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MARTYROLOGE DU 6 AU 10 MARS

Le 6 mars

1.         À Tortone en Ligurie, saint Marcien, vénéré comme évêque et martyr des premiers siècles.
2.         À Nicomédie en Bithynie, saint Victorin, martyr.
3.    À Trèves en Gaule Belgique, au IVe siècle, saint Quiriaque, prêtre.
4.   Commémoraison de saint Évagre, qui fut élu évêque de Constantinople par les orthodoxes, envoyé en exil par l’empereur arien Valens et s’en alla vers le Seigneur, en confesseur de la foi, en 378.
5.         À Tolède en Espagne, l’an 690, saint Julien, évêque, qui réunit trois conciles dans cette ville et exposa dans ses écrits la doctrine orthodoxe, faisant preuve de justice, de charité et de zèle des âmes.
6*.         À Säckingen sur le lac de Constance, en Suisse, vers le VIIe siècle, saint Fridolin, abbé. Venu, dit-on, d’Irlande, il séjourna d’abord à Poitiers près du tombeau de saint Hilaire, puis pérégrina à travers la Gaule, et aboutit à Säckingen, où il fonda un monastère double en l’honneur de saint Hilaire.
7*.         À Metz, en 766, saint Chrodegand, évêque, qui rédigea une règle de vie, pour les prêtres de son diocèse qu’il réunit en chapitres de chanoines, pour qu’ils vivent dans la vertu à l’intérieur du cloître ; il promut aussi merveilleusement le chant d’Église.
8.         En Syrie, l’an 848, la passion de quarante-deux saints martyrs qui furent saisis par les Sarrasins à Amorium de Phrygie, conduits jusqu’à l’Euphrate et, puisqu’ils refusaient de renier la foi chrétienne, égorgés par l’épée.
9*.         À Barcelone en Catalogne, l’an 1137, saint Ollégaire, évêque, qui reçut en outre l’Église de Tarragone, quand ce siège très ancien fut libéré du joug des Maures.
10*.         À Viterbe dans le Latium, en 1253, la bienheureuse Rose, vierge, du Tiers-Ordre de Saint-François, qui s’adonna aux œuvres de charité et, à l’âge de dix-huit ans, termina dans la maison de son père une brève existence.
11.         À Gand en Flandre, l’an 1449, sainte Colette Boylet, vierge, qui mena pendant trois ans une vie très austère, recluse dans une maisonnette attenant à l’église de Corbie, puis, admise à la profession de la Règle de sainte Claire, elle réforma un grand nombre de monastères de Clarisses selon la manière de vivre primitive, en y introduisant surtout l’esprit de pauvreté et de pénitence.

