MARTYROLOGE DU 01 au 10 avril

Le 1er avril

1. À Rome, commémoraison de saint Venance, évêque, et d’autres martyrs de Dalmatie et d’Istrie : Anastase, Maure, Paulinien, Telius, Astèrius, Septimius, Antiochien et Gaïen, que l’Église honore d’une commune louange.
2. À Thessalonique en Macédoine, les saintes Agapè et Chionia, vierges et martyres. En 305, sous l’empereur Dioclétien, parce qu’elles refusaient de manger des viandes sacrifiées aux idoles, elles furent condamnées à être brûlées vives par le gouverneur Ducétius.
3. En Palestine, sainte Marie l’Égyptienne. Selon la tradition, Marie, célèbre pécheresse d’Alexandrie, se repentit à Jérusalem, à la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix et mena, dès lors, au-delà du Jourdain, une vie solitaire et pénitente.
4. À Leuconay près d’Amiens, au VIIe siècle, saint Valéry, prêtre, qui attira un grand nombre de disciples à la vie érémitique.
5. À Ardpatrick, dans le Munster en Irlande, l’an 1129, le trépas de saint Celse, évêque d’Armagh, qui fit grandement progresser la restauration de l’Église dans ce pays.
6. À Grenoble, en 1132, saint Hugues, évêque, qui travailla à réformer les mœurs du clergé et du peuple et, au cours de son épiscopat, ardemment désireux de solitude, conduisit saint Bruno et ses compagnons dans le désert de la Chartreuse, et dirigea avec soin son Église en lui donnant l’exemple, pendant près de cinquante ans.
7*. Au monastère cistercien de Bonnevaux dans le Dauphiné, en 1194, le bienheureux Hugues, abbé, neveu du précédent, qui, à force de charité et de prudence, réconcilia le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Ier.
8*. À Caithness en Écosse, vers 1245, saint Gilbert, évêque, qui construisit sa cathédrale à Dornoch, ainsi que plusieurs hospices pour les pauvres ; et, en mourant, recommanda ce qu’il avait observé lui-même toute sa vie, c’est-à-dire : ne faire tort à personne, supporter avec patience les châtiments divins et n’être cause de scandale pour personne.
9*. À York en Angleterre, l’an 1598, le bienheureux Jean Bretton, martyr. Père de famille, il fut plusieurs fois réprimandé, sous la reine Élisabeth Ière, pour sa fidélité constante à l’Église romaine et enfin, accusé faussement de trahison, il mourut étranglé.
10*. À Brescia en Lombardie, l’an 1848, le bienheureux Louis Pavoni, prêtre, qui donna tous ses soins à la formation des jeunes les plus pauvres, en cherchant à leur inculquer la morale et à les orienter vers des métiers. Il fonda aussi la Congrégation des Fils de Marie Immaculée.

