux Jacques Alberione, prêtre. Soucieux avant tout d’évangélisation, il mit tout son zèle et son activité à orienter vers le bien de la société les moyens de communication sociale et à en faire comme des aides pour une annonce plus efficace de la vérité du Christ, et dans ce but il fonda la Société religieuse de Saint Paul Apôtre.

Le 27 novembre

  1. Près du fleuve Céa en Galice, les saints Facond et Primitif, martyrs.
    2. in Lucania, saint Lavérii, martyr
    3. À Aquilée en Vénétie, vers 388, saint Valérien, évêque, qui défendit en Illyrie la foi catholique contre les ariens et rassembla clercs et laïcs pour mener la vie commune.
    4. En Perse, vers 420, saint Jacques, surnommé l’Intercis, martyr. Au temps de l’empereur Théodose le Jeune, il aurait, dit-on, renié le Christ pour plaire au roi perse Isdeberge, mais sa mère et sa femme lui ayant fait de vifs reproches, il rentra alors en lui-même et alla trouver Varane, fils et successeur d’Isdeberge, et sans peur lui déclara qu’il était chrétien. Le roi irrité prononça contre lui une sentence de mort et commanda qu’on lui coupât les membres par morceaux et qu’on lui tranchât la tête.
    5. À Riez en Provence, après 495, saint Maxime, d’abord abbé de Lérins après saint Honorat, puis évêque de cette Église.
    6*. Au pays de Blois, au VIe siècle, saint Eusice, solitaire, qui se construisit une cellule sur le bord du Cher.
    7*. À Carpentras en Provence, vers le VIe siècle, saint Siffrein, évêque.
    8*. À Noyon, vers 640, saint Achaire, évêque. D’abord moine à Luxeuil, il fut élu évêque de Noyon et de Tournai, et montra un grand zèle pour évangéliser les peuples du nord.
    9*. À Mayence en Rhénanie, après 700, sainte Bilhilde, vierge, qui fit construire un monastère dans lequel elle mourut pieusement.
    10*. À Glamis en Écosse, au VIIIe siècle, saint Fergus, évêque. Venu d’Irlande exercer son apostolat auprès des Pictes, il participa au synode romain de 721.
    11. À Salzbourg en Bavière, l’an 784, saint Virgile (ou Fergal), abbé et évêque. Homme de grand savoir, d’origine irlandaise, mis à la tête de l’Église de Salzbourg grâce à la faveur du roi Pépin, il construisit son église cathédrale en l’honneur de saint Rupert et travailla avec bonheur à semer la foi parmi les Slaves de Carinthie.
    12*. À l’abbaye de Rhuys en Bretagne, vers 1040, saint Goustan, moine. Échappé dans sa jeunesse aux mains des pirates, il fut recueilli par saint Félix, alors ermite dans l’île de Batz, le suivit dans la vie monastique et se fit remarquer en récitant par cœur le psautier, car il ne savait pas lire, et en veillant sur les navigateurs.
    13*. Près de L’Aquila dans les Abruzzes, en 1503, le bienheureux Bernardin de Fosse, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui vécut en toute humilité et humanité, fidèle à l’observance de la Règle.
    14*. À Nagasaki au Japon, en 1619, le bienheureux Thomas Koteda Kiuni martyr et dix compagnons, décapités en haine de la foi, sur l’ordre du gouverneur Gonzuku.
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Bronislas Kostowski, martyr. Élève au séminaire de Vladislava, arrêté sous le régime d’occupation nazi avec les professeurs et les autres séminaristes, il fut déporté en Allemagne, et succomba après d’atroces tortures, atteint de tuberculose.

Le 28 novembre

  1. À Sébaste en Arménie, saint Irénarque, martyr au IVe siècle. Bourreau, il aurait été converti au Christ par le courage des chrétiennes sous l’empereur Dioclétien et serait mort décapité.
    2. Commémoraison des saints martyrs Papinien, évêque de Vite, et Mansuet, évêque d’Urusi en Afrique. Durant la persécution des Vandales sous le roi arien Genséric, en 430 ou 431, pour la défense de la foi catholique, le premier eut tout le corps brûlé avec des lames de fer rougies au feu, le second fut jeté dans les flammes. Par la suite, d’autres saints évêques, condamnés à l’exil, y terminèrent le cours de leur vie dans la confession de la foi.
    3. À Constantinople, en 764, saint Étienne le Jeune, moine et martyr, cruellement tourmenté à plusieurs reprises pour le culte des saintes images sous l’empereur Constantin Copronyme et finalement lapidé par une foule manipulée par les iconoclastes.
    4*. Près de Rossano en Calabre, l’an 980, sainte Théodora, abbesse, disciple de saint Nil le jeune et maîtresse de vie monastique.
    5. À Naples, en 1476, la mise au tombeau de saint Jacques de la Marche, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par sa prédication et l’austérité de sa vie.
    6*. À York en Angleterre, l’an 1584, le bienheureux Jacques Thomson, prêtre et martyr. Condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière parce qu’il avait réconcilié un grand nombre de compatriotes avec l’Église catholique, il fut livré aux supplices du gibet.
    7. À Khan Duong en Annam, l’an 1835, saint André Trân Van Trông, martyr. Catéchiste enrôlé comme soldat, il refusa de fouler aux pieds la croix ; il subit alors la bastonnade, puis la prison pendant deux ans avec d’atroces tortures et enfin il eut la tête tranchée, à l’âge de dix-huit ans, sous l’empereur Minh Mang.
    8*. À Paracuellos del Jarama, près de Madrid, en 1936, le bienheureux Jean-Jésus (Marien Adradas Gonzalo), prêtre martyr, et quatorze compagnons, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tués en haine de l’Église dans la persécution qui accompagna la guerre civile espagnole.
    9*. Dans la même persécution, à Picadero de Paterna, dans la région de Valence, la même année, le bienheureux Louis Campos Gorriz, père de famille, martyr. Après une vie dévouée avec ardeur à l’apostolat et aux œuvres de charité, il fut arrêté dans sa famille par des miliciens et assassiné le jour même.
    **        En Espagne, en 1936, les bienheureux Francisco Esteban Lacal et 21 compagnons Religieux de la Congrégation des missionnaires oblats de la Vierge Marie, martyrs tués en haine de la foi pendant la Guerre civile espagnole. (béatifiés le 17 décembre 2011 par Benoît XVI)