Le 7 mars

1.         Mémoire des saintes martyres Perpétue et Félicité. En 203, sous l’empereur Septime Sévère, elles furent arrêtées à Carthage avec de jeunes catéchumènes. Perpétue était l’une d’elles, matrone d’environ vingt-deux ans, mère d’un enfant à la mamelle ; Félicité était une esclave ; comme elle était enceinte, elle devait, d’après les lois, attendre d’avoir enfanté ; elle gémissait dans les douleurs à l’heure de l’enfantement, mais se réjouissait d’être exposée aux bêtes. Elles s’avancèrent de la prison à l’amphithéâtre, le visage radieux, comme pour le ciel.
2.         Avec elles souffrirent les saints Saturus, Saturnin, Révocat et Secondin. Ce dernier mourut en prison ; les autres, tourmentés par diverses bêtes féroces, s’embrassèrent pour sceller leur martyre par le baiser de paix, et en silence reçurent le coup mortel.
3.         À Césarée de Palestine, en 309, la passion de saint Eubule, déchiré par les lions deux jours après son compagnon saint Adrien, et achevé par l’épée ; il fut le dernier de cette ville à recevoir la couronne du martyre durant la persécution de Dioclétien.
4.         En Chersonèse, au IVe siècle, les saints Basile, Eugène, Agathodore, Elpide, Éthère, Capiton et Éphrem, évêques et martyrs.
5.         En Thébaïde, au IVe siècle, saint Paul, surnommé le Simple, disciple de saint Antoine.
6.         À Brescia en Vénétie, au Ve siècle, saint Gaudiosus, évêque.
7*.         Au monastère d’Aniane en Septimanie, l’an 843, saint Ardon (Smaragde), prêtre, qui fut le compagnon de saint Benoît d’Aniane dans la vie cénobitique.
8.         À Pruse en Bithynie, l’an 850, saint Paul, évêque, qui, pour la défense des saintes images, fut envoyé en exil, où il mourut.
9. Au monastère cistercien de Fossanova dans le Latium, en 1274, le trépas de saint Thomas d’Aquin, dont la mémoire est célébrée le 28 janvier.
10*.         À Londres, en 1544, les bienheureux martyrs Jean Larke et Jean Ireland, prêtres, et Germain Gardiner. Pour avoir refusé de reconnaître au roi Henri VIII le titre de chef suprême de l’Église d’Angleterre, ils furent convaincus de trahison et pendus au gibet de Tyburn.
11.         À Florence en Toscane, l’an 1770, sainte Thérèse-Marguerite Redi, vierge, qui entra dans l’Ordre des Carmélites déchaussées et marcha sur la voie ardue de la perfection, ravie par une mort prématurée.
12.         À Séoul en Corée, en 1866, saint Jean-Baptiste Nam Chong-sam, martyr. Père de famille et camérier du roi, il fut décapité pour la foi au Christ.
13.         À Sai-Nam-Hte en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Siméon Berneux, évêque, Just Ranfer de Bretenières, Louis Beaulieu et Pierre-Henri Dorie, prêtres, de la Société des Missions étrangères de Paris. Soumis à des interrogatoires et à la torture, ils répondirent hardiment à leurs persécuteurs qu’ils étaient venus en Corée pour sauver les âmes au nom du Christ, et ils furent décapités.
14*.         Au camp de travaux forcés de Vladka (maintenant Kirov) en Sibérie, l’an 1935, le bienheureux Léonide Féodorov, prêtre et martyr. Né dans une famille orthodoxe, il fut reçu à Rome dans la pleine communion catholique et, devenu moine studite, puis exarque de la communauté catholique, il succomba après douze ans de détention pour sa fidélité au Christ et à l’unité de l’Église.
**.        A Cuba, en 1889, le bienheureux José Olallo Valdés prêtre de l’ordre de St Jean de Dieu. (Béatifié par Benoit XVI le 29 novembre 2008).

Le 8 mars

1.         Mémoire de saint Jean de Dieu, religieux. Né au Portugal, après une vie pleine d’aventures et de périls, où il fut tour à tour en Espagne berger, régisseur, soldat, pèlerin et marchand d’images, mais avec le désir d’une vie meilleure, il construisit à Grenade un hôpital où il servit et soigna avec une constante charité les pauvres et les malades, et s’adjoignit des compagnons qui constituèrent plus tard l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Dieu. Il s’en alla vers le repos éternel en 1550.
2.         Commémoraison de saint Ponce, qui au IIIe siècle fut diacre de saint Cyprien à Carthage, l’accompagna dans son exil jusqu’à sa mort et laissa un excellent ouvrage sur la vie et la passion de son évêque.
3.         À Antinoé en Égypte, l’an 287, les saints Apollonius et Philémon, martyrs.
4*.         À Côme en Ligurie, vers 420, saint Provin, évêque. Fidèle disciple de saint Ambroise, il préserva son Église de l’hérésie arienne.
5*.         Dans l’île de Carthaig en Irlande, au VIe siècle, saint Senan, abbé.
6.         À Dumnoc (aujourd’hui Dunwich) en Angleterre, vers 646, saint Félix, évêque. Originaire de Bourgogne, il vint en Angleterre évangéliser les Angles orientaux. Ordonné évêque, il fixa son siège à Dumnoc et fonda des églises, des monastères et des écoles, avec l’appui du roi Sigebert.
7.         À Nicomédie en Bithynie, vers 840, saint Théophilacte, évêque, qui fut exilé à cause du culte des saintes images et mourut à Strobile, en Carie.
8*.         Au pays des Morins, en 871, saint Humfroy, évêque de Thérouanne. Quand sa ville fut détruite par les Normands, il devint un soutien et une consolation pour son troupeau.
9*.         À Pavie en Lombardie, l’an 874, saint Litfred, évêque.
10*.         À Tayne en Écosse, vers 1065, la mise au tombeau de saint Duthac, évêque de Ross.
11*.         En Navarre, vers 1095, saint Vérémond, abbé d’Hyracha. Moine depuis l’enfance, il stimula ses moines par son exemple, ses jeûnes et ses veilles, au zèle de la perfection.
12*.         À Obazine, dans le Limousin, en 1159, saint Étienne, premier abbé de ce lieu. En quête de Dieu, il hésita entre la vie d’ermite, de chanoine et de moine, et finalement il s’agrégea à l’Ordre cistercien avec les trois monastères qu’il avait fondés.
13*.         Au monastère de Jedrzejow en Pologne, l’an 1223, le trépas du bienheureux Vincent Kadlubek, évêque de Cracovie, qui s’était démis de son siège pour mener la vie monastique.
14*.         À Getafe près de Madrid, en 1925, le bienheureux Faustin Miguez, prêtre des Clercs réguliers des écoles religieuses, qui se donna tout entier à sa charge d’enseignant, avec une activité pastorale qui lui valut d’être reconnu comme maître et expert, et il fonda la Congrégation des Filles de Calasanz.

