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MARTYROLOGE DU 11 AU 20 MAI

Le 11 mai

1.À Adrumète en Byzancène, l’an 212, saint Mavile ou Maïeul, martyr, qui fut exposé aux bêtes par le proconsul Scapula.
2. Saint Anthinini, martyr
3. À Byzance, peut-être en 311, saint Mocius, prêtre et martyr.
4. À Vienne en Gaule, vers 475, saint Mamert, évêque, qui établit dans cette ville trois jours de supplications publiques avec jeûne, avant la fête de l’Ascension du Seigneur, pour demander l’aide de Dieu et l’éloignement des calamités.
5. À Varennes au pays de Langres, au VIIIe siècle, saint Gengou.
6. À Souvigny-en-Bourbonnais, l’an 994, le trépas de saint Mayeul, abbé de Cluny. Ferme dans la foi, résolu en espérance, riche en charité pour Dieu et son prochain, il rénova un grand nombre de monastères en France et en Italie.
7*. Au monastère de Lesterp dans le Limousin, en 1070, saint Gautier, prêtre. Formé dès l’enfance au service de Dieu, abbé de chanoines réguliers, il brilla par sa douceur envers ses frères et sa charité envers les pauvres.
8*. À Monte Carnerio en Romagne, vers 1343, le bienheureux Grégoire Celli, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Rejeté du monastère par ses frères, il fut, dit-on, recueilli par des Frères Mineurs et mourut parmi eux.
9*. À York en Angleterre, l’an 1537, les bienheureux martyrs Jean Rochester et Jacques Walworth, prêtres et moines de la chartreuse de Londres. Pour avoir refusé de reconnaître la suprématie du roi Henri VIII dans le domaine spirituel, ils furent pendus par des chaînes à des pins de la ville et leurs corps demeurèrent en place jusqu’à ce que les membres se détachent.
10. À Naples, en 1716, saint François de Geronimo, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui se donna pendant plus de quarante ans aux missions populaires et au soin pastoral des abandonnés.
11. À Cagliari en Sardaigne, l’an 1781, saint Ignace de Laconi, religieux capucin, qui passa sa longue vie à quêter inlassablement sur les places de la ville et sur les quais du port pour soulager les misères des pauvres.
12. À Saïgon en Cochinchine, l’an 1847, saint Matthieu Lê Van Gam, martyr. Il fut arrêté pour avoir introduit dans la région, grâce à son bateau, des missionnaires venant d’Europe et, après un an de prison, il fut décapité en vertu d’un décret de l’empereur Thieu Tri.
**.         En Argentine, en 1905, le bienheureux Ceferino Namuncura, jeune religieux salésien (béatifié par Benoît XVI le 11 novembre 2007).

 

Le 12 mai

1.Mémoire des saints Nérée et Achille, martyrs à Rome, vers 304. Comme le rapporte le pape saint Damase, ils servaient dans l’armée au temps de Dioclétien et, poussés par la crainte, étaient prêts à exécuter les ordres impies du magistrat, mais, conquis à la foi du Christ par le courage des chrétiens, ils se convertirent au vrai Dieu, jetèrent leurs boucliers, leurs colliers, leurs javelots, quittèrent le camp et, ayant confessé le Christ, furent décapités, heureux de partager son triomphe. Leurs corps furent déposés au cimetière de Domitille, sur la voie Ardéatine.
2. Mémoire de saint Pancrace, martyr à Rome, vers 304. La tradition voit en lui un adolescent mis à mort pour la foi du Christ. Le pape saint Symmaque éleva une célèbre basilique sur sa tombe et le pape saint Grégoire le Grand veilla assez souvent à y convoquer le peuple pour en retirer le témoignage du véritable amour chrétien.
3. À Axiopolis en Mésie, saint Cyrille, qui acheva son martyre avec six compagnons.
4. À Salamine dans l’île de Chypre, en 403, saint Épiphane, évêque. D’une grande érudition en tout genre et connaissant admirablement les saintes Écritures, il ne fut pas moins admirable par la sainteté de sa vie, son zèle pour la foi catholique, sa libéralité envers les pauvres et le don de faire des miracles.
5. À Argire en Sicile, au Ve siècle, saint Philippe, prêtre, originaire de Thrace.
6. À Trèves en Rhénanie, vers 647, saint Modoald, évêque, qui fit construire ou enrichit des églises et des monastères, établit plusieurs communautés de vierges et fut enseveli auprès de sa sœur Sévéra.
7*. Au monastère de Marchiennes dans le Cambrésis, vers 688, sainte Rictrude, abbesse. Après la mort violente de son mari, Adalband, sur le conseil de saint Amand, elle reçut le voile sacré et entra au monastère où ses trois filles l’avaient précédée. Elle en devint l’abbesse et dirigea les moniales avec la plus grande rectitude.
8. À Constantinople, en 733, saint Germain, évêque, célèbre par sa science et ses vertus, qui reprit avec grande fermeté l’empereur Léon l’Isaurien de ce qu’il promulguait un édit contre les saintes images.
9. À La Calzada en Navarre, peut-être en 1109, saint Dominique, surnommé de la Chaussée, prêtre, qui construisit une route, un pont et un hospice à l’intention des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, pour faciliter leur voyage et veilla avec beaucoup de piété à leurs besoins.
10*. À Bologne en Émilie, l’an 1333, la bienheureuse Imelda Lambertini, vierge. Accueillie dès son plus jeune âge comme moniale dans l’Ordre des Prêcheurs, elle rendit l’âme soudain, à l’âge de seize ans, dès qu’elle eût reçu l’Eucharistie d’une façon merveilleuse. 
11*. À Averio au Portugal, en 1490, la bienheureuse Jeanne, vierge. Fille du roi Alphonse V, elle repoussa plusieurs projets de mariage et préféra servir Dieu dans l’Ordre des Prêcheurs, où elle fut le refuge des pauvres, des orphelins et de veuves.

Le 13 mai

1. Mémoire de Notre-Dame de Fatima au Portugal. La contemplation de cette mère très bonne dans l’ordre de la grâce, inquiète de tout ce qui s’oppose aux hommes, rassembla, au lieu dit Aljustrel, des foules de fidèles, dans la prière pour les pécheurs et dans une conversion profonde des cœurs.
2. À Maastricht sur la Meuse, vers 384, la naissance au ciel de saint Servais, évêque de Tongres, qui se battit pour la foi orthodoxe de Nicée dans plusieurs conciles où l’on disputait de la nature du Christ.
3*. À Poitiers, en 588, sainte Agnès, abbesse, qui reçut la consécration des vierges des mains de saint Germain de Paris, fut placée par sainte Radegonde comme abbesse du monastère de la Sainte-Croix et le gouverna avec piété selon la Règle de saint Césaire d’Arles.
4*. À Goriano Siccoli dans les Abruzzes, en 1439, la bienheureuse Gemma, vierge, qui vécut en recluse dans une minuscule cellule accolée à l’église, d’où elle pouvait seulement voir l’autel.
5*. À Côme en Lombardie, l’an 1465, la bienheureuse Madeleine Albrici, abbesse de l’Ordre de Saint-Augustin, qui porta avec beaucoup de soin ses sœurs à la ferveur.
6. À La Puye en Poitou, l’an 1834, saint André-Hubert Fournet, prêtre. Curé de paroisse au temps de la Révolution française, bien que proscrit, il affermit les fidèles dans la foi, puis, quand la paix fut rendue à l’Église, il fonda, avec sainte Élisabeth Bichier des Âges, l’Institut des Filles de la Croix.

