MARTYROLOGE DU 01 AU 10 JUIN

Le 1er juin

  1. Mémoire de saint Justin, martyr. Philosophe, quand il eut découvert la vraie sagesse dans la vérité du Christ, il la suivit entièrement, la montra dans son comportement, l’enseigna, la défendit par ses écrits et mit le sceau à son témoignage par sa mort à Rome, sous l’empereur Marc Aurèle, entre 163 et 167. Après avoir présenté à l’empereur son Apologie pour la religion chrétienne, il fut traduit devant le préfet Rusticus, se déclara chrétien et fut condamné à mort.
    2. Avec lui sont commémorés ses disciples : les saints martyrs Chariton, et Charite, Évelpiste et Hiéron, Pacon et Libérien, qui reçurent en même temps que lui la couronne de gloire.
    3. À Alexandrie, en 249, les saints martyrs Ammon, Zénon, Ptolémée, Ingénès, soldats, et le vieillard Théophile. Sous l’empereur Dèce, alors qu’un chrétien, soumis à la torture, vacillait et était prêt à apostasier, les quatre soldats de service au tribunal et le vieil homme cherchaient par leur visage, leurs regards et leurs gestes, à le soutenir. Le peuple alors se retourna contre eux, mais ils se hâtèrent de monter sur l’estrade et de se déclarer chrétiens. Par leur victoire, le Christ, qui avait donné aux siens cette force d’âme, triompha glorieusement.
    4. À Lycopolis, également en Égypte, vers 250, le saint martyr Ischyrion, commandant militaire et cinq autres soldats. Sur l’ordre du préfet Arianus, ils furent mis à mort de diverses manières, pour la foi du Christ.
    5. À Bologne en Émilie, vers 300, saint Procule, martyr, qui fut percé de clous de poutre pour la foi chrétienne.
    6. Près de Montefalco en Ombrie, au IVe ou Ve siècle, saint Fortunat, prêtre, qui, dit-on, pauvre lui-même, subvint aux pauvres par son labeur continuel et donna sa vie pour ses frères.
    7. À l’île de Lérins en Provence, vers 430, saint Caprais, solitaire, qui se retira là avec saint Honorat et y donna naissance à la vie monastique.
    8*. En Auvergne, saint Flour, dont le nom fut donné au monastère élevé sur sa tombe, ainsi qu’à la ville et au siège épiscopal.
    9*. En Bretagne, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Ronan, évêque, qui vint d’Irlande et mena dans les bois une vie d’ermite.
    10*. Sur le territoire de Leicester en Angleterre, l’an 849, saint Wistan, martyr. Jeune roi de Mercie, il s’opposa au mariage de sa mère régente, qu’il jugeait incestueux, et fut tué d’un coup d’épée par le prétendant.
    11. À Trèves en Rhénanie, l’an 1035, saint Siméon. Né à Syracuse d’un père grec, il mena une vie d’ermite à Bethléem et au Mont Sinaï, pèlerina longtemps et mourut enfin en reclus dans la tour de la Porte Noire de Trèves.
    12. Au monastère d’Oña, dans la province de Burgos en Castille, vers 1060, saint Inigo, abbé, homme pacifique, qui fut pleuré même par les Juifs et les Maures.
    13*. À Alba dans le Piémont, en 1150, le bienheureux Thibaud, qui, poussé par l’amour de la pauvreté, laissa à une veuve tout son argent et, devenu porte-faix par humilité, aidait les autres à porter leur charge.
    14. À Urbino dans les Marches, en 1304, le bienheureux Jean Pelingotto, du Tiers-Ordre de saint François. Humble et pauvre de cœur, dans son métier de marchand, il enrichissait les autres plus que lui-même. Vivant en reclus, il ne sortait de sa cellule que pour venir en aide aux pauvres et aux malades.
    15*. À Londres, en 1571, le bienheureux Jean Storey, martyr. Homme de loi, demeuré très fidèle à l’évêque de Rome, il connut la prison et l’exil et, sous la reine Élisabeth Ière, condamné à mort à cause de son attachement à la foi catholique, il subit à Tyburn les supplices de la pendaison.
    16*. À Omura au Japon, en 1617, les bienheureux martyrs Alphonse Navarrete, dominicain, Ferdinand de Saint-Joseph de Ayala, ermite de Saint-Augustin, tous deux prêtres, et Léon Tanaka, religieux jésuite, qui, en vertu d’un édit du chef suprême Tokugawa, furent décapités ensemble en haine de la foi chrétienne.
    17*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, prêtre d’Autun et martyr. Chanoine de Moulins, au moment de la Révolution française, il fut, en raison de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier. Atteint de maladie pédiculaire, il mourut relégué sous une écoutille, comme un lépreux, sans perdre sa patience et sa douceur.
    18. À Hung Yén au Tonkin, en 1862, saint Joseph Tuc, martyr. Jeune paysan, il refusa de fouler aux pieds la croix et, pour cela, fut emprisonné plusieurs fois, maltraité et enfin décapité sous l’empereur Tu Duc.
    19*. À Plaisance en Émilie, l’an 1905, le bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini, évêque. Il s’activa de mille manières pour le bien de son Église, prenant le plus grand soin des prêtres, des paysans, des ouvriers, mais, par-dessus tout, des migrants dans les villes d’Amérique, et fonda pour eux les Pieuses associations du Sacré-Cœur.
    20. À Messine en Sicile, l’an 1927, saint Annibal-Marie Di Francia, prêtre, qui fonda les Congrégations des Rogationistes du Cœur de Jésus et des Filles du Zèle divin, pour demander au Seigneur de donner à son Église de saints prêtres.