Le 29 novembre

  1. À Rome, au cimetière de Thrason sur la nouvelle voie Salarienne, saint Saturnin, martyr, au IVe siècle. Comme le relate le pape saint Damase, né à Carthage, il devint citoyen romain par l’effusion de son sang et, alors que le bourreau Gratien déchirait ses flancs avec des ongles de fer, par sa résistance et ses prières, il le convertit à la foi.
    2. À Toulouse, commémoraison de saint Saturnin (ou Sernin), évêque et martyr. Il fut, dit-on, au temps de Dèce, arrêté par les païens au capitole de cette ville et précipité du haut des degrés jusqu’en bas, et ainsi, la tête brisée, le corps broyé, il rendit son âme au Christ, vers 250.
    3. À Ancyre en Galatie, entre 271 et 275, saint Philomène, martyr. Durant la persécution de l’empereur Aurélien, sous le préfet Félix, il fut, dit-on, d’abord éprouvé par le feu, puis il eut les mains, les pieds et la tête percés de clous, et il consomma ainsi son martyre.
    4. À Todi en Ombrie, vers le IVe siècle, sainte Illuminée, vierge.
    5. À Saroug en Syrie, vers 524, saint Jacques, évêque. Par ses sermons, ses homélies et ses traductions, il illustra cette Église de sa foi très pure, et est honoré chez les Syriens avec saint Ephrem comme docteur et colonne de l’Église.
    6*. Près de Deventer en Frise, l’an 917, le trépas de saint Radbod, évêque, pasteur savant et prudent, qui mourut en visitant les fidèles de la campagne.
    7*. À York en Angleterre, l’an 1588, le bienheureux Édouard Burden, prêtre et martyr. Après ses études au Collège anglais de Reims, il fut arrêté et condamné à mort parce qu’il était revenu, comme prêtre, sur les domaines de la reine Élisabeth Ière, et il acheva sa passion par la pendaison devant une foule en fureur.
    8*. Au même endroit, huit ans après, en 1596, les bienheureux martyrs Georges Errington, Guillaume Gibson et Guillaume Knight, condamnés à mort pour le seul motif qu’ils étaient prêtres et livrés aux supplices du gibet.
    9*. Dans l’île d’Aachen près de Sumatra, en 1638, les bienheureux martyrs Denis de la Nativité (Pierre Berthelot), prêtre, et Rédempt de la Croix (Thomas Rodriguez), religieux carmes déchaux, qui furent d’abord réduits en esclavage par les musulmans et, puisqu’ils refusaient de renier leur foi, sur l’ordre du sultan, ils furent tués à coups de flèches et de cimeterre.
    10. À Lucera dans les Pouilles en 1742, saint François-Antoine Fasani, prêtre de l’Ordre des Mineurs conventuels, homme d’une doctrine, d’une prédication et d’une vie pénitente remarquables. Soutenu par un grand zèle, il vint en aide aux pauvres et aux indigents jusqu’à ne jamais hésiter à se dépouiller de son habit pour en couvrir un mendiant et à offrir à tous un secours chrétien.
    11*. À El Saler près de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Alfred Simon Colomina, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr, assassiné avec onze autres chrétiens en haine de l’Église dans la persécution qui accompagna la guerre civile.
    **        En Espagne, en. 1735, le bienheureux Bernado Francisco de Hoyos de Sena, prêtre Jésuite, premier et principal apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur de jésus en Espagne. (béatifié le 18 avril 2010 par Benoît XVI)

Le 30 novembre

  1. Fête de saint André, Apôtre. Né à Bethsaïde en Galilée, frère de Simon Pierre et pêcheur avec lui, disciple de Jean-Baptiste, il fut le premier appelé par Jésus sur les bords du Jourdain ; il le suivit et lui amena son frère. La tradition rapporte qu’après la Pentecôte, il annonça l’Évangile en Achaïe et mourut en croix à Patras. L’Église de Constantinople le vénère comme son illustre patron.
    2. À Milan, après 431, saint Miroclès, évêque, que saint Ambroise mentionne parmi les fidèles évêques, ses prédécesseurs.
    3*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Tugdual (Tual), surnommé Pabu, abbé et évêque, qui établit un monastère au pays de Tréguier.
    4. Sur le mont Siepi en Toscane, l’an 1181, saint Galgano Guidotti, ermite. Après une jeunesse orageuse, il se convertit et passa le reste de sa vie en châtiant volontairement son corps.
    5*. À Montpellier, en 1283, le bienheureux Jean de Verceil, prêtre, maître général de l’Ordre des Prêcheurs, qui prêcha avec force le respect dû au nom de Jésus.
    6*. À Ratisbonne en Bohême, l’an 1329, le bienheureux Frédéric, religieux de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Charpentier adroit, il fut encore plus remarquable par sa ferveur à prier, son obéissance et sa chasteté.
    7. À Launceston dans le Devon en Angleterre, l’an 1577, saint Cuthbert Mayne, prêtre et martyr. Ministre anglican, il adhéra à la foi catholique sous l’influence de saint Edmond Campion, fut ordonné prêtre à Douai et exerça son ministère en Cornouailles, mais arrêté au bout d’un an, il fut condamné à mort sous la reine Élisabeth Ière, sous prétexte d’avoir publié une lettre d’indulgence du pape et d’avoir célébré la messe, il fut livré au supplice du gibet.
    8*. À York, également en Angleterre, l’an 1586, le bienheureux Alexandre Crow, prêtre et martyr. Humble cordonnier, ordonné prêtre, il fut pour cela, sous la même reine, condamné au supplice du gibet.
    9. À Quxian dans la province chinoise du Sichuan, en 1823, saint Thaddée Lin Ruiting, prêtre et martyr, étranglé en haine de la foi.
    10. Près de Hué en Annam, l’an 1835, saint Joseph Marchand, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr, condamné au supplice des cent coups de verges sous l’empereur Minh Mang.
    11*. En Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Michel Ruedas Mejias et six compagnons, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, mis à mort à Paracuellos del Jarama, près de Madrid.
    12*. En Espagne, à Valence, le bienheureux Joseph Otin Aquilé, prêtre salésien victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.
    13*. En Allemagne, en Bavière, le bienheureux Louis Rocchi Gientyngier, prêtre et martyr, mort à Dachau.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 NOVEMBRE

