MARTYROLOGE DU 01 AU 10 NOVEMBRE

Le 1er novembre

  1. Solennité de Tous les Saints. Dans la joie d’une fête unique, la sainte Église, encore en marche sur la terre, vénère tous ceux qui vivent dans le ciel avec le Christ, est incitée à suivre leur exemple, se réjouit de leur intercession et est couronnée de leur triomphe.
    2. À Terracina, sur la côte du Latium, saint Césaire, martyr.
    3. À Dijon, saint Bénigne, vénéré comme prêtre et martyr.
    4. Chez les Arvernes, vers 300, saint Austremoine, évêque, qui fut, croit-on, le premier à annoncer dans la cité la parole du salut.
    5. À Paris, à la fin du IVe siècle, saint Marcel, évêque.
    6*. Dans le Berry, saint Romble, prêtre et abbé.
    7. À Tivoli dans le Latium, saint Séverin, moine.
    8. À Milan, au VIe siècle, saint Magne, évêque.
    9. À Bayeux, après 538, saint Vigor, évêque, qui fut disciple de saint Vaast.
    10. À Angers, vers 606, saint Lezin, évêque, à qui le pape saint Grégoire le Grand recommanda les moines romains qui gagnaient l’Angleterre.
    11. À Larchant dans le Gâtinais, saint Mathurin, prêtre.
    12. Sur le territoire de Thérouanne en Flandre, vers 670, saint Omer, évêque. Formé par saint Eustase à l’abbaye de Luxeuil, il fut nommé évêque des Morins et renouvela chez eux l’œuvre d’évangélisation entreprise par saint Victrice de Rouen, fit de Sithiu un centre monastique missionnaire et mourut aveugle.
    13*. À Borgo San Sepolcro en Ombrie, l’an 1304, le bienheureux Rainier d’Arezzo, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui brilla par son humilité, sa pauvreté et sa patience.
    14*. À Lisbonne, en 1434, saint Niño Alvarez Pereira. Élevé à la cour du Portugal, connétable à vingt-trois ans, il défendit son pays contre les armées du roi de Castille. Père de famille devenu veuf de bonne heure, il prit, à soixante-deux ans, l’habit de frère chez les carmes, et mena une vie pauvre et cachée dans le Christ. (canonisé le 26 avril 2009 par Benoît XVI)
    15*. À Shimabara au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Pierre-Paul Navarro, prêtre, Denis Fujishima et Pierre Onizuka Sandayu, religieux, tous trois de la Compagnie de Jésus, et Clément Kuyemon, leur guide, qui furent condamnés à être brûlés vifs, en haine du nom chrétien.
    16. À Hai Duong au Tonkin, en 1861, les saints martyrs Jérôme Hermosilla et Valentin Berrio Ochoa, évêques, ainsi que Pierre Almato Ribeira, prêtre, tous trois dominicains, décapités sur l’ordre de l’empereur Tu Duc.
    17*. À Munich en Bavière, l’an 1945, le bienheureux Rupert Mayer, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Très zélé directeur spirituel des fidèles, secourable aux pauvres et aux ouvriers, prédicateur de la parole de Dieu, il subit des persécutions sous le régime nazi, déporté d’abord dans un camp de détention, puis dans un monastère sans pouvoir entrer en relation d’aucune façon avec les fidèles.
    18*. À Mukachiv en Ukraine, l’an 1947, le bienheureux Théodore Romzsa, évêque et martyr. Sous le régime soviétique, il resta sans relâche fidèle à l’Église catholique et, après une tentative d’assassinat au cours d’une visite pastorale, il fut empoisonné par la police d’État.