Le 2 avril

1. Mémoire de saint François de Paule, ermite. Fondateur de l’Ordre des Minimes en Calabre, il prescrivit à ses disciples de vivre d’aumônes, de n’avoir rien en propre, de ne pas toucher d’argent et de ne manger que des aliments permis pendant le carême. Appelé en France par le roi Louis XI, qu’il assista à ses derniers moments, il mourut en 1507, à Plessis-lès-Tours, illustre par l’austérité de sa vie.
2. À Césarée de Palestine, en 306, saint Apphien, martyr. Sous l’empereur Maximin Daia, les habitants étaient contraints de sacrifier aux dieux. Intrépide, Apphien arriva jusqu’au préfet Urbain et lui saisit le bras droit, l’obligeant à interrompre le rite. Les soldats lui enveloppèrent les pieds dans un linge imbibé d’huile, auquel ils mirent le feu, puis le jetèrent, encore vivant, dans la mer.
3. Dans la même ville, en 307, la passion de sainte Théodora, vierge de Tyr. Pendant la même persécution, elle salua publiquement les confesseurs de la foi debout devant le tribunal et les pria de se souvenir d’elle devant le Seigneur. Les soldats l’arrêtèrent et la menèrent devant le préfet Urbain. Sur son ordre, elle eut le corps déchiré, puis fut jetée à la mer.
4. À Côme en Ligurie, l’an 461, saint Abondius, évêque, qui fut envoyé en mission à Constantinople par le pape saint Léon le Grand et y défendit avec zèle la foi orthodoxe.
5. À Capoue en Campanie, l’an 554, saint Victor, évêque, remarquable par son savoir et sa sainteté.
6. À Lyon, en 573, saint Nizier, évêque. Bien disposé pour les pauvres, bienveillant pour les simples ; il donna à son Église une règle à observer pour le chant des psaumes.
7. Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, l’an 629, saint Eustase, abbé, disciple de saint Colomban et père de six cents moines.
8. À Chelmsford en Angleterre, l’an 1582, saint Jean Paine, prêtre et martyr. Passé de l’Église anglicane à la communion catholique et ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans l’Essex sous les apparences d’un domestique. Au temps de reine Élisabeth Ière, sous l’accusation fausse de trahison, en réalité à cause de son sacerdoce, il fut livré aux supplices du gibet.
9*. À Tumhom, village de l’île de Guam en Océanie, l’an 1672, les bienheureux martyrs Didace-Louis de San Vitores, prêtre de la Compagnie de Jésus, et saint Pierre Calungsod, catéchiste, qui furent massacrés sauvagement en haine de la foi par quelques apostats et des indigènes païens, et précipités dans la mer. (canonisé le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
10*. À Monteluco en Ombrie, l’an 1815, le bienheureux Léopold de Gaiche, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui fonda à cet endroit des lieux de retraites sacrées.
11. À Xuong Diên au Tonkin, en 1839, saint Dominique Tuoc, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, sous l’empereur Minh Mang.
12*. À Padoue en Vénétie, l’an 1860, la bienheureuse Élisabeth Vendramini, vierge, qui dépensa sa vie pour les pauvres et, après avoir surmonté de nombreuses adversités, fonda l’Institut des Sœurs Élisabéthines du Tiers-Ordre de Saint-François.
13*. À Vic en Catalogne, l’an 1875, saint François Coll, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, fondateur des Sœurs dominicaines de l’Annonciation. Chassé du couvent par une loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la région le nom de Jésus Christ. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
14*. À Györ en Hongrie, l’an 1945, le bienheureux Guillaume Apor, évêque et martyr. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il ouvrit sa maison à environ trois cents réfugiés, et le soir du vendredi de la Passion du Seigneur, en prenant la défense de quelques jeunes filles contre les menées des soldats, il fut frappé de coups de fusil, et rendit l’âme trois jours après.
15*. À Kiev en Ukraine, l’an 1959, le bienheureux Nicolas Carneckyj, évêque, de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, et martyr. Il exerçait sa mission d’exarque apostolique de Volyn et Pidljashja, lors de la persécution du régime communiste contre la foi. En pasteur fidèle à suivre les traces du Christ, il fut arrêté et incarcéré et, à peine sorti de prison, il quitta ce monde.
16*. À Maracay au Vénézuéla, en 1967, la bienheureuse Marie de Saint-Joseph (Laure Alvarado), vierge, qui fonda les Augustines Récollettes du Sacré-Cœur, et montra un souci continuel et une extrême charité pour les jeunes filles orphelines, les vieillards et les pauvres abandonnés.

