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MARTYROLOGE DU 11 AU 20 SEPTEMBRE

Le 11 septembre
  1. À Rome, au cimetière de Basilla sur l’ancienne voie Salarienne, au IIIe siècle, la mise au tombeau des saints martyrs Prote et Hyacinthe. Le pape saint Damase restaura leurs tombeaux recouverts de terre et les orna d’une inscription. Après près de quinze siècles, en 1845, la tombe de saint Hyacinthe fut retrouvée intacte avec son corps calciné.
    2.  En Suisse, les saints martyrs Felicis et Régulae
    3. Commémoraison de saint Paphnuce, évêque en Égypte au IVe siècle. Il fut l’un de ces confesseurs de la foi, qui, sous l’empereur Galère, eurent l’œil droit arraché et le jarret gauche coupé, puis furent condamnés aux mines ; il participa par la suite au Concile de Nicée et combattit activement pour la foi catholique contre les ariens.
    4. À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées ; et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.
    5. À Paris, en 522, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l’amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.
    6*. Dans l’île de Bardsey au nord du pays de Galles, en 554, saint Daniel (Deiniol), premier évêque et abbé de Bangor.
    7. Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.
    8*. À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D’abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.
    9. En Calabre, en 960, saint Élie, surnommé le Spéléote, remarquable partisan de la vie érémitique et de la vie cénobitique.
    10*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Gaspar Koteda, catéchiste, François Takeya et Pierre Shichiemon, deux enfants de douze et sept ans, dont la mère, Agnès, pour le premier, le père Barthélemy, pour le second, avaient été martyrisés la veille et qui subirent eux-mêmes avec la même fermeté le supplice de la décapitation.
    11*. À Rome, en 1648, le bienheureux Bonaventure de Barcelone (Michel Gran), religieux franciscain. Son zèle pour l’observance de la Règle des Frères mineurs l’amena à établir dans différents endroits du territoire romain des ermitages pour les religieux de l’Ordre ; il montra toujours la plus grande austérité de vie et beaucoup de charité pour les pauvres.
    12*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
    13. À Wuchang, dans la province chinoise de Hebei, en 1840, saint Jean-Gabriel Perboyre, prêtre de la Congrégation de la Mission et martyr. Pour annoncer l’Évangile, il adopta l’apparence et les coutumes chinoises, mais, quand vint la persécution, il fut longtemps détenu en prison et soumis à des tortures diverses, enfin attaché à une croix et étranglé.
    14. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Pierre d’Alcantara (Laurent Villanueva Larrayos) religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tué
    15*. En Espagne, à Barcelone, et Joseph-Marie Segura Penadès, prêtre, exécuté à Genovés, dans la région de Valence.
    **        En Italie, en1945, la bienheureuse Maria Pierina de Micheli, religieuse, apôtre de la Sainte Face. (béatifiée le 30 mai 2010 par Benoît XVI) Décédée le 26 juillet, fêtée le jour de sa naissance (et de son baptême) : le 11 septembre.

Le 12 septembre

  1. Mémoire du saint Nom de Marie. Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.
    2. En Bithynie, vers le IIIe siècle, saint Autonome, évêque et martyr.
    3. À Alexandrie, au IIIe siècle, les saints martyrs Cronidès, Léonce et Sérapion, qui auraient été jetés dans la mer, sous l’empereur Maximin, pour avoir confessé le nom du Christ.
    4*. À Emly en Irlande, vers 528, saint Ailbe, évêque et abbé, qui parcourut le pays pour prêcher l’Évangile.
    5. À Anderlecht dans le Brabant, vers 1012, saint Guy, qui fut d’abord gardien de l’église de Sainte-Marie de Laeken, puis pèlerina sept ans dans les lieux saints en se montrant d’une grande générosité envers les pauvres, enfin, revenu dans son pays, il y mourut pieusement.
    6*. À Omura au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Apollinaire Franco, franciscain, Thomas Zumarraga, dominicain, tous deux prêtres, et quatre compagnons, qui furent jetés en prison en haine de la foi chrétienne, puis bientôt brûlés vifs.
    7*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Sulpice-Christophe Faverge, frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, parce que religieux, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et donna tous ses soins à ses co-détenus, jusqu’à ce qu’il soit emporté par la contagion qui régnait à bord.
    8. À Séoul en Corée, en 1939, saint François Ch’ œ Kyong-kwan, martyr. Catéchiste, conduit devant le préfet, il refusa d’abjurer la foi chrétienne ; détenu en prison, il ne cessa de prier et de faire de la catéchèse, et il acheva son martyre par les tourments des supplices.
    **        En Ombrie, en 1847, la bienheureuse Maria Luisa Prosperi, abbesse Bénédictine Italienne. (béatifiée le 10 novembre 2012 par Benoît XVI)

Le 13 septembre

  1. Mémoire de saint Jean, évêque de Constantinople et docteur de l’Église ; originaire d’Antioche, il mérita, une fois ordonné prêtre, le surnom de Chrysostome (Bouche d’Or) à cause du fleuve d’or de son éloquence. Élu au siège de Constantinople, il se montra pasteur excellent et maître de foi, mais il fut envoyé en exil par la faction de ses ennemis. Au moment où le pape saint Innocent Ier le rappelait par décret, sur la route du retour, près de Comane dans le Pont, il rendit son âme à Dieu, le 14 septembre 407, victime des mauvais traitements que lui infligeaient les soldats qui le gardaient.
    2. À Ancyre en Galatie, au début du IVe siècle, saint Julien, prêtre et martyr sous l’empereur Licinius.
    3. À Jérusalem, en 355, la dédicace des basiliques que l’empereur Constantin voulut, avec piété, construire sur le Calvaire et le saint Sépulcre du Seigneur.
    4. À Tours, en 371, saint Lidoire, évêque. De son temps, les chrétiens étaient assez nombreux pour qu’il pût construire la première église dans les murs de la ville.
    5. À Valence en Gaule, après 374, saint Émilien, vénéré comme le premier évêque connu de la cité.
    6. À Carthage, en 413, saint Marcellin, martyr. Tribun, légat de l’empereur Honorius, ami de saint Augustin et de saint Jérôme, homme de grande piété, il fut impliqué dans la révolte du comte d’Afrique Hilarien et condamné comme criminel d’État ; en réalité, il était poursuivi par les donatistes en raison de sa défense de la foi catholique et fut mis à mort, alors qu’il était innocent.
    7. À Angers, en 453, saint Maurille, évêque. Né à Milan, il vint auprès de saint Martin de Tours, qui l’ordonna prêtre et le mit à la tête de l’église de Chalonnes ; devenu ensuite évêque d’Angers, il s’efforça de faire reculer les superstitions des païens des campagnes.
    8. Dans les Vosges, au monastère de Remiremont, vers 629, saint Amé, prêtre et abbé. Célèbre par ses austérités, ses jeûnes et son amour de la solitude, il gouverna dignement le monastère qu’il avait construit à Habend avec saint Romaric.
    9. Dans l’île de Tino, à l’entrée du golfe de La Spezia sur la côte ligure, saint Vénère, ermite, au VIIe siècle.
    10*. Au monastère de Bruel sur la Lys, dans le pays de Thérouanne, vers 690, le trépas de saint Amé, évêque de Sion en Suisse. Envoyé en exil sur l’ordre du roi Théodoric III, il mourut là quelques années plus tard.
    11*. À Tolède en Espagne, l’an 1640, la bienheureuse Marie de Jésus Lopez de Rivas, vierge carmélite déchaussée, qui communia aux souffrances de la passion du Seigneur dans son âme et dans son corps, toujours humble et supportant tout.
    12*. Sur l’île Madame au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Dumonet, prêtre de Mâcon et martyr. Professeur de collège au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut, rongé de poux et consentant à cette humiliation.
    13*. À Almeria en Andalousie, en 1936, le bienheureux Aurèle-Marie (Bienvenu Vilalon Acebron), frère des Écoles chrétiennes et martyr, tué en haine de l’Église, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile espagnole.