Le 9 mars

1.         Mémoire de sainte Françoise Romaine, religieuse. Mariée toute jeune, elle vécut quarante ans dans le mariage, épouse et mère de famille parfaite, admirable de piété, d’humilité et de patience. En période de calamités, elle distribua ses biens aux pauvres, soigna les malades et, après la mort de son mari, elle se retira parmi les oblates qu’elle avait rassemblées sous la Règle de saint Benoît, et mourut en 1440.
2.         Près de Sébaste en Arménie, l’an 320, la passion des saints quarante soldats cappadociens. Au temps de l’empereur Licinius, frères non par le sang, mais par la foi, ils déclarèrent avec force qu’ils étaient chrétiens et, sur l’ordre du préfet Agricola, après avoir été enchaînés et avoir subi des tourments atroces, ils furent exposés nus au grand air, toute une nuit, durant un hiver très rigoureux, sur un étang glacé. Leurs corps, contractés par le froid, se disloquaient, et enfin ils eurent les jambes rompues pour achever leur martyre.
3.         À Barcelone en Catalogne, vers 390, saint Pacien, évêque. Exposant la foi, il déclarait : “Mon nom est : chrétien, et mon surnom : catholique”.
4*.         À Armentum en Lucanie, l’an 993, saint Vital, ermite.
5.         Dans la Moravie orientale, en 1009, saint Bruno, évêque de Querfurt et martyr. Alors qu’il accompagnait en Italie l’empereur Othon III, il fut remué par l’autorité de saint Romuald, il se livra à sa règle de vie en recevant le nom de Boniface, puis il retourna en Allemagne, ordonné évêque des païens par le pape Jean X et, dans une de ses courses missionnaires, il fut massacré par des idolâtres avec dix-huit compagnons.
6.         À Bologne en Émilie, l’an 1469, sainte Catherine, abbesse de l’Ordre de sainte Claire, qui dirigea les vierges consacrées, brillante dans les arts libéraux, plus célèbre encore par ses vertus mystiques et sa carrière de pénitence et d’humilité.
7.         À Mondonio dans le Piémont, en 1857, saint Dominique Savio. D’un caractère doux et joyeux depuis son enfance, il parcourut à grands pas, sous la direction de saint Jean Bosco, le chemin de la perfection, qu’il acheva à l’âge de quinze ans.
8.         À Nei-Ko-Ri en Corée, l’an 1866, les saints martyrs Pierre Ch’ œ Hyong et Jean-Baptiste Chon Chang-un. Pères de famille, ils administraient le baptême et éditaient des livres chrétiens, ce qui leur valut d’être soumis à la torture. Ils demeurèrent tellement fermes dans la foi qu’ils provoquèrent l’admiration de leurs persécuteurs eux-mêmes.