Le 14 mai

1.Fête de saint Matthias, Apôtre. Il avait suivi le Seigneur Jésus depuis son baptême par Jean jusqu’au jour où la Christ fut enlevé au ciel ; aussi fut-il choisi par les Apôtres, après l’Ascension du Seigneur, pour prendre la place du traître Judas, être compté au nombre des Douze et devenir témoin de la Résurrection.
2. En Asie, vers 250, saint Maxime, qui, dans la persécution de Dèce, fut, dit-on, lapidé et rendit ainsi son âme à Dieu.
3. À Cimiez, près de Nice, au IIIe ou IVe siècle, saint Pons, martyr.
4. En Syrie, saint Victor et saint Couronne, martyrs, dont on rapporte qu’ils furent mis à mort ensemble.
5. Dans l’île de Chio, saint Isidore, martyr, qui fut, croit-on, jeté dans un puits.
6. À Aquilée en Vénétie, peut-être au IVe siècle, les saints Félix et Fortunat, martyrs.
7. En Sardaigne, commémoraison des saints Juste et Hérédine, martyrs.
8*. À Clermont en Auvergne, l’an 488, saint Aproncule.
9. À Clermont également, en 551, saint Gall, évêque, homme humble et doux, qui fut l’oncle paternel de saint Grégoire de Tours.
10*. À Lismore en Irlande, l’an 638, saint Carthage ou Mochuda, qui fut abbé de plus de huit cents moines et fonda le siège épiscopal de Lismore.
11*. Au monastère de Fontenelle en Gaule occidentale, l’an 674, saint Érembert. Entré dans ce monastère au temps du fondateur saint Wandrille, il fut nommé évêque de Toulouse, mais renonça à sa charge et revint finir ses jours dans son monastère.
12*. À Santarem au Portugal, en 1605, le bienheureux Gilles de Vouzela, prêtre. Enseignant la médecine à Paris, il abandonna une vie dissolue pour entrer dans l’Ordre des Prêcheurs ; il y passa le reste de ses jours dans les larmes, la prière et la pénitence, repoussant toutes les tentations.
13*. À Sainte-Marie des Bois dans l’Indianapolis, aux États-Unis d’Amérique, en 1865, la saint- Théodore Guérin (Anne-Théodore). Née à Étables-sur-Mer, en Bretagne, elle fonda la Congrégation des Sœurs de la Providence, toujours confiante en la divine Providence, même dans les plus grandes difficultés. (canonisé le 15 octobre 2006 par Benoît XVI)
14. À Bétharram dans les Pyrénées, en 1863, saint Michel Garricoïts, prêtre. Poussé par un grand zèle apostolique, il fonda la Société des prêtres missionnaires du Sacré-Cœur et l’étendit jusqu’aux régions lointaines d’Amérique latine.
15. À Nizza Monferrato dans le Piémont, en 1881, sainte Marie-Dominique Mazzarello, vierge. Avec saint Jean Bosco, elle fonda l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice pour l’éducation des jeunes filles pauvres, qu’elle dirigea avec humilité, prudence et charité.

Le 15 mai

1. À Lampsaque dans l’Hellespont, peut-être en 251, la passion des saints martyrs Pierre, André, Paul et Denise.
2. En Auvergne, probablement vers 260, les saints martyrs Cassius et Victorin, qui auraient été mis à mort sous Chrocus, chef païen des Alamans.
3. En Sardaigne, peut-être au IVe siècle, saint Simplice, prêtre.
4*. À Larissa en Thessalie, au IVe siècle, saint Achille, surnommé le Thaumaturge, évêque, qui participa au premier Concile œcuménique de Nicée et, avec un zèle admirable signalé par toutes les vertus, évangélisa la population païenne.
5*. À Autun, au IVe siècle, saint Rhétice, évêque, que saint Augustin appelle un homme de Dieu, un prélat de grande autorité dans l’Église, et saint Jérôme, un excellent commentateur de l’Écriture sainte.
6. En Éthiopie, vers 535, saint Cabeb ou Elesbaan, roi. Il combattit les ennemis du Christ, qui avaient causé le martyre des chrétiens de Négranèse et, au temps de l’empereur Justin, il envoya, dit-on, à Jérusalem son diadème royal et, menant la vie monastique, comme il en avait fait le vœu, il s’endormit dans le Seigneur.
7. À Septempeda dans le Picenum, peut-être au VIe siècle, saint Séverin, évêque, dont la ville prit ensuite le nom.
8*. À Bingen, sur le Rhin près de Mayence, au IXe siècle, saint Rupert, duc, qui construisit plusieurs églises et hôpitaux pour les pauvres et les malades. Après un pèlerinage aux tombeaux des Apôtres, il se résolut à vivre dans la retraite et s’endormit dans le Seigneur, âgé seulement de dix-neuf ans.
9. À Cordoue en Andalousie, l’an 855, saint Witesinde, martyr. La peur des Maures lui avait fait abandonner la foi chrétienne, mais quand, peu après, il refusa de pratiquer leur religion en public, il fut mis à mort.
10. À Madrid, vers 1130, saint Isidore, le laboureur. Avec son épouse, la bienheureuse Turibia, il travailla la terre avec ardeur et recueillit avec patience davantage les fruits du ciel que ceux de la terre, offrant le modèle d’un paysan chrétien très pieux.
11*. À Aix-en-Provence, en 1450, le bienheureux André Abellon, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui restaura la discipline régulière dans les couvents où il fut envoyé et où il montra de la générosité pour les autres et de l’austérité pour lui-même.
**        En Pologne, en 1650, la bienheureuse Sofia Czeska Maciejowska veuve, elle se mit au service des nécessiteux et elle fonda la première école pour filles pour les préparer à une vie indépendante. Elle  fonda la Congrégation des Vierges de la Présentation.  (béatifiée le 15 juin 2013 par le pape François)

Le 16 mai

1.À Uzale en Afrique proconsulaire, commémoraison des saints martyrs Félix et Gennade.
2. À Osime dans le Picenum, les saints martyrs Florent et Dioclétien.
3. En Perse, l’an 375 ou 376, les saints martyrs Abdas et Ébed-Jésus, évêques, mis à mort sous le roi Sapor II avec trente-huit compagnons.
4. À Bouhy sur le territoire d’Auxerre, peut-être au IIIe siècle, la passion de saint Pèlerin, martyr, vénéré comme le premier évangélisateur et évêque de la cité.
5. Commémoraison de saint Possidius, évêque de Calamo en Numidie, qui fut le disciple et l’ami fidèle de saint Augustin qu’il assista à sa mort et dont il écrivit la vie remarquable. Chassé de sa cité par le roi arien Genséric, il mourut à une date incertaine, après 437.
6. À Troyes, vers 540, saint Fale, ou Fidole, prêtre. Fait prisonnier de guerre en Auvergne, par le roi d’Austrasie, Thierry, et emmené en Champagne, il fut racheté par l’abbé saint Aventin, qui le forma au service de Dieu et l’établit abbé à sa place.
7. En Irlande, vers 577, saint Brendan, abbé de Clonfert et propagateur valeureux de la vie monastique, devenu le héros d’exploits fabuleux racontés dans la célèbre Navigation de saint Brendan.
8. À Amiens, vers 600, saint Honoré, évêque.
9*. Au pays de Galles, vers le VIe siècle, saint Carantec, abbé de Cardigan, célébré aussi en Irlande, en Cornouailles et en Bretagne.
10. En Palestine, l’an 616, la passion de quarante-quatre saints moines qui furent massacrés et mis en pièces, sous le règne de l’empereur Héraclius, par des Sarrasins qui firent irruption dans la laure de Saint-Sabas.
11. Saint Germain à Toulouse, évêque
12. À Gubbio en Ombrie, l’an 1160, saint Ubald, évêque, qui travailla à restaurer la vie commune de ses clercs.
13*. À Fermo dans les Marches, vers 1215, saint Adam, abbé du monastère de Saint-Sabin.
14. À Bordeaux, en 1215, le trépas du bienheureux Simon Stock, prêtre. D’abord ermite en Angleterre, il entra dans l’ordre des Carmes, qu’il dirigea admirablement. Célèbre par sa dévotion singulière envers la Vierge Marie, il mourut en visitant les couvents de son Ordre en France.
15. À Janov, près de Pinsk sur le Pripet, aux confins de la Pologne, en 1657, saint André Bobola, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Il travailla avec énergie à l’union des chrétiens, mais il dut subir toutes sortes d’injures et de coups et finalement, enlevé par des soldats et horriblement mutilé, il donna volontiers, avec son sang, le témoignage suprême de la foi.
16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Michel Wozniak, prêtre de Varsovie et martyr. Sous le régime nazi que subit la Pologne pendant la Seconde guerre mondiale, il fut déporté et mourut épuisé par les sévices qui lui furent infligés.
17*. À Drohobych en Ukraine, l’an 1946, le bienheureux Vital-Vladimir Bajrak, prêtre de l’Ordre de Saint-Josaphat et martyr, qui fut détenu dans la prison de cette ville à cause de sa foi et y mourut.
**        En Roumanie, en 1954 , le bienheureux Vladimir Ghika, martyr, prince roumain d’origine orthodoxe qui se convertit au catholicisme romain et fut ordonné prêtre. Diplomate du Saint-Siège, fondateur d’hospices, adversaire du nazisme comme du communisme, il fut arrêté à près de 80 ans et mourut en prison.  (béatifié le31 aout 2013 par le pape François)