Le 14 septembre

  1. Fête de la Croix glorieuse. Au lendemain de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, la sainte Croix est exaltée et honorée, comme le trophée de sa victoire pascale et le signe qui apparaîtra dans le ciel, annonçant déjà d’avance à tous son glorieux avènement.
    2. À Rome, sur la voie Appienne, dans la crypte de Lucine au cimetière de Calliste, en 253, la mise au tombeau de saint Corneille, pape et martyr, qui s’opposa avec force au schisme de Novatien, reçut avec une grande charité dans la communion de l’Église un grand nombre de ceux qui avaient failli dans la persécution ; enfin chassé de Rome par l’empereur Gallus et envoyé à Cemtucellae [Civitavecchia], il souffrit, dit saint Cyprien, tout ce qu’il est possible de souffrir. Sa mémoire sera célébrée après-demain.
    3. À Carthage, en 258, la passion de saint Cyprien, évêque, très renommé pour sa sainteté et sa doctrine : dans une période calamiteuse, il dirigea excellemment son Église, ranima l’espérance des confesseurs de la foi dans leur épreuve et, après un dur exil, sous les empereurs Valérien et Gallien, fut condamné par le proconsul à avoir la tête tranchée et consomma son martyre devant un peuple très nombreux. Sa mémoire sera célébrée après-demain.
    4. À Cologne en Germanie, après 314, saint Materne, évêque, qui convertit à la foi du Christ les peuples de Tongres, de Cologne et de Trèves.
    5. Près de Comane dans le Pont, en 407, la naissance au ciel de saint Jean Chrysostome, évêque, dont la mémoire a été célébrée la veille.
    6. Au monastère de Bellevaux dans la région de Besançon, en 1176, le trépas de saint Pierre, évêque. D’abord moine à l’abbaye cistercienne de Bonnevaux, puis fondateur et premier abbé de Tamié, il fut élu au siège épiscopal de Tarentaise et dirigea son Église avec un zèle ardent, vivant comme un moine et cherchant à rétablir la concorde entre les peuples.
    7*. À Saint-Jean d’Acre en Palestine, en 1215, le trépas de saint Albert, évêque. Transféré du siège de Verceil à l’Église de Jérusalem, il donna une règle de vie aux ermites du mont Carmel et, alors qu’il célébrait la fête de la sainte Croix, il fut assassiné à coups de couteau par un prélat qu’il avait déposé pour inconduite.
    8*. À Eben dans le Tyrol, en 1313, la mise au tombeau de sainte Notburge, vierge, qui, occupée aux soins domestiques, servait le Christ dans les pauvres, offrant aux paysans un exemple de sainteté.
    9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Laplace, prêtre d’Autun et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d’une maladie putride.
    10. À Chengdu, dans la province chinoise de Sichuan, en 1816, saint Gabriel-Taurin Dufresse, évêque missionnaire et martyr, qui acheva par le supplice de la décapitation un ministère très actif mené pendant quarante ans.

Le 15 septembre

  1. Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de la Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la foi à la passion salutaire de son fils.
    2. À Rome, saint Nicomède, martyr, dont le pape Boniface V honora le corps, déposé au cimetière de la voie Nomentane, en élevant par-dessus une basilique sépulcrale.
    3. À Tournus sur le territoire de Chalon-sur-Saône, saint Valérien, martyr.
    4. À Tomi en Scythie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Straton, Valère, Macrobe et Gordien, qui furent exécutés, dit-on, sous l’empereur Licinius.
    5. Sur les bords du Danube, vers 370, saint Nicétas le Goth, martyr, qui, en raison de sa foi catholique, fut brûlé vif sur l’ordre du roi arien Athanaric.
    6. À Lyon, au IVe siècle, saint Alpin, évêque, qui succéda à saint Just, lorsque celui-ci décida de vivre en ermite.
    7. À Toul, au VIe siècle, saint Epvre, évêque.
    8. Au monastère de Jumièges, près de Rouen, au VIIe siècle, saint Achard, abbé, mis à la tête de cette abbaye par saint Philibert dont il était disciple.
    9. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Émile, diacre, et Jérémie. Après avoir longtemps langui en prison, pendant la persécution des Maures, ils eurent enfin le cou tranché pour le Christ, et consommèrent ainsi leur martyre.
    10*. À Bargone en Émilie, l’an 1386, le bienheureux Roland de Médicis, anachorète, qui vécut dans des lieux sauvages et inhabités des Alpes, dans la plus austère solitude, conversant avec Dieu.
    11. À Gênes en Ligurie, en 1510, sainte Catherie Fieschi, veuve, remarquable par son mépris du monde, ses jeûnes répétés, son amour de Dieu et sa charité envers les pauvres et les malades.
    12*. À Hirado au Japon, en 1622, le bienheureux Camille Costanzo, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Sur l’ordre du chef suprême Hidetada, il fut brûlé vif, et jusque sur le bûcher ne cessa de prêcher le Christ.
    13*. À San Francisco Cajonos au Mexique, en 1700, les bienheureux Jean-Baptiste et Hyacinthe des Anges, catéchistes et martyrs. Refusant d’adorer les idoles ils succombèrent à des coups violents, participant ainsi à la passion du Christ.
    14*. À Vienne en Autriche, l’an 1929, le bienheureux Antoine-Marie Schwartz, prêtre. Pour le soin pastoral des apprentis et des jeunes ouvriers, mais aussi pour la défense de leurs droits, il fonda la Congrégation de Saint-Joseph de Calasanz pour les ouvriers chrétiens.
    15*. À Llosa de Ranes, dans le pays de Valence en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Pascal Penades Jornet, prêtre et martyr, victime de la persécution déchaînée au cours de la guerre civile.
    16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Ladislas Miegon, prêtre de Sandomierz et martyr. Aumônier militaire, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut déporté en Allemagne et succomba aux mauvais traitements subis.
    17*. À Naples, en 1952, le bienheureux Paul Manna, prêtre. Membre de l’Institut pontifical ; pour les Missions étrangères, il dut quitter pour raison de santé son activité missionnaire en Birmanie, s’occupa avec zèle de l’œuvre d’évangélisation et favorisa la prédication de la parole de Dieu et l’unité des chrétiens.