Le 11 novembre
  1. Mémoire de saint Martin, évêque. Né en Pannonie de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde impériale à cheval. À Amiens, encore catéchumène, il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire. Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397. Il fut mis au tombeau à Tours en ce jour.
    2. Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.
    3. À Vence en Provence, après 465, saint Véran, évêque. Fils de saint Eucher, évêque de Lyon, il fut élevé au monastère de Lérins. Devenu évêque, il écrivit au pape saint Léon le Grand pour le remercier de sa lettre à Flavien sur le mystère du Verbe incarné.
    4. Commémoraison de saint Ménas, solitaire dans la province de Samnium à l’est du Latium, mort vers 580, dont le pape saint Grégoire le Grand rappelle les vertus.
    5. À Amathonte dans l’île de Chypre, en 636, le trépas de saint Jean l’Aumônier, évêque d’Alexandrie, célèbre par sa miséricorde envers les pauvres : rempli de charité pour tous, il prit soin de faire construire des églises, des hospices et des orphelinats et s’efforça, avec la plus grande sollicitude, de soulager toute misère de la cité, rassemblant dans ce but les biens de l’Église et exhortant sans relâche les riches à faire preuve de bienfaisance envers les pauvres.
    6*. Au monastère de Malonne dans le Brabant, au VIIe siècle, saint Bertuin, vénéré comme évêque et abbé.
    7. À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, qui fit de son monastère une école de sages, de saints et de martyrs, victime des persécutions perpétrées par les iconoclastes ; trois fois envoyé en exil, il eut en grand honneur les traditions des pères de l’Église et, pour l’exposé de la foi catholique, il écrivit les célèbres Institutions de la doctrine chrétienne.
    8. Au monastère de Grottaferrata sur le territoire de Tusculum près de Rome, en 1065, saint Barthélemy, abbé. Né en Calabre, il se mit tout jeune sous la direction de saint Nil, dont il écrivit la vie et qu’il assista, alors qu’il était déjà moribond, dans la fondation du monastère sous la Règle de saint Basile. Il sut ensuite l’affermir par sa direction et en faire une école de science et d’art.
    9. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Marine d’Omura, vierge et martyre, qui fut mise dans les fers, exposée en dérision en public pour sa chasteté et enfin brûlée vive sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
    10*. À Laski Piasnika, près de la ville de Wejherowo en Pologne, l’an 1939, la bienheureuse Alice Kotowska, vierge de la Congrégation des Sœurs de la Résurrection et martyre. Supérieure de sa maison religieuse et directrice d’un cours supérieur pour jeunes filles, elle fut arrêtée par le régime nazi d’occupation, internée dans la prison de la ville, puis fusillée dans un bois voisin avec d’autres détenus.
    11. À Sofia en Bulgarie, l’an 1952, la passion du bienheureux Vincent-Eugène Bossilkov, évêque de Nicopoli, passioniste et martyr. Il refusa, sous le régime soviétique, de se séparer de la communion avec l’Église romaine, fut incarcéré et cruellement maltraité, enfin condamné à mort sous prétexte de trahison et fusillé. Avec lui furent fusillés aussi les bienheureux Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Joseph Chichkov, prêtres, augustins de L’Assomption, faussement accusés de trahison, torturés, humiliés et condamnés à mort dans une parodie de procès.
    **.        À Vérone en Italie, en 1855, la bienheureuse Vincenza Maria Poloni, fondatrice des sœurs de la miséricorde de Vérone (béatifiée par Benoit XVI le 21 septembre 2008)

Le 12 novembre

  1. Mémoire de saint Josaphat, évêque et martyr. Né dans l’orthodoxie, Jean Kuncewicz adhéra, dès sa jeunesse, à l’union catholique et, devenu évêque de Polotz sous le nom de Josaphat, il déploya un zèle constant à garder son troupeau dans l’unité, attentif à donner toute sa splendeur à la liturgie byzantine slave. Au cours d’une visite pastorale à Vitebsk, en 1623, il fut massacré par une foule déchaînée contre lui et mourut pour l’unité de l’Église et la défense de la vérité catholique.
    2. Près d’Ancyre en Galatie, au Ve siècle, saint Nil, abbé, qui fut disciple de saint Jean Chrysostome, gouverna longtemps son monastère et diffusa par ses écrits la spiritualité ascétique.
    3*. Dans la région d’Aberdeen en Écosse, à la fin du VIe siècle, saint Machar, évêque, d’origine irlandaise, disciple de saint Colomba et considéré comme le fondateur de cette Église.
    4*. À Vienne en Gaule, après 552, saint Hésychius, évêque qui fut auparavant questeur et participa aux conciles des évêques des Gaules à Orléans et à Paris. 3
    5. Sur les hauteurs de La Cogolla en Castille, vers 574, saint Émilien, prêtre. Après une vie érémitique puis cléricale, il embrassa la vie monastique, toujours généreux envers les pauvres et doté de l’esprit de prophétie.
    6. À Cologne en Germanie, vers 660, saint Cunibert, évêque, qui, après les invasions barbares, rénova la vie chrétienne et la piété des fidèles dans la ville et tout le pays alentour.
    7. À Deventer dans la Frise, vers 785, saint Lébuin, prêtre. Moine venu d’Angleterre, il s’attacha à annoncer aux habitants de la région la paix du Christ et le salut.
    8. Près de Casimiria, sur la Warta en Pologne, l’an 1003, les saints martyrs Benoît, Jean, Matthieu et Isaac. Moines camaldules venus d’Italie en Pologne pour y répandre la foi chrétienne, ils furent abattus de nuit par des voleurs, ainsi que saint Christian, leur familier polonais, qui fut pendu sur la place de l’oratoire.
    9*. À Pise en Toscane, au XIVe siècle, le bienheureux Jean, surnommé de la Paix, qui quitta le service des armes pour celui de Dieu dans le Tiers-Ordre de saint François.
    10. À Alcala de Henares, l’an 1463, saint Didace (Diégo), religieux de l’Ordre des Mineurs, célèbre par son humilité et sa charité dans le soin des malades, aussi bien aux îles Canaries qu’à l’église Sainte-Marie de l’Ara Cœli à Rome, à Séville et enfin à Alcala, où il mourut.
    11. À Tulimar au Mexique, en 1927, saint Marguerit Florès, prêtre et martyr. Dans la grande persécution mexicaine, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et abattu par une rafale de mitrailleuse.
    12*. À Alcudia de Carlet, dans la région de Valence en Espagne, en 1936, le bienheureux Joseph Medez Ferris, martyr. Parce que membre de l’action catholique, il fut fusillé avec ses trois frères religieux, dans la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.