Le 17 mai

1.À Alexandrie, saint Adrion, martyr.
2. À Rome, au cimetière de Basilla, sur la voie Salarienne ancienne, saint Victor, martyr.
3. À Noviodunum en Mésie, les saints martyrs Héraclius et Paul.
4. Commémoraison de sainte Restitute, vierge et martyre en Afrique proconsulaire, dont le culte s’est étendu sur les côtes de la Méditerranée.
5. A Vercelli en Ligurie, translation de Saint Emilianin, évêque
6. À Villa Réal, près de Valence en Espagne, l’an 1592, saint Pascal Baylon, religieux de l’Ordre des Mineurs, qui se montra toujours empressé et bienveillant envers tous et ne cessa de vénérer avec un ardent amour le mystère de la Sainte Eucharistie.
7. À Kweyang, dans la province chinoise de Guizhou, en 1834, saint Pierre Liu Wenuyan, martyr. Ayant reçu la foi et le baptême quand il était jeune homme, il se fit à son tour catéchiste. Arrêté une première fois, il fut exilé en Tartarie. Au bout de dix-huit ans, il revint dans sa patrie où, arrêté une seconde fois, il fut condamné à être étranglé, à cause du nom du Christ.
8*. À Casoria près de Naples, en 1929, sainte Julie Salzano, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs Catéchistes du Sacré-Cœur de Jésus pour enseigner la doctrine chrétienne et répandre la dévotion à l’Eucharistie.  (canonisée le 17 octobre 2010 par Benoît XVI)
9*. À Orgasolo en Sardaigne, l’an 1935, la bienheureuse Antonie Mesina, vierge et martyre. Dévouée aux œuvres de l’Église, elle défendit sa chasteté jusqu’à la mort, à l’âge de seize ans.
10*. Au camp de travaux forcés d’Oserlag, près d’Irkoutsk en Sibérie, l’an 1952, le bienheureux Ivan Ziatyk, prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur et martyr. Supérieur du couvent de Ternopol, il fut arrêté par la police secrète soviétique et déporté en Sibérie, où il succomba à d’horribles tortures.

Le 18 mai

1.Mémoire de saint Jean Ier, pape et martyr. Envoyé à Constantinople auprès de l’empereur Justin par le roi arien Théodoric, il fut le premier des évêques de Rome à célébrer solennellement la messe de Pâques dans l’église de Sainte Sophie ; à son retour, il fut suspecté par le roi Théodoric et indignement jeté en prison à Ravenne, où la faim et la soif le firent bientôt succomber glorieusement en 520.
2. À Salone en Dalmatie, l’an 299, saint Félix, martyr, victime de la persécution de Dioclétien.
3. À Alexandrie, vers 303, la passion de saint Dioscore, martyr. Fils de lecteur de la cité de Cynopolis, il fut arrêté, interrogé et, pour avoir refusé de sacrifier aux dieux, après des tourments nombreux et variés, fut décapité, achevant ainsi son martyre.
4. À Alexandrie également, vers la même époque, les saints martyrs Potamon, Ortaise, Sérapion, prêtres, et leurs compagnons.
5. À Ancyre en Galatie, vers 303, les saints martyrs Théodule et Thécuse, sa tante paternelle, Alexandra, Claudie, Phaina, Euphrasie, Matrone et Julitte, vierges. Celles-ci, livrées d’abord par le gouverneur à la prostitution, furent ensuite plongées dans un étang, chacune avec une pierre au cou. Théodote fut à son tour torturée et décapitée.
6*. Au pays d’Argovie chez les Suisses, au XIIe siècle, le bienheureux Burchard, prêtre. Curé de la paroisse de Beinwill, il se donna assidûment au service pastoral du troupeau qui lui était confié.
7. À Upsal en Suède, l’an 1161, saint Éric IX, roi et martyr. Il s’employa à gouverner le peuple dans son royaume avec sagesse et à protéger les droits des femmes, il envoya saint Henri comme évêque en Finlande pour y propager la foi du Christ et enfin, attaqué par les Danois alors qu’il assistait à la messe, il tomba sous les coups de ses ennemis.
8*. À Toulouse, en 1369, le bienheureux Guillaume, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.
9. À Rome, en 1587, saint Félix de Cantalice, religieux capucin, d’une austérité et d’une simplicité admirables. Pendant quarante ans, il exerça l’office de quêteur, semant autour de lui la paix et la charité.
10*. À Trèves en Rhénanie, l’an 1918, la bienheureuse Blandine (Marie-Madeleine Merten), vierge ursuline, qui joignit à la vie contemplative la charge de la formation humaine et chrétienne des jeunes filles et des adolescentes.
11*. À Hartheim, près de Linz en Autriche, l’an 1942, les bienheureux martyrs Stanislas Kubski, prêtre de Gniezno, et Martin Oprzadek, prêtre franciscain. Le premier, arrêté dès le début de la guerre par l’occupant nazi de la Pologne, en raison de son activité apostolique, fut déporté d’abord aux carrières de Buchenwald, puis au camp de concentration de Dachau. Avec le second, déporté au même camp, il était chargé du convoi des invalides à la mort. Tous deux furent conduits en même temps à la chambre à gaz.

