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Consécration de l’Institut du Verbe Incarné au Sacré-Cœur de Jésus

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Messe de clôture du VII Chapitre Général

Le samedi 23 juillet a été conclu de façon officielle le Septième Chapitre Général de l’Institut du Verbe Incarné avec la Sainte Messe, présidée par le nouveau Supérieur général, p. Gustavo Nieto.

Dans son homélie, le p. Gustavo a été le porte-parole des sentiments des pères capitulaires pendant les jours du chapitre : la gratitude envers Dieu pour ses nombreux bienfaits et dons reçus de façon admirable et même inexplicable. C’était la certitude de la Présence providentielle et des délicatesses dans la petite vie de notre famille religieuse. Les pères ont vécu une forte expérience  pendant les jours du Chapitre d’avoir un même esprit, et le besoin de correspondre à toutes ces grâces avec une confiance filiale, vraie, illimitée. A la fin de la messe, le père Gustavo a aussi fait une sincère action de grâces.

Par la suite, avant la bénédiction finale nous avons consacré notre Institut au Sacré-Cœur de Jésus. Cela a été fait sous la forme d’une intronisation, par laquelle le Christ est mis, dans Sa nature humaine signe de la Miséricorde divine, à la place d’honneur de l’Institut ; entre ses mains sont déposés le gouvernement du même Institut, ses missions, ses membres, son œuvre tout entière.

Nous voudrions remercier tous les amis de notre Institut de toutes les prières offertes pour notre chapitre.

Nous remercions aussi la très Sainte Vierge Marie, Notre Dame de Lujan pour toutes les grâces reçues pendant tout ce temps.

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La miséricorde envers mon prochain

Evangile du dimanche  Lc 10, 25-37

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” La miséricorde, dit S. Augustin, est la compassion que notre coeur éprouve en face de la misère d’autrui, sentiment qui nous pousse à lui venir en aide si nous le pouvons. ” Le mot miséricorde signifie en effet un coeur rendu misérable par la misère d’autrui. Or la misère est l’opposé du bonheur ; et la béatitude ou le bonheur consiste à posséder ce que l’on veut (conformément à la justice). ” Celui-là est bienheureux, dit S. Augustin, qui a tout ce qu’il veut, et ne veut rien pour un motif mauvais. ” La misère, au contraire, consiste à subir ce que l’on ne veut pas.

Or il y a trois manières de vouloir quelque chose. 1° Par appétit naturel : ainsi tous veulent exister et vivre. 2° On veut quelque chose par choix délibéré. 3° On veut une chose non pour elle-même mais dans sa cause ; ainsi lorsque quelqu’un veut manger ce qui lui fait mal, nous disons que, d’une certaine façon, il veut se rendre malade.

Ainsi donc le motif de la miséricorde se prend du côté de la misère. Il peut consister tout d’abord en ce qui contrarie l’appétit naturel de celui qui veut, c’est-à-dire les maux destructeurs et accablants dont nous recherchons naturellement le contraire : ” La miséricorde, dit en ce sens Aristote, est la tristesse causée à la vue d’un mal destructeur et accablant. ”

En deuxième lieu, les maux dont on vient de parler suscitent davantage encore la miséricorde s’ils s’opposent à un choix volontaire libre ; de là cette remarque d’Aristote au même endroit : sont dignes de compassion ” les maux qui ont pour cause la malchance ” par exemple ” s’il nous arrive du mal là où nous espérions du bien “.

Enfin, sont encore plus dignes de compassion les maux qui vont à l’encontre de la volonté tout entière, comme c’est le cas de celui qui a toujours cherché le bien et à qui il n’arrive que du mal ; ce qui fait dire à Aristote : ” On s’apitoie surtout du malheur de celui qui souffre sans l’avoir mérité. “

Saint Thomas d’Aquin

Somme Théologique II-II

Question 30. Article 1