Le 10 mars

1.         À Apamée sur le Méandre en Phrygie, après l’an 171, les saints martyrs Caïus et Alexandre, qui reçurent la glorieuse couronne du martyre durant la persécution de Marc Antonin et de Lucius Verus.
2.         Commémoraison de saint Victor, martyr en Afrique, pour la fête duquel saint Augustin fit un sermon au peuple.
3.         Commémoraison de saint Macaire, évêque de Jérusalem, vers 325. À son instigation, les lieux saints furent purifiés et ornés de saintes basiliques par Constantin le Grand et sa mère, sainte Hélène.
4.         À Rome, près de saint Pierre, en 483, saint Simplice, pape. Alors que les barbares dévastaient l’Italie et Rome, il consola les affligés, favorisa l’unité de l’Église et raffermit la foi.
5.         À Paris, vers 580, saint Droctovée, abbé, qui fut mis à la tête de la communauté de moines établie dans cette ville par son maître, saint Germain d’Auxerre.
6.         Au monastère de Bobbio en Ligurie, l’an 628, saint Attale, abbé. Partisan de la vie cénobitique, il alla d’abord au monastère de Lérins, puis se mit à Luxeuil sous la direction de saint Colomban, qu’il suivit à Bobbio et à qui il succéda.
7.         À Glasgow en Écosse, l’an 1615, saint Jean Ogilvie, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Après plusieurs années passées en exil dans divers royaumes d’Europe à l’étude de la théologie, une fois ordonné prêtre à Paris, il revint clandestinement dans sa patrie, où il accomplit avec le plus grand soin le ministère pastoral auprès de ses concitoyens jusqu’à ce que, sous le roi Jacques Ier, il fût jeté en prison, torturé, condamné à mort pour haute trahison et conduit au gibet pour y recevoir la palme du martyre.
8*.         À Paris, en 1898, la sainte Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de l’Assomption, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles. (canonisée le 3 juin 2007 par Benoît XVI)
9*.         Près de la ville de Cortazar au Mexique, en 1928, le bienheureux Élie du Secours (Matthieu Nieves del Castello), prêtre de l’Ordre de Saint-Augustin et martyr. Quand sévit la persécution contre l’Église, il fut arrêté alors qu’il exerçait son ministère, caché dans une grotte, et fusillé après avoir béni le peloton d’exécution et distribué aux soldats ses effets personnels.
**        En Gironde, en 1869, le bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain fondateur des sœurs Dominicaines de Béthanie. (béatifié le 3 juin 2012 par Benoît XVI)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

Martyrologe  du 1 au 5 mars

(A la fin du Martyrologe de chaque jour, on dit)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Le 1er mars

1.         À Rome, près de saint Paul sur la voie d’Ostie, en 492, la mise au tombeau du pape saint Félix III, qui fut l’aïeul du pape saint Grégoire le Grand.
2.         À Angers, vers 550, saint Aubin, évêque. D’une grande austérité, il stigmatisa avec énergie les mariages incestueux, fréquents chez les nobles, et promut le troisième concile d’Orléans pour la rénovation d’ l’Église en Gaule.
3.         À Ménévie au pays de Galles, vers 601, saint David, évêque. À l’imitation des exemples et des coutumes des Pères orientaux, il fonda un monastère, d’où sortirent un grand nombre de moines, qui évangélisèrent le pays de Galles, l’Irlande, les Cornouailles et l’Armorique.
4.         Dans le Maine, vers 680, saint Siviard, abbé d’Anisole.
5.         Dans une île du Rhin en Saxe, l’an 713, saint Switbert, évêque. D’abord moine en Northumbrie d’Angleterre, il devint le compagnon de mission de saint Willibrord, puis, ordonné évêque par saint Wilfrid, il revint sur le continent prêcher l’Évangile aux Bataves, aux Frisons et à d’autres peuples germains et mourut pieusement dans le monastère qu’il avait fondé dans sa vieillesse.
6.         Au Pays basque, au IXe siècle, saint Léon, évêque et martyr.
7*.         En Sicile, vers 900, saint Léon Luc, abbé de Corléon, qui suivit la Règle de saint Basile et brilla par sa vie érémitique et cénobitique.
8*.         À la Celle Neuve en Galice, l’an 977, saint Rudesinde, évêque et abbé. À la tête de l’Église de Dume, il eut soin de promouvoir ou de restaurer la vie monastique dans la province, puis, s’étant démis de sa charge épiscopale, il prit l’habit monastique dans le monastère de la Celle Neuve, dont il devint ensuite l’abbé.
9*.         À Taggia en Ligurie, l’an 1484, commémoraison du bienheureux Christophe de Milan, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, appliqué au culte divin et à la sainte théologie.
10*.         À l’abbaye de Bassano en Vénétie, l’an 1670, la bienheureuse Jeanne-Marie Bonomo, abbesse de l’Ordre de saint Benoît, remplie de dons mystiques, qui participa dans son âme et dans son corps aux douleurs de la passion du Seigneur.
11.         À Xilinxian dans la province chinoise de Guangxi, en 1856, sainte Agnès Cao Kuiying, veuve et martyre. Mariée d’abord à un paysan violent, à la mort de celui-ci, elle se consacra, sur mandat de l’évêque, à enseigner la doctrine chrétienne, ce qui lui valut d’être arrêtée, condamnée au supplice de la cage et finalement fusillée.