Le 19 mai

1. À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 230, saint Urbain Ier, pape, qui, après le martyre de saint Calliste, dirigea fidèlement l’Église romaine pendant huit ans.
2. Au même endroit, vers 304, les saints martyrs Parthène et Calogère, qui, sous l’empereur Dioclétien, rendront au Christ un beau témoignage.
3*. À Arras, en 728, saint Hadulphe, évêque d’Arras et de Cambrai, auparavant abbé de Saint-Vaast.
4. À Cantorbéry en Angleterre, l’an 988, saint Dunstan, évêque. D’abord abbé de Glastonbury, il y restaura la vie monastique et la propagea au-delà. Sur le siège épiscopal de Worcester, puis de Londres et enfin de Cantorbéry, il travailla à promouvoir une règle commune pour les moines et les moniales.
5*. À Florence en Toscane, l’an 1246, la bienheureuse Humilienne, du Tiers-Ordre de Saint-François. Maltraitée par son mari, elle fut recommandable par sa patience et sa douceur ; devenue veuve, elle se livra tout entière à la prière et aux œuvres de charité.
6. Au château de Fumone, près d’Alatri dans le Latium, en 1296, la naissance au ciel de saint Pierre Célestin. Alors qu’il menait une vie d’ermite dans les Abruzzes, la renommée de sa simplicité et de ses miracles le firent élire comme pontife romain à l’âge de quatre-vingts ans. Il prit le nom de Célestin V, mais il abdiqua la même année, préférant revenir à sa solitude. Il termina sa vie, enfermé dans un château, entièrement isolé du monde.
7. Près de Tréguier en Bretagne, l’an 1303, saint Yves, prêtre, qui, dans sa charge d’official, rendit la justice sans faire acception de personnes, favorisa la concorde, défendit pour l’amour du Christ les causes des orphelins, des veuves et des pauvres et accueillit chez lui les miséreux.
8*. À Sienne en Toscane, l’an 1309, le bienheureux Augustin, surnommé Nouveau, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui recherchait la vraie humilité et aimait l’observance religieuse.
9*. À Grenade en Andalousie, l’an 1397, les bienheureux martyrs Jean de Cetina, prêtre, et Pierre de Dueñas, religieux de l’Ordre des Mineurs Conventuels, qui furent mis à mort de la main même du roi des Maures pour avoir confessé la foi du Christ.
10*. À Suzuta au Japon, en 1619, le bienheureux Jean Martinez, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et martyr, qui succomba en prison pour le Christ.
11*. À Londres, en 1651, le bienheureux Pierre Wright, prêtre et martyr. Après avoir adhéré à la foi catholique, il fut admis dans la Compagnie de Jésus et ensuite ordonné prêtre. Au temps de la République, à cause de son sacerdoce, il fut pendu à la potence de Tyburn.
12. À Fucecchio en Toscane, l’an 1740, saint Théophile de Corte, prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui propagea beaucoup les maisons de retraite des Frères et montra une grande piété envers la Passion du Seigneur et la Vierge Marie.
13. À Rome, en 1750, saint Crispin de Viterbe, religieux capucin, qui, en allant faire la quête à travers les villages de montagne, enseignait aux gens de la campagne les rudiments de la foi.
14*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste-Xavier (Jean-Louis Loir), prêtre capucin et martyr. Durant la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu inhumainement, malgré ses quatre-vingts ans, sur un bateau négrier et on le trouva mort à genoux.
15*. À Carthagène en Colombie, l’an 1924, la sainte Marie-Bernarde (Vérine Bütler), vierge, d’origine suisse, qui fonda la Congrégation des Sœurs Missionnaires franciscaines de Marie Auxiliatrice. (canonisée le 12 octobre 2008 par B 16)
16*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Joseph Czempiel, prêtre de Katowice et martyr. Curé en Silésie, arrêté par l’occupant nazi à cause de son ministère et déporté en Allemagne, après des tortures supportées avec une patience héroïque, il fut conduit à la chambre à gaz.
**        A Madagascar, en 1919, le bienheureux Raphaël-Louis Rafiringa religieux des Écoles chrétiennes. (béatifié le 7 juin 2009 par benoît XVI)

Le 20 mai

1.Mémoire de saint Bernardin de Sienne, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Par sa parole et son exemple, à travers bourgs et villes d’Italie, il annonça l’Évangile au peuple, diffusa la dévotion au saint nom de Jésus et poursuivit inlassablement sa mission de prédicateur avec de grands résultats jusqu’à son dernier jour à L’Aquila dans les Abruzzes, en 1444.
2. Commémoraison de sainte Lydie, la marchande de pourpre de Thyatire, qui, à Philippes de Macédoine, fut la première dans cette ville à croire à l’Évangile, après la prédication de l’Apôtre saint Paul.
3. À Ostie, aux bouches du Tibre, saint Aurée, martyre.
4. À Nîmes, saint Baudile, martyr.
5. À Égée en Cilicie, saint Thalalée, martyr.
6*. À Cagliari en Sardaigne, l’an 370, saint Lucifer, évêque. Défenseur intrépide de la foi de Nicée, il eut beaucoup à souffrir et fut envoyé en exil par l’empereur Constant. Revenu enfin à son Église, il mourut confesseur de la foi.
7*. À Toulouse, vers 400, saint Hilaire, évêque, qui construisit une petite basilique de bois sur le tombeau de son prédécesseur, saint Saturnin.
8. À Bourges, vers 624, saint Outrille (Austrégisile), évêque, qui se montra ministre de la charité, surtout pour les pauvres, les orphelins, les malades et les condamnés à mort.
9. À Brescia en Lombardie, au VIIe siècle, saint Anastase, évêque.
10. À Pavie, également en Lombardie, vers 744, saint Théodore, évêque, qui, durant la guerre entre les Francs et les Lombards, dut s’exiler.
11*. À Castaneto en Toscane, au XIIe siècle, le bienheureux Guy de Gherardesca, ermite.
12*. À Pérouse en Ombrie, l’an 1501, la bienheureuse Colombe ou Angèle, vierge, sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui s’appliqua à promouvoir la paix dans la cité divisée par les factions.
13. À Séoul en Corée, l’an 1839, saint Protais Chong Kuk-bo, martyr. Quand se déchaîna la persécution, il abandonna la foi, mais se reprit, se déclara chrétien et, en prison, dans les tortures, il professa sa foi jusqu’à la mort.
14*. À Botticino Sera, près de Brescia en Lombardie, l’an 1912, saint Archange Tadini, prêtre, qui eut à cœur de défendre les droits et la dignité des ouvriers et fonda la Congrégation des Sœurs ouvrières de la sainte maison de Nazareth, avec le souci premier de la justice sociale. (canonisé le 26 avril 2009 par Benoît XVI))
15*. A Milan en Lombardie, Bienheureux Louis Talamoni, prêtre, Italie
**.         En Hollande, en 1903, la bienheureuse Josepha Hendrina Stenmanns co-fondatrice allemande des sœurs missionnaires servantes du Saint Esprit (béatifiée par Benoît XVI le 29 juin 2008).
**        En Argentine, en 1932, la bienheureuse María Crescencia Pérez religieuse de la congrégation des filles de la Vierge du Jardin. (béatifiée le 17 novembre 2012 par Benoît XVI).

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 AVRIL

Le 11 avril

1. Mémoire de saint Stanislas, évêque de Cracovie et martyr. Au milieu des troubles de son temps, il fut un défenseur sans relâche de la civilisation et des mœurs chrétiennes, il gouverna son Église en bon pasteur, vint en aide aux pauvres, visita chaque année son clergé, enfin, en 1097, il fut assassiné, alors qu’il célébrait les saints mystères, par le roi Boleslas, à qui il avait reproché sa conduite scandaleuse.
2. Commémoraison de saint Antipas, le témoin fidèle, qui fut mis à mort à Pergame en Asie, pour le nom de Jésus, comme le dit saint Jean dans l’Apocalypse.
3. Commémoraison de saint Philippe, évêque de Gortyne en Crète. À l’époque des empereurs Marc-Antoine Verus et de Lucius Aurèle Commode, il protégea l’Église qui lui était confiée de la fureur des païens et des pièges des hérétiques. Il mourut vers 180.
4. À Samone en Dalmatie, saint Domnion, évêque et martyr, dont on rapporte qu’il fut mis à mort dans la persécution de Dioclétien, en 304.
5. Près de Gaza en Palestine, vers 540, saint Barsanuphe, anachorète. D’origine égyptienne, d’une austérité de vie extraordinaire, rempli du don de conseil, il ne communiquait avec les autres que par écrit.
6. À Spolète en Ombrie, vers 500, saint Isaac, moine, venu de Syrie, fondateur du monastère de Monteluco, dont le pape saint Grégoire le Grand a rappelé les vertus.
7*. En Calabre, l’an 1119, le bienheureux Latuin, compagnon de saint Bruno et son successeur, qui fut un excellent interprète de l’esprit du fondateur dans l’établissement des monastères de l’Ordre de la Chartreuse.
8*. Près de Coimbra au Portugal, en 1229, la bienheureuse Sancie, vierge, fille du roi Sanche Ier, qui fonda le monastère de moniales cisterciennes de Cellas et y prit elle-même l’habit religieux.
9*. À Cuneo dans le Piémont, vers 1495, le bienheureux Ange de Chivasso, prêtre de l’Ordre des Mineurs, d’une doctrine, d’une prudence et d’une charité remarquables.
10*. À Londres, en 1608, le bienheureux Georges Gervase, prêtre de l’Ordre de Saint-Benoît et martyr. Élevé au collège anglais de Douai, il revint en Angleterre après son ordination sacerdotale, sous le roi Jacques Ier, et bien que deux fois capturé dans le temps où il exerça son ministère pastoral, il demeura fidèle à la foi catholique jusqu’à la potence.
11. À Lucques en Toscane, l’an 1905, sainte Gemma Galgani, vierge. Remarquable par sa contemplation de la Passion du Seigneur et sa patience à supporter les douleurs, elle acheva une vie angélique le Samedi saint, à l’âge de vingt-cinq ans.
12*. À Lucques également, en 1914, la bienheureuse Hélène Guerra, vierge, qui fonda la Congrégation des Oblates du Saint-Esprit pour l’éducation des jeunes filles et invita de manière admirable les fidèles à coopérer avec l’Esprit Saint dans l’économie du salut.
13*. Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecim), près de Cracovie en Pologne, l’an 1942, le bienheureux Symphorien Ducki, religieux capucin et martyr. Sous l’occupation de son pays par les troupes du régime nazi, il fut arrêté avec les autres religieux de son couvent, plongé plusieurs fois dans l’eau glacée et enfin massacré par les vigiles du camp.