Le 2 novembre

  1. Commémoraison de tous les fidèles défunts. La sainte Mère Église, attentive à rendre de dignes louanges à tous ses enfants qui jouissent du bonheur du ciel, s’empresse d’intercéder auprès de Dieu pour les âmes de tous ceux qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, mais aussi en faveur de tous les hommes depuis la création du monde, dont le Seigneur seul connaît la foi, pour, qu’avec le secours d’instantes prières, ils puissent entrer dans la communauté des habitants du ciel et jouir de la vision du bonheur éternel.
    2. Commémoraison de saint Victorin, évêque de Pettau en Pannonie et martyr. Après avoir composé plusieurs ouvrages pour commenter les Livres saints, il reçut, vers 304, dans la persécution de Dioclétien, la couronne du martyre.
    3. À Trieste en Istrie, saint Juste, martyr.
    4. À Sébaste en Arménie, les saints Carterius, Styriaque, Tobie, Eudoxe, Agapios et leurs compagnons, martyrs, soldats en garnison à Sébaste au temps de l’empereur Licinius, entre 307 et 322, parce qu’ils persistaient dans la foi du Christ, ils furent, rapporte-t-on, brûlés vifs.
    5. En Perse, au IVe siècle, les saints martyrs Acindynus, Pégase, Aphtonios, Elpidiphore, Anempodiste, avec un très grand nombre de compagnons, qui auraient souffert sous le roi Sapor II.
    6. À Vienne en Gaule, avant 538, saint Domnin, évêque, ami des pauvres et libérateur des prisonniers.
    7. Commémoraison de saint Marcien, ermite. Né à Cyr, il s’établit dans le désert de Chalcédoine ; là, demeurant dans une cabane minuscule jusqu’à sa mort, après 381, il se nourrissait seulement le soir d’un peu de pain et d’eau, mais plaçait la charité fraternelle plus haut que le jeûne.
    8. Au monastère d’Agaune en Suisse, en 520 ou 521, saint Ambroise, abbé. Moine d’abord, puis abbé du monastère de l’Île-Barbe à Lyon, il fut appelé à Agaune en raison de l’excellence de son mode de vie religieuse et il y établit l’usage de la louange perpétuelle.
    9. Au pays de Galles, sans doute au VIIe siècle, sainte Winifred, vierge, vénérée comme une moniale éminente, près d’une source appelée Treffynnon ou Holywell.
    10. À Vienne en Gaule, vers 675, saint Georges, évêque.
    11. Au monastère de Clairvaux en Bourgogne, l’an 1148, la mise au tombeau de saint Malachie, évêque. Depuis l’abbaye de Bangor qu’il restaura, il dirigea le diocèse de Connor, mettant en œuvre le programme de réforme grégorienne. Archevêque d’Armagh, il se heurta aux traditions insulaires et ne put tenir ce siège ; il retourna à son diocèse de Connor, qu’il divisa en deux, se réservant le nouveau siège de Down. Alors qu’il se dirigeait vers Rome, il mourut à Clairvaux en présence de saint Bernard.
    12*. À Mortagne en Normandie, l’an 1521, la bienheureuse Marguerite de Lorraine. Duchesse d’Alençon, devenue veuve, elle mena ensuite la vie religieuse dans le monastère de Clarisses qu’elle avait fait construire.
    13*. À Andover dans le comté du Hampshire en Angleterre, l’an 1583, le bienheureux Jean Bodey, martyr. Juriste catholique zélé, il refusa de reconnaître la suprématie de la reine Elisabeth Ière dans le domaine spirituel, ce qui le conduisit à être pendu et éventré.
    14*. À Casale en Émilie, l’an 1889, le bienheureux Pie de Saint-Louis (Louis Campidelli), religieux passioniste, qui fut atteint, encore jeune, d’une maladie violente, qu’il accepta en adhérant parfaitement à la volonté divine.