Le 2 mars

1.         À Néocésarée dans le Pont, l’an 251, saint Troadius, martyr de la persécution de l’empereur Dèce ; saint Grégoire le Thaumaturge donna l’assurance de son combat.
2.         À Lichfield en Angleterre, l’an 677, saint Céadde ou Chad, évêque. Dans des circonstances difficiles, il exerça son ministère épiscopal dans la province de Mercie et de Lindsey, et prit soin d’administrer son peuple selon les exemples des anciens Pères, en se montrant humble, pieux, zélé et apostolique.
3.         À Argira en Sicile, au IXe siècle, saint Luc Casali de Nicosie, abbé.
4*.         À Prague en Bohême, vers 1282, sainte Agnès, abbesse. Fille du roi Ottokar, elle repoussa plusieurs propositions de mariage, dont celle de l’empereur Frédéric II, préférant épouser le Christ Jésus. Elle embrassa la Règle de sainte Claire dans le monastère du Saint-Sauveur qu’elle avait fait construire, et où elle voulut observer la pauvreté parfaite, exhortée en cela par sainte Claire elle-même.
5*.         À Bruges en Flandre, l’an 1127, le bienheureux Charles le Bon, martyr. Prince du Danemark et ensuite comte de Flandre, il se montra gardien de la justice et défenseur des pauvres, jusqu’au jour où il fut tué par des soldats conjurés, qui refusaient la paix qu’il voulait leur imposer.
6.         À Séville en Espagne, l’an 1932, sainte Angèle de la Croix (Marie-Ange Guerrero y Gonzalez), vierge, Née pauvre, elle estimait qu’elle n’avait aucun droit, sinon de servir les pauvres et elle fonda des Sœurs de la Compagnie de la Croix.