Le 16 septembre

1. Mémoire des saints martyrs Corneille, pape, et Cyprien, évêque, dont on a rappelé le 14 septembre la mise au tombeau du premier et la passion du second. Aujourd’hui le monde chrétien les célèbre d’une seule voix, confortés mutuellement dans la foi et liés ensemble par la charité.
2. À Chalcédoine en Bithynie, vers 303, sainte Euphémie, vierge et martyre. La tradition rapporte que, après diverses tortures, elle fut livrée aux bêtes, sous l’empereur Dioclétien et le proconsul Prisque.
3. A Rome, Saint Abundius, martyr
4. À Rome, au cimetière majeur sur la voie Nomentane, les saints martyrs Victor, Félix, Alexandre et Papias.
5*. À Nocera en Campanie, vers le IVe siècle, saint Prisque, évêque et martyr, dont saint Paulin de Nole a chanté les louanges dans un poème.
6. À Whitorn, au pays de Galloway en Écosse, vers 432, saint Ninian, évêque, breton d’origine, qui amena les Pictes à la foi, établit là son siège épiscopal et construisit une église de pierre appelée par le peuple “la Maison-Blanche”.
7. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Roger, moine déjà avancé en âge, et Serdieu (Abdallah), encore jeune. Venus d’Orient, ils eurent l’audace de prêcher le Christ devant la foule à la mosquée. Ils furent pour cela condamnés à mort, ce qu’ils reçurent avec joie. On leur coupa d’abord les mains et les jambes, puis on leur trancha le cou.
8*. À Prague en Bohême, l’an 921, sainte Ludmilla, martyre. Duchesse de Bohême, elle assuma l’éducation de son petit- fils Venceslas, en s’efforçant de lui inculquer l’amour du Christ, mais dans une conjuration des nobles, sa belle-fille Drahomira la fit étrangler.
9. À Wilton en Angleterre, vers 984, sainte Édith, vierge. Fille d’Edgar, roi des Angles, consacrée à Dieu toute jeune au monastère de ce lieu, elle a ignoré ce monde plutôt qu’elle ne l’a laissé.
10*. Au Mont-Cassin, en 1087, le trépas du bienheureux Victor III, pape. Il gouverna ce célèbre monastère pendant trente ans et l’embellit avec magnificence ; après la mort de saint Grégoire VII, il fut appelé à diriger l’Église romaine, mais eut un bref pontificat, dans une période très agitée.
11*. À Savigny en Normandie, en 1122, saint Vital, abbé. Après avoir déposé ses charges séculières, il apprit dans des lieux déserts à pratiquer une manière de vivre très austère et agrégea un grand nombre de disciples dans le monastère qu’il avait construit.
12*. Au monastère de Horta en Castille, l’an 1213, le trépas de saint Martin, surnommé le Prêtre. Abbé cistercien ordonné ensuite évêque de Sigüenza, il mit tous ses soins à réformer son clergé et enfin se retira dans son ancien monastère.
13*. À Salon-de-Provence, en 1450, le trépas du bienheureux Louis Aleman, évêque d’Arles, qui, après les troubles conciliaires de Constance et de Bâle, vécut dans son diocèse en pasteur zélé, austère et vertueux.
14*. À Nagasaki au Japon, en 1628, les bienheureux martyrs Dominique Shobioye, Michel Himonoya et son fils Paul, qui furent décapités pour la foi.
15. À Lima au Pérou, en 1645, saint Jean Macias, religieux de l’Ordre des Prêcheurs, qui s’acquitta longtemps des plus humbles fonctions, prit grand soin des pauvres et des malades et pria assidûment au moyen du Rosaire pour les âmes des défunts.
16. Près de Sai-Nam en Corée, en 1846, la passion de saint André Kim Taegon, prêtre et martyr, qui, après deux ans de ministère sacerdotal exercé avec un zèle extrême, accomplit un glorieux martyre, en ayant la tête tranchée. Sa mémoire est célébrée, avec les autres martyrs de Corée, le 20 septembre.
17*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, quatre bienheureux martyrs : à Odena, près de Barcelone, Ignace Casanovas, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses
18*. En Espagne, à Turis, dans la région de Valence, Lauréan (Sauveur Ferrer Cardet), prêtre, Benoît (Emmanuel Ferret Jorda) et Bernardin (Paul Martinez Robles), religieux du Tiers-Ordre franciscain.

Le 17 septembre

  1. Mémoire de saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l’Église. Membre de la Compagnie de Jésus, il exerça un rôle éminent de manière singulière et fine dans les controverses théologiques de son temps ; nommé évêque et cardinal, il se dépensa avec ardeur dans son ministère pastoral au service de l’Église de Capoue ; enfin, à Rome, où il mourut en 1621, il entreprit de nombreux travaux pour la défense du Siège apostolique et de la doctrine de la foi.
    2. À Milan, vers 377, la mise au tombeau de saint Satyre, dont les mérites insignes sont rappelés par saint Ambroise, son frère. Il n’était pas encore initié aux sacrements du Christ, lorsqu’il fit naufrage. Il ne craignit pas la mort, mais plutôt de quitter cette vie sans être baptisé. Sauvé des eaux, il demanda d’entrer dans l’Église de Dieu. Il fut uni d’une charité intime et mutuelle à son frère Ambroise, qui l’ensevelit près du martyr saint Victor.
    3. À Liège, vers 705, la passion de saint Lambert, évêque de Maastricht et martyr. Obligé de s’exiler, il trouva refuge au monastère de Stavelot, où il suivit l’observance monastique. Quant il retrouva son siège épiscopal, il fut un pasteur remarquable et un ardent évangélisateur de la Campie et du Brabant, et périt, innocent, frappé par des criminels.
    (Au Luxembourg sa mémoire est célébrée le lendemain.)
    4*. Dans la forêt d’Argonne, près de la Meuse, au début du VIIIe siècle, saint Rouin, abbé, qui fonda là le monastère de Beaulieu et le gouverna saintement.
    5. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Colombe, vierge et martyre. Lors de la persécution des Maures, elle se présenta d’elle-même devant le groupe du consul et des satrapes et professa sa foi. Elle fut aussitôt décapitée devant la porte du palais.
    6*. À Mélinais près de La Flèche, aux confins de l’Anjou, vers 1104, saint Regnauld, ermite, qui se forma, dans la forêt de Craon, auprès du bienheureux Robert d’Arbrissel à accomplir pleinement les préceptes du Seigneur.
    7. Au monastère de Rupertsberg, près de Bingen en Hesse rhénane, en 1179, sainte Hildegarde, vierge moniale, docteur de l’Église. Experte en sciences naturelles, en médecine et en musique, elle composa plusieurs ouvrages où elle décrivit religieusement les visions mystiques qu’il lui fut donné de contempler.
    8*. À Avigliana dans la région de Turin, en 1479, le bienheureux Chérubin Testa, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui eut une grande dévotion à la Passion du Seigneur.
    9. À Saragosse en Aragon, l’an 1485, saint Pierre d’Arbues, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Saint-Augustin, il eut à cœur de lutter contre les superstitions et les hérésies dans le royaume d’Aragon, et fut blessé mortellement devant l’autel de la cathédrale par quelques personnes qui avaient été soumises par lui à une enquête.
    10. À Hué en Annam, l’an 1798, saint Emmanuel Nguyen Van Trieu, prêtre et martyr, sous le gouvernement du grand mandarin Canh Thinh.
    11. À Gênes en Ligurie, l’an 1826, saint François-Marie de Camporosso, capucin, remarquable par sa charité envers les pauvres. Quand survint la peste, il s’offrit comme victime pour le salut du prochain et mourut, atteint lui-même par l’épidémie.
    12*. À Cracovie en Pologne, l’an 1895, le trépas du saint Sigismond-Félix Felinski, évêque de Varsovie, qui travailla, au milieu de grandes épreuves, pour la liberté et la restauration de l’Église, et fonda pour tous les besoins du peuple l’Institut des Sœurs franciscaines de la Famille de Marie. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)
    13*. À Castillo de Villamalefa en Castille, l’an 1936, le bienheureux Jean Ventura Solsona, prêtre, et à Madrid le bienheureux Timothée Valero Perez, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François, martyrs dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile espagnole.
    14*. Près de Varsovie, en 1940, le bienheureux Sigismond Sajna, prêtre et martyr. Curé de Gora Kalvaria, sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut d’abord mis aux arrêts domiciliaires, puis interné à Varsovie et enfin envoyé, avec deux cents autres personnes, au bloc de Palmiry où il fut fusillé.
    **.        En Pologne, en 1701, le bienheureux Stanislas de Jésus et Marie prêtre fondateur de la Congrégation des Clercs Mariaux de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. (béatifié le 16 septembre 2007 par Benoît XVI)

Le 18 septembre

  1. À Nicomédie en Bithynie, saint Océan, martyr.
    2. À Prymnesse en Phrygie, sainte Ariadne, martyre.

