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Pourquoi la mission?

Homélie pour le XIV Dimanche, année C (Lc 10, 1-12.17-20)

Dans son chemin vers Jérusalem, le Seigneur décide d’envoyer un bon groupe de ses disciples en mission. Le dimanche dernier nous avons médité sur les exigences de la vocation, les conditions demandées par le Seigneur à ceux qui voulaient Le suivre. Aujourd’hui Il nous parle de la mission. Deux réalités qui sont en effet étroitement unies. Il n’y a pas de vocation sans une mission dans ce monde ; Dieu choisit et appelle quelqu’un avec une finalité, celle de réaliser une œuvre, la vocation (l’appel) est toujours pour la mission.

Par exemple, lorsque Notre Seigneur choisira les apôtres, l’évangile de saint Marc le cite (Marc 3, 14) : « Il institua douze apôtres pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle ». Deux réalités inséparables : la première, être avec Jésus afin de Le connaître, de l’aimer et d’apprendre de Lui et la deuxième, les envoyer prêcher pour qu’ils participent à la mission de Jésus qui, le premier, est sorti annoncer la bonne nouvelle.

Celui qui est appelé (qui a la vocation) est un envoyé. Envoyé est la traduction littérale du mot « apôtre » en grec et du mot « missionnaire » en latin. C’est la même réalité. Missionnaire veut dire celui qui accomplit une mission. Mission en latin a donné son origine à une parole très connue par nous : la Messe. Et pourquoi cela? Parce qu’à la fin, le prêtre nous dit : « Allez », il nous envoie dans la paix mais ce n’est pas un simple congé, Dieu veut que la force que nous avons reçu dans la messe par la grâce nous aide à continuer notre apostolat dans le monde, à proclamer nous aussi l’évangile, chaque messe nous fait missionnaires du Christ.

Il est intéressant aussi de savoir que les dernières paroles du Christ avant de monter au Ciel, après sa Résurrection étaient précisément l’envoi en mission. Cela nous pouvons le constater dans les trois évangiles synoptiques, Matthieu, Marc et Luc. Matthieu dit par exemple que le Seigneur s’adresse à ses disciples avec ces paroles : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Saint Marc : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné » ” (Marc 16, 15). Et Saint Luc : « Il leur dit : ‘Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée (c’est comme un envoi) en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem » (Lc 24, 46-47).

Dans nos jours, qui sont difficiles, certains disent que l’Eglise ne doit plus annoncer le Christ, ni l’évangile, que l’Eglise ne doit plus inviter à la conversion. Ces types de chrétiens nient ce que le Seigneur a enseigné ; évidement ils ont trahi le Christ et de chrétiens, ils ne gardent que le nom.

Le Seigneur continue à nous envoyer, et aujourd’hui la mission se fait encore plus urgente que jamais. Car dans des pays où auparavant, la foi chrétienne occupait une place primordiale, à notre époque, elle se voit reléguée, interdite, et même persécutée.

Il est bon de rappeler ce que disait saint Jean Paul II, avec des paroles prophétiques, en 1980, dans son encyclique « Redemptoris Missio » (11) :

« Aujourd’hui, la tentation existe de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine, en quelque sorte une science pour bien vivre. En un monde fortement sécularisé, est apparue une «sécularisation progressive du salut », ce pourquoi on se bat pour l’homme, certes, mais pour un homme mutilé, ramené à sa seule dimension horizontale. Nous savons au contraire que Jésus est venu apporter le salut intégral qui saisit tout l’homme et tous les hommes, en les ouvrant à la perspective merveilleuse de la filiation divine.