Le 3 mars

1.         À Césarée de Palestine, vers 260, les saints Marin, soldat et Astérius, sénateur, martyrs durant la persécution de l’empereur Galère. Le premier, dénoncé comme chrétien par un compagnon d’armes jaloux, déclara hautement sa foi devant le juge et reçut la couronne du martyre par la décapitation ; et quand Astère recueillit le corps du martyr en lui faisant un coussin de son vêtement, aussitôt, rapporte-t-on, il reçut lui-même, avec le martyre, l’honneur qu’il rendait au martyr.
2.         À Calahorra en Espagne Tarragonaise, au début du IVe siècle, les saints Éméthère et Chélidoine, qui servaient comme soldats au camp de Léòn en Galice, quand se déchaîna la persécution. Tous deux, pour avoir confessé le nom du Christ furent conduits jusqu’à Calahorra et y reçurent la couronne du martyre.
3.         À Amasée dans le Pont, vers l’an 306, les saints Cléonique et Eutrope, martyrs de la persécution de l’empereur Maximien, sous le préfet Asclépiodote.
4.         À Brescia en Vénétie, vers l’an 526, saint Titien, évêque.
5. En Cornouaille d’Armorique, au VIe siècle, saint Guénolé, premier abbé de Landévennec, qui fut, dit-on, disciple de saint Budoc dans l’île Lavret et illustra à Landévennec la règle monastique.
6*.         À Bénévent en Campanie, vers l’an 670, sainte Arthellaïs, vierge.
7*.         À Nonantola en Émilie, l’an 807, saint Anselme, fondateur et premier abbé du monastère de ce lieu, où pendant cinquante ans il sut promouvoir la discipline monastique par ses préceptes et l’exercice des vertus.
8.         À Kaffungen en Hesse, vers l’an 1033 ou 1039, sainte Cunégonde. Avec son époux, l’empereur saint Henri, elle combla l’Église de bienfaits et, après sa mort, se retira comme moniale dans le cloître, faisant du Christ son héritier, et c’est là qu’elle mourut. Son corps fut déposé avec honneur près de celui de saint Henri, à Bamberg.
(Au Luxembourg : sa mémoire est célébrée le 13 juillet avec celle de saint Henri.)
9*.         En Frise, l’an 1175, le bienheureux Frédéric, prêtre, qui fut d’abord curé du bourg de Hallum, puis abbé du monastère prémontré du Jardin de Marie.
10*.         À Palerme en Sicile, l’an 1452, le bienheureux Pierre Jérémie, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, qui fut confirmé dans le ministère de la parole de Dieu par saint Vincent Ferrier et se donna tout entier au salut des âmes.
11*.         À Verceil dans le Piémont, en 1508, le bienheureux Jacobin de Canepacci, religieux de l’Ordre des Carmes, d’un zèle remarquable pour la prière et la pénitence.
12*.         Près de Gondar en Éthiopie, l’an 1716, les bienheureux martyrs Libéré Weiss, Samuel Marzorati et Michel-Pie Fasoli, prêtres de l’Ordre des Mineurs, qui furent lapidés à cause de la foi catholique.
13*.         À Vannes, en 1796, le bienheureux Pierre-René Rogue, prêtre de la Mission et martyr. Pendant la Révolution française, il récusa le serment à la Constitution civile du clergé, demeura dans la ville pour exercer son ministère en secret auprès des fidèles, fut condamné à mort dans l’église même où il avait célébré les saints mystères et il chantait les bontés du Seigneur tadis qu’on le menait à l’échafaud
14.         À Brescia en Lombardie, l’an 1852, sainte Thérèse-Eustochium (Ignace Verzeri), vierge, fondatrice de l’Institut des Filles du Sacré-Cœur de Jésus.
15*.         À Bergame, également en Lombardie, l’an 1890, le bienheureux Innocent de Berzo (Jean Scalvinoni), prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, qui s’illustra par une parfaite charité dans la diffusion de la parole de Dieu et dans l’audition des confessions.
16.         À Philadelphie, en Pennsylvanie aux États-Unis, en 1955, sainte Catherine Drexel, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement et dépensa non seulement les biens qu’elle avait reçus en héritage, mais encore toutes ses forces, pour éduquer et aider les Indiens et les Noirs d’Amérique.

Le 4 mars

1.         Mémoire de saint Casimir, fils du roi de Pologne, prince que le zèle pour la foi, la chasteté, la pénitence, la bonté envers les pauvres et la dévotion envers l’Eucharistie et la Vierge Marie ont rendu célèbre. Atteint de phtisie, il mourut saintement, à l’âge de vingt-six ans, au château de Grodno, à Vilnius en Lituanie, l’an 1484.
2.         À Nicomédie en Bithynie, peut-être au IVe siècle, les saints Photius, Archélaüs, Quirin et dix-sept autres martyrs.
3*.         À Trèves en Rhénanie, l’an 705, saint Basin, évêque. Issu des ducs du royaume d’Austrasie, il fut d’abord moine, puis abbé de Saint-Maximin de Trèves et enfin élevé au siège épiscopal de la cité ; il donna son accord à la fondation de sainte Irmine à Echternach.
4*.         À Comacchio en Flaminie, au VIIIe siècle, saint Appien, moine, envoyé du monastère de Saint-Pierre au Ciel d’Or de Pavie dans cette ville, où il termina sa vie dans la retraite.
5*.         Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1123, saint Pierre Ier. Il avait suivi la vie monastique depuis sa jeunesse, quand il fut élu évêque de Policastro, mais, fatigué de la vie bruyante du siècle, il revint à son monastère et là, devenu abbé, il restaura merveilleusement la discipline, selon les observances de Cluny.
6*.         À Chambéry en Savoie, l’an 1158, le bienheureux Humbert III, comte de Savoie. Après plusieurs mariages, il quitta le pouvoir pour se faire moine à Hautecombe, mais ses barons le contraignirent à reprendre le pouvoir et à se remarier. Au bout de quelques années, il put reprendre la vie monastique, dont il fit profession juste avant de mourir.
7*.         À Londres, en 1590, les bienheureux martyrs Christophe Bales, prêtre, Alexandre Blake et Nicolas Horner, martyrs, qui, sous la reine Élisabeth Ière, furent soumis aux supplices du gibet à cause de la foi catholique.
8*.         À Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, l’an 1877, la bienheureuse Placide (Eulalie Viel), vierge, qui dirigea avec zèle et humilité la Congrégation des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde.
9*.         À Vicence en Vénétie, l’an 1888, le bienheureux Jean-Antoine Farina, évêque, qui déploya une activité pastorale multiple et fonda l’Institut des Sœurs Maîtresses de Sainte-Dorothée Filles des Saints Cœurs, pour qu’elles veillent à la formation des jeunes filles pauvres et s’occupent de tous les affligés et marginalisés.
10*.         À Berezwecz, près de la ville de Glebokie en Pologne, l’an 1942, les bienheureux martyrs Miecislas Bohatkiewicz, Ladislas Mackowiak et Stanislas Pyrtek, prêtres, le premier de Pinsk, les autres de Vilnius, qui, sous le régime militaire nazi, furent jetés en prison et fusillés dans un bois.
**        A Vannes, en 1825, la bienheureuse Louise-Elisabeth de Lamoignon, (Mère Saint-Louis), veuve et religieuse, Fondatrice des sœurs de la Charité de Saint-Louis (béatifiée le 27 mai 2012 par Benoît XVI)
**        En Hongrie, en 1951, le bienheureux Meszlényi Zoltan Lajos Évêque hongrois martyr tué en haine de la foi sous le régime communiste soviétique (béatifié le 31 octobre 2009 par Benoît XVI)