Le 13 novembre

  1. À Césarée de Palestine, la passion des saints martyrs Antonin, Nicéphore, Zébinas, Germain et la vierge Manathas, en 308. Cette dernière fut d’abord meurtrie de coups puis brûlée, sous l’empereur Galère Maximien ; les autres, d’une voix intrépide et libre, ayant accusé d’impiété le préfet Firmilien, alors qu’il sacrifiait aux dieux, furent décapités.
    2. À Aix en Provence, au IVe siècle, saint Mitre, de condition servile, qui trouva sa liberté dans le Christ.
    3. À Tours, vers 444, saint Brice, évêque. Disciple de saint Martin, il succéda à son maître pendant quarante-sept ans, non sans subir de multiples traverses et l’occupation de son siège par deux évêques successifs.
    4. Commémoraison des saints Arcadius, Paschase, Probus et Eutychien, espagnols, martyrs en Afrique en 437. Durant la persécution des Vandales, ils déclarèrent qu’ils ne suivraient jamais l’hérésie arienne ; pour ce motif, ils furent d’abord proscrits par le roi Genséric, puis poussés à l’exil. Ils endurèrent ensuite des tortures atroces et à la fin on les fit mourir de diverses façons. Alors parut avec éclat la constance d’un jeune enfant, Paulillius, le frère de Paschase et d’Eutychien : comme on ne pouvait l’ébranler dans son attachement à la foi catholique, on le frappa longtemps à coups de bâton et on le condamna au plus vil esclavage.
    5*. À Vienne en Gaule, vers 518, saint Léonien, abbé. Originaire de Pannonie, il fut fait prisonnier par des barbares et amené en Gaule, à Autun d’abord, puis bientôt à Vienne, où il dirigea très saintement des moines et des moniales pendant plus de quarante ans.
    6. À Clermont, en 525 ou 526, saint Quintien, évêque. D’origine africaine, il occupa d’abord le siège épiscopal de Rodez, mais, menacé de mort par les Wisigoths, il trouva refuge en Auvergne et en devint évêque.
    7*. À Tiferno en Ombrie, commémoraison de saint Floride, évêque. Le pape saint Grégoire le Grand a été témoin de sa doctrine et de sa sainteté. Avec lui on commémore saint Amance, son prêtre, plein de charité envers les malades et vertueux en tout point.
    8*. À Rodez, vers 580, saint Dalmace, évêque, dont saint Grégoire le Grand loue la générosité envers les pauvres.
    9*. Dans la vallée de la Suze en Suisse, au VIe ou VIIe siècle, saint Himier, ermite, qui y annonça l’Évangile.
    10. À Tolède en Espagne, l’an 657, saint Eugène, évêque, qui donna tous ses soins à l’organisation de la liturgie.
    11*. Dans le Cambrésis, vers 670, sainte Maxellende, vierge et martyre. On dit que choisissant pour époux le Christ, elle refusa de suivre l’homme à qui ses parents l’avaient promise, et que celui-ci la tua d’un coup d’épée.
    12. À Rome, près de saint Pierre, en 867, saint Nicolas Ier, pape, qui montra une vigueur apostolique pour affermir l’autorité du pontife romain dans toute l’Église de Dieu.
    13*. Au monastère de La Réole en Gascogne, l’an 1004, le trépas de saint Abbon, abbé de Fleury, merveilleusement instruit dans les saintes Écritures et dans les lettres. Alors qu’il avait réprimandé un moine indiscipliné de La Réole et qu’il cherchait à mettre la paix dans ce monastère, il succomba, frappé d’un coup de lance.
    14*. À Ivréa dans le Piémont, commémoraison du bienheureux Varmond, évêque, homme de vive foi, de piété et d’humilité, qui défendit la liberté de l’Église contre les tentatives des grands, construisit la cathédrale, encouragea l’ordre monastique et développa l’école épiscopale. Il mourut vers 1010-1014.
    15. À Crémone en Lombardie, l’an 1197, saint Homobon. Commerçant, il mena une vie de prière et de charité, allant visiter et soulager les pauvres, réunissant les enfants à l’abandon pour les éduquer et mettant la paix dans les familles.
    16. À Rome, en 1894, sainte Augustine (Livie Pietrantoni), vierge de la Congrégation des Sœurs de la Charité, qui se donna de tout son cœur au soin des malades contagieux à l’hôpital du Saint-Esprit, jusqu’à ce qu’un malade, saisi de fureur homicide, la tue d’un coup de couteau.
    17*. Dans la région de Valence en Espagne, en 1936, à Simat de Valldigna, le bienheureux Jean Gonga Martinez, martyr
    18*. En Espagne, à Porticol de Tavernes près de Carcaixent, la bienheureuse Marie du Patronage de Saint-Jean (Marie Giner Gomis), vierge de l’Institut des Sœurs missionnaires clarétines martyr, victime de la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile.
    19*. en Bulgarie, à Sofia, les bienheureux Pierre Vicev, Paul Dzidzov et Joseph Siskov, prêtres
    **        En Autriche, en 1944, le bienheureux Carl Lampert, prêtre martyr, victime des nazis. (béatifié le 13 novembre 2011 par Benoît XVI)