Le 2 juin

  1. Mémoire des saints martyrs Marcellin, prêtre, et Pierre, exorciste. Selon ce que rapporte le pape saint Damase, sous la persécution de Dioclétien, vers 304, ils furent condamnés à mort, conduits à travers des buissons au lieu de leur supplice et contraints de creuser leur tombe de leurs propres mains, pour que leurs corps demeurent inconnus, mais une pieuse femme, Lucine, recueillit leurs corps et les déposa dans le cimetière “Aux deux lauriers” sur la voie Labicane.
    2. À Lyon, les saints martyrs Pothin, évêque, et Blandine, avec quarante-six compagnons dont une lettre de l’Église de Lyon aux Églises d’Asie et de Phrygie rapporte les combats courageux et répétés, au temps de l’empereur Marc Aurèle, en 177. Parmi eux l’évêque saint Pothin, âgé de quatre-vingt-dix ans, fut conduit en prison et rendit l’âme peu après. D’autres moururent également en prison. D’autres furent placés au milieu de l’amphithéâtre devant une multitude de milliers d’hommes rassemblés pour le spectacle : ceux qui furent trouvés citoyens romains furent décapités ; tous les autres furent livrés aux bêtes. En dernier lieu, Blandine, soumise à des combats répétés et des plus violents, enfin égorgée d’un coup d’épée, suivit tous les autres, qu’elle avait exhortés à recevoir la palme.
    3. À Formies en Campanie, vers 303, saint Érasme, évêque et martyr.
    4. À Rome, près de saint Pierre, en 657, saint Eugène Ier, pape, qui succéda à saint Martin Ier, martyr.
    5. Près du Bosphore, en 629, le trépas de saint Nicéphore, évêque de Constantinople. Zélé défenseur des traditions de ses pères, il s’opposa fortement à l’empereur iconoclaste Léon l’Isaurien pour défendre le culte des saintes images. Chassé par celui-ci de son siège et longtemps relégué dans un monastère, il s’en alla paisiblement vers le Seigneur.
    6*. À Acqui dans le Piémont, en 1070, saint Guy, évêque.
    7*. À Trani dans les Pouilles, en 1094, saint Nicolas le pèlerin. Né en Grèce, il parcourut la région, une croix dans la main et priant sans arrêt : Kyrie eleison.
    8*. Commémoraison des bienheureux martyrs Sadoc, prêtre, et ses quarante-huit compagnons, de l’Ordre des Prêcheurs, qui, dit-on, furent massacrés par les Tartares à Sandomir sur la Vistule, en Pologne, l’an 1259, alors qu’ils chantaient le Salve Regina.
    9. Au Tonkin, Saint Dominique Ninh, martyr