Le 12 avril

1. À Fermo dans les Marches, sainte Vissia, vierge et martyre.
2. À Rome, au cimetière de Calépode, au troisième mille sur la voie Aurélienne, en 352, la mise au tombeau du pape saint Jules Ier, qui garda fermement la foi catholique, alors que sévissaient les ariens, prit la défense de saint Athanase contre les attaques de ses ennemis, l’accueillit quand il fut exilé et prit soin de convoquer dans cette affaire le Concile de Sardique.
3. À Vérone en Vénétie, vers 372, saint Zénon, évêque, dont les travaux et la prédication conduisirent la ville au baptême.
4. En Cappadoce, l’an 372, saint Sabas le Goth, martyr. Alors qu’Athanaric, roi des Goths, poursuivait les chrétiens, parce qu’il refusait les aliments immolés aux idoles, il subit de cruels tourments et fut jeté dans un fleuve, le troisième jour après la célébration de la Pâque.
5. À Gap en Provence, après 517, saint Constantin, évêque.
6. À Pavie en Lombardie, l’an 697, saint Damien, évêque, dont la lettre sur la foi orthodoxe au sujet de la volonté et de l’opération dans le Christ fut lue au troisième Concile de Constantinople.
7*. À Parion dans l’Hellespont, en 735, saint Basile, évêque, qui, à cause du culte des saintes images, endura les verges, les chaînes et l’exil.
8*. Dans le Ponthieu, en 742, saint Erkembode, abbé de Sithiu, qui succéda à saint Bertin et fut en même temps évêque de Thérouanne.
9*. Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1050, saint Alfier, fondateur et premier abbé de ce monastère. Auparavant conseiller de Guimard, duc de Salerne, il devint à Cluny disciple de saint Odilon et apprit avec exactitude l’observance de la vie monastique.
10*. Au monastère de Belém près de Lisbonne, au XIVe siècle, le bienheureux Laurence (Lauréntii), prêtre de l’Ordre de Saint-Jérôme, vers qui accouraient en grand nombre les pénitents, en raison de sa profonde piété.
11. À Los Andes au Chili, en 1920, sainte Thérèse de Jésus (Jeanne Fernandez Solar), vierge. Novice chez les Carmélites déchaussées, elle offrit à Dieu sa vie, comme elle le disait, pour le monde pécheur, et mourut du typhus dans sa vingtième année.
12. À Naples, en 1927, saint Joseph Moscati. Médecin, il accomplit une œuvre d’assistance quotidienne et infatigable aux malades, sans aucune relâche, sans demander le moindre argent aux pauvres, et en soignant les corps, il se souciait aussi des âmes avec beaucoup de charité
13. À San José, sur le territoire de Chilpancingo au Mexique, en 1927, saint David Uribe, prêtre et martyr, qui pendant la persécution religieuse en ce pays, fut tué d’un coup de revolver dans la nuque.

Le 13 avril

1. Mémoire de saint Martin Ier, pape et martyr. En un temps difficile, il condamna dans un Concile au Latran l’hérésie des partisans d’une volonté unique dans le Christ ; sur l’ordre de l’empereur Constant II, l’exarque Calliope donna l’assaut à la basilique du Latran et arracha le pape de son siège. Le pontife fut conduit à Constantinople, où il fut gardé étroitement au secret en prison, enfin relégué en Chersonèse, où, après deux ans environ, en 656, il vit la fin de ses tribulations pour la défense de la foi catholique.
2. À Pergame en Asie, au IIe siècle, les saints martyrs Carpe, évêque de Thyatire, Papyle, diacre, sa sœur Agathonique, et beaucoup d’autres, qui reçurent la couronne du martyre pour avoir généreusement confessé le Christ.
3. À Ravenne en Flaminie, l’an 398, saint Ours, évêque, qui déplaça de Classis dans la ville le siège épiscopal, fit le jour de Pâques la dédicace de la cathédrale sous le titre de l’Anastasis, et le même jour de Pâques d’une autre année, passa lui-même à la gloire du Christ ressuscité.
4. À Tarragone en Espagne, l’an 586, saint Herménégilde, martyr. Fils du roi arien des Wisigoths Léovigild, il fut converti à la foi catholique par l’évêque saint Léandre, et ne se laissa fléchir ni par les faveurs ni par les menaces de son père, qui, irrité, le priva du règne et le fit enfermer dans une étroite prison. Au moment des fêtes pascales, ayant refusé de recevoir la communion des mains d’un évêque arien, il fut frappé à mort d’un coup de hache, sur l’ordre de son père.
5*. Au monastère de La Capelle près de Wast, au pays de Boulogne, en 1113, la bienheureuse Ida. Veuve du comte de Boulogne Eustache, elle s’illustra par sa libéralité envers les pauvres et son zèle pour la beauté de la maison de Dieu.
6*. À Ménévie au pays de Galles, en 1124, saint Caradoc, prêtre et ermite. Joueur de harpe à la cour du roi Rhys, il abandonna ce prince quand il vit qu’il aimait mieux les chiens que les hommes, et il apprit de l’abbé Teila à servir Dieu.
7*. Au monastère cistercien de La Ramée dans le Brabant, vers 1260, la bienheureuse Ida, vierge, qui souffrit beaucoup de la part de son père, avant de pouvoir entrer dans la vie religieuse, où, par l’austérité de sa vie, elle imita dans son corps le Christ souffrant.
8*. Au monastère de Font Avellane en Ombrie, l’an 1294, le bienheureux Albertin, ermite et prieur d’une communauté d’ermites, qui préféra aux honneurs la solitude, et s’employa à réconcilier des cités qui se battaient entre elles.
9*. À Città di Castello, également en Ombrie, l’an 1320, la bienheureuse Marguerite, vierge, Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique. Née aveugle, naine et difforme, abandonnée par ses parents, elle garda toute sa vie un cœur confiant dans le nom de Jésus.
10*. À Rochester en Angleterre, l’an 1590, les bienheureux François Dickenson et Milon Gérard, prêtres et martyrs. Du collège anglais de Reims, ils rentrèrent dans leur patrie pour y exercer en cachette leur ministère sacerdotal ; pour ce motif, ils furent condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, par pendaison et autres supplices habituels.
11*. À York, également en Angleterre, l’an 1642, les bienheureux Jean Lockwood et Édouard Catherick, prêtres et martyrs, sous le roi Charles Ier. Le premier, âgé de quatre-vingt-sept ans, qui avait déjà échappé deux fois à la peine capitale, fut derechef condamné à mort en raison de son sacerdoce. Il voulut précéder à la potence son compagnon plus jeune et troublé, pour lui communiquer le courage du martyre.
12*. À l’île de la Réunion, en 1867, le bienheureux Scubilion (Jean-Bernard Rousseau), frère des Écoles chrétiennes, qui, sans relâche, instruisit les enfants et apporta secours aux pauvres et espérance aux esclaves.
13. À Totoclan, dans la région de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Sabas Rayes, prêtre et martyr, qui durant la persécution en ce pays, fut arrêté après avoir célébré un baptême, puis torturé et fusillé dans le cimetière.
**        En Italie, en 1822, le bienheureux Serafino Morazzone, prêtre (béatifié le 26 juin 2011 par Benoît XVI)
**        En Italie, en 1945, le bienheureux Rolando Rivi, martyr tué, alors qu’il avait 14 ans, par haine de sa foi,   (beatifié 5 octobre 2013 par le pape François)