    3. Au territoire de Vienne en Gaule, au IIIe siècle saint Ferréol, martyr. On rapporte qu’élevé à la dignité de tribun, il refusa, au moment de la persécution, d’arrêter les chrétiens et que, saisi sur l’ordre du préfet, il fut très cruellement battu de verges et enfermé dans un cachot, d’où il s’évada, mais, repris par ceux qui le poursuivaient et décapité, il obtint ainsi la palme du martyre.
    4. À Milan, vers 355, saint Eustorge, évêque, que saint Athanase loue d’avoir confessé la vraie foi contre les erreurs des ariens.
    5*. À Avranches, au VIe siècle, saint Senier, évêque.
    6. À Limoges, à la fin du VIe siècle, saint Ferréol, évêque. Lors d’une émeute en ville, alors que le peuple voulait mettre à mort Marc, référendaire du roi Childebert, l’évêque l’arracha au péril qui le menaçait.
    7. À Gortyne en Crète, au VIIe siècle, saint Eumène, évêque.
    8*. À Andlau en Alsace, vers 895, sainte Richarde. Impératrice, rejetée par l’empereur Charles le Gros, elle entra au monastère qu’elle avait fondé sur ses terres pour servir Dieu.
    9. À Osima dans la Marche d’Ancône, en 1663, saint Joseph de Cupertino, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Reçu chez les conventuels, il se fit remarquer par sa pauvreté, son humilité et sa charité envers les pauvres au milieu des circonstances difficiles de sa vie.
    10. À Nam Dinh au Tonkin, en 1843, saint Dominique Trach, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr. Sous l’empereur Minh Mang, il préféra la mort plutôt que de piétiner la croix et fut décapité, consommant ainsi son martyre.
    11*. À Paimol, près de la mission de Kalongi en Ouganda, l’an 1918, les bienheureux David Okelo et Gilda Irwa, catéchistes et martyrs. Alors qu’ils s’employaient à enseigner l’Évangile au peuple, ils furent transpercés de coups de lance par des païens du lieu.
    12*. En Espagne, en Nouvelle Castille, Charles Eraña Guruceta, religieux de la Société de Marie, arrêté par des miliciens et fusillé sans jugement.
    13*. En Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936 les bienheureux martyrs : près de Gandie, au pays de Valence, Ferdinand Garcia Sendra et Joseph Garcia Mas, prêtres ; à Montserrat en Catalogne, cinq membres du Tiers-Ordre de Saint-François
    14*. En Espagne, les bienheureux martyrs Amboise Chulia Ferrandis et Valentin Jaunzaras Gomez, prêtres, François Lerma Martinez, Richard Lopez Mara et Modeste Gay Zarzo, religieux
    15*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1941, le bienheureux Joseph Kut, prêtre de Poznam et martyr. Arrêté par la Gestapo, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et torturé au fort de Poznam, puis déporté à Dachau, où il mourut de faim.

Le 19 septembre

  1. Mémoire de saint Janvier, évêque de Bénévent et martyr. Au IVe siècle, durant la persécution de l’empereur Dioclétien, il subit le martyre à Pouzzoles près de Naples, qui se glorifie de posséder son corps et son sang versé pour le Christ.
    2. À Synada en Phrygie, saint Trophime, martyr.
    3. En Palestine, l’an 310, les saints martyrs Pélée et Nil, évêques en Égypte, Élie, prêtre, et Patermuthine qui, au temps de la persécution de Dioclétien, souffrirent pour le Christ la peine du feu avec un grand nombre de clercs.
    4. À Tours, en 461, saint Eustoche, évêque, de l’ordre sénatorial, homme saint et religieux qui succéda à saint Brice.
    5. Au territoire de Langres, au VIe siècle, saint Seine, prêtre et abbé du monastère de Cestre, dont il fut le fondateur.
    6. Au territoire de Bourges, au VIe siècle, saint Marien, ermite, qui se contentait pour nourriture des fruits sauvages et du miel découvert par hasard.
    7*. À Metz, en 642, saint Goëri ou Abbon, évêque, qui succéda à saint Arnould et transféra son corps avec honneur dans cette ville.
    8. À Cantorbéry, en 690, saint Théodore, évêque. Né à Tarse en Cilicie, moine à Athènes puis à Rome, il fut promu à l’épiscopat par le pape saint Vitalien et envoyé en Angleterre, déjà presque septuagénaire. Il dirigea, néanmoins, avec énergie l’Église qui lui était confiée, en augmentant le nombre des diocèses, en unifiant des coutumes disparates et en développant l’enseignement dans sa cathédrale.
    9. À Cordoue en Andalousie, l’an 853, sainte Pomposa, vierge et martyre. Durant la persécution des Maures, à la nouvelle du martyre de sainte Colombe, elle sortit en cachette de son monastère de Pinna Mellaria, alla à Cordoue, se présenta au juge et sans peur confessa sa foi au Christ. Aussitôt elle fut décapitée devant la porte du palais et obtint ainsi la palme.
    10*. À Freising en Bavière, l’an 957, saint Lantbert, évêque.
    11*. À Bonivicini, près de Cosenza en Calabre, l’an 1030, saint Cyriaque, abbé.
    12*. À Gap en Provence, vers 1075, saint Arnoul, évêque, qui eut beaucoup à souffrir pour la réforme de la vie de l’Église.
    13*. À Barcelone, en 1290, la bienheureuse Marie de Cervellon, vierge de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci. À cause de l’aide qu’elle donne à ceux qui l’invoquent, on la nomma communément Marie du Secours.
    14. À Madrid, vers 1591, saint Alphonse de Orozco, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Prédicateur officiel de la cour du roi d’Espagne, il mena néanmoins une vie humble et austère.
    15. À Séoul en Corée, en 1846, saint Charles Hyon Song-mun, martyr. Frère de saint Benoît Hyon Kyong-nyon et catéchiste, il parcourut des routes longues et difficiles pour faire venir des missionnaires dans sa patrie, et finalement, mis en prison avec d’autres chrétiens, ne cessa pas d’exhorter ses compagnons et fut décapité pour le Christ.
    16. À Villefranche-de-Rouergue, en 1854, sainte Marie-Émilie de Rodat, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille pour l’éducation des filles et le soulagement des pauvres.
    17*. En Espagne, à Madrid ; la bienheureuse Hyacinthe Hoynelos Gonzalez, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu,
    18*. En Espagne, à Benifayo dans la région de Valence, la bienheureuse Françoise Cuallado Baixauli, vierge.
    19*. En Espagne, dans la persécution contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureuses martyres Marie de Jésus (Marie de la Yglesia y de Varo), Dolorès et Consolata Aguiar-Mella y Diaz, vierges de l’Institut des Filles de Marie des Écoles religieuses

Le 20 septembre

  1. Mémoire des saints André Kim Tae-gon, prêtre, Paul Chong Ha-sang, et leurs compagnons, martyrs en Corée. L’Église vénère ce jour, dans une célébration commune, cent trois martyrs qui ont témoigné sans peur de la foi chrétienne, introduite en Corée par quelques laïcs, nourrie et confirmée ensuite par la prédication des missionnaires et la célébration des sacrements. Tous ces athlètes du Christ, dont trois évêques, huit prêtres, et tous les autres laïcs, mariés ou non, vieillards, jeunes et enfants, soumis au supplice, ont consacré, par leur sang précieux, les débuts de l’Église en Corée, en 1839, 1846 et 1866.
    2. À Synnada en Phrygie, au IIIe siècle, saint Dorymédon, martyr.
    3. À Rome, commémoraison de saint Eustache, martyr, dont le nom est vénéré dans une antique diaconie de la ville.
    4. À Constantinople, les saints martyrs Hypace, évêque en Asie, et André, prêtre. Vers 740, pour le culte des saintes images, sous l’empereur Léon l’Isaurien, tous deux subirent des supplices violents et affreux, puis furent donnés en pâture aux chiens.
    5*. Dans le pays de Trente, en 1172, le bienheureux Adalpret, évêque. Protecteur énergique des pauvres et des orphelins et défenseur de la liberté de l’Église il tomba dans des embûches tendues par ses ennemis et mourut frappé d’un coup de lance.
    6*. À Londres, en 1537, le bienheureux Thomas Johnson, prêtre de la Chartreuse de cette ville et martyr. Sous Henri VIII, en raison de sa fidélité à l’Église romaine, il fut mis dans la prison de Newgate et y mourut de faim et de maladie, neuvième du groupe de ses confrères.
    7*. À Cordoue en Andalousie, l’an 1713, le bienheureux François de Posadas, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. D’un esprit de pénitence, d’humilité, de charité remarquable, il annonça le Christ dans cette région pendant quarante ans.
    8. À Son Tay au Tonkin, en 1837, saint Jean-Charles Cornay, prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris et martyr. Accusé d’être le chef d’une secte fausse, il subit la cangue puis la cage et, par décret de l’empereur Minh Mang, fut taillé en pièces. Sa tête exposée trois jours, fut ensuite jetée au fleuve.
    9. À Séoul en Corée, en 1837, saint Laurent Han I-hyong, catéchiste, et six compagnons, martyrs, étranglés dans diverses prisons. Leur mémoire est célébrée aujourd’hui en même temps que les autres martyrs de ce pays.
    10. À Puebla au Mexique, en 1904, saint Joseph-Marie de Yermo y Parres, prêtre, fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des pauvres, pour venir en aide aux abandonnés dans leurs besoins corporels et spirituels.
    **.        Au Pays-Bas, en 1938, la bienheureuse Maria Teresa di san Guiseppe, fondatrice de Congrégation des Carmélites du Divin Cœur de Jésus. (béatifiée le 13 mai 2006 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 01 AU 10 SEPTEMBRE