Pourquoi la mission? Parce que, à nous comme à saint Paul «a été confiée cette grâce-là, d’annoncer aux païens l’insondable richesse du Christ» (Ep 3, 8). La nouveauté de la vie en lui est la Bonne Nouvelle pour l’homme de tous les temps: tous les hommes y sont appelés et destinés. Tous la recherchent effectivement même si c’est parfois de manière confuse, et tous ont le droit de connaître la valeur de ce don et d’y accéder. L’Eglise, et en elle tout chrétien, ne peut cacher ni garder pour elle cette nouveauté et cette richesse, reçues de la bonté divine pour être communiquées à tous les hommes. »

Reprenons maintenant le texte de l’évangile. Parmi les indications que donne le Seigneur, il y en a qui peuvent être interprétées comme dures : « Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin ». Et un peu plus loin, Il dit encore : « Ne passez pas de maison en maison ». Evidemment, il s’agit d’abord de montrer que, pour partir en mission, le disciple doit être détaché de ce qui est matériel, vivre la pauvreté d’esprit pour avoir son cœur seulement en Dieu. Ne saluer personne, ne pas passer de maison en maison indique d’un côté l’urgence et l’importance de la mission, mais aussi la sublimité de cet envoi, il ne s’agit pas d’une « visite de courtoisie », c’est plutôt l’annonce de la Parole de Dieu, de l’Evangile.

Mais, le missionnaire sait que ce n’est pas sa force qui compte, c’est la force de Dieu qui agit en lui. Jésus ne les envoie pas avec des moyens puissants, mais bien « comme des agneaux au milieu des loups » (v. 3), sans bourse, ni besace, ni sandales (cf. v. 4). Saint Jean Chrysostome, dans l’une de ses homélies, commente : « Tant que nous serons des agneaux, nous vaincrons et, même si nous sommes entourés par de nombreux loups, nous réussirons à les vaincre. Mais si nous devenons des loups, nous serons vaincus, car nous serons privés de l’aide du pasteur » (Homélie 33, 1: pg 57, 389). Les chrétiens ne doivent jamais céder à la tentation de devenir des loups parmi les loups. Ce n’est pas avec le pouvoir, avec la force, avec la violence que le royaume de paix du Christ s’étend, mais avec le don de soi, avec l’amour porté à l’extrême, même à l’égard de ses ennemis. Jésus ne vainc pas le monde avec la force des armes, mais avec la force de la Croix, qui est la véritable garantie de la victoire. 

« Un des signes éclatants du plus glorieux triomphe, dit toujours Saint Jean Chrysostome, ce fut de voir les disciples environnés de tant d’ennemis, comme des agneaux au milieu des loups, les convertir à la foi. » (Catena Aurea)

Au retour de leur mission, les disciples étaient, dit l’évangile, tout joyeux d’avoir accompli des signes prodigieux. Ce qui motive le Seigneur à donner encore une belle recommandation, celle de se réjouir de ce que leurs noms soient inscrits au Ciel, c’est-à-dire qu’ils reçoivent eux aussi le salut éternel.

Saint Cyrille demande : « Mais pourquoi, Seigneur, ne permettez-vous pas à vos disciples de se réjouir de la puissance que vous-même leur avez donnée, alors qu’il est écrit : ” Ils se réjouiront dans votre nom durant tout le jour ? ” C’est que le Sauveur les invite à une joie beaucoup plus grande et plus pure ” Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux ” 

C’est aussi pour les préserver de l’orgueil, car finalement tous les prodiges ont été faits par la grâce de Dieu et non par la force des disciples: « Le Sauveur se hâte de réprimer ce mouvement d’orgueil dans le cœur de ses disciples, et il leur rappelle la chute trop justement méritée du maître de l’orgueil, pour leur apprendre, par le prince de l’orgueil, combien ce vice (l’orgueil) était redoutable. S. Grég. (Moral., 23, 4.)

Nous avons laissé la première de toutes les indications que le Seigneur donne aux disciples pour la fin de notre méditation, parce que chaque dimanche depuis quelques années nous accomplissons, d’une manière on peut dire très humble ce que le Seigneur commande en premier : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Il est très important de continuer à prier pour que Dieu envoie des vocations, seulement Dieu peut mettre dans les cœurs de beaucoup de jeunes et non seulement de jeunes ce désir de consacrer leur vie pour annoncer l’évangile, pour guérir et les corps et surtout les âmes, pour nous aider, nous aussi à aller au Ciel. Nous devons prier pour les vocations et pour que ces vocations cherchent aussi toujours la sainteté, cherchent toujours à imiter le Christ.