Le 3 novembre

  1. Mémoire de saint Martin de Porrès, religieux dominicain. Né hors mariage à Lima, au Pérou, d’un chevalier espagnol et d’une mulâtresse, il dut traverser les difficultés provenant de sa condition de fils illégitime et de sang mêlé, mais dès son enfance il apprit l’art des médicaments, qu’il exerça ensuite largement, devenu religieux, en faveur des pauvres, menant une vie dure et humble de pénitence et de prière, irradiée de charité, jusqu’à sa mort en 1639.
    2. À Césarée de Cappadoce, les saints martyrs Germain, Théophile et Cyrille, prêtre.
    3*. À Agrigente en Sicile, saint Libertin, évêque et martyr.
    4*. Dans le Lauragais, saint Papoul, vénéré comme martyr.
    5. en Tuscia, en Italie, Saint Valentin, prêtre et saint Hilaire diacre, martyrs
    6*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Guénaël, abbé.
    7. À Rome, commémoraison de sainte Sylvie, mère du pape saint Grégoire le Grand. Celui-ci rapporte lui-même, dans ses écrits, qu’elle atteignit le sommet de la prière et de la pénitence et qu’elle fut un exemple excellent pour les autres. Elle mourut vers 590.
    8. Au monastère d’Hornbach près de Strasbourg, vers 755, la mise au tombeau de saint Pirmin, évêque et abbé de Reichenau, qui évangélisa les Alamans et les Bavarois et composa à l’intention de ses disciples un manuel de catéchèse pour les gens simples.
    9. Au monastère d’Antidium en Bithynie, l’an 846, saint Joannice, moine. Après plus de vingt ans dans l’armée, il mena une vie solitaire dans diverses forêts de l’Olympe et aimait prolonger sa prière par ces mots : “Dieu mon espérance, Christ mon refuge, Esprit Saint mon protecteur”.
    10*. À Alem en Flandre, commémoraison de sainte Odrade, vierge, au XIe siècle.
    11. À Urgel en Catalogne, l’an 1035, saint Ermengaud, évêque, qui fut l’un des remarquables prélats qui veillèrent à restaurer l’Église sur les terres libérées des Maures. Lui-même travaillait de ses propres mains à construire un pont, lorsqu’il fit une chute et mourut, le crâne brisé sur des pierres.
    12*. Chez les Marses dans les Abruzzes, en 1130, saint Bérard, évêque, pasteur zélé pour extirper la simonie, pour rétablir la discipline du clergé, pour aider et protéger les pauvres.
    13*. À Cudot au pays de Sens, en 1211, la bienheureuse Alpais, vierge. Brisée toute jeune par le travail, atteinte d’un mal repoussant, abandonnée par les siens, elle vécut recluse dans une cellule jusqu’à sa vieillesse, dans l’intimité du Christ et de sa mère.
    14*. Près de Fischingen en Suisse, sans doute au XIIe siècle, sainte Ida, recluse.
    15*. À Rimini sur la côte d’Émilie, vers 1329, le bienheureux Simon Balacchi, religieux de l’Ordre des Prêcheurs, qui mena une vie tout entière consacrée au service de ses frères, à la pénitence et à la prière.
    16. À Milan, en 1584, la naissance au ciel de saint Charles Borromée, évêque, dont la mémoire sera célébrée demain.
    17. À Xa Doai au Tonkin, en 1860, saint Pierre-François Néron, prêtre des Missions étrangères de Paris et martyr. Sous l’empereur Tu Duc, il vécut trois mois enfermé dans une cage minuscule, atrocement battu de verges, privé de tout aliment pendant trois semaines et finalement décapité, achevant ainsi son martyre.
    **        En Italie, en 1876, la bienheureuse Teresa Manganiello, tertiaire franciscaine. (béatifiée le 22 mai 2010 par Benoît XVI)
    **        En Espagne, en 1971, le bienheureux Manuel Lozano Garrido, laïc et journaliste chrétien, invalide. (béatifié le 12 juin 2010 par Benoît XVI)