Le 1er septembre
  1. Commémoraison de saint Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, vers 1220 avant le Christ. Quand Moïse lui eut imposé les mains, il fut rempli de l’esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, il fit passer le peuple d’Israël à travers le lit du Jourdain et l’introduisit, d’une manière merveilleuse, dans la terre de la promesse.
    2. À Reims, au IIIe siècle, saint Sixte, qui est regardé comme le premier évêque de la cité.
    3. À Capoue en Campanie, sur la voie Aquaria, vers le IVe siècle, saint Prisque, martyr.
    4. À Todi en Ombrie, vers le IVe siècle, saint Térentien, évêque.
    5. À Dax, vers le IVe siècle, saint Vincent, célébré comme évêque et martyr.
    6. À Zurzach sur le Rhin, dans le canton d’Argovie en Suisse, au IVe siècle, sainte Vérène, vierge.
    7. Au Mans, vers 490, saint Victeur, évêque, dont saint Grégoire de Tours rapporte les miracles.
    8. Près d’Aquin dans le Latium, vers 570, saint Constance, évêque, dont le pape saint Grégoire le Grand loue le don de prophétie.
    9. Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s’est formée ensuite dans la vallée Flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.
    10. À Sens, vers 623, saint Loup, évêque. Parce qu’il avait eu l’audace de déclarer, devant un important personnage du lieu, que le devoir de l’évêque était de diriger le peuple et qu’il fallait obéir à Dieu plutôt qu’aux princes, il dut subir l’exil.
    11*. À Venise, en 1262, la bienheureuse Julienne de Collalto, abbesse bénédictine.
    12*. À Florence en Toscane, vers 1367, la bienheureuse Jeanne Soderini , vierge du Tiers-Ordre des Servites de Marie, célèbre pour ses pratiques d’oraison et d’austérité.
    13*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, seize bienheureux martyrs : Christin (Michel Roca Huguet), prêtre, et onze compagnons, de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, mis à mort près de Madrid ; à Paterna, dans la région de Valence, Alphonse Sebastia Viñals, prêtre, et à Barcelone, Pierre Rivera.
    14*.        A Paterna, dans la région de Valence, le bienheureux Alphonse Sebastia Viñals, prêtre
    15*.        En Espagne, à Barcelone, le bienheureux Pierre Rivera, prêtre franciscain conventuel, la bienheureuse Marie-Carmen (Moreno Benitez) et la bienheureuse Marie du Refuge (Maria Amparo Carbonell Munoz), vierges de l’Institut de Marie Auxiliatrice.
    **        À Barcelone, en, 1936, le bienheureux Josep Samso Elias  Prêtre martyr de la guerre civile espagnole.(béatifié le 23 janvier 2010 par Benoît XVI)

Le 2 septembre

  1. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe sicle, saint Zénon, martyr.
    2. À Nicée, également en Bithynie, au IVe siècle, la passion de sainte Théodote avec ses fils Évode, Hermogène, et Calliste.
    3. À Édesse en Oshroène, en 322, saint Habib, diacre et martyr. Sous l’empereur Licinius, il fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif, achevant ainsi un glorieux combat.
    4. À Apamée en Syrie, au IVe siècle, saint Antonin, martyr. Tailleur de pierre, il avait, dit-on, détruit des idoles, ce qui provoqua la vengeance des païens qui le tuèrent, à l’âge de vingt ans, victime de son zèle pour la foi.
    5. À Tarragone en Espagne, au IVe ou Ve siècle, saint Prosper, évêque.
    6. À Lyon, après 381, la mise au tombeau de saint Just, évêque. Après le concile d’Aquilée, il laissa la charge de l’épiscopat et se retira avec saint Viateur, lecteur, dans le désert d’Égypte, où il vécut plusieurs années, humblement associé aux moines. Son corps saint fut transféré plus tard à Lyon avec les ossements de saint Viateur.
    7. Commémoraison de saint Nonnosus, prévôt du monastère au mont Soracte, près de la voie Flaminienne dans le Latium, au VIe siècle. Le pape saint Grégoire le Grand loue son égalité d’âme, sa douceur dans le gouvernement des frères et la puissance de sa prière.
    8. À Autun, en 599 ou 600, saint Syagre, évêque, qui brilla par sa science et son zèle dans les conciles auxquels il prit part, fonda le monastère Saint-Martin et l’hospice Saint-Andoche, et accueillit tout un hiver saint Augustin et les moines qui l’accompagnaient pour prêcher l’Évangile en Angleterre.
    9*. À Avignon, vers 700, saint Agricol, évêque. Après avoir mené la vie monastique à Lérins, il fut l’auxiliaire de son père, saint Magne, et lui succéda dans l’épiscopat.
    10. Dans la Marche d’Ancône, à une époque incertaine, saint Elpide, qui a donné son nom à la ville qui conserve son corps.
    11*. À Pontida, près de Bergame en Lombardie, vers 1096, saint Albert et saint Guy, moines. Le premier, préférant la milice du Christ aux armes et aux honneurs du monde, construisit dans sa propre cité, un monastère, que le second dirigea selon les coutumes de Cluny.
    12*. Au mont Carmel, près de la source d’Élie, vers 1231, le bienheureux Brocard, prieur des ermites, auxquels saint Albert, évêque de Jérusalem, donna une règle de vie pour qu’ils demeurent jour et nuit dans la méditation de la loi du Seigneur et veillant dans la prière.
    13*. À Skäninge en Suède, l’an 1282, la bienheureuse Ingrid. Devenue veuve, elle donna ses biens pour la gloire de Dieu et, après un pèlerinage en Terre sainte, prit l’habit des moniales de l’Ordre des Prêcheurs.
    14*. À Paris, en 1792, la passion des bienheureux martyrs Jean-Marie du Lau d’Allemans, François-Joseph et son frère Pierre-Louis de La Rochefoucauld, évêques, respectivement d’Arles, de Beauvais et de Saintes et quatre-vingt-douze compagnons, pour la plupart prêtres ou religieux, qui, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé sous la Révolution française, furent rassemblés au Couvent des Carmes et massacrés en haine de la religion.
    15*. À Paris encore, vingt-et-un bienheureux martyrs, massacrés le même jour à l’abbaye Saint-Germain-des-Prés.