Le 14 novembre

  1. À Héraclée en Thrace, saint Théodote, prêtre et martyr.
    2. À Gangres en Paphlagonie, au IVe siècle, saint Hypace, évêque et martyr, qui succomba sous les pierres lancées par les hérétiques novatiens sur son chemin.
    3. À Avignon, peut-être au IVe siècle, saint Ruf, que l’on estime avoir été le premier à diriger la communauté chrétienne de ce lieu.
    4*. Dans l’île de Bardsey au sud du pays de Galles, au VIe siècle, saint Dubrice, évêque et abbé, considéré comme un des fondateurs du monachisme au pays de Galles.
    5*. À Traù ou Trogir en Dalmatie, l’an 1170, saint Jean, évêque. Après avoir été ermite au monastère camaldule d’Osorin, il reçut la charge de l’épiscopat et défendit avec succès la cité de la destruction du roi Coloman.
    6. À Eu en Normandie, l’an 1180, le trépas de saint Laurent O’Toole, évêque de Dublin. Dans les circonstances difficiles de son temps, il défendit avec énergie la discipline de l’Église et s’appliqua à rétablir la concorde entre les princes. En allant au-devant du roi Henri II d’Angleterre, il obtint lui-même les joies de la paix éternelle.
    7*. Au monastère Sainte-Marie de Gualdo Mazocca près de Campobasso dans les Abruzzes, en 1170, le bienheureux Jean de Tupharia, ermite.
    8*. Au Jardin de Sainte-Marie en Frise, l’an 1230, saint Siard, abbé prémontré, remarquable par son obéissance à la Règle et sa générosité envers les pauvres.
    9*. À Alger, en 1240, saint Sérapion, le premier membre de l’Ordre de la Merci qui mérita de recevoir la couronne du martyre pour la délivrance des captifs et la prédication de la foi chrétienne en pays infidèle.
    10. À Jérusalem, en 1301, les saints martyrs Nicolas Tavelic, Déodat Aribert, Étienne de Cuneo et Pierre de Narbonne, prêtres de l’Ordre des Mineurs ; ayant prêché librement la religion chrétienne sur la place devant les Sarrasins, ils confessèrent avec constance le Christ Fils de Dieu et furent brûlés vifs.
    11*. À Caccamo en Sicile, l’an 1511, le bienheureux Jean Liccio, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Remarquable par sa charité infatigable envers le prochain, son ardeur à propager la prière du Rosaire, son zèle pour la discipline régulière ; il s’endormit dans le Seigneur à l’âge de cent onze ans.
    12. À Binh Dinh en Cochinchine, l’an 1861, saint Étienne-Théodore Cuénot, évêque et martyr. Membre de la Société des Missions étrangères de Paris, il passa plus de vingt-cinq ans dans les travaux apostoliques et, quand se déchaîna la persécution de l’empereur Tu Duc, il fut jeté dans une étable à éléphants et mourut, épuisé par les épreuves.
    **.        En Pologne, en 1872, la bienheureuse Maria Luisa Merkert, cofondatrice et première supérieure de la congrégation de Sainte Elisabeth. (béatifiée le 30 septembre 2007 par Benoît XVI)
    **.         En Italie, en 1889, la bienheureuse Maria Teresa di gesu (Maria Scrilli), religieuse, fondatrice de l’Institut de Notre Dame du Carmel. (béatifiée le 8 octobre 2006 par benoît XVI).

Le 15 novembre

  1. Mémoire de saint Albert, surnommé le Grand, évêque et docteur de l’Église. Né en Bavière, entré dans l’Ordre des Prêcheurs, il enseigna à Paris la philosophie et la théologie oralement et par ses écrits, ayant parmi ses étudiants saint Thomas d’Aquin, et sut magistralement unir la sagesse des saints à la science naturelle et humaine. Ayant dû accepter à contre-cœur l’évêché de Ratisbonne, mal accueilli par le peuple pour sa manière de vivre pauvre et sans faste, au bout d’un an il résigna sa charge, préférant à n’importe quel honneur la pauvreté de son Ordre et il mourut pieusement à Cologne, entouré de ses frères.
    2. À Hippone en Numidie, les saints vingt martyrs, dont saint Augustin a célébré la foi et la victoire, en citant parmi eux l’évêque Fidentien, Valériane et Victoire.
    3. À Édesse en Oshroène, l’an 306, les saints martyrs Gurias, ascète, et Samonas. Sous l’empereur Dioclétien, ils subirent des tortures répétées, et condamnés à mort par le préfet Mysianus, furent décapités.
    4*. En Campagnia, saint Félicis cuius cura pastoralie tcultuhae civitas honestatur
    5. En Bretagne, vers 640, saint Malo, évêque d’Aleth, venu du pays de Galles, et mort, semble-t-il, à Saintes où il s’était exilé.
    6*. À Cahors, vers 655, saint Didier, évêque, qui fit construire plusieurs églises et monastères, et entreprit d’autres travaux d’utilité publique, sans négliger le moins du monde de préparer les âmes comme le vrai temple du Christ. 7
    7*. À Irschenberg en Bavière, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Marin, évêque, et Anien, martyrs.
    8*. Près de Rouen, après 684, saint Saens (Sidonius), abbé. Né en Irlande, il mena la vie monastique d’abord à Jumièges, puis à l’île d’Hério (Noirmoutier), sous la direction de saint Philibert, et enfin dans le monastère qu’il construisit et qui a porté son nom 9
    9*. À Rheinau en Suisse, l’an 879, saint Fintan, ermite. Né en Irlande, il se fit pèlerin pour le Christ à Tours et à Rome, puis moine à plus de cinquante ans et termina sa vie en reclus.
    10. À Klosterneubourg en Autriche, l’an 1136, la mise au tombeau de saint Léopold, margrave d’Autriche, surnommé le Pieux dès son vivant, homme de paix, ami des pauvres et du clergé.
    11*. À Reading en Angleterre, l’an 1539, les bienheureux martyrs Hugues, dit Faringdon, Cook, abbé du monastère bénédictin de ce lieu, Guillaume Eynon, prêtre de Reading, et Jean Rugg, prêtre de Chichester. Ils s’opposèrent avec ténacité à la prétention du roi Henri VIII d’avoir la suprématie dans l’Église d’Angleterre. Accusés faussemet de trahison, ils furent pendus et éventrés devant l’abbaye.
    12*. À Glastonbury, la même année, les bienheureux martyrs Richard Whiting, abbé, Roger James et Jean Thorne, prêtres, moines de l’abbaye de ce lieu. Accusés faussement, eux aussi, de trahison ou de sacrilège, ils furent soumis aux mêmes supplices, sous la tour d’une chapelle du monastère.
    13*. À Ferrare en Émilie, l’an 1544, la bienheureuse Lucie Broccadelli, religieuse, qui supporta avec patience de multiples épreuves et tourments tant dans le mariage que dans le monastère du Tiers-Ordre de Saint Dominique, où elle fut contrainte à l’isolement total.
    14*. À Nagasaki au Japon, l’an 1624, le bienheureux Caius le Coréen, martyr. Catéchiste, il fut brûlé vif pour avoir confessé le Christ.
    15. À Caaro au Paraguay, en 1628, les saints martyrs Roch Gonzalez et Alphonse Rodriguez, prêtres de la Compagnie de Jésus, qui gagnèrent au Christ une population indigène abandonnée en créant des villages appelés vulgairement “réductions”, où la vie sociale et les arts trouvaient leur place en même temps que la vie chrétienne, et ils furent mis à mort par ruse, par un assassin à gages payé par un homme adonné à la magie.
    16. À Rome, en 1811, saint Joseph Pignatelli, prêtre de la Compagnie de Jésus. Alors que celle-ci était presqu’éteinte, il travailla beaucoup à sa reconstitution, célèbre par sa charité, son humilité, la rectitude de sa vie, toujours tendu vers une plus grande gloire de Dieu.
    17. À Mengo en Ouganda, l’an 1886, saint Joseph Mkasa Balikuddembé, martyr. Préfet de la cour royale, une fois baptisé, il gagna au Christ beaucoup de jeunes et protégea les pages de la cour des vices du roi Mwanga. À cause de cela, le roi furieux ordonna de le décapiter. Il avait vingt-cinq ans, et fut la première victime de la persécution de ce roi.
    18*. À San Remo en Ligurie, l’an 1904, la bienheureuse Marie de la Passion (Hélène de Chappotin de Neuville), vierge. Née à Nantes et saisie au fond du cœur par l’humilité et la simplicité de saint François d’Assise, elle fonda l’Institut des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie, avec le souci constant de la condition féminine en terres de mission.
    19. Près de Wadowice en Pologne, l’an 1907, saint Raphaël de Saint-Joseph (Joseph Kalinowski), prêtre. Quand le peuple polonais s’insurgea contre l’oppresseur russe, il fut capturé par les ennemis en faisant la guerre, et déporté en Sibérie. Après avoir subi beaucoup de sévices, il retrouva la liberté et entra dans l’Ordre des Carmes déchaussés qu’il contribua beaucoup à développer.