Le 4 novembre

  1. Mémoire de saint Charles Borromée, évêque. Nommé par son oncle, le pape Pie IV, cardinal et archevêque de Milan, il se montra sur ce siège un vrai pasteur, attentif aux besoins de l’Église de son temps. Pour la formation de son clergé, il réunit des synodes et fonda des séminaires ; pour favoriser la vie chrétienne, il visita plusieurs fois tout son troupeau et les diocèses suffragants et prit beaucoup de dispositions pour le salut des âmes. Il s’en alla la veille de ce jour à la patrie du ciel, en 1584.
    2. À Bologne en Émilie, les saints Vital et Agricole, martyrs. Selon le récit de saint Ambroise, Vital qui était l’esclave d’Agricola, fut aussi son compagnon de martyre et partagea son sort. Il subit tous les genres de supplices au point qu’il n’avait plus sur son corps un endroit sans blessure ; Agricola, que le supplice de son esclave ne sut effrayer, imita son martyre en étant crucifié.
    3. À Myre en Lycie, les saints martyrs Nicandre, évêque, et Hermès, prêtre, au IVe siècle.
    4. Commémoraison de saint Piérius, prêtre d’Alexandrie. Illustre comme philosophe, mais plus encore par l’intégrité de sa vie et sa pauvreté volontaire, il enseigna parfaitement au peuple les divines Écritures, alors que saint Théonas gouvernait l’Église d’Alexandrie et, après la persécution, il s’endormit dans la paix au début du IVe siècle.
    5. À Rodez, au Ve siècle, saint Amand évêque, qui fut, croit-on, le premier évêque de cette cité.
    6*. Dans la région de Maastricht dans le Brabant, peut-être au VIIe siècle, saint Perpète, évêque.
    7. À Trèves en Rhénanie, après 649, sainte Modeste, abbesse. Consacrée à Dieu dès son enfance, elle devint la première abbesse du monastère d’Öhren dans la cité et fut liée à sainte Gertrude de Nivelles dans une extrême familiarité avec Dieu.
    8. À Albe-Royale en Pannonie, l’an 1031, la mise au tombeau de saint Emeric ou Henri, fils de saint Étienne, roi de Hongrie, mort prématurément.
    9*. À Padoue en Vénétie, l’an 1251, la bienheureuse Hélène Enselmini, vierge clarisse, qui supporta avec une patience admirable de multiples douleurs, jusqu’à la perte de la parole.
    10*. À Cerfroid sur le territoire de Meaux, au XIIe ou XIIIe siècle, saint Félix de Valois, ermite, qui aurait été le compagnon de saint Jean de Matha dans la fondation des l’Ordre de la Très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs.
    11*. Dans le pays nantais, en 1485, la bienheureuse Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne, qui fonda à Vannes le premier carmel féminin de France et, une fois veuve, s’y retira, simple servante du Christ. Elle mourut pieusement, en 1485, aux Couëts près de Nantes, où le couvent de Vannes avait été transféré.

Le 5 novembre

  1. À Césarée de Palestine, en 307, saint Domnin, martyr. Jeune médecin, au commencement de la persécution de Dioclétien, il fut condamné aux mines de Phéno, où il supporta de cruelles épreuves, mais, comme aucune souffrance ne put venir à bout de sa fermeté dans la foi, le préfet Urbain ordonna de le faire périr par le feu, la cinquième année de la persécution.
    2. Avec lui on commémore les saints Théotime, Philothée, et Timothée, martyrs, trois jeunes gens, qui furent destinés aux jeux du cirque pour le divertissement du peuple, ainsi que saint Auxence, un vieillard, livré aux bêtes.
    3*. En Apulie vers le IVe siècle, saint Marc, évêque d’Ecano.
    4. À Trèves en Rhénanie, au VIe siècle, saint Fibicius, évêque.
    5*. En Bretagne, au VIe siècle, saint Guéthenoc, moine, vénéré comme le frère de saint Guénolé et de saint Jacut.
    5*. Au monastère de Chelles dans le diocèse de Meaux, vers 705, sainte Bertille, qui, toute jeune, fut moniale à Jouarre, puis la première abbesse du monastère fondé à Chelles par la reine sainte Bathilde.
    6*. À Béziers, en 1123, saint Guiraud, évêque. Chanoine régulier d’une honnêteté et d’une simplicité admirables, élu, malgré lui, à l’épiscopat, il fut encore plus attaché à l’humilité dans cette dignité.
    7*. À Constantinople, en 1707, le bienheureux Gomidas Keumurgian, prêtre et martyr. Né dans l’Église arménienne, père de famille ordonné prêtre, il garda fermement et propagea la foi catholique professée au Concile de Chalcédoine. Il fut pour cela souvent poursuivi, subit maintes épreuves et finalement tomba, décapité, en récitant le symbole de Nicée.
    8. Près du fleuve Hung Yen au Tonkin, en 1858, saint Dominique Mân, prêtre dominicain et martyr. Dans la persécution de l’empereur Tu Duc, il fut condamné à la décapitation, et alla au lieu du supplice, les mains jointes comme s’il allait célébrer à l’autel, en tenant publiquement le rosaire et en exhortant les chrétiens à professer la foi.
    9*. À Parme en Émilie, l’an 1931, saint Guy-Marie Conforti, évêque. Bon pasteur, il veilla toujours à défendre l’Église et la foi du peuple et, poussé par le souci de l’évangélisation des peuples, il fonda la société de Saint-François-Xavier pour les missions. (canonisé le 23 octobre 2011 par Benoît XVI)
    10*. À Madrid, en 1936, le bienheureux Jean-Antoine Burro Mas, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr ; et à El Saler, près de Valence, la bienheureuse Marie du Mont-Carmel Viel Ferrando, vierge et martyre, victimes de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*. Près de la forteresse de Hof en Allemagne, l’an 1943, le bienheureux Bernard Lichtenberg, prêtre et martyr. Alors que le régime nazi bafouait la dignité de Dieu et des hommes, il priait en public pour les Juifs, traités et détenus inhumainement. À cause ce cela, il fut arrêté et envoyé au camp de concentration de Dachau, mais, accablé de mauvais traitements, il mourut en cours de route.
    12*. Au camp de concentration d’Albez en Sibérie, l’an 1950, le bienheureux Grégoire Lakota, évêque auxiliaire de Przemysl et martyr. Sous le régime soviétique, parce qu’il refusait de quitter l’unité de l’Église catholique, il fut déporté dans la région de Vorkota, où il mourut après quatre ans de tourments corporels.