Le 3 juin

  1. Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons, martyrs en Ouganda l’an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. Avec eux sont commémorés neuf autres qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.
    2. À Carthage, au IIIe siècle, saint Cécilius, prêtre, qui attira saint Cyprien à la foi du Christ.
    3*. À Carcassonne, au VIe siècle, saint Hilaire, qui est tenu pour le premier évêque de la cité, à l’époque où les Goths répandaient dans la région l’hérésie arienne.
    4. À Tours, en 545, sainte Clotilde, reine. Grâce à ses prières, son époux Clovis, roi des Francs, accueillit la foi du Christ. Après la mort du roi, elle se retira pieusement près de la basilique de Saint-Martin, ne voulant plus être considérée comme reine, mais comme servante de Dieu. (En France sa mémoire est reportée au lendemain).
    5. À Meung-sur-Loire dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Lifard, prêtre, qui mena une vie solitaire.
    6. À Anagni dans le Latium, au VIe ou VIIe siècle, sainte Olive, vierge.
    7*. À Glandalough en Irlande, l’an 622, saint Kévin ou Coemgen, abbé, qui fonda un monastère, où il fut le père et le chef d’un grand nombre de moines.
    8*. En Auvergne, vers 650, saint Genès, évêque de Clermont, qui fut mis au tombeau à Manlieu, dans l’église du monastère qu’il avait fondé, ainsi qu’un hospice.
    9. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, saint Isaac, moine et martyr. Sous l’occupation des Maures, poussé par une inspiration divine plutôt qu’humaine, il quitta son monastère de Tabane et se présenta en ville devant le juge musulman pour disputer avec lui de la vraie religion, ce qui lui valut d’être condamné à mort.
    10. À Lucques en Toscane, l’an 1051, saint Davin. Né en Arménie, il vendit tous ses biens et se fit, dit-on, pèlerin pour le Christ ; après avoir visité les lieux saints et les tombes des Apôtres, en arrivant à Lucques, il fut terrassé par la maladie et c’est là qu’il mourut.
    11*. À Altkirch en Alsace, vers 1115, saint Morand, moine. Né en Rhénanie, il fit, déjà prêtre, le pèlerinage de Compostelle et, à son retour, se fit moine à Cluny, puis fut envoyé fonder en Alsace un monastère, où il acheva le cours d’une vie bien chargée.
    12*. À Spello en Ombrie, entre 1254 et 1264, le bienheureux André Caccioli, qui fut le premier prêtre admis parmi les Frères mineurs ; il reçut l’habit de l’Ordre des mains de saint François et l’assista dans ses derniers moments.
    13*. Au monastère de Cardossa en Lucanie, au XIIIe siècle, saint Conus, moine. Par son observance de la règle monastique et l’innocence de sa vie, devenu parfait en peu de temps, il parvint au sommet des vertus.
    14*. À York en Angleterre, l’an 1580, le bienheureux Francis Ingleby, prêtre et martyr. Formé au collège anglais de Reims, il fut arrêté, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait exercé son sacerdoce en Angleterre et fut conduit aux supplices de la pendaison.
    15. À Jerez de la Frontera en Andalousie, l’an 1600, saint Jean Grande, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu. Célèbre par sa charité envers les prisonniers, les abandonnés, ceux que tout le monde rejetait, il mourut de la peste, contractée en soignant les pestiférés.
    16*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-René Collas du Bignon, prêtre de Saint-Sulpice et martyr. Supérieur du Petit Séminaire de Bourges au moment de la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier et mourut, couvert de plaies et de vers, en laissant à ses confères cette parole d’encouragement :” Nous sommes les plus malheureux des hommes, mais les plus heureux des chrétiens”.
    17. À An Thi au Tonkin, en 1862, saint Pierre Dong, martyr. Père de famille, il préféra subir des traitements inhumains plutôt que de fouler aux pieds la croix ; à la place des mots “fausse religion”, il fit inciser sur son front les mots “vraie religion”, et fut décapité sous l’empereur Tu Duc.
    18*. À Bellegra aux environs de Rome, en 1919, le bienheureux Didace (Joseph Oddi), religieux franciscain, remarquable par sa vertu d’oraison et sa simplicité de vie.
    19*. À Rome, près de saint Pierre, en 1963, Saint Jean XXIII, pape. D’une humanité singulière, il mit tout en œuvre pour répandre en abondance la charité chrétienne, rechercher l’union fraternelle des peuples et, dans son souci principal de l’efficacité pastorale de l’Église du Christ dans le monde entier, il convoqua le second Concile œcuménique du Vatican.