Le 3 avril

1. À Rome, en 128, saint Sixte Ier, pape, qui, au temps de l’empereur Adrien, gouverna l’Église de Rome, le sixième après saint Pierre.
2. À Tomes en Scythie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Chrestus et Pappus.
3. À Tyr en Phénicie, l’an 306, saint Ulpien, martyr. Adolescent, pendant la persécution de Maximin Daia, il fut cousu dans un sac avec un aspic et un chien, puis jeté à la mer.
4. À Naples, l’an 432, saint Jean, évêque, qui mourut la nuit sainte de Pâques, en célébrant les saints mystères, et fut mis au tombeau le jour solennel de la Résurrection du Seigneur, accompagné de la foule des fidèles et des néophytes.
5. Au monastère de Médice en Bithynie, l’an 824, saint Nicétas, higoumène, qui, sous l’empereur Léon l’Isaurien souffrit la prison et l’exil pour le culte des saintes images.
6. À Constantinople, en 886, saint Joseph, surnommé l’Hymnographe, prêtre et moine. Quand sévissaient les détracteurs des saintes images, il fut envoyé à Rome pour demander la protection du Siège apostolique, mais, sans pouvoir remplir sa mission, il dut endurer bien des souffrances. Enfin il reçut la garde des vases sacrés de l’église Sainte-Sophie.
7. À Chichester en Angleterre, l’an 1253, saint Richard, évêque, qui fut privé par le roi Henri III de son temporel, obligé de loger dans une maison d’emprunt et de manger à la table d’autrui, mais, malgré ces entraves, il visita à pied ses paroisses, veilla à la dignité du culte et aux mœurs des prêtres et, quand son temporel lui fut restitué, distribua de larges aumônes aux pauvres.
8*. Près de Polizzi en Sicile, l’an 1260, le bienheureux Gandolphe Sacchi de Binascho, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui vécut en grande austérité dans la solitude, sauf pour aller prêcher la parole de Dieu aux populations des alentours.
9*. À Penna San Giovanni dans les Marches, vers 1270, le bienheureux Jean, prêtre, un des premiers compagnons de saint François, qui l’envoya dans la région de Narbonne, où il développa la forme de vie évangélique.
10*. À Lancastre en Angleterre, l’an 1601, les bienheureux Robert Middleton de la Compagnie de Jésus, et Thurstan Hunt, prêtres et martyrs. Le second essaya de délivrer le premier en chemin, et fut lui-même arrêté. Tous deux furent condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, et conduits aux supplices de la potence.
11. À Udine en Vénétie, l’an 1884, Saint Louis Scrosoppi, prêtre de l’Oratoire, qui fonda les Sœurs de la Divine Providence pour la formation des jeunes filles dans un esprit chrétien.
12*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Pierre-Édouard Dankowski, prêtre et martyr. Interné à cause de son ministère, sous le régime nazi qui occupait le pays, il succomba aux tortures, le vendredi de la Passion du Seigneur.

Le 4 avril

1. Mémoire de saint Isidore, évêque et docteur de l’Église. Disciple de son frère saint Léandre, il lui succéda sur le siège de Séville en Espagne, écrivit beaucoup d’ouvrages d’érudition, convoqua et dirigea de nombreux conciles et se livra avec sagesse au zèle de la foi catholique et à l’observance de la discipline ecclésiastique. Il mourut à Séville en 636.
2. À Thessalonique en Macédoine, vers 303, les saints martyrs Agathopode, diacre, et Théodore, lecteur. Sous l’empereur Maximien, ils confessèrent la foi chrétienne et, pour ce motif, sur l’ordre du préfet Faustin, ils furent jettes à la mer avec une pierre au cou.
3. À Milan, en 397, la mise au tombeau de saint Ambroise, évêque, qui alla le Samedi saint à la rencontre du Christ vainqueur de la mort. Cependant sa mémoire se célèbre le 7 décembre, au jour de son ordination épiscopale.
4. À Constantinople, en 814, saint Platon, higoumène, qui combattit avec un courage invincible plusieurs années contre les briseurs des saintes images et, avec son neveu saint Théodore, organisa le célèbre monastère Studite.
5. En 1115, le trépas de saint Pierre, évêque de Poitiers, qui favorisa les débuts de l’Ordre de Fontevrault, fut expulsé injustement de son siège par le comte du Poitou, à qui il reprochait sa conduite scandaleuse, et mourut en exil à Chauvigny.
6*. À Scicli en Sicile, l’an 1404, le bienheureux Guillaume Cuffitelli, ermite. Abandonnant les plaisirs de la chasse, il passa cinquante-sept ans dans la solitude et la pauvreté.
7. À Palerme, également en Sicile, l’an 1589, saint Benoît, surnommé le More, à cause de la couleur noire de sa peau. Gardien de troupeaux, il se fit d’abord ermite, puis religieux dans l’Ordre des Mineurs et se montra humble en toutes choses et toujours plein de confiance en la providence divine.
8*. À Catane, encore en Sicile, l’an 1894, le bienheureux Joseph-Benoît Dusmet, évêque, de l’Ordre de Saint-Benoît, qui favorisa avec ardeur le culte divin, la formation chrétienne du peuple, et le zèle du clergé, et prêta secours aux malades, lors d’une épidémie de peste,
9*. À Aljustrel près de Fatima au Portugal, en 1919, le bienheureux François Marto. À l’âge de onze ans, il fut consumé par une brève maladie, mais se signala par sa douceur, sa persévérance dans les épreuves et dans la foi, et par son assiduité à la prière.
10*. À Reggio en Calabre, l’an 1953, le Saint Gaétan Catanoso, prêtre, qui fonda la Congrégation des Sœurs Véroniques de la Sainte Face en faveur des pauvres et pour le service des délaissés. (Canonisé le 23 octobre 2005 par Benoit XVI)