Le 5 mars

1.         Commémoraison de saint Théophile, évêque de Césarée de Palestine, qui, sous l’empereur Septime Sévère, se rendit remarquable par sa sagesse et l’intégrité de sa vie, et mourut vers l’an 195.
2.         En Pamphylie, vers 250, saint Conon, jardinier, martyr. Sous l’empereur Dèce, il eut les pieds percés de clous, reçut l’ordre de courir devant un char, tomba sur les genoux et rendit l’âme en priant.
3.         À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 254, la mise au tombeau de saint Lucius, pape. Successeur de saint Corneille, il fut presque aussitôt envoyé en exil, sous l’empereur Gallus, mais ensuite, par une disposition divine, il revint indemne dans son Église, confesseur invincible de la foi. Saint Cyprien l’a célébré par de grandes louanges.
4.         Saint Phocae, À Sinope sur la Mer Noire, au IVe siècle,, martyr. Jardinier, il souffrit de multiples outrages pour le nom du Rédempteur
5.         À Césarée de Palestine, en 309, saint Adrien, martyr. Durant la persécution de Dioclétien, par ordre du préfet Firmilien, le jour où l’on avait coutume de fêter le jour natal de la Fortune des Césars, il fut, à cause de la foi au Christ, exposé d’abord à un lion, puis égorgé par l’épée.
6.         Sur la rive du Jourdain, également en Palestine, l’an 475, saint Gérasime, anachorète, qui, au temps de l’empereur Zénon, fut ramené par saint Euthyme à la foi orthodoxe et accomplit de grandes œuvres de pénitence, offrant à tous ceux qui s’exerçaient à la vie monastique sous sa direction une méthode de discipline et de conduite parfaite.
7*.         À Saighir dans la région d’Ossory en Irlande, vers l’an 530, saint Kiéran, évêque et abbé.
8*.         À Arles en Provence, vers l’an 618, saint Virgile, évêque, qui donna l’hospitalité à saint Augustin et ses moines qui se rendaient en Angleterre, sur la recommandation du pape saint Grégoire le Grand.
9*.         À Vigevano en Lombardie, l’an 1485, le bienheureux Christophe Macassoli, prêtre de l’Ordre des Mineurs, remarquable par sa prédication et sa charité envers les pauvres.
10*.         À Naples, l’an 1625, le bienheureux Jérémie de Valachie (Jean Kostistik), religieux de l’Ordre des Mineurs capucins, qui assista les malades sans relâche, avec amour et joie, durant quarante ans.
11.         À Naples également, l’an 1734, saint Jean-Joseph de la Croix (Charles-Gaétan Calosinto), prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui suivit les traces de saint Pierre d’Alcantara et rétablit la discipline régulière dans beaucoup de couvents de la province de Naples.

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