Le 6 novembre

  1. À Thinisa en Numidie, au IIIe ou IVe siècle, saint Félix, martyr, dont saint Augustin semble parler, quand il dit : “Il est vraiment heureux, et par son nom et par sa couronne. Car il a confessé le Christ, il fut ajourné pour son supplice ; et le lendemain son corps a été trouvé sans vie dans la prison.”
    2.Commémoraison de saint Paul, évêque de Constantinople et martyr, vers 351. Plusieurs fois chassé de son siège par les ariens à cause de la foi de Nicée, et plusieurs fois rétabli, il fut enfin relégué par l’empereur Constance à Cucuse, petite ville de Cappadoce ; là, dit-on, les manœuvres des ariens le firent étrangler cruellement.
    3. En Bretagne, vers 530, saint Melaine, évêque de Rennes, qui émigra vers le Seigneur à Platz, son village natal, au bord de la Vilaine, où il avait construit de ses mains une église et rassemblé des moines pour le service de Dieu.
    4*. Au pays de Galles, dans le monastère qui a reçu son nom (Llanilltud Fawr), au VIe siècle, saint Iltud, abbé, qui fonda ce couvent, où sa renommée de sainteté et de science excellente rassembla beaucoup de disciples, dont plusieurs devinrent des saints.
    5. À Noblat dans le Limousin, saint Léonard, ermite.
    6. À Jérusalem, en 638, les saints martyrs Callinique, Himère, Théodore, Étienne, Pierre, Paul, un autre Théodore, Jean, un autre Jean et un autre anonyme. Quand la ville de Gaza fut prise par les Sarrasins, eux qui étaient soldats furent arrêtés, mais exhortés par l’évêque saint Sophrone, ils confessèrent le Christ, et pour cela furent décapités.
    7. À Barcelone en Catalogne, saint Sévère, évêque, qui passe pour avoir reçu la couronne du martyre.
    8*. En Suisse, au VIIe siècle, saint Protais, vénéré comme évêque de Lausanne.
    9. Au pays de Thérouanne, vers 715, saint Winnoc, abbé. Breton de naissance, il fut accueilli par saint Bertin parmi les moines de Sithiu, qui fut envoyé bâtir un petit monastère à Warmhoudt, dont il devint le supérieur, travaillant beaucoup de ses propres mains.
    10*. À Apt en Provence, l’an 1046, saint Étienne, évêque, d’une douceur remarquable, qui fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem et entreprit la reconstruction de sa cathédrale.
    11*. À Dorat dans le Limousin, en 1070, saint Théobald. Chanoine régulier, chargé de l’office de sacristain puis d’écolâtre, il ne sortit jamais des bâtiments claustraux, sinon pour assister les malades et pourvoir à leurs besoins.
    12*. Près de Cologne en Allemagne, l’an 1312, la bienheureuse Christine de Stommeln, vierge, qui communia aux souffrances du Christ et vint merveilleusement à bout de toutes les tentations du monde.