Le 5 avril

1. Mémoire de saint Vincent Ferrier, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Né à Valence en Espagne, il ne cessa de parcourir les diverses régions de l‘Occident, soucieux de la paix de l’Église et de son unité, prêchant inlassablement, à travers villes et routes, l’Évangile de la pénitence et la venue du Seigneur à des foules innombrables, remuées par sa parole véhémente et simple, accompagnée de miracles et de prodiges, jusqu’à sa mort à Vannes, en 1419, au terme d’un carême qu’il prêchait dans cette ville.
2. À Thessalonique en Macédoine, l’an 304, sainte Irène, vierge et martyre. Parce qu’elle avait caché les livres saints, malgré l’édit de Dioclétien, et qu’elle refusait de sacrifier aux dieux, le préfet Dulcétius, qui avait déjà fait mourir ses deux sœurs, Agapè et Chionia, donna l’ordre de l’exposer nue au lupanar, puis la fit jeter dans un brasier.
3. À Séleucie en Perse, vers 342, sainte Pherbutha, veuve. Sœur de l’évêque saint Siméon, elle consomma son martyre avec une servante sous le roi Sapor II.
4. Commémoraison cent onze hommes et neuf femmes martyrs également en Perse, en 344. Rassemblés de divers lieux dans les villes où le roi Sapor II résidait, et refusant avec constance de renier le Christ et d’adorer le soleil, ils furent jetés dans les flammes sur l’ordre du roi.
5. À Régies en Maurétanie, l’an 459, la passion des saints martyrs qui furent massacrés dans l’église le jour de Pâques, durant la persécution du roi arien Genséric. Le lecteur, pendant qu’il chantait l’Alléluia au pupitre, eut le gosier percé d’une flèche.
6. Au monastère de la Grande-Sauve, en Aquitaine, l’an 1095, saint Gérard, abbé. Moine à Corbie, il fut élu abbé de Saint-Vincent de Laon, puis, après divers pèlerinages, il se retira dans une forêt très dense, où il fonda un nouveau monastère.
7*. À Montecorvino dans les Pouilles, en 1127, saint Albert, évêque, qui voua toute sa vie à la prière continuelle et au service des pauvres.
8*. Près de Fosses dans le Brabant, en 1253, sainte Julienne, vierge, de l’Ordre de Saint-Augustin. Prieure du monastère du Mont-Cornillon, près de Liège, elle travailla à faire établir la solennité du Corps du Christ, à travers épreuves, persécutions et exils, mais avec l’aide de conseils divins et humains. Elle se retira à Fosses où elle termina sa vie en recluse.
8. À Palma de Majorque en Espagne, l’an 1574, sainte Catherine Tomas, vierge. Entrée dans l’Ordre des chanoinesses régulières de Saint-Augustin, elle brilla par le mépris qu’elle eut d’elle-même et le renoncement à sa volonté propre.
9*. À Kaufbeuren sur l’Elbe en Bavière, l’an 1744, sainte Marie Crescence (Anne Höss), vierge. Tertiaire de Saint-François, elle s’appliqua à communiquer aux autres la ferveur de l’Esprit Saint dont elle brûlait elle-même.
**        Au Brésil, en 1983, le bienheureux Mariano de la Mata Aparicio, prêtre de l’Ordre de Saint Augustin, missionnaire au Brésil. (béatifié le 5 avril 2006 par Benoît XVI)