Le 14 avril

1. À Rome, au cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, les saints martyrs Tiburce, Valérien et Maxime.
2. À Antioche de Syrie, au IVe siècle, les saintes martyres Bernice et Prosdocé, vierges, avec leur mère Domine. Au temps de la persécution, pour échapper à leurs poursuivants qui en voulaient à leur pudeur, elles cherchèrent leur salut dans la fuite et trouvèrent enfin leur martyre dans le fleuve.
3. Dans le désert de Nitrie en Égypte, au IVe siècle, saint Fronton, abbé, qui se retira dans ce désert avec environ soixante-dix compagnons.
4*. À Elphin en Irlande, au Ve siècle, saint Asicus, évêque, dont on dit qu’il fut disciple de saint Patrice et premier évêque de cette Église.
5. À Alexandrie, en 476, sainte Thomaïde, martyre de la chasteté.
6*. À Lyon, vers 688, saint Lambert, évêque, qui fut auparavant moine puis abbé de Fontenelle.
7*. À Montemarano en Campanie, au XIe ou XIIe siècle, saint Jean, évêque, qui, dit-on, travaillait lui-même à défricher la terre pour nourrir les pauvres et montrer aux clercs un moyen de se sanctifier.
8*. Au monastère de Tiron près de Chartres, en 1117, saint Bernard, abbé, qui mena d’abord une vie d’ermite en divers endroits, en forêt et à l’île Chausey, mais, des disciples venant à lui en foule, il se fixa avec eux dans la forêt de Tiron, les forma et les conduisit à la perfection selon l’Évangile.
9*. À Avignon, en 1184, saint Bénezet (Benoît), jeune berger, grâce à qui, avec l’aide du Seigneur, fut construit sur le Rhône un pont très utile aux habitants de la ville. Il mourut à dix-neuf ans et son corps fut déposé sur le pont.
10*. À Tuy en Galice, l’an 1246, le bienheureux Pierre Gonzalez, appelé Telme par les marins, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs. Il devint aussi humble qu’il avait recherché la gloire et se dépensa pour venir en aide aux miséreux, surtout aux marins et pêcheurs.
11*. À Schiedam en Hollande, l’an 1453, sainte Lidwine, vierge, qui supporta avec patience pendant presque toute sa vie les infirmités corporelles pour la conversion des pécheurs et la libération des âmes.
12*. À Cuevas de Vinroma en Espagne, l’an 1937, la bienheureuse Isabelle Calduch Rovira, vierge, clarisse capucine et martyre, victime de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.

Le 15 avril

1. En Thrace, entre 117 et 137, les saints martyrs Théodore et Pausilype, dont on rapporte qu’ils souffrirent sous l’empereur Adrien.
2. À Myre en Lycie, saint Crescent, qui acheva son martyre par le feu.
3. Au Mont d’Or dans le Picenum, saint Maron, martyr.
4. À Saint-Pierre de Rome, commémoraison de saint Abondius, qui, au témoignage du pape saint Grégoire le Grand, fut un humble et fidèle gardien de cette église au VIe siècle.
5. Au pays de Coutances, vers 565, le trépas de saint Paterne (Pair ou Pern) évêque d’Avranches, qui fonda beaucoup de monastères et fut élu à l’épiscopat à l’âge de soixante-dix ans. Il mourut en se rendant au monastère de Sciscy, où il fut inhumé. Avec lui est commémoré son compagnon saint Scubilion, mort le même jour et inhumé avec lui à Sciscy.
6*. À Landelle, près de Vire au diocèse de Bayeux, au VIe siècle, saint Ortaire, abbé, adonné aux austérités et à la prière, et assidu à soigner les malades et soulager les pauvres.
7*. À Avignon, en 1607, le bienheureux César de Bus, prêtre. Détourné d’une vie mondaine, il se dépensa dans la prédication et la catéchèse et fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, pour qu’ils rendent gloire à Dieu par la formation des fidèles.
8*. À Kalawao, dans l’île de Molokai en Océanie, l’an 1889, saint Damien de Veuster, prêtre de la Congrégation des Missionnaires des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, qui se dévoua tellement de tout son cœur au service des lépreux qu’il contracta lui-même la lèpre et en mourut. (canonisé le 11 octobre 2009 par Benoît XVI)

Le 16 avril

1. À Corinthe, au IIIe ou au IVe siècle, les saints martyrs Léonide et sept compagnes, qui, après avoir enduré divers supplices, furent noyés dans la mer.
2. À Saragosse en Espagne, commémoraison de saint martyr Optat et dix-sept compagnons, qui, au début du IVe siècle, durant la persécution de Dioclétien, furent cruellement tourmentés, tous ensemble, et mis à mort. Le poète Prudence a décrit en vers leur glorieux martyr.
3. À Saragosse, en Espagne, Saint Engrace, vierge et martyr, subit des tourments cruels et variés, mais survécut, portant dans son corps les traces de ses plaies.
4. On commémore avec eux les saints martyrs Caïus et Crémence, victimes de la même persécution, ainsi que sainte Engrace, vierge, qui subit des tourments cruels et variés, mais survécut, portant dans son corps les traces de ses plaies.
5. À Astorga, au royaume des Suèves en Espagne, au Ve siècle, saint Turibio, évêque, qui, avec l’aide du pape saint Léon le Grand, se mit en devoir de s’opposer avec force à la secte des priscillianistes qui se développait en Espagne.
6. À Braga au Portugal, vers 668, saint Fructueux, évêque, qui fut d’abord moine et fondateur de monastères, puis évêque et abbé de Dume, enfin établi par les Pères du dixième Concile de Tolède évêque métropolitain de Braga ; il gouverna avec prudence son Église en même temps que ses monastères.
7*. En Écosse, l’an 1116, saint Magnus, martyr. Fils d’un viking, prince des Orcades, il fut d’abord pirate, mais embrassa bientôt la foi chrétienne. Échappant à l’emprise du roi de Norvège et à ses raids sur les côtes, il vécut comme un pénitent, puis, devenu à son tour prince des Orcades, il partagea le pouvoir avec son cousin Haakon, mais, celui-ci se saisit de lui, désarmé, dans une église et le fit traîtreusement assassiner.
8*. À Sebourg dans le Hainaut, vers 1186, saint Druon (Drogon). À la recherche d’une vie simple et solitaire, comme berger de troupeaux puis comme pèlerin, il vécut pour Dieu seul.
9*. À Broni en Lombardie, l’an 1249, saint Contard, pèlerin, qui choisit de vivre dans la plus grande pauvreté et, faisant route vers Compostelle, fut arrêté en ce lieu par la maladie et y mourut.
10*. À Sienne en Toscane, l’an 1305, le bienheureux Joachim, religieux de l’Ordre des Servites de Marie.
11. À Rome, en 1783, saint Benoît-Joseph Labre. Né à Ameth au diocèse de Boulogne, attiré dès son enfance par le désir d’une vie austère, mais malheureux dans ses essais de vie monastique, il entreprit des pèlerinages pénibles aux sanctuaires les plus réputés, vêtu seulement d’un habit grossier et en loques, se nourrissant de ce qu’il mendiait et donnant partout des exemples de piété et de pénitence. Il fit de Rome la dernière étape de son parcours et mourut, un mercredi saint, près de l’église Sainte-Marie des Monts, où il priait assidûment.
12*. À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Delépine, Jean Ménard et vingt-quatre compagnes. Presque tous de la campagne, ils furent fusillés, sous la Révolution française, pour leur attachement à la foi catholique.
13. À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d’une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l’habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.