Le 7 novembre

  1. À Padoue en Vénétie, au IIIe siècle, saint Prosdocime, vénéré comme le premier évêque de cette ville.
    2. À Néocésarée dans le Pont, au IIIe siècle, saint Athénodore, évêque. Frère de saint Grégoire le Thaumaturge, il fit de tels progrès dans l’éloquence sacrée que, malgré sa jeunesse, on l’estima digne d’exercer le ministère épiscopal.
    3. À Vieux sur le territoire d’Albi, saint Amarand, vénéré comme martyr.
    4. À Mélitène en Arménie, au IVe siècle, les saints Hiéron, Nicandre, Hésichius et trente autres, martyrs.
    5. À Pérouse en Ombrie, l’an 548 ou 549, saint Herculan, évêque et martyr, décapité sur l’ordre de Totila, roi des Goths.
    6*. À Tours, au VIe siècle, saint Baud, évêque, qui distribua en aumônes aux pauvres l’or que son prédécesseur lui avait laissé.
    7*. En Angleterre, au lieu appelé ensuite de son nom (Congresbury), au VIe siècle, saint Congar, abbé d’origine galloise, dont plusieurs paroisses et églises se glorifient de porter le nom dans le Somerset, au pays de Galles et en Bretagne.
    8. À Strasbourg, commémoraison de saint Florent, évêque, qui succéda à saint Arbogast et mourut vers 600.
    9. À Echternach en Germanie, l’an 730, le trépas de saint Willibrord, évêque. Né en Angleterre, ordonné par le pape saint Serge Ier évêque d’Utrecht, il annonça l’Évangile en Frise et en Danie, fonda des sièges épiscopaux et des monastères et, accablé de travaux et usé par l’âge, il s’endormit dans le Seigneur dans le monastère qu’il avait fondé.
    10*. Sur le mont Galision près d’Éphèse en Asie, l’an 1054, saint Lazare, stylite. Il vécut en divers lieux sur une colonne pendant bien des années, chargé même de chaînes de fer, se contentant de pain et d’eau, dans un genre de vie très rigoureux qui attira un très grand nombre de fidèles.
    11. À Cologne en Allemagne, l’an 1225, saint Engelbert, évêque et martyr. Pour avoir pris la défense de la liberté de l’Église, il fut entouré sur la route par des agresseurs et tomba frappé de multiples blessures.
    12*. À Pofi dans le Latium, en 1717, le bienheureux Antoine Baldinucci, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui se donna entièrement à la prédication de missions populaires.
    13. À Ket Cho au Tonkin, en 1773, les saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, prêtres dominicains et martyrs, qui, sous le gouvernement de Trinh Sam, achevèrent leurs travaux apostoliques par l’effusion de leur sang.
    14. À Zunyi dans la province chinoise de Guizhou, en 1814, saint Pierre Wu Guosheng, catéchiste et martyr, étranglé pour le Christ.
    15*. Près de Crémone en Lombardie, l’an 1917, le bienheureux Vincent Grossi, prêtre. Chargé de la paroisse de Vicobellignano, il fonda l’Institut des Filles de l’Oratoire pour prendre en charge l’éducation des enfants et des adolescents.