Le 6 avril

1. À Sirmium en Pannonie, vers 305, la passion de saint Irénée, évêque et martyr. Au temps de l’empereur Maximien, sous le préfet Probus, il endura des tortures, subit une longue et pénible détention et fut enfin décapité.
2. À Constantinople, en 582, saint Eutyque, évêque, qui présida le second concile œcuménique de Constantinople, combattit avec force pour la foi orthodoxe et, après avoir souffert un long exil, au moment de mourir il prit la peau de sa main en disant : “Dans cette chair je ressusciterai”.
3. À Rome, au VIe siècle, sainte Galle, veuve. Fille du consul Symmaque, après la mort de son mari, elle demeura auprès de la basilique de Saint-Pierre, pendant de nombreuses années, occupée à la prière, aux aumônes, aux jeûnes et aux autres œuvres saintes, et le pape saint Grégoire le Grand a décrit son trépas très saint.
4*. À Troyes, vers 620, saint Winebaud, abbé du monastère de Saint-Loup, réputé pour ses mortifications.
5*. À Troyes également, en 861, saint Prudence, évêque, qui composa un abrégé du psautier pour les itinérants, sélectionna un certain nombre de textes de l’Écriture sainte pour les candidats au sacerdoce et restaura la discipline dans les monastères.
6. À Velehrad en Moravie, l’an 885, la naissance au ciel de saint Méthode, évêque, dont la mémoire est célébrée avec celle de son frère saint Cyrille, le 14 février.
7*. Au monastère de Saint-Gall en Suisse, l’an 912, le bienheureux Notker le Bègue, moine, qui passa la plus grande partie de sa vie dans ce couvent, composant de nombreuses séquences. Il était faible de corps, non d’âme, bègue de parole, pas d’esprit, appliqué aux réalités d’en-haut, patient dans l’adversité, doux envers tous, assidu à prier, lire, méditer et dicter.
8*. Au monastère de Saint-Élie, à Aulinas en Calabre, l’an 1076, saint Philarète, moine, adonné tout entier à l’oraison.
9. Dans l’île de Sjaelland, près de Roskilde au Danemark, en 1203, saint Guillaume, abbé. Chanoine régulier de Sainte-Geneviève à Paris, appelé au Danemark, il réforma la discipline régulière, non sans peine ni oppositions, et quitta cette vie durant la nuit de Pâques.
10. Près de Milan, en 1252, la passion de saint Pierre de Vérone, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Né de parents nobles, mais manichéens, il embrassa, encore enfant, la foi catholique et reçut, adolescent, l’habit des frères prêcheurs des mains de saint Dominique. Il mit ensuite toute son ardeur à réfuter les hérésies et, frappé au crâne par des conjurés sur la route de Côme à Milan, il écrivit de son sang le début du Credo.
11*. Au monastère de Sainte-Marie-du-Mont, au dessus de Varèse en Lombardie, l’an 1478, la bienheureuse Catherine de Pallanza, vierge, qui mena avec des compagnes la vie érémitique sous la Règle de saint Augustin.
12. À Vinh Tri au Tonkin ; en 1857, saint Paul Lê Bao Tinh, prêtre et martyr. Encore simple clerc, il fut longtemps détenu en prison pour la foi et, ordonné prêtre, il dirigea le séminaire, composa un livre d’homélies et un résumé de la doctrine chrétienne ; enfin mené une fois de plus devant le juge, il fut condamné à mort sous l’empereur Tu Duc.
13*. À Vérone en Vénétie, l’an 1896, le bienheureux Zéphyrin Agostini, prêtre, qui se consacra au ministère de la prédication, à la catéchèse et à la formation chrétienne, chercha de toutes les façons à œuvrer pour la jeunesse, les pauvres et les malades, et fonda pour eux la Congrégation des Ursulines Filles de Marie immaculée.
14*. À Turin dans le Piémont, en 1910, le bienheureux Michel Rua, prêtre, qui succéda à saint Jean Bosco à la tête de la Société de Saint-François de Sales, à laquelle il donna une merveilleuse extension.
15*. À Fabbio d’Albino, près de Bergame en Lombardie, l’an 1957, la bienheureuse Perrine Morosini, vierge et martyre. Âgée de vingt-six ans, revenant à la maison, de l’usine où elle travaillait, elle dut défendre contre un jeune homme sa virginité, qu’elle avait consacrée à Dieu, et elle succomba, blessée mortellement à la tête.