Le 16 novembre

  1. Mémoire de sainte Marguerite d’Écosse. Née en Hongrie et mariée au roi d’Écosse Malcolm III, à qui elle donna huit enfants, elle s’intéressa grandement au bien du royaume et de l’Église, joignant à la prière et aux jeûnes la générosité envers les pauvres et donnant ainsi un exemple excellent d’épouse, de mère et de reine. Elle mourut en 1003 à Édimbourg, après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari et de son fils aîné dans une bataille.
    2. Mémoire de sainte Gertrude, surnommée la Grande, vierge moniale. Donnée au Seigneur par ses parents dès l’âge de cinq ans dans l’abbaye cistercienne d’Helfta en Saxe, elle y passa toute sa vie, vouée à la solitude du cloître et aux belles-lettres avec tout son cœur et toute son énergie. Sans renoncer au travail intellectuel, elle avança de manière admirable sur le chemin de la perfection, dans la prière et la contemplation du Christ en croix, et mourut le 17 novembre 1301.
    3*. À Capoue en Campanie, vers 250, les saints martyrs Augustin et Félicité, qui auraient souffert sous l’empereur Dèce.
    4*. À Déols dans le Berry, commémoraison des saints Léocade et Ludre, au IVe siècle. Le premier, sénateur des Gaules encore païen, accueillit les premiers prédicateurs de la foi chrétienne dans le pays et fit de sa maison dans ce bourg une église ; le second, qui était son fils, quitta ce monde, dit-on, encore revêtu du blanc vêtement des néophytes.
    5. À Lyon, en 449, saint Eucher, évêque. De l’ordre sénatorial, il se retira d’abord avec sa femme Galle et ses deux fils dans une île proche de celle de Lérins pour y mener une vie ascétique, puis, élu évêque de Lyon, il écrivit des instructions spirituelles pour ses fils et composa la plus ancienne passion des martyrs d’Agaune.
    6. En Suisse, l’an 759, saint Otmer, abbé. À la place de l’oratoire construit par saint Gall, il fonda un monastère sous l’observance de la Règle de saint Benoît et, à côté, un petit hospice pour les lépreux. Pour la défense des droits de son abbaye, il fut saisi par de puissants voisins et relégué dans une île du Rhin, où il mourut, soumis à un régime très sévère.
    7*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1440, le bienheureux Siméon, abbé, qui envoya un essaim de ses moines repeupler le monastère de Paterno en Sicile pour ranimer la foi dans ce pays repris aux Sarrasins.
    8. Près de Provins dans la région parisienne, en 1240, le trépas de saint Edmond Rich, évêque de Cantorbéry, qui, pour la défense de son Église, fut envoyé en exil, vécut parmi les moines cisterciens de Pontigny et mourut chez des chanoines réguliers.
    9*. À Assise en Ombrie, au monastère de Saint-Damien, en 1253, sainte Agnès, vierge. Sœur cadette de sainte Claire, elle la suivit dans la fleur de sa jeunesse et, sous la conduite de saint François, embrassa de tout son cœur la pauvreté.
    10*. À York en Angleterre, l’an 1594, le bienheureux Édouard Osbaldeston, prêtre de Lancastre et martyr. Ordonné prêtre au collège anglais de Reims, il gagna ensuite l’Angleterre et, pour cette seule raison, fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et livré aux supplices du gibet.