Le 8 novembre

  1. Commémoraison des saints Simpronien, Claude, Nicostrate, Castorius et Simplice, martyrs. Selon la tradition, ils étaient sculpteurs près de Sirmium en Pannonie, mais, sur leur refus de sculpter une statue du dieu Esculape à cause du nom de Jésus Christ, ils furent, sur l’ordre de Dioclétien, jetés dans le fleuve, et couronnés ainsi de la grâce du martyre, en 306. Dès l’antiquité, leur vénération s’est développée à Rome, sur le mont Célius, dans la basilique qui porte le nom des Quatre Couronnés.
    2. À Tours, vers 396, Saint Clair, prêtre, disciple de saint Martin, qui s’était aménagé un pavillon près du monastère de l’évêque, et beaucoup de frères logeaient près de lui.
    3. À Rome, près de saint Pierre en 618, saint Deusdedit Ier, pape, brillant par sa simplicité et sa science et par l’affection qu’il montra pour le clergé et le peuple.
    4. À Brême en Saxe, l’an 789, saint Willehad, évêque. Né en Angleterre, ami d’Alcuin, il propagea l’Évangile, à la suite de saint Boniface, dans la Frise et en Saxe et, ordonné évêque, il établit son siège à Brême, y construisit une cathédrale en bois et mourut en cours d’une visite pastorale.
    5. À Soissons, en 1115, la mise au tombeau de saint Geoffroy, évêque d’Amiens. Formé à la vie monastique dès l’âge de cinq ans, abbé de Nogent-sous-Coucy, devenu évêque d’Amiens, il eut beaucoup à souffrir pour établir la paix dans les luttes entre les seigneurs et le peuple de la cité, ainsi que pour réformer les mœurs du clergé et du peuple. Il mourut à Soissons, au retour d’un voyage à Reims.
    6*. À Cologne en Allemagne, l’an 1308, le bienheureux Jean Duns Scot, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Né en Écosse, il enseigna la philosophie et la théologie à Cantorbéry, Oxford et enfin Cologne, maître renommé par son esprit subtil et son admirable ferveur.
    7*. À Ostra Vetere dans les Marches, en 1745, la bienheureuse Marie-Crucifiée (Élisabeth Maria Satellico), abbesse clarisse, remarquable par sa contemplation du mystère de la Croix et riche de dons mystiques.
    8. À Nam Dinh au Tonkin, en 1840, les saints martyrs Joseph Nguyen Dinh Nghi, Paul Nguyen Ngam, Martin Tu Duc Thinh, prêtres, Martin Tho et Jean-Baptiste Con, paysans, décapités pour la foi chrétienne sous l’empereur Thieu Tri.

Le 9 novembre

  1. Fête de la dédicace de la basilique du Latran, construite en l’honneur du Christ Sauveur par l’empereur Constantin, comme siège de l’évêque de Rome. La célébration de son anniversaire est, dans toute l’Église latine, un signe de dilection et d’unité avec le siège de Pierre.
    2. À Bourges, vers 300, saint Ursin, premier évêque de la cité, qui annonça au peuple le Christ Seigneur, et pour les croyants, dont la plupart étaient des pauvres, il transforma en église une maison donnée par le sénateur Léocade, encore païen.
    3. À Naples, au IIIe siècle, saint Agrippin, évêque, parmi les premiers, que d’antiques documents déclarent défenseur de la cité.
    4*. À Verdun, au début du VIe siècle, saint Vannes, évêque.
    5. À Constantinople, au VIe ou VIIe siècle, les saintes Eustolie et Sopatra, vierges moniales.
    6*. À Lodève dans la Narbonnaise, vers 870, saint Georges, évêque.
    7*. À Signa, près de Florence en Toscane, l’an 1307, la bienheureuse Jeanne, vierge, qui mena pour le Christ une vie solitaire.
    8*. À Ancôme dans les Marches, en 1456, le bienheureux Gabriel Feretto, prêtre, de l’Ordre des Mineurs, qui brilla par son soin des petits enfants et des malades, son obéissance et son observance de la Règle.
    9*. À Bologne en Émilie, l’an 1485, le bienheureux Louis Morbioli. Quittant le sentier des vices, il se tourna vers Dieu, choisit une vie très dure de pénitent et ramena ses concitoyens à la piété par sa parole et son exemple.
    10*. À Murano près de Venise, l’an 1508, le bienheureux Grâce de Catharo, religieux augustin. Alors qu’il jouait de la cymbale pour gagner sa nourriture, étant dans la plus grande misère, il fut ébranlé par les sermons d’un religieux, demanda l’habit des augustins et mena une vie très pieuse.
    11*. À Oxford en Angleterre, l’an 1610, le bienheureux Georges Napper, prêtre et martyr. Pour gagner des âmes au Christ dans l’Église, il fit un travail remarquable, tant dans son ministère clandestin que dans sa prison, et, sous le roi Jacques Ier, à cause de son sacerdoce, il fut condamné à mort et conduit à la potence.
    12*. À Dijon, en 1906, la bienheureuse Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez), vierge carmélite. Dès l’enfance, elle s’attacha du fond du cœur à rechercher et à contempler la Sainte Trinité et, affligée, encore jeune, de multiples douleurs, elle parvint, comme elle l’avait souhaité, “à l’amour, à la lumière, à la vie”.
    13*. Près de Borysow en Lituanie, l’an 1941, le bienheureux Henri Hlebowicz, prêtre de Vilnius et martyr. Durant l’occupation nazie du pays, il fit publiquement à l’église le don de sa vie en sacrifice pour sauver la foi des jeunes, soumise à un programme de destruction. Arrêté le 7 novembre, il fut fusillé le surlendemain dans un bois.
    14*. À Rome, en 1951, le bienheureux Louis Beltrame Quattrocchi, père de famille, qui observa la loi du Christ aussi bien en public qu’en famille, et la proclama par son discernement et sa probité.
    **.        En Espagne, en 1899, la bienheureuse Carmen del Nino Jésus Gonzalez Ramos Garcia Prieto, (Carmen de l’enfant jésus), veuve et sans enfant, elle fonda la congrégation des sœurs du sacré Cœur. (béatifiée le 6 mai 2007 par Benoît XVI)