Le 3 septembre

  1. Mémoire de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église. Après avoir commencé la vie monastique, il fut chargé de mission à Constantinople et fut enfin élu en ce jour, en 590, au siège de Rome. Serviteur des serviteurs de Dieu, il organisa les affaires temporelles et veilla aux intérêts de la religion. Il se montra vrai pasteur en dirigeant l’Église, en subvenant de toutes les manières aux besoins des pauvres, en favorisant la vie monastique, en affermissant partout la foi ou en la propageant, et il écrivit aussi, beaucoup et excellemment, sur la morale et la pastorale. Il mourut le 12 mars 604.
    2. Commémoraison de sainte Phoebé, ministre de l’Église de Cenchrées, qui prit soin de l’Apôtre saint Paul et de beaucoup de gens, comme il l’atteste lui-même dans sa lettre aux Romains.
    3. À Nicomédie en Bithynie, au IVe sicle, sainte Basilisse, vierge et martyre.
    4. À Cordoue en Espagne, vers le IVe siècle, saint Sandale, martyr.
    5. À Toul au IVe siècle, saint Mansuy, premier évêque de cette cité.
    6. Au mont Titan, près de Rimini sur l’Adriatique, vers le IVe siècle, saint Marin, diacre et ermite, qui conduisit, pense-t-on, le peuple de la région, encore païen, à la lumière de l’Évangile et à la liberté du Christ.
    7*. En Irlande, vers 514, saint Macanisius (Oengus Mac Nisse), qui fut d’abord ermite, puis évêque de son clan.
    8. À Milan, vers 559, saint Auxence, évêque.
    9*. À Caudium en Campanie, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Vitalien.
    10*. À Stavelot dans la Brabant, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D’abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d’Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.
    11. Dans l’île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d’une incursion des Sarrasins.
    12*. À Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d’un pèlerinage à Rome, sur l’ordre d’un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.
    13*. Au monastère d’Astino dans le pays de Bergame, en Lombardie, l’an 1244, la déposition du bienheureux Guala, évêque de Brescia, de l’Ordre des Prêcheurs, qui travailla pour le bien de la paix entre l’Église et l’Empire au temps de l’empereur Frédéric II.
    14. À Nagasaki au Japon, en 1632, le bienheureux Barthélemy Gutierrez, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, et cinq compagnons martyrs, qui, en haine de la foi chrétienne, furent d’abord plongés dans des eaux sulfureuses brûlantes, puis jetés sur un bûcher.
    15*. À Plaisance en Émilie, l’an 1679, la bienheureuse Brigitte de Jésus (Morello). Devenue veuve, elle se consacra au Seigneur en mettant tout son zèle à le servir dans la pénitence et les œuvres de charité, et fonda la Congrégation des Sœurs ursulines de Marie Immaculée pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.
    16*. À Paris, le bienheureux André Abel Alricy prêtre et martyr et les soixante-quinze bienheureux martyrs, prêtres pour la plupart ; le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution²
    17*. Les bienheureux martyrs Jean-Baptiste Bottex, Michel Marie Françoise de la Gardette, Françoise Hyacinthe le Livec de Trésurin,
    18. À Séoul en Corée, l’an 1839, la passion de saint Jean Pak Hu-jae et cinq compagnes, martyrs. Quand vint la persécution, ils furent conduits comme chrétiens au tribunal criminel, subirent pour la foi de terribles tortures et furent à la fin décapités.

Le 4 septembre

  1. Commémoraison de saint Moïse, prophète, choisi par Dieu pour libérer son peuple opprimé en Égypte et le conduire vers la terre de la promesse. C’est à lui aussi que Dieu se révéla sur le mont Sinaï en disant “Je suis celui qui suis”, et lui a donné sa loi, qui devait diriger la vie du peuple élu. Il mourut, comblé de jours, au mont Nébo en terre de Moab, en face de la terre promise, au XIIe siècle avant le Christ.
    2. À Chalon-sur-Saône, au IIIe ou IVe siècle, saint Marcel, martyr.
    3. À Rome au cimetière de Maxime, sur la voie Salarienne, en 422, la mise au tombeau de saint Boniface Ier, pape, qui apaisa beaucoup de controverses sur la discipline de l’Église.
    4*. À Chartres, vers 573, saint Calétric, évêque, qui succéda à saint Lubin et se montra d’un esprit bienveillant, prêt à toute-bonne œuvre.
    5*. À Herzfeld en Saxe, l’an 825, sainte Ida, veuve du duc Ecbert, remis la prière.
    6*. À Mende vers le IXe siècle, saint Frézal, évêque.
    7*. À Cologne, vers 1089, sainte Irmgarde, comtesse de Süchteln, qui dépensa ses biens pour la construction d’églises.
    8. À Palerme en Sicile, au XIIe siècle, sainte Rosalie, vierge, qui mena, dit-on, une vie solitaire sur le mont Pellegrino.
    9*. À Caramagno dans le Piémont, en 1547, la bienheureuse Catherine Mattei, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui supporta, avec une admirable charité et une abondance de vertus, une mauvaise santé continuelle, les calomnies des hommes, de dures tentations et l’exil.
    10*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Scipion-Jérôme Brigéat de Lambert, prêtre et martyr. Chanoine d’Avranches au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et succomba d’inanition.
    11*. À Sillery dans le Québec, en 1929, la bienheureuse Dina Bélanger (Marie de Sainte-Cécile-Romaine), vierge, de la Congrégation de Jésus et Marie, qui supporta de longues années une grave maladie, mettant sa confiance en Dieu seul.
    12*. À Oropesa en Castille, en 1936, les bienheureux martyrs Joseph-Pascal Carda Saportta, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains ; à Teulada, près d’Alicante, Franços Sendra Ivars, prêtre ; et à Genovès dans la région de Valence, Bernard (Joseph Bieda Grau) religieux capucin, victimes de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    13*. En Espagne, à Teulada, près d’Alicante, le bienheureux François Sendra Ivars, prêtre et martyr.,
    14*. En Espagne, à Genovès dans la région de Valence, le bienheureux Bernard (Joseph Bieda Grau) religieux capucin,

Le 5 septembre

  1. À Porto, les saints martyrs Acontius, Nonnus, Herculan et Taurin.
    2. À Capoue en Campanie, saint Quinctius, martyr.
    3. En Bithynie, en 370, les saints martyrs Urbain, Théodore, Ménédème et d’autres, clercs et laïcs. Pour leur foi catholique, l’empereur arien Valens les fit placer sur un navire avec ordre d’y mettre le feu en pleine mer.
    4. Au pays de Thérouanne en Flandre, vers 698, saint Bertin, abbé de Sithiu, qui fut déposé en terre dans le monastère qu’il avait fondé avec saint Mammelin et qui prit ensuite son nom.
    5*. À Tortone en Ligurie, vers 1073, saint Alpert, tenu pour le fondateur et le premier abbé du monastère de Butrio.
    6*. En Dalmatie, au XIIe siècle, le bienheureux Jean le Bon, abbé, qui construisit sur la côte dalmate le monastère de Saint-Michel, en face du mont Gargan.
    7*. À Ripon en Angleterre, l’an 1605, le bienheureux Guillaume Brown, martyr. Condamné à mort sous le roi Jacques Ier, parce qu’il avait amené d’autres à accueillir la foi catholique, il fut pendu et atrocement mis en pièces.
    8*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, prêtre de Castres et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Victime de sa charité et de son zèle pour assister ses confrères malades, il mourut, atteint lui-même de maladie.
    9. À Ninh Tai au Tonkin, en 1838, les saints martyrs Pierre Nguyen Van Tu, prêtre dominicain, et Joseph Hoang Luong Canh, médecin, qui furent décapités en haine du nom chrétien.
    10*. À Calcutta en Inde, l’an 1997, la bienheureuse Thérèse (Agnès Gonhxa Bojashiu), vierge. De l’Albanie, sa patrie, la charité la poussa à étancher la soif du Christ en croix dans ses frères les plus pauvres de l’Inde, et elle fonda une double Congrégation des Missionnaires de la Charité entièrement au service des malades et des abandonnés.