Le 17 novembre

  1. Mémoire de sainte Élisabeth de Hongrie. Mariée toute jeune à Louis, comte de Thuringe, elle lui donna trois enfants ; devenue veuve, elle supporta avec courage de lourdes épreuves. Portée depuis longtemps à la méditation des réalités du ciel, elle se retira à Marbourg en Hesse, dans un hôpital qu’elle avait fondé, embrassant la pauvreté et se dépensant au soin des malades et des pauvres, jusqu’à son dernier souffle de vie, à l’âge de vingt-quatre ans, en 1231.
    2. À Néocésarée dans le Pont, vers 270, saint Grégoire, évêque. Encore adolescent, il embrassa la foi chrétienne et, ayant progressé en science humaine et divine, il fut ordonné évêque et se rendit célèbre par sa doctrine, ses vertus, ses travaux apostoliques, et les miracles qu’il accomplit lui ont valu le surnom de Thaumaturge.
    3. À Césarée de Palestine, en 303, les saints martyrs Alphée et Zachée. La première année de la persécution de Dioclétien, après avoir confessé fermement qu’ils reconnaissaient un seul Dieu et un seul roi, le Christ Jésus, et subi divers interrogatoires et supplices, ils furent décapités.
    4. À Cordoue en Espagne, au IVe siècle, saint Aciscle, martyr.
    5. À Orléans, vers 453, saint Aignan, évêque, qui, mettant sa confiance en Dieu seul, obtint de lui, par des prières et des larmes répétées, que la ville assiégée par les Huns soit délivrée.
    6*. À Vienne en Gaule, l’an 569, saint Namaise, évêque, qui s’acquitta avec rectitude de ses fonctions de gouverneur de la cité avant d’occuper le siège épiscopal qu’il honora.
    7. À Tours, en 594, saint Grégoire, évêque, qui succéda dans ce siège à saint Euphrone et écrivit l’histoire des Francs et les vertus des saints dans une langue simple et un récit plein de vérité.
    8*. À Whitby en Angleterre, l’an 680, sainte Hilda, abbesse, qui reçut de saint Paulin d’York la foi et les sacrements du Christ et, préposée au soin d’un monastère, s’attacha avec beaucoup d’ardeur à établir la vie régulière des moines et des moniales, à maintenir la paix et la charité, à veiller au travail et à la lecture des saintes Écritures, au point qu’elle paraissait avoir accompli sur terre les œuvres du ciel.
    9*. À Remuscha en Rhétie, vers 856, saint Florin, prêtre, fidèlement dévoué au soin de sa paroisse.
    10. À Constantinople, vers 867, saint Lazare, moine. Né en Arménie, peintre remarquable de saintes images, il refusa de détruire ses œuvres et, sur l’ordre de l’empereur iconoclaste Théophile, fut soumis à d’atroces tortures, mais peu après, quand la controverse sur le vrai culte des icônes fut apaisée, l’empereur Michel III l’envoya à Rome pour rétablir la concorde et l’unité de toute l’Église.
    11*. À Nucaria en Sicile, au XIIe siècle, saint Hugues, abbé, envoyé par saint Bernard de Clairvaux, il établit, là et en Calabre, l’Ordre cistercien.
    12. À Lincoln en Angleterre, l’an 1200, saint Hugues, évêque. Moine chartreux, il fut appelé à gouverner l’Église de cette cité, et il accomplit une œuvre excellente, tant pour la défense des libertés de l’Église que pour arracher les Juifs aux mains de leurs ennemis.
    13*. Près de Cracovie en Pologne, l’an 1268, la bienheureuse Salomé. Reine de Galicie, vivant déjà avec grande dévotion, après la mort de son mari, le roi Coloman, elle se fit religieuse clarisse et fut choisie comme abbesse dans le monastère qu’elle avait fondé et qu’elle dirigea saintement.
    14. À Helfta en Saxe, l’an 1301, la naissance au ciel de sainte Gertrude, vierge, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    15. À Asanción au Paraguay, en 1628, saint Jean del Castillo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Dans la “réduction” de ce nom, fondée la même année par saint Roch Gonzalez et remise à ses soins, il fut, sur l’ordre d’un homme adonné à la magie, soumis à des tortures et achevé à coups de pierres pour le Christ.
    16. À Nagasaki au Japon, en 1637, les saints martyrs Jourdain (Hyacithe Ansalone) et Thomas Hioji Rokuzayemon Nishi, prêtres de l’Ordre des Prêcheurs. Le premier avait travaillé d’abord aux îles Philippines puis beaucoup au Japon pour annoncer l’Évangile ; le second fut un propagateur dévoué de la foi à Formose et, les dernières années, dans sa patrie, dans la région de Nagasaki. Sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu, l’un et l’autre avec un courage invincible furent soumis pendant sept jours aux terribles tortures de la fourche et de la cage avant de mourir.
    17*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Loup-Sébastien Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, avec son frère Jean et son cousin François, il prêta serment à la Constitution civile du Clergé, se rétracta, revint sur sa rétractation, mais fut considéré comme assermenté et déporté sur un bateau négrier, où il subit les conditions atroces de la captivité et, épuisé par la faim, mourut avec joie.
    18*. Au camp de travail de Capaivca dans la région de Kiev en Ukraine, l’an 1967, le bienheureux Josaphat Kocylovskyi, évêque de Przemysl et martyr. Sous le régime soviétique athée, il refusa de se séparer de l’unité de l’Église catholique, fut déporté et succomba à la suite des sévices endurés.