Le 10 novembre

  1. Mémoire de saint Léon le Grand, pape et docteur de l’Église. Né en Étrurie, il fut d’abord diacre empressé de Rome, puis élevé sur le siège de Pierre, il mérita à bon droit d’être appelé Grand, aussi bien pour avoir nourri son troupeau d’une parole excellente et prudente que pour avoir affirmé avec force par ses légats au Concile œcuménique de Chalcédoine la doctrine orthodoxe sur l’incarnation divine. Il fut mis au tombeau en ce jour à Rome, près de saint Pierre, en 461.
    2. En Perse, vers 260, le trépas de saint Démétrien, évêque d’Antioche, qui fut déporté par le roi Sapor Ier, après la prise de la ville, et mourut en exil.
    3. À Tyane en Cappadoce, saint Oreste, martyr.
    4. À Ravenne en Émilie, au IIIe ou IVe siècle, saint Probus, évêque, en l’honneur de qui l’évêque saint Maximien fit la dédicace d’une église à Classe.
    5. En Perse, l’an 343, les saints martyrs Narsès, évêque, vénérable vieillard, et Joseph, son jeune diacre. Sommés par la roi Sapor II d’adorer le soleil, ils refusèrent et furent décapités par l’épée.
    6. À Cantorbéry, vers 637, saint Juste, évêque. Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand en renfort à saint Augustin dans son œuvre d’évangélisation de l’Angleterre, et ordonné par celui-ci évêque dans le Kent, il fut son troisième successeur à Cantorbéry.
    7*. Dans le bourg de Foro dans le Piémont, au VIIIe siècle, le saint Baudolin qui vécut en ermite au bord du Tanaro.
    8. À Naples, en 1608, saint André Avellin, prêtre de la Congrégation des Clercs réguliers Théatins. Célèbre par sa sainteté et son zèle à rechercher le salut de son prochain, il fit le vœu difficile de progresser chaque jour en vertu et, chargé de mérites, s’endormit dans la paix au pied de l’autel.
    9*. À Barcelone en Catalogne, l’an 1936, le bienheureux Aciscle Pina Piazuelo, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    **        En Allemagne, en 1943, les bienheureux Johannes Prassek et deux compagnons, prêtres martyrs. (béatifiés le 25 juin 2011 par Benoît XVI) 

    V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

    R/ Est la mort de Ses saints.

    Oraison

    Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

    Source: www.societaslaudis.org

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