Archives de catégorie : Vie spirituelle

Le prêtre missionnaire

« Hoc est enim corpus meum quod pro vobis tradetur »

“En répétant dans le silence recueilli de l’assemblée liturgique les paroles vénérables du Christ, nous devenons, nous les prêtres, des annonciateurs privilégiés de ce mystère de salut. Mais comment l’être de manière efficace, sans nous sentir nous-mêmes sauvés? Nous les premiers, nous sommes rejoints au plus intime de nous- mêmes par la grâce qui, en nous tirant de notre fragilité, nous fait crier « Abba, Père », avec la confiance propre aux fils (cf. Ga 4,6; Rm 8,15). Cela nous appelle à progresser sur le chemin de la perfectionEn effet, la sainteté est l’expression plénière du salut. C’est seulement en vivant comme des sauvés que nous devenons des annonciateurs crédibles du salut. D’autre part, prendre chaque fois conscience de la volonté du Christ, qui offre à tous le salut, ne peut pas ne pas raviver dans notre cœur l’ardeur missionnaire, encourageant chacun de nous à se faire « tout à tous pour en sauver à tout prix quelques- uns » (1 Co 9,22).”.

Saint Jean Paul II

https://vimeo.com/128011163

22 OCTOBRE – SAINT JEAN PAUL II

SAINT JEAN PAUL II ET SON AMOUR POUR LA CROIX

Saint_Jean_Paul_II_Institut_du_Verbe_Incarné

Jean Paul II  a centré sa vie « en Christ et Christ Crucifié » (1Cor 2,2).

Pendant son pèlerinage jubilaire en Terre Sainte, le Saint Père a voulu visiter le lieu du Calvaire. Le Nonce, Mgr. Pietro Sambi lui a dit que cela ne faisait pas partie du programme, qu’il avait reçu des instructions disant que pour des raisons de santé, le Saint- Père ne pouvait pas monter les marches qui conduisent au Calvaire.

Cependant, une fois la cérémonie finie au Saint Sépulcre, lorsqu’ils se dirigeaient pour déjeuner avec les autorités, le pape lui a dit qu’il avait le désir de monter au lieu du Calvaire.

Le Nonce avait répondu qu’ils verraient, mais maintenant il fallait aller déjeuner. Après le déjeuner, dans la voiture, le Saint-Père a répété qu’il voulait monter au Calvaire, à cela ils lui ont répondu en lui  exposant toutes les difficultés que cela impliquait : les gardes étaient déjà partis, il y avait des touristes dans le Saint-Sépulcre, etc.

Jean-Paul II a dit qu’il ne voulait pas quitter la Terre Sainte sans être monté au Calvaire. Le Nonce a compris qu’il ne pouvait pas refuser cela au Saint-Père. Il a cherché le chef de la garde et ils ont commencé à préparer la basilique pour cette visite inattendue. Quarante minutes se sont écoulées pendant qu’ils attendaient dans la voiture, tandis que  le pape priait en silence le chapelet.

Jean_Paul_II_Institut_du_Verbe_IncarnéEnfin, ils ont pu entrer et Jean-Paul II sans l’aide de personne, monta les marches lentement vers le lieu de la Crucifixion de Jésus. Il s’est agenouillé, la tête appuyée sur l’endroit exact où avait été placée la croix et il est resté en prière pendant environ quinze minutes. Après, on a dû l’aider à sortir de sous l’autel à cause de la position inconfortable, qu’il avait gardé pendant ce temps si long. Puis il s’en est allé et s’est dirigé vers l’autel de Notre-Dame des Douleurs et là encore, avec la tête appuyée sur ses mains et celles-ci sur l’autel, en face de la belle image, il a prié pour une quinzaine de minutes de plus.

Tout autour de lui régnait un profond silence. A la fin de la visite en Terre Sainte, le Saint-Père a remercié le Nonce avec les mots suivants : « Merci de m’avoir permis de monter jusqu’au Calvaire. Il était nécessaire que tous comprissent que le Pape a besoin du Calvaire …. “

Extrait du livre “Juan Pablo MAGNO”

R. P. Carlos Miguel Buela V.E.

Lire aussi: 22 octobre, fête de Saint Jean Paul II