Le 4 juin

  1. À Sabarie en Pannonie, l’an 309, la passion de saint Quirin, évêque de Siscia [Siszeck] en Illyrie et martyr. Sous l’empereur Gallien, pour la foi du Christ, il fut jeté dans le fleuve avec une grosse pierre au cou.
    2. À Constantinople, vers 325, saint Métrophane, évêque de Byzance, qui consacra au Seigneur la nouvelle Rome.
    3. Commémoraison de saint Optat, évêque de Milève en Numidie, au IVe siècle, qui opposa dans ses écrits, à la folie des donatistes, l’universalité de l’Église et l’unité intime nécessaire entre chrétiens.
    4*. En Cornouailles, au VIe siècle, saint Pétroc, abbé, qui vint du pays de Galles et fonda plusieurs monastères.
    5*. À Serviliano dans les Marches, au VIIIe siècle, saint Gautier, abbé du monastère du lieu.
    6*. En Sardaigne, au XIIe siècle, les saints Nicolas et Trano, ermites.
    7*. À Sassari en Sicile, l’an 1482, le bienheureux Pacifique de Cerano, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui s’en alla vers le Seigneur en prêchant pour la défense des chrétiens.
    8. À Agnone dans les Abruzzes, en 1608, saint François Caracciolo, prêtre, qui, enflammé d’amour pour Dieu et son prochain, fonda la Congrégation des Clercs Réguliers Mineurs, voulant qu’ils unissent la vie contemplative à l’exercice du ministère pastoral.
    9*. À Lecce dans les Pouilles, en 1925, le saint Philippe Smaldone, prêtre, qui se donna avec un zèle ardent au soin des sourds et des aveugles indigents, ainsi qu’à leur formation humaine et chrétienne, et fonda la Congrégation des Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs. (canonisé le 15 octobre 2006 par Benoît XVI)
    10*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, les bienheureux martyrs Antoine Zawistowski, prêtre de Lublin, et Stanislas Starowieyski, père de famille, président de l’action catholique diocésaine, qui succombèrent aux brutalités et aux privations subies en captivité.