Le 7 avril

1. Mémoire de saint Jean-Baptiste de la Salle, prêtre de Reims, qui eut à cœur l’éducation humaine et chrétienne des enfants, surtout chez les pauvres, fonda dans ce but l’Institut des Frères des Écoles chrétiennes, pour lequel il supporta bien des tribulations, et mourut à Rouen en 1719, ayant bien mérité du peuple de Dieu.
2. Commémoraison de saint Hégésippe, qui vécut à Rome depuis le pape Anicet jusqu’à Éleuthère, vers 180, et composa une histoire de l’Église depuis la Passion du Seigneur jusqu’à son temps, dans un style simple.
3. À Alexandrie, saint Péluse, prêtre et martyr.
4.        À Cyrène en Libye, au IVe siècle, saint Théodore, évêque. Durant la persécution de Dioclétien, il fut, dit-on, battu avec des fouets garnis de plomb et eut la langue coupée ; plus tard, il mourut en paix, confesseur du Christ, et les saints : Irénée, diacre, Sérapion et Ammon, lecteurs.
5. À Pompéiopolis de Cilicie, en 304, saint Calliope, martyr.
6. À Sinope dans le Pont, au IVe siècle, deux cents saints martyrs.
7. À Mytilène dans l’île de Lesbos, en 816, saint Georges, évêque, qui, sous l’empereur Léon l’Isaurien, pour la cause des saintes images, fut exilé en Crimée, où il mourut.
8*. Près du monastère de Crespin dans le Hainaut, en 1140, saint Aibert, prêtre et moine, qui dans la solitude récitait chaque jour le psautier en entier, en s’agenouillant ou en se prosternant après chaque psaume et, pour les pénitents qui accouraient vers lui, il était le ministre de la miséricorde divine.
9*. Au monastère prémontré de Steinfeld en Allemagne, entre 1241 et 1252, saint Hermann-Joseph, prêtre, qui brilla d’un amour très suave envers la Vierge Marie et célébra dans des hymnes et des louanges sa dévotion envers le divin Cœur de Jésus.
10. À York en Angleterre, l’an 1595, saint Henri Walpole, de la Compagnie de Jésus, et le bienheureux Alexandre Rawlings, prêtres et martyrs. Sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, ils furent jetés dans les chaînes, subirent des tortures, et enfin conduits au gibet, où ils achevèrent leur martyre par la corde et le fer.
11*. À Winchester, également en Angleterre, l’an 1600, les bienheureux martyrs Edouard Oldcorne, prêtre, et Raoul Ashley, religieux de la Compagnie de Jésus, qui exercèrent leur ministère en cachette pendant de nombreuses années, mais, accusés faussement de complot contre le roi Jacques Ier, ils furent mis en prison, torturés et enfin pendus et dépecés, alors qu’ils respiraient encore.
12. En Cochinchine, l’an 1861, saint Pierre Nguyên Van Luu, prêtre et martyr. Condamné à mort sous l’empereur Tu Duc, il marcha joyeux vers la potence.
13*. À Dongerkou en Chine, l’an 1900, la bienheureuse Marie-Assunta Palotta, vierge, sœur franciscaine missionnaire de Marie, qui passa sa vie pour le règne du Christ, simple et ignorée, occupée à d’humbles travaux.