Le 6 septembre 

  1. Commémoraison de saint Zacharie, prophète, vers 515 avant le Christ. Il annonça le retour d’exil du peuple élu sur la terre promise et la venue d’un roi pacifique, annonce que le Christ accomplit par son entrée triomphale dans la sainte cité de Jérusalem.
    2. Commémoraison de saint Onésiphore, qui plusieurs fois rendit courage à saint Paul à Éphèse, et n’eut pas honte de le servir en prison, mais au contraire, dès sa venue à Rome, il se dépêcha de le chercher et de le trouver.
    3. Commémoraison des saints Donatien, Praesidius, Mansuet, Germain et Fusculus, évêques en Afrique. En 482-484, dans la persécution des Vandales, par ordre du roi arien Hunnéric, pour avoir affirmé la vérité catholique, ils furent battus très violemment à coups de bâton, puis condamnés à l’exil. Parmi eux était aussi Laetus, évêque de Nepte en Byzacène, homme courageux et très érudit, qui, après une détention longue et infecte, souffrit le supplice du feu.
    4. À Rome, au VIe siècle, le trépas de saint Éleuthère, abbé du monastère de Saint-Marc à Spolète, qui vécut avec saint Grégoire le Grand dans son monastère du Coelius et dont le pape loue la simplicité de cœur et la componction.
    5*. À Laon, vers 632, saint Cagnoald, évêque, qui fut disciple de saint Colomban et son compagnon dans sa retraite près de Bregenz.
    6*. Sur la côte du Cumberland en Angleterre, dans le lieu qui reçut ensuite son nom, sainte Bèghe, d’origine irlandaise, qui vécut dans un ermitage au VIIe siècle.
    7*. Au monastère de Füssen en Bavière, au VIIe siècle, saint Magnus, abbé.
    8*. Commémoraison du bienheureux Bertrand de Garrigues, prêtre, un des premiers disciples de saint Dominique, qui s’efforça de vivre selon l’exemple de son maître et mourut, vers 1230, en l’abbaye cistercienne de Bouchet, près d’Orange.
    9*. À Gata de Gorgos en Galice, l’an 1936, le bienheureux martyr Didace Llorca Llopis, prêtre, victime, de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    10*. à Carcaixent Dans la région de Valence, le bienheureux Pascal Torres Lloret, père de famille, victime, de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*. À Varsovie, en 1944, le bienheureux Michel Czartoryski, prêtre dominicain et martyr. Arrêté après l’insurrection de Varsovie, il fut fusillé par les nazis en même temps que les blessés de l’hôpital du camp Alfa-Laval, dont il s’occupait.

Le 7 septembre

  1. À Alésia chez les Éduens, sainte Reine, martyre.
    2. À Pompéiopolis en Cilicie, saint Sozon, martyr.
    3. À Bénévent en Campanie, au IVe siècle, les saints martyrs Festus, diacre, et Didier, lecteur.
    4. À Orléans, au IVe siècle, saint Euverte, évêque.
    5*. À Aoste dans les Alpes Grées, au Ve siècle, saint Grat, évêque.
    6. À Breuil dans la région de Troyes, au Ve siècle, saint Mémorius et ses compagnons, martyrs, que l’on croit avoir été massacrés par les Huns d’Attila.
    7*. À Châlons-en-Champagne, au Ve siècle, saint Alpin, évêque, qui fut disciple de saint Loup de Troyes.
    8*. À Nogent sur le territoire de Paris, en 560, saint Cloud, prêtre. Il était le plus jeune des fils du roi Clodomir et, après le meurtre de son père et de ses frères, il fut recueilli par son aïeule sainte Clotilde et, méprisant un royaume terrestre, il se consacra au Seigneur en se coupant les cheveux de sa propre main pour faire partie du clergé.
    9*. À Albi, au VIe ou VIIe siècle, sainte Carissime, vierge recluse.
    10*. À Maubeuge, vers 705, sainte Madelberte, abbesse. Fille de saint Vincent Madelgaire et de sainte Wudru, elle succéda à sa sœur sainte Aldetrude à la tête du monastère fondé par sa tante sainte Aldegonde.
    11*. En Flandre, commémoraison de saint Hilduard, évêque missionnaire, vers 760.
    12*. À Toul, en 962, saint Gauzelin, évêque, qui favorisa la vie monastique.
    13*. À Gubbio en Ombrie, vers 1106, saint Jean de Lodi, évêque, qui fut le compagnon de saint Pierre Damien dans ses voyages apostoliques.
    14*. À Die, dans la vallée de la Drôme, en 1208, saint Étienne de Châtillon, qui fut arraché à sa solitude de Portes-en-Bugey pour devenir évêque, mais ne relâcha rien de l’austérité de la Chartreuse et dirigea son diocèse avec le plus grand soin.
    15. À Cassovie dans les monts Carpates, en 1619, les saints martyrs Marc Crisin, prêtre d’Esztergom, Étienne Pongracz et Melchior Grodziscki, prêtres de la Compagnie de Jésus, que ni la faim, ni la soif, ni les supplices de la roue et du feu ne purent amener à abjurer la foi catholique.
    16*. À Nagasaki au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Thomas Tsuji, prêtre de la Compagnie de Jésus, Louis Maki et son fils Jean, qui furent condamnés au bûcher en haine de la foi chrétienne.
    17*. À Londres, en 1644, les bienheureux Raoul Corby, de la Compagnie de Jésus, et Jean Duckett, prêtres et martyrs. Parce qu’ils étaient entrés, bien que prêtres, en Angleterre, ils furent condamnés à mort sous le roi Charles Ier, et pendus à Tyburn.
    18*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d’Oudinot de la Boissière, prêtres de Limoges et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent reclus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et moururent frappés par la contagion qui régnait à bord.
    19*. Sur l’île Woodlark en Océanie, en 1865, le bienheureux Jean-Baptiste Mazzuconi, prêtre de l’Institut milanais pour les missions étrangères et martyr. Après deux ans passés à l’œuvre d’évangélisation, alors que la fièvre et des ulcères l’avaient épuisé, il fut tué d’un coup de hache en haine de la foi.
    20*. À Parme en Émilie, l’an 1921, la bienheureuse Eugénie Picco, vierge, des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie, qui chercha à promouvoir la dignité des femmes et à pourvoir à la formation spirituelle et doctrinale des religieuses.
    21*. En Espagne, à Gandie, la bienheureuse Ascension de Saint-Joseph Calasanz Lloret Marco, vierge de l’Institut des Sœurs des Écoles religieuses.
    **         En Pologne, en 1931, le bienheureux Ignatius Kłopotowski (1866-1931) prêtre polonais – fondateur de la congrégation des sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie de Lorette.(béatifié le 19 juin 2005 par benoît XVI)