Le 17 avril

(En Suisse, Mémoire de saint Pierre Canisius. Notice à prendre le 21 décembre, n° 1).
1. À Mélitène en Arménie, l’an 341, vers le IVe siècle, les saints martyrs Pierre, diacre, et Hermogène, son serviteur.
2. En Perse, l’an 341, la passion de saint Siméon bar Sabas, évêque de Séleucie et Ctésiphon. Par ordre du roi des Perses Sapor II, il fut arrêté, chargé de fers et, comme il refusait d’adorer le soleil et qu’il rendait témoignage au Seigneur Jésus Christ d’une voix libre et assurée, il fut d’abord enfermé dans une prison pour esclaves avec une troupe de plus de cent compagnons, parmi lesquels des évêques, des prêtres et des clercs de divers ordres. Ils y furent détenus longtemps, puis, le vendredi de la Passion du Seigneur, tous les compagnons de Siméon furent égorgés sous ses yeux, pendant qu’il exhortait vivement chacun d’eux. Il fut enfin lui-même décapité, le dernier de tous. Avec lui souffrirent encore Abdécalas et Ananie, ses prêtres, personnages très distingués.
3. On commémore également un grand nombre de martyrs, qui, après la mort de saint Siméon, furent frappés par l’épée à travers toute la Perse, pour le nom du Christ, sous le même roi Sapor, de 341 à 345. En Perse, l’an 341, la passion de saint Usthazadès, eunuque de la cour royale. Il avait été le père nourricier du roi Sapor II et, quand se leva le premier orage de la persécution, il renia la foi, mais, grâce à l’évêque saint Siméon, il fit pénitence de sa faute et, le Vendredi saint, il subit le martyre dans le palais d’Artaxercès, frère du roi Sapor, dans la province d’Adiabène.
4. À Tortone en Ligurie, au IVe siècle, saint Innocent, évêque.
5. À Mélitène en Arménie, vers 435, saint Acace, évêque, qui, au Concile d’Éphèse, revendiqua la foi orthodoxe contre Nestorius, et ensuite fut injustement chassé de son siège.
6. À Vienne en Gaule, l’an 540, saint Pantagathe, évêque, réputé un des plus saints et des plus savants évêques de son temps.
7*. Dans l’île d’Eigg dans les Hébrides, au large de l’Écosse, en 614, les saints Domnan, abbé, et ses cinquante-deux moines, qui furent tués par des pirates par le feu ou l’épée, alors qu’ils célébraient les fêtes pascales.
8. À Cordoue en Andalousie, l’an 856, les saints martyrs Élie, prêtre, déjà avancé en âge, Paul et Isidore, moines encore jeunes, qui furent mis à mort par ordre de Mohammed, fils d’Abdérame II, à cause de leur profession de foi chrétienne.
9. Au monastère de la Chaise-Dieu en Auvergne, l’an 1067, saint Robert, abbé, qui vécut d’abord dans la solitude, puis en ce même lieu rassembla des frères et gagna au Seigneur une foule considérable par la parole de sa prédication et l’exemple de sa vie.
10. Au monastère de Molesmes, en 1111, saint Robert, abbé. À la recherche d’une vie monastique plus simple et plus stricte, il fonda et dirigea infatigablement des couvents de cénobites, il fut à la tête de groupes d’ermites et rétablit la vie monastique selon la Règle de saint Benoît, en fondant le monastère de Cîteaux dont il fut le premier abbé. Mais c’est à Molesmes, où il dût retourner comme abbé pour la troisième fois, qu’il mourut en paix.
11*. À Pérouse en Ombrie, l’an 1367, le bienheureux Jacques de Cerqueto, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui offrit un exemple de joie en supportant la maladie.
12*. À Pise en Toscane, l’an 1419, la bienheureuse Claire Gambacorta. Mariée à douze ans, veuve à quinze ans, elle fonda en cette ville, sur l’exhortation de sainte Catherine de Sienne, le premier monastère de Saint-Dominique sous une observance rigoureuse de la Règle, dirigea ses Sœurs avec prudence et charité et pardonna à ceux qui avaient tué son père et ses frères.
13*. À Madrid, en 1624, la bienheureuse Marie-Anne de Jésus Navarro de Guevara, vierge, qui vint à bout des oppositions de son père, reçut l’habit de Notre-Dame de la Merci, et eut recours aux prières et aux pénitences pour les miséreux et les affligés.
14*. À Londres, en 1643, le bienheureux Henri Heath, prêtre de l’Ordre des Mineurs et martyr, condamné à mort et livré au bourreau, uniquement à cause de son sacerdoce, sous le roi Charles Ier.
15*. À Sault dans le Québec, en 1680, sainte Catherine Tekakwitha, vierge. Née dans une tribu indienne, baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu’elle s’était appliquée à conserver avant d’être chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.   (canonisée le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
**        A Madagascar, en 1947 le bienheureux Lucien Botovasoa père de famille, « martyr de la foi et de la charité (Béatifié le 24 juin 2012 par Benoît XVI

Le 18 avril

1. À Mélitène en Arménie, les saints martyrs Hermogène et Elpide.
2. En Perse, l’an 341, saint Pusice, martyr. Surintendant des ouvriers du roi Sapor II, parce qu’il avait relevé le courage du prêtre Ananie qui tremblait, il eut lui-même, sur l’ordre du roi, le cou percé et la langue arrachée, et périt de ce supplice cruel le Samedi saint, lendemain de la mort de saint Siméon.
3*. Commémoraison de saint Eusèbe, évêque de Fano dans les Marches, qui accompagna le pape saint Jean Ier envoyé à Constantinople par le roi Théodoric, et, au retour, fut emprisonné à Ravenne comme lui, et y mourut vers 526.
4*. À Leighlin en Irlande, l’an 639, saint Lasérian ou Molaise, qui fit accepter pacifiquement dans l’île la manière romaine de calculer la date de Pâques.
5. Au monastère de Lobbes dans le Hainaut, en 713, saint Ursmer, évêque et abbé, qui propagea la Règle de saint Benoît et amena à la foi chrétienne les habitants de la Thiérache.
6. À Constantinople, en 811, sainte Anthuse, vierge. Fille de l’empereur Constantin Copronyme, elle apporta tous ses soins à aider les pauvres, à racheter les esclaves, à réparer les églises, à construire des monastères, et reçut elle-même, des mains de l’évêque saint Taraise, le voile des vierges.
7. Dans l’île d’Égine en Grèce, au IXe siècle, sainte Athanasie, qui fut deux fois veuve, puis higoumène, célèbre par sa fidélité aux observances monastiques et par ses vertus.
8. À Constantinople, après 842, saint Jean l’Isaurien, moine. Disciple de saint Grégoire le Décapolite et ami de saint Joseph l’Hymnographe, il fut un champion de la défense des saintes images sous l’empereur Léon l’Arménien.
9. À Cordoue en Andalousie, l’an 850, saint Parfait, moine et martyr. Parce qu’il s’en était pris à la doctrine de Mahomet et avait confessé fermement sa foi dans le Christ Fils de Dieu, il fut mis en prison par les Maures et ensuite tué d’un coup d’épée.
10*. À Bruges dans les Flandres, en 1167, le bienheureux Idesbald, abbé. Il vécut d’abord dans le monde, et devenu bientôt veuf, il s’acquitta pendant trente ans de diverses fonctions à la cour des comtes, puis, à l’âge mûr, il entra au monastère de Dune, dont il fut le troisième abbé et qu’il gouverna saintement.
11. À Milan, en 1176, saint Galdin, évêque, qui s’employa à restaurer la cité détruite à cause des guerres de l’empire et rendit son âme à Dieu en achevant de prêcher un sermon contre les hérétiques.
12*. À Monte Reale dans les Abruzzes, en 1479, le bienheureux André, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui se dépensa a prêcher en Italie et en France.
13*. À Gandie, dans la région de Valence en Espagne, l’an 1602, le bienheureux André Hibernon, religieux de l’Ordre des Mineurs. Dévalisé par des voleurs quand il avait vingt ans, à partir de là, il pratiqua de manière admirable la pauvreté.
14*. À Pontoise, en 1618, la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Barbe Avrillot). Épouse de Pierre Acarie, mère de famille expérimentée, femme très pieuse, elle introduisit en France la branche féminine du Carmel réformé par sainte Thérèse en fondant cinq monastères et, à la mort de son mari, elle-même fit profession de vie monastique dans le carmel d’Amiens, puis fut assignée à celui de Pontoise, où elle finit ses jours.
15*. À Angers, en 1794, le bienheureux Joseph Moreau, prêtre et martyr, qui durant la Révolution française, fut guillotiné en haine de la foi chrétienne, le vendredi de la Passion du Seigneur.
16*. À Sienne en Toscane, l’an 1923, la bienheureuse Sabine Petrilli, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine de Sienne, pour subvenir aux besoins des jeunes filles pauvres.
17*. À Majdanek, près de Lublin en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Romain Archutowski, prêtre de Varsovie et martyr. Jeté en prison par des soldats du régime nazi d’occupation, à cause de son sacerdoce, il y souffrit les sévices, la faim, la maladie et succomba le dimanche des Rameaux.