Le 8 avril

1. Commémoraison de saint Agabus, prophète, qui, au témoignage des Actes des Apôtres, annonça qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre et, inspiré par l’Esprit, prédit à saint Paul, par une action symbolique, les tourments qui l’attendaient de la part des païens.
2. Commémoraison des saints Hérodion, Asyncrite et Phlégon, que saint Paul salue dans sa lettre aux Romains.
3. Commémoraison de saint Denis, évêque de Corinthe, vers 180. Par sa connaissance admirable de la parole de Dieu, il instruisit non seulement les fidèles de sa cité, mais encore, par ses lettres, les évêques des autres villes et des autres provinces.
4. À Antioche de Syrie, les saints martyrs Timothée, Diogène, Macaire et Maxime.
5. À Alexandrie, vers 265, saint Denis, évêque, personnage d’une profonde érudition. Célèbre pour avoir souvent confessé la foi, riche en mérites à cause de la diversité de ses souffrances et de ses tourments, il s’endormit, plein de jours, en confesseur de la foi, au temps des empereurs Valérien et Gallien.
6. À Côme en Ligurie, l’an 449, saint Amance, évêque, qui fut le troisième à siéger sur la cathèdre de cette Église et édifia la basilique des Apôtres.
7*. À Orvieto en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Clément d’Osimo, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui gouverna et développa efficacement l’Ordre et adapta avec sagesse sa législation.
8*. À Alcala en Espagne, l’an 1606, le bienheureux Julien de Saint-Augustin, religieux. Repoussé après plusieurs essais de vie religieuse, il fut enfin accepté chez les Frères Mineurs et, tenu pour fou pour Dieu à cause de sa recherche excessive de pénitence, il prêcha le Christ davantage par l’exemple de ses vertus que par ses discours.
9. À Namur en Belgique, l’an 1816, sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l’Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.
10*. À Alassio en Ligurie, l’an 1893, le bienheureux Auguste Czartoryski, prêtre salésien, que sa mauvaise santé n’empêcha nullement de suivre avec courage l’appel de Dieu.
11*. À Belmonte près de Cuenca en Espagne, l’an 1927, le bienheureux Dominique du Saint-Sacrement (Dominique Iturrate), prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité, qui veilla de toutes ses forces à faire progresser le salut des âmes et à étendre la gloire de la Trinité.

Le 9 avril

1. À Alexandrie, en 282, saint Maxime, évêque, qui, lorsqu’il était prêtre, partagea la confession de foi et l’exil avec l’évêque saint Denis, à qui il succéda.
2. À Alexandrie également, en 306, saint Édèse, martyr, frère de saint Apphien. Sous l’empereur Maximin, alors qu’il reprenait publiquement un juge de livrer à la prostitution des vierges consacrées à Dieu, il fut arrêté par des soldats, soumis à des supplices et enfin jeté dans la mer pour le Christ Jésus.
3. À Sirmium en Pannonie, saint Démétrius, martyr.
4. À Césarée de Cappadoce, vers 362, saint Eupsyque, martyr, qui, pour avoir abattu le temple de la Fortune, fut martyrisé sous Julien l’Apostat.
5. Au Mans, au IVe siècle, saint Liboire, évêque.
6. À Amide en Mésopotamie, au Ve siècle, saint Acace, évêque, qui, pour racheter les Perses détenus captifs par les Romains, fit fondre et vendit même les vases sacrés de l’Église.
7. À Châteaulieu dans le Hainaut, en 688, sainte Waudru, sœur de sainte Aldegonde, épouse de saint Vincent Madelgaire et mère de quatre enfants. À l’imitation de son mari, elle se consacra à Dieu et reçut l’habit monastique dans le monastère qu’elle avait fait construire en ce lieu, qui devint par la suite la ville de Mons.
8. À Jumièges, en 730, le trépas de saint Hugues, qui fut évêque de Rouen et gouverna en même temps le monastère de Fontenelle ainsi que les Églises de Paris et de Bayeux, enfin l’abbaye de Jumièges, pour ne pas laisser ces bénéfices dans des mains indignes, et c’est dans ce dernier lieu qu’il se retira et mourut.
9*. Près de Burgos en Castille, l’an 1075, sainte Casilde, vierge. Fille du roi de Tolède Aldémon et élevée dans la religion musulmane, elle se montra pleine de compassion pour les chrétiens détenus en prison et, par la suite, elle mena la vie chrétienne dans la retraite.
10*. À Aureil, dans le Limousin, en 1140, saint Gaucher, chanoine régulier, qui fut pour le clergé un modèle de vie commune et de zèle des âmes.
11*. Au mont Senario en Toscane, l’an 1315, le bienheureux Ubald Adimari, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, que saint Philippe Benizi convertit de l’armée au service de la Vierge Marie.
12*. À Tana dans les Indes orientales, en 1321, le bienheureux Thomas de Tolentino, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr, qui alla jusqu’à l’empire de Chine pour annoncer l’Évangile et, faisant route du pays des Tartares aux Indes avec trois frères, il fut décapité, couronnant sa mission par un glorieux martyre.
13*. À Bricherasio, près de Pignerol dans le Piémont, en 1374, le bienheureux Antoine Pavoni, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui, en sortant de l’église où il venait de prêcher contre les erreurs des Vaudois, fut frappé de plusieurs coups de couteau mortels.
14*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1943, la bienheureuse Célestine Faron, vierge, de la Congrégation des Servantes de l’Immaculée Conception et martyre, qui, sous le régime nazi d’occupation, fut mise en prison à cause de la foi et succomba aux sévices.
**        A Dax, en 1794, la Bienheureuse Marguerite Rutan, Sœur de la Charité martyre, guillotinée en haine de la foi et de la religion. (béatifiée le 19 juin 2011 par Benoît XVI)