Le 8 septembre

  1. Fête de la Nativité de la Vierge Marie, de la race d’Abraham, de la tribu de Juda, de la descendance du roi David : sa naissance annonça la joie au monde entier.
    2. À Rome, commémoraison de saint Adrien, martyr, qui subit la mort à Nicomédie en Bithynie, et en l’honneur de qui le pape Honorius Ier convertit en église la curie du Sénat romain.
    3. À Alexandrie, vers 311, les saints Fauste, Dius et Ammon, prêtres et martyrs, qui reçurent la couronne du martyre dans la persécution de Maximin Daia.
    4*. À Bagrevand en Grande Arménie, l‘an 438, saint Isaac, évêque, qui traduisit en arménien la Sainte Écriture et la liturgie pour favoriser la vie chrétienne du peuple ; il donna son adhésion à la foi confirmée au Concile d’Éphèse, mais, bientôt expulsé de son siège, il mourut en exil.
    5. À Rome, près de saint Pierre, en 701, la mise au tombeau de saint Serge Ier, pape. Syrien d’origine, il donna de grands soins à l’évangélisation des Saxons et des Frisons, apaisa bien des controverses et des disputes, et préféra mourir que d’accepter des erreurs.
    6. À Freising en Bavière, l’an 725, saint Corbinien. Moine franc, ordonné évêque et envoyé en Bavière pour y prêcher l’Évangile, il recueillit des fruits abondants.
    7*. À Pétrac sur le territoire du Puy, vers 1080, saint Pierre de Chavanon prêtre. Désireux d’une vie plus parfaite, il se cacha dans ce lieu de retraite, où il fonda un monastère de chanoines réguliers, dont il fut le supérieur.
    8*. À Pesaro dans la Marche d’Ancône, en 1478, la bienheureuse Séraphine Sforza, qui éprouva beaucoup d’adversités dans sa vie conjugale et passa le reste de sa vie dans l’humilité, sous la Règle de sainte Claire.
    9. À Valence en Espagne, l’an 1555, saint Thomas de Villeneuve, évêque. Entré chez les Ermites de Saint-Augustin, il reçut par obéissance la charge épiscopale et, entre autres vertus pastorales, il excella tellement dans un ardent amour des pauvres qu’il dépensait tout pour les indigents, au point de ne pas même garder un lit pour lui.
    10*. À Durham en Angleterre, l’an 1600, les bienheureux martyrs Thomas Palaser, prêtre, Jean Norton et Jean Talbot, condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, le premier parce qu’il était revenu, bien que prêtre, en Angleterre, les deux autres à cause de l’aide qu’ils lui avaient fournie. Tous les trois subirent le supplice du gibet.
    11. À Carthagène en Colombie, l’an 1654, la naissance au ciel de saint Pierre Claver, prêtre, dont la mémoire se fera le lendemain.
    12*. À Nagasaki au Japon, en 1628,, les bienheureux martyrs Antoine de Saint-Bonaventure, franciscain, Dominique Castellet, dominicain, tous deux prêtres, et vingt compagnons, religieux et laïcs, qui tous, même des enfants, subirent le martyre pour le Christ.
    13*. À Marseille, en 1853, le trépas du bienheureux Frédéric Ozanam. Homme d’une érudition et d’une piété remarquables, il mit sa science éminente au service de la défense et de la propagation de la foi, montra aux pauvres une charité assidue dans la Société de Saint-Vincent de Paul et, père exemplaire, fit de sa famille une église domestique.
    14*. En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : à Almeira en Andalousie, Joseph-Cécile (Boniface Rodriguez Gonzalez), Théodemire-Joachim (Adrien Sainz Sainz) et Evence-Richard (Eusèbe-Alonso Urjurra), frères des Écoles chrétiennes
    15*. En Espagne, à Alcoy en Galice, le bienheureux Marini Blanes Giner, martyr, père de famille
    16*. En Espagne, dans la région de Valence, à Paterna, le bienheureux Ismaelis Escrihuela Esteve, martyr, père de famille
    17*. En Espagne, à Villa Real en Castille, le bienheureux Pascal Fortuño Almela, prêtre franciscain et martyr
    18*. En Espagne, à Buñol, Josèphe de Saint-Jean de Dieu (Josèphe Ruano Garcia) et Dolorès de Sainte-Eulalie (Dolorès Puig Bonamy), vierges, Sœurs des Anciens abandonnés
    19*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Adam Bargielski, prêtre de Lomza et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il se livra spontanément à la Gestapo à la place de son vieux curé et, après une détention dans plusieurs camps, il fut frappé à mort par un garde.
    20*. Près de Gross-Rosen en Allemagne, en 1944, le bienheureux Ladislas Bladzinski, prêtre de la Congrégation de Saint-Michel et martyr. Arrêté sur dénonciation avec trois confrères, il fut déporté, assigné aux travaux dans une carrière de pierre et y fut précipité par un garde.

Le 9 septembre

  1. Mémoire de saint Pierre Claver, prêtre de la Compagnie de Jésus. Pendant plus de quarante ans jusqu’à sa mort en 1654 à Carthagène en Colombie, il donna tous ses soins, avec une admirable abnégation et une rare charité, aux noirs réduits en esclavage et, de sa propre main, il régénéra par le baptême du Christ près de trois cent mille d’entre eux.
    2. À Rome, au cimetière “Aux deux lauriers” sur la voie Labicane, après 203, saint Gorgon, martyr.
    3  À Rome Saint Hyacinthe, martyr
    4. Au monastère de Clonmacnoise, sur la rive du Sannon en Irlande, au VIe siècle, saint Ciaran ou Kiéran, prêtre et abbé, fondateur de ce monastère.
    5*. En Castille, au VIIe siècle, la bienheureuse Marie Toribia, surnommée de la Cabeza, épouse de saint Isidore le laboureur, qui mena avec lui une vie humble et laborieuse.
    6*. À Münster en Allemagne, l’an 1855, la bienheureuse Marie-Euthymie (Emma Hüffing), vierge, des Sœurs de la Compassion, qui servit Dieu dans les malades avec une piété, une bonté et un oubli de soi remarquables.
    7*. À York en Angleterre, en 1587, le bienheureux Georges Douglas, prêtre et martyr. Maître d’école d’origine écossaise, ordonné prêtre à Paris, il subit, sous la reine Élisabeth Ière, le supplice de la pendaison, parce qu’il avait persuadé d’autres personnes d’embrasser la foi catholique.
    8*. À Gramat dans le Quercy, en 1861, le bienheureux Pierre Bonhomme, prêtre, qui travailla d’une manière admirable aux missions populaires et à l’évangélisation des campagnes et qui fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire, à qui il confia le soin des jeunes, des malades et des nécessiteux.
    9*. À Port-Louis, dans l’île Maurice de l’Océan Indien, en 1864, le bienheureux Jacques-Désiré Laval, prêtre. Après quelques années d’exercice de la médecine, il se fit missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit et amena les noirs, récemment délivrés de l’esclavage, à la liberté des enfants de Dieu.
    10*. À Bilbao dans la province basque de Biscaye, en 1929, le bienheureux François Garate Aranguren, religieux de la Compagnie de Jésus, qui, pendant quarante-deux ans, s’acquitta, avec une humilité toute chrétienne, de l’office de portier.

Le 10 septembre

  1. À Alexandrie, en 250, saint Némésion, martyr. D’abord accusé calomnieusement de vol, il fut déféré au juge et acquitté, mais peu après, durant la persécution de Dèce, il fut dénoncé comme chrétien devant le juge Émilien qui lui fit appliquer deux fois la torture, puis le fit brûler avec des brigands, le rendant par là semblable au Sauveur crucifié entre deux bandits.
    2. Commémoraison de saint Némésianus et ses compagnons Félix, Lucius, un autre Félix, Litteus, Polyanus, Victor, Iader et Dativus. Évêques, prêtres et diacres en Afrique, quand monta la rage de la persécution, en 256-259, sous les empereurs Valérien et Gallien, ils reçurent d’abord la bastonnade pour le nom du Christ, puis furent mis aux fers et relégués aux mines. Ils achevèrent le combat de leur glorieuse confession après que saint Cyprien les eût exhortés par lettre à supporter courageusement leurs chaînes et à conserver les préceptes du Seigneur.
    3. À Constantinople, en 453, sainte Pulchérie, impératrice, qui s’appliqua à défendre et de promouvoir la vraie foi.
    4. À Novare en Ligurie, au Ve siècle, saint Agabius, évêque.
    5. À Albi, en 584, saint Salvi, évêque. Retiré du cloître, il fut malgré lui ordonné à ce siège ; quand survint une épidémie de peste, en bon pasteur, il ne voulut pas s’éloigner de la ville, mais prescrivit des prières publiques et organisa les secours.
    6. Près de Spire en Rhénanie, vers 670, la passion de saint Théodard, évêque de Tongres et martyr, assassiné alors qu’il se rendait près du roi Chilpéric.
    7*. À Avranches, vers 725, saint Aubert, évêque, grâce à qui le culte de saint Michel Archange a fleuri sur le mont Tombe.
    8*. Au monastère cistercien de Lucedio, près de Verceil dans le Piémont, en 1214, le bienheureux Ogler, abbé, homme de paix en un temps de haines et de conflits.
    9. À Tolentino dans les Marches, en 1305, saint Nicolas, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. D’une austérité très sévère, très strict pour lui-même, indulgent pour les autres, il offrait souvent à ceux qu’il confessait de faire pénitence à leur place.
    10*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Sébastien Kimura, jésuite, François Morales, dominicain, tous deux prêtres, et cinquante compagnons, prêtres, religieux, époux, catéchistes, veuves, jeunes et enfants, qui succombèrent pour le Christ à des supplices atroces sur une colline devant une foule immense.
    11. À Londres, en 1641, saint Ambroise (Édouard) Barlow, prêtre bénédictin et martyr. Pendant vingt-quatre ans, il confirma dans la foi et la piété les catholiques de la région de Lancastre ; arrêté alors qu’il prêchait le jour de Pâques, il fut emprisonné puis condamné à mort, sous le roi Charles Ier, parce que prêtre, et soumis aux supplices du gibet à Tyburn.
    12*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Gagnot, prêtre carme et martyr. Déporté sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il mourut, atteint d’une maladie putride.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org