Le 5 juin

  1. Mémoire de saint Boniface, évêque et martyr. Moine en Angleterre sous le nom de Winfrid, il vint à Rome, où le pape Grégoire II l’ordonna évêque en lui donnant le nom de Boniface et l’envoya en Germanie pour annoncer aux peuples de ce pays la foi du Christ. Il gagna à la religion chrétienne des foules immenses et fixa son siège épiscopal à Mayence. Enfin à Dokkum chez les Frisons, en 754, il fut massacré à coups d’épée par des païens furieux, en même temps qu’Eoban, son co-évêque, et quelques autres serviteurs de Dieu, consommant ainsi son martyre.
    2. En Égypte, au IIIe siècle, les saints martyrs Marcien, Nicandre, Apollonius et d’autres, dont on rapporte que, pour leur confession de foi chrétienne, ils subirent bien des tortures et enfin, enfermés derrière un mur et exposés à l’ardeur du soleil, ils moururent de faim et de soif.
    3. À Tyr en Phénicie, vers 362, saint Dorothée, évêque. Alors qu’il était prêtre, il eut beaucoup à souffrir sous Dioclétien. Il vécut jusqu’au temps de Julien, sous lequel il honora, dit-on, sa vieillesse par son martyre en Thrace, étant alors âgé de cent six ans.
    4. Dans la cité des Arvernes, en 384, saint Allyre, évêque. Appelé à Trèves par l’empereur Maxime pour qu’il délivre sa fille d’un esprit mauvais, à son retour il s’en alla vers le Seigneur.
    5*. À Côme en Ligurie, l’an 539, saint Eutyque, évêque, remarquable par sa vertu d’oraison et son amour de la solitude avec Dieu.
    6. Docci apud Frosops, Saint Eobani, évêque
    7*. À Cordoue en Andalousie, l’an 851, le bienheureux Sanche, martyr. Capturé dans son enfance à Albi et élevé à la cour du calife, il n’hésita pas à affronter le martyre pour la foi du Christ, durant la persécution des Maures.
    8*. Près d’Asséric dans les Abruzzes, au XIIe siècle, saint Franc, ermite, qui se construisit une étroite cellule dans une grotte sous des rochers et y mena une vie rude et obscure.
    9*. À Ciano, près de Mileto en Calabre, au XIIe siècle, saint Pierre Spano, ermite, remarquable par sa pauvreté et son esprit de pénitence.
    10. À Hanoï au Tonkin, en 1840, saint Luc Vu Ba Loan, prêtre et martyr, qui mourut à un âge avancé, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
    11. À Tang Gia, également au Tonkin, en 1862, les saints martyrs Dominique Toai et Dominique Huyen. Pères de famille et pêcheurs, sous l’empereur Tu Duc, malgré un emprisonnement prolongé et divers mauvais traitements, ils exhortèrent de tout leur cœur leurs compagnons de captivité à garder la foi et finalement furent jetés au feu.
    **        En Pologne, en 1905, la bienheureuse Marguerite Lucie Szewczyk fondatrice de la Congrégation des Filles de la Vierge des douleurs pour les pauvres, les malades, les abandonnés, et les orphelins..  (béatifiée le 9 juin 2013 par le pape François)

Le 6 juin

  1. Mémoire de saint Norbert, évêque. De mœurs austères, tout entier donné à l’union avec Dieu et à la prédication de l’Évangile, il fonda à Prémontré près de Laon l’Ordre des Chanoines Réguliers et, devenu évêque de Magdebourg en Saxe, il réforma dans son Église la vie chrétienne et s’employa à répandre la foi chez les peuples voisins. Il mourut en 1134.
    2. À Rome, au second mille sur la voie Aurélienne, les saints martyrs Artème et Pauline.
    3. À Scété en Égypte, au IVe siècle, saint Bessarion, anachorète, qui vécut en mendiant et vagabond pour l’amour de Dieu.
    4*. À Grenoble, vers 452, saint Cérase, évêque, qui remercia saint Léon le Grand pour son Tome à Flavien et préserva son troupeau de l’hérésie.
    5. À Milan, en 518, saint Eustorge II, évêque, qui se fit remarquer par sa piété, sa justice et ses vertus pastorales, et construisit un baptistère de toute beauté.
    6*. En Irlande, vers 550, saint Jarlath, évêque.
    7. Dans le Jura, vers 703, saint Claude, qui fut, croit-on, évêque et abbé du monastère de Condat.
    8. Sur le territoire de Bologne en Émilie, l’an 823, le trépas de saint Alexandre, évêque de Fiesole. En revenant de Pavie, où il avait obtenu de Lothaire, roi des Lombards, les biens dont son Église avait été spoliée, il fut assailli par ceux qui occupaient ces biens et noyé dans une rivière.
    9. À Constantinople, en 845, saint Hilarion, prêtre, supérieur du monastère dit de Dalmace, qui subit, sans être vaincu, prison, flagellation et exil pour le culte des saintes images.
    10*. Dans l’archipel des Orcades, au nord-est de l’Écosse, vers 1010, saint Colman, évêque.
    11*. Au monastère de Cava en Campanie l’an 1146, le bienheureux Falcon, abbé.
    12*. En Auvergne, l’an 1152, saint Gilbert, abbé de l’Ordre des Prémontrés, qui vécut d’abord en ermite, puis construisit à Neuffontaines un monastère et un hôpital.
    13*. À Udine en Vénétie, l’an 1350, le bienheureux Bertrand, évêque d’Aquilée et martyr. Il pourvut avec soin à la formation du clergé, nourrit les pauvres de ses propres ressources dans une période de famine, défendit énergiquement les droits de son Église et, à l’âge de quatre-vingt-dix ans, tomba sous les coups de gens du comte de Goritz.
    14*. À Ortona dans les Abruzzes, en 1535, le bienheureux Laurent de Villamagna, prêtre de l’Ordre des Mineurs, célèbre par sa prédication de la parole de Dieu.
    15*. À Londres, en 1537, le bienheureux Guillaume Greenwood, martyr. Frère convers de la Chartreuse de la ville, à cause de sa fidélité constante à l’Église catholique et au pape, il fut, sous le roi Henri VIII, enfermé dans un cachot infect et y mourut de faim et de maladie.
    16. À Saint-Chamond dans la région de Lyon, en 1840, saint Marcellin Champagnat, prêtre de la Société de Marie, qui fonda l’Institut des Petits Frères de Marie pour l’éducation chrétienne des enfants.
    17. Dans la ville de Luong My au Tonkin, en 1862, les saints martyrs Pierre Dung et Pierre Thuan, pêcheurs, et Vincent Duong, paysan. Pour avoir refusé constamment de fouler la croix aux pieds, ils furent condamnés au bûcher sous l’empereur Tu Duc.
    18*. À Mexico, en 1938, le trépas du saint Raphaël Guizar Valencia, évêque de Veracruz. Au temps de la persécution mexicaine, il exerça sans relâche son ministère épiscopal, soit en exil, soit dans la clandestinité. (canonisé le 15 octobre 2006 par Benoît XVI)
    19*. Au camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne, l’an 1940, le bienheureux Innocent Guz, prêtre franciscain conventuel et martyr. Dès l’occupation de la Pologne par les troupes du régime nazi, il fut arrêté avec d’autres prêtres, déporté et, après des traitements inhumains, massacré par des gardes du camp.