Le 18 novembre

  1. Mémoire de la dédicace des basiliques des saints Pierre et Paul, Apôtres, à Rome. La première, édifiée par l’empereur Constantin sur la colline vaticane, au-dessus de la tombe de saint Pierre, mais délabrée par le cours des temps et reconstruite sur un plan plus grandiose, fut de nouveau consacrée en ce jour ; la seconde, construite sur la voie d’Ostie par les empereurs Théodose et Valentinien, puis détruite par un déplorable incendie et entièrement reconstruite, fut consacrée le 10 décembre 1854. La commémoraison commune de leur dédicace, est, d’une certaine manière, un signe de la fraternité des deux Apôtres et de l’unité de l’Église.
    2. À Antioche de Syrie, en 303, saint Romain, martyr. Diacre de l’Église de Césarée, il se trouvait à Antioche quand commença la persécution de Dioclétien. Ne pouvant supporter de voir des chrétiens se plier aux normes des décrets impériaux et s’avancer vers les statues des idoles, il les incita fortement à résister. Conduit devant un juge, il fut soumis à d’atroces tortures, on lui coupa la langue et finalement le bourreau l’étrangla dans sa prison : il reçut ainsi la couronne d’un glorieux martyre.
    3*. À Colombier dans le Berry, vers 576, saint Patrocle, prêtre, qui vécut en ermite missionnaire.
    4*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Maudez, abbé, qui mena la vie monastique dans une île déserte, où, maître de vie spirituelle, il assembla des disciples, dont plusieurs devinrent des saints.
    5*. À Coutances, à la fin du VIe siècle, saint Romphaire, évêque.
    6*. En Aquitaine, saint Théofrédi, abbé et martyr
    7. À Tours, en 842, le trépas de saint Odon, abbé de Cluny, qui réforma la vie monastique selon la Règle de saint Benoît et la discipline de saint Benoît d’Aniane. Il fut le premier des grands abbés qui firent de ce monastère le foyer de la réforme de l’Église à cette époque.
    8*. À Nagasaki au Japon, en 1619, les bienheureux martyrs Léonard Kimuro, religieux de la Compagnie de Jésus, André Murayama Tokuan, Côme Takeya, Jean Yoshida Shoun et Dominique Jorge, qui furent condamnés à mort pour avoir hébergé clandestinement des missionnaires. Tous furent brûlés vifs.
    9. À Saint-Charles du Missouri, aux États-Unis d’Amérique, en 1852, sainte Philippine Duchesne, vierge, religieuse du Sacré-Cœur de Jésus. Née en France, elle constitua une communauté religieuse pendant la Révolution française et passant ensuite en Amérique, y établit beaucoup d’écoles.
    10*. À Ceccano près de Frosinone dans le Latium, en 1902, le bienheureux Grimoald de la Purification (Ferdinand Santamaria), religieux passioniste. Alors qu’il se préparait au sacerdoce, il fut saisi par la maladie et mourut pieusement.
    11*. À Wal-Ruda en Pologne, l’an 1914, la bienheureuse Caroline Kozka, vierge et martyre. Encore adolescente au début de la Première Guerre mondiale, alors qu’elle cherchait à défendre sa virginité contre un soldat, elle fut frappée par lui d’un coup d’épée et mourut pour le Christ.
    12*. Près de Madrid, en 1936, la bienheureuse Marie du Refuge (Marie-Gabrielle Hinojosa y Naveros) et cinq compagnes, vierges de l’Ordre de la Visitation et martyres. Dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole, alors qu’elles étaient enfermées dans leur monastère, elles furent arrêtées par ruse par des miliciens et fusillées.

Le 19 novembre

  1. Commémoraison de saint Abdias, prophète, qui, après l’exil du peuple d’Israël, vers le Ve siècle avant le Christ, annonça le châtiment des nations ennemies par le Seigneur et le relèvement d’Israël.
    2. À Césarée de Cappadoce saint Maxime, chorévêque et martyr.
    3. À Brennier près de Vienne en Gaule, la translation des corps des saints martyrs Séverin, Exupère et Félicien.
    4. À Antioche de Syrie, vers 303, saint Barlaam, martyr. Simple villageois rempli de la sagesse du Christ, alors qu’on avait placé dans le creux de sa main des charbons ardents et de l’encens, il surmonta la violence du feu par la constance invincible de sa foi, en laissant brûler sa main plutôt que de sembler faire un sacrifice.
    5. A Héraclée en Thrace, les saintes femmes, vierges et veuves, au martyr nombre de quarante.
    6*. Dans le Velay au diocèse du Puy, vers 720, saint Eudes, abbé.
    7*. Au mont Mercure en Calabre, au Xe siècle, saint Simon, ermite.
    8*. Au monastère d’Helfta en Saxe, vers 1298, sainte Mechtilde, vierge, qui fut une femme d’une doctrine et d’une humilité excellentes, jointes au don de contemplation mystique.
    9*. À Mantoue en Lombardie, l’an 1332, le bienheureux Jacques Benfatti, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, qui apaisa les luttes dans la cité et soulagea le peuple souffrant de la peste et de la faim.
    10*. À Garraf dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, les bienheureux martyrs Élisée Garcia, religieux salésien, et Alexandre Planas Sauri, qui furent mis à mort en haine de l’Église dans la persécution religieuse qui accompagna la guerre civile.

Le 20 novembre

  1. À Antioche de Syrie, saint Basile, martyr.
    2. Dans la cité d’Ecija en Espagne, saint Crispin, évêque et martyr.
    3. À Dorostore en Mésie, saint Dasius, martyr.
    4. À Turin en Ligurie, les saints martyrs Octavius, Solutor et Adventor.
    5*. À Verceil, également en Ligurie, avant 313, saint Théoneste, martyr, en l’honneur de qui l’évêque saint Eusèbe construisit une basilique.
    6*. À Bénévent en Campanie, au Ve siècle, saint Dorus, évêque.
    7. À Chalon-sur-Saône, entre 520 et 530, saint Silvestre, évêque, qui passa au Seigneur la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de joies et de vertus.
    8*. Dans le Jura, après 772, saint Hippolyte, abbé de Saint-Oyend et évêque de Belley.
    9*. À Constantinople, en 842, saint Grégoire le Décapolite, moine, qui professa d’abord la vie cénobitique, puis celle d’anachorète, se fit pèlerin, enfin séjourna longtemps à Constantinople, où il lutta avec beaucoup de vigueur pour la défense des saintes images.
    10. Dans le Norfolk en Angleterre, l’an 870, saint Edmond, martyr. Roi des Angles de l’Est, il lutta contre l’invasion des Vikings, fut vaincu, capturé et tué, parce qu’il refusait de renier la foi chrétienne.
    11. À Hildesheim en Saxe, l’an 1023, saint Bernward, évêque, qui défendit son peuple des incursions slaves et normandes, restaura, grâce à plusieurs synodes, le disciple du clergé et favorisa la vie monastique.
    12*. En Calabre, vers 1190, saint Cyprien, abbé de Calami, qui garda fidèlement les statuts et les exemples des moines orientaux, et se montra sévère pour lui, généreux pour les pauvres et bon conseiller pour tous.
    13. À Hanoï au Tonkin, en 1837, saint François-Xavier Can, martyr. Catéchiste, il fut étranglé et décapité pour la foi sous l’empereur Minh Mang.
    14*. À Veroli dans le Latium, en 1922, la bienheureuse Marie-Fortunée (Anne-Félice Viti), moniale bénédictine. Pendant presque tout le cours de sa longue vie, elle s’occupa de la lingerie du monastère, attentive à observer de tout son cœur les seuls préceptes de la Règle.
    15*., En Espagne, la bienheureuse Angèle de saint-Joseph (Françoise Loret Marti) et quatorze compagnes, près de Valence, la première était supérieure générale et les autres religieuses de la Congrégation de la Doctrine chrétienne ; toutes victimes de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.
    16*. Dans la région de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse vierge et martyre Marie des Miracles Ortello Gimero, de l’Ordre des Clarisses capucines, à Picadero de Paterna

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org