Le 10 avril

1. À Carthage, vers 250, les saints martyrs Térence, Africain, Maxime, Pompée, Alexandre, Théodore et quarante compagnons, qui seraient tombés pour la foi chrétienne sous l’empereur Dèce.
2. À Alexandrie, saint Apollonius, prêtre et martyr.
3*. À Auxerre, en 658, saint Pallade, évêque. Abbé du monastère de Saint-Germain, il fut choisi pour succéder à l’évêque saint Didier, participa à de nombreux conciles régionaux et s’employa à restaurer la discipline ecclésiastique dans son Église.
4*. À Gavello en Vénétie, l’an 883, saint Bède le jeune, moine. Après quinze années passées à la cour de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve, il choisit de se mettre au service du Seigneur dans le monastère de ce lieu, le restant de sa vie.
5. À Gand dans les Flandres, en 1012, saint Macaire, pèlerin, qui fut accueilli avec bonté parmi les moines de Saint-Bavin et l’année suivante fut emporté par la peste.
6*. À Chartres, en 1029, saint Fulbert, évêque. Il nourrit de sa doctrine un grand nombre, entreprit par sa munificence et son zèle le grand œuvre de la cathédrale et magnifia par ses chants la Vierge Marie.
7*. À Tunis, en 1460, le bienheureux Antoine Neyrot, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Enlevé par des pirates et conduit de force en Afrique, il eut la faiblesse d’apostasier et de se marier, mais, avec le secours de la grâce divine, un jeudi saint, il reprit en public son habit religieux et, frappé d’une grêle de pierres, il expia sa faute.
8*. À Plaisance en Émilie, l’an 1479, le bienheureux Marc Fantuzzi de Bologne, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre pour sa piété, sa prudence et sa prédication.
9. À Valladolid en Espagne, l’an 1625, saint Michel des Saints, prêtre de l’Ordre de la Sainte Trinité, qui se donna tout entier aux exercices de charité et à la prédication de la parole de Dieu.
10. À Vérone en Vénétie, l’an 1855, sainte Madeleine de Canossa, vierge, qui renonça spontanément aux richesses de son patrimoine pour suivre le Christ et fonda deux Instituts, des Filles et des Fils de la Charité, pour promouvoir l’éducation chrétienne des enfants.
11*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Boniface Zukowski, prêtre franciscain conventuel et martyr, victime, en raison de son sacerdoce, du régime nazi et des sévices de la déportation.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

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