Le 7 juin

1*. En Irlande, au VIe siècle, saint Colman, évêque et abbé du monastère de Dromore qu’il avait construit. Il accomplit un travail admirable dans la région de Down.
2. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, les saints martyrs Pierre, prêtre, Wallabonse, diacre, Wistremond, Habence et Jérémie, moines, qui furent décapités dans la persécution des Maures.
3. À Newminster en Northumbrie, l’an 1159, saint Robert, abbé. À la recherche d’une vie de pauvreté et de prière, il fonda, à la tête de douze moines, ce monastère cistercien, qui, en peu de temps, essaima en trois filiales.
4*. À Anvers dans le Brabant, en 1626, la bienheureuse Anne de Saint-Barthélemy, vierge, moniale de l’Ordre des Carmélites déchaussées. Disciple et secrétaire de sainte Thérèse de Jésus, dotée de grâces mystiques, elle diffusa et rénova sans relâche l’Ordre en France.
5. À Plaisance en Émilie, l’an 1846 le trépas de saint Antoine-Marie Gianelli, évêque de Bobbio. Fondateur de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie du Jardin, il fut un exemple remarquable de vigilance pour les indigents et le salut des âmes, ainsi que pour la promotion de la sainteté dans le clergé.
6*. À Paris, en 1889, la bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran La Louvière, vierge. Pour la plus grande gloire de Dieu, elle fonda la Société de Marie Auxiliatrice, mais chassée de son Institut, elle passa le reste de sa vie dans la plus grande humilité.