Le 19 avril

1. En Afrique, l’an 250, saint Mappalique, martyr. Durant la persécution de Dèce, ému par la piété familiale, il demanda d’accorder la paix à sa mère et sa sœur, qui avaient failli, mais lui-même, soumis à l’interrogatoire et à la torture, fut couronné du martyre dans l’épreuve ; avec lui sont associés beaucoup d’autres saints martyrs qui ont confessé le Christ : Bassus dans une carrière, Fortunion en prison, Paul après l’interrogatoire, Fortunée, Victorin, Victor, Heremius, Credula, Hereda, Donat, Firmus, Vénustus, Fructus, Julie, Martial et Ariston, qui tous moururent de faim en prison.
2. En Perse, l’an 341, sainte Marthe, vierge et martyre. Sous le roi Sapor II, elle fut décapitée le lendemain de l’exécution de son père, saint Pusice, c’est-à-dire le jour de la Résurrection de Seigneur.
3. À Antioche de Pisidie en 818, saint Georges, évêque, qui mourut en exil pour le culte des saintes images.
4*. Dans les Alpes de Bavière, vers 978, saint Gérold, ermite, dont on rapporte qu’il mena une vie de prière et de pénitence dans la région de Vorarlberg.
5. Sur la côte près de Greenwich en Angleterre, la passion de saint Elphège, évêque de Cantorbéry et martyr. Il s’offrit pour son troupeau aux Danois qui ravageaient la ville par le fer et le feu, et comme il refusait d’être racheté à prix d’argent, il fut frappé, le samedi après Pâques, à coups de pierres et enfin décapité.
6. À Rome, près de saint Pierre, en 1054, saint Léon IX, pape, qui d’abord évêque de Toul, défendit fermement son Église pendant vingt-cinq ans puis, élu au siège de Rome, pendant cinq ans il convoqua plusieurs synodes pour réformer la vie du clergé et extirper la simonie.
7*. Au monastère de Saint-Bertin en Thérouanne, l’an 1182, le trépas du bienheureux Bernard le Pénitent, qui, cherchant à expier par une pénitence très dure des péchés de jeunesse, choisit un exil volontaire : pieds nus, vêtu de tissus de laine, se contentant d’un peu de nourriture, il fit sans arrêt des pèlerinages aux lieux sacrés et finit ses jours sous l’habit monastique.
8*. À Londres, en 1602, le bienheureux Jacques Duckett, martyr. Marié et libraire, il fut dénoncé pour avoir vendu des livres catholiques. Après neuf ans passés en prison, il fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et soumis au supplice de la pendaison à Tyburn, avec son accusateur, qu’en mourant il invita à une mort catholique.

Le 20 avril

1. À Rome, vers 166, saint Anicet, pape, dont un hôte illustre, saint Polycarpe, éprouva la fraternité, quand ils traitèrent ensemble de la date à retenir pour le jour de Pâques.
2. À Rome également, commémoraison des saints Sulpice et Servitien, martyrs, qui furent déposés au second milliaire sur la voie Latine.
3. À Cordoue en Espagne Bétique, au IVe siècle, saint Secondin, martyr.
4. À Embrun dans les Alpes, vers 374, saint Marcellin, premier évêque de cette ville. Venu d’Afrique, il convertit à la foi du Christ la plus grande partie des Alpes maritimes et fut ordonné pour ce siège par saint Eusèbe de Verceil.
5. À Auxerre, vers 488, saint Marcien, moine.
6. Près de Constantinople, au Ve siècle, saint Théodore, surnommé Trichinas à cause du rude tissu de poil de chèvre dont il était vêtu, qui mena dans la solitude une vie très âpre.
7. Saint Anasthase d’Antioche, évêque et martyr
8*. Au pays de Loriano, près de Paestum en Campanie, au VIIe siècle, sainte Héliène, vierge, qui vécut retirée dans une sorte de caverne.
9*. À Osnabrück en Saxe, l’an 804, saint Wihon, évêque. Né en Frise, il fut envoyé par Charlemagne, étant abbé, évangéliser les Saxons, puis mis à la tête de l’Église d’Osnabrück, où il eut beaucoup à souffrir.
10*. Au monastère de Châtellerault en Poitou, l’an 1120, le bienheureux Giraud de Salles, qui, de chanoine pauvre, se fit ermite beaucoup plus pauvre, partisan de la pénitence la plus grande. Il enflamma beaucoup de gens de l’amour de Dieu ou en attira beaucoup au désert, et fonda enfin un grand nombre de maisons de chanoines réguliers.
11*. À Pise en Toscane, l’an 1218, le bienheureux Dominique Vernagalli, prêtre de l’Ordre des Camaldules, qui construisit un hospice pour les orphelins.
12. À Montepulciano, également en Toscane, l’an 1317, sainte Agnès, vierge, qui prit à neuf ans l’habit des vierges consacrées, à quinze ans devint, malgré elle, la première supérieure du monastère de Procena, et bientôt fonda dans sa patrie un autre monastère, sous le Règle de saint Dominique, où elle donna un admirable exemple de véritable humilité.
13*. À Bologne en Émilie, l’an 1322, le bienheureux Simon Rinalducci, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui enseigna les jeunes adonnés aux études et le peuple de Dieu par sa science théologique, sa prédication et l’exemple de sa vie.
14*. À Lancastre en Angleterre, l’an 1584, les bienheureux martyrs Jacques Bell et Jean Finch. Le premier, prêtre, passa vingt ans dans la confession anglicane contre sa science et sa conscience, puis, sur l’exhortation d’une pieuse femme, se réconcilia avec l’Église catholique ; le second, père de famille, paysan et catéchiste, passa de nombreuses années en prison à cause de sa foi catholique et supporta la faim et d’autres tourments ; tous les deux furent condamnés à mort, sous le reine Élisabeth Ière, et menés à la potence.
15*. À Londres, la même année, les bienheureux Richard Sargeant et Guillaume Thomson, prêtres et martyrs. Condamnés à mort parce que, prêtres, ils étaient entrés en Angleterre et y étaient demeurés, ils furent conduits au même supplice de la pendaison à Tyburn.
16*. À Cloyne en Irlande, l’an 1585, le bienheureux Maurice Makenraghty, prêtre et martyr. Après deux ans passés en prison, comme il refusait de reconnaître le pouvoir de la reine Élisabeth Ière dans le domaine spirituel, il fut livré aux supplices de la potence.
17*. À York en Angleterre, l’an 1593, le bienheureux Antoine Page, prêtre et martyr. Homme doux et droit, il fut condamné aux supplices du gibet, à cause de son sacerdoce.
18*. À Londres, en 1602, les bienheureux prêtres et martyrs François Page, de la Compagnie de Jésus, et Robert Watkinson, qui furent ensemble condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, à cause de leur sacerdoce, que le second avait reçu un mois seulement auparavant, et tous deux durent monter sur l’échafaud à Tyburn.
19*. À Pianello, dans le pays de Côme en Lombardie, l’an 1887, la bienheureuse Claire Bosatta, vierge, qui, avec l’aide du bienheureux Louis Guanella, fonda la Petite Maison de la divine Providence.
20*. Près de Linz en Autriche, l’an 1942, le bienheureux Anastase Pankiewicz, prêtre franciscain. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il poursuivit son ministère, ce qui lui valut d’être arrêté par des soldats et déporté au camp de concentration de Dachau. Lorsqu’on le mena à la chambre à gaz, il succomba en cours de route.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org