Le 8 juin

  1. À Aix-en-Provence, saint Maximin, à qui on attribue les débuts de la foi chrétienne dans cette cité.
    2. À Rouen, après 511, saint Godard, évêque.
    3. Près de Soissons ; en 564, saint Médard, évêque du Vermandois. Quand la cité de Saint-Quentin fut ruinée, il transféra son siège dans la ville fortifiée de Noyon, d’où il mit tout son soin à détourner le peuple des superstitions païennes pour le tourner vers la doctrine du Christ.
    4*. À Fano dans le Picenum, à la fin du VIe siècle, saint Fortunat, évêque, assidu à racheter les captifs.
    5. À Metz, vers 660, saint Cloud, évêque, fils de saint Arnoul et conseiller du roi.
    6. À York, en 1154, saint Guillaume Fitzherbert, évêque. Homme affable et doux, déposé injustement de son siège, il se retira à Winchester parmi les moines. Quand son siège lui fut restitué, il pardonna à ses ennemis et apaisa les esprits dans la ville.
    7*. À Londres, en 1537, le bienheureux Jean Davy, moine diacre de la Chartreuse de la ville et martyr. Sous le roi Henri VIII, pour sa fidélité envers l’Église catholique et le pape, il fut emprisonné, subit des mauvais traitements et mourut de faim.
    8*. À Ambiatibe à Madagascar, en 1896, saint, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. En temps de paix comme en temps de guerre, il se dépensa sans compter pour l’Évangile, fut expulsé trois fois des missions, et enfin, frappé de coups de pied en haine de la foi et plusieurs fois appelé en vain à l’apostasie, il fut massacré. (canonisé le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
    9*. À Oporto au Portugal, en 1899, la bienheureuse Marie du Divin Cœur de Jésus (Marie Droste zu Vischering), vierge, sœur de la Charité du Bon Pasteur, admirable promotrice de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus.
    10*. Au village de Kuzhikkattussery au Kérala, en Inde, l’an 1926, la bienheureuse Marie-Thérèse Chiramel Mankidiyan, vierge, qui mena une vie d’ermite dans la plus grande austérité de pénitence, chercha le Christ dans les plus pauvres gens et les plus délaissés et fonda la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille.
    11*. À Cagliari en Sardaigne, l’an 1958, le bienheureux Nicolas de Gesturi (Jean Medda), prêtre capucin. Quêteur silencieux pendant trente-quatre ans, toujours prêt à venir en aide aux indigents, il incitait à la charité envers les pauvres par l’exemple de sa vertu et de sa bonté.
    **        En Hongrie, en 1953, le bienheureux Etienne Sandor, frère salésien martyr, victime de la dictature communiste hongroise   (béatifié le 19 octobre 2013 par le pape François)

Le 9 juin

  1. Mémoire de saint Ephrem, diacre et docteur de l’Église. Il exerça d’abord à Nisibe, sa patrie, la charge de prédication et d’enseignement de la doctrine sacrée, puis, après l’invasion de Nisibe par les Perses, il se réfugia à Édesse en Syrie avec ses disciples, il y posa les fondations d’une école de théologie, accomplissant son ministère par sa parole et ses écrits, remarquable par sa vie austère et son érudition, à tel point qu’il mérita d’être appelé, pour les hymnes de toute beauté qu’il composa, la cithare du Saint-Esprit. Il mourut en 373.
    2. Sur la voie Nomentane, aux Arches, au quinzième mille de la ville de Rome, les saints martyrs Prime et Félicien.
    3. À Nicée en Bithynie, saint Diomède, martyr.
    4. Au pays d’Agen, peut-être au VIe siècle, saint Vincent, martyr. Alors que les gens du pays faisaient une fête en l’honneur du soleil, il fut conduit au martyre pour le nom du Christ.
    5. À Syracuse en Sicile, l’an 594, saint Maximien, évêque, qui avait été auparavant à Rome abbé du monastère de Saint-André du Célius, et dont saint Grégoire le Grand a fait souvent mémoire.
    6. Dans l’île d’Iona, en Écosse, vers 597, saint Colomba ou Colum Cille, prêtre et abbé. Né en Irlande et formé aux préceptes de la vie monastique, il établit son monastère dans cette île, qu’il rendit célèbre par la discipline de vie et le culte des lettres. Enfin, recru de vieillesse et prévoyant son dernier jour, il mourut devant l’autel du Seigneur.
    7. À Andria dans les Pouilles, à la fin du XIIe siècle, saint Richard, évêque. Anglais d’origine et célèbre par ses vertus, il reçut avec piété les reliques des saints Érasme et Pontien.
    8*. À Londres, en 1597, le bienheureux Robert Salt, martyr. Moine de la Chartreuse de la ville, au temps du roi Henri VIII, à cause de sa fidélité à l’Église romaine, il fut envoyé en prison à Newgate, où il mourut de faim.
    9*. À Reritiba au Brésil, en 1597, le bienheureux Joseph de Anchieta, prêtre de la Compagnie de Jésus. Né aux îles Canaries, il passa presque toute sa vie au Brésil, en se dépensant sans compter et avec fruit aux œuvres missionnaires.
    10*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Joseph Imbert, prêtre et martyr. Ancien membre de la Compagnie de Jésus, nommé vicaire apostolique de Moulins par le pape Pie VI pendant la Révolution française, il fut, en raison de son sacerdoce, détenu d’abord à Moulins puis déporté sur un bateau négrier, sur lequel il mourut de maladie contagieuse.
    11*. À Rome, en 1837, la bienheureuse Anne-Marie Taigi, mère de famille. Soumise aux violences de son mari, elle demeura attentive à prendre soin de lui et de l’éducation de ses sept enfants, sans rien omettre de son assistance spirituelle et matérielle aux pauvres et aux malades.
    **.         À Turin, en 1936, le bienheureux Luigi Boccardo, prêtre fondateur des Sœurs de Jésus-Roi, branche contemplative des Pauvres-Filles de St Gaëtan (béatifié le 14 avril 2007 par Benoît XVI)

Le 10 juin

  1. À Auxerre, au Ve siècle, saint Censure, évêque, qui prit pour modèle un de ses prédécesseurs, saint Germain, dans un épiscopat qui dura plus de trente ans.
    2. À Paris, vers 656, saint Landry, évêque. Pour venir en aide aux miséreux lors d’une famine, il vendit, rapporte-t-on, les vases sacrés et construisit un hospice près de la cathédrale.
    3*. À Rochester, vers 666, saint Ithamar, évêque. Premier du peuple du Kent à être appelé à l’épiscopat, il brilla par sa dignité de vie et son érudition.
    4*. À Dobrawo en Pologne, l’an 1182, la naissance au ciel de saint Bogomile, évêque de Gniezno, qui abdiqua son siège pour mener une vie d’ermite et mourut exténué par ses austérités.
    5*. À Bologne en Émilie, l’an 1236, la bienheureuse Diane d’Andalo, vierge, qui dut surmonter tous les empêchements que mettait sa famille, avant de consacrer, entre les mains même de saint Dominique, sa volonté de vivre dans le cloître, et d’entrer au monastère de Sainte-Agnès, qu’elle avait elle-même fondé.
    6*. À Trévise en Vénétie, l’an 1315, le bienheureux Henri de Bolzano. Bûcheron illettré, il donnait aux miséreux presque tout son salaire et, quand ses forces défaillirent, il continua, au jour le jour, à vivre d’aumônes, qu’il partageait avec des mendiants.
    7*. À Buda en Hongrie, l’an 1419, le trépas du bienheureux Jean Dominici, évêque de Raguse. Après la peste noire, il rétablit dans les couvents de Prêcheurs en Italie, l’observance de la règle et, envoyé en Bohême et en Hongrie pour s’opposer à la prédication de Jean Hus, c’est là qu’il mourut.
    8*. À Londres, en 1537, les bienheureux martyrs Thomas Green, prêtre, et Gautier Pierson, moine de la Chartreuse de la ville. S’étant opposés à la volonté du roi Henri VIII qui prétendait à l’autorité suprême dans les affaires de l’Église, ils furent détenus dans un cachot infect et moururent de faim et de maladie.
    9*. À Turin dans le Piémont, en 1880, le bienheureux Marc-Antoine Durando, prêtre lazariste, qui fonda la Congrégation des Sœurs de Jésus de Nazareth pour secourir les malades et les jeunes abandonnés,
    10*. À Moerzeke-lez-Termonde, près de Gand en Belgique, l’an 1924, le bienheureux Édouard Poppe, prêtre. Par ses écrits et sa prédication, à une époque difficile, il propagea à travers la Flandre l’éducation chrétienne et la dévotion à l’Eucharistie.
    **        En, Allemagne, en1946., le bienheureux Eustachius Kugler religieux de l’Ordre de Saint Jean de Dieu (béatifié le 4 octobre 2009 par Benoît XVI) 

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org

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