Le pape Saint Grégoire, il y a longtemps, disait que ne pouvons répéter les paroles qui suivent, sans un profond sentiment de douleur : ” Les ouvriers sont en petit nombre. ” Il en est beaucoup, sans doute, pour écouter les paroles de vie, mais très peu pour les leur adresser. Voici que le monde est rempli de prêtres, mais qu’il est rare de rencontrer dans la moisson du Seigneur un seul véritable ouvrier. Et la raison, c’est que nous recevons le caractère et la charge du sacerdoce, mais que nous nous mettons peu en peine d’en remplir les devoirs.

Il faut aussi profiter de ces paroles pour exhorter les fidèles à prier pour leurs pasteurs, à demander à Dieu qu’ils travaillent dignement au salut de leurs âmes, et que leur langue ne cesse jamais de les instruire. S. Grég. (hom. 17.) 

La pire des tragédies pour un peuple et pour le monde, c’est le manque de vocations, surtout de prêtres :

Il serait lamentable qu’il manque de médecins et d’hôpitaux, mais plus grave serait encore le manque de prêtres dans le monde. Car les médecins sont des grands bienfaiteurs de l’humanité, ils peuvent seulement retarder l’heure de la mort, mais jamais ne nous garantir la vie éternelle.

Le prêtre, malgré ses faiblesses, est le plus grand bienfaiteur de l’humanité, parce qu’il est l’unique qui peut nous garantir la vie éternelle.

Si quelqu’un veut accepter l’appel de Dieu et devenir missionnaire, il ne sera jamais déçu de l’avoir fait, et recevra une grande récompense : « Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’y ramène, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés » (Jaques 5,19-20).

Demandons à la très Sainte Vierge Marie, que Dieu donne toujours de saintes vocations à la vie consacrée et au sacerdoce pour son Eglise. 

P. Luis Martinez IVE.

Nous sommes tous appelés à proclamer l’Evangile!

Homélie pour le Dimanche XV, année C du Temps Ordinaire

Nous avons entendu, lors de la première lecture les paroles du prêtre Amazias, adressées au prophète Amos : « Toi, le voyant, va-t’en d’ici, fuis au pays de Juda ; c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ». Ce prêtre voulait comme on peut le constater, chasser le prophète Amos, car celui-ci prophétisait le malheur à cause des infidélités du peuple. Le prêtre, lui-même, comprend la mission d’Amos comme un métier rémunéré. Et pour cela la réponse d’Amos est simple, directe et sincère : il n’était pas prophète auparavant, il ne le cherchait pas comme un travail ou un métier, c’est le Seigneur qui l’a saisi et l’a envoyé. 

Cette lecture est en lien, comme elle l’est habituellement avec l’évangile de ce dimanche. Jésus appelle les Douze et les envoie en mission. En effet, le prophète Amos était aussi une image des apôtres dans la nouvelle Alliance.

Pour accomplir la mission, Notre Seigneur les envoie deux par deux, selon saint Grégoire (Catena Aurea) : “Le Sauveur les envoie deux par deux, pour figurer que le précepte de la charité a un double objet : l’amour de Dieu et l’amour du prochain, et aussi parce qu’il faut deux termes pour que la charité puisse avoir lieu. Il nous enseigne encore par-là que celui qui n’a pas la charité pour le prochain ne doit en aucune façon se charger du ministère de la prédication”.

Mais, l’envoi implique une série de prescriptions rapportées par l’évangéliste. Elles sont des conseils pratiques, mais qui décrivent au fond certains principes universels pour ceux qui sont appelés à annoncer le Royaume de Dieu.

L’annonce implique l’extirpation des vices (figurée par l’expulsion des démons), l’acceptation de la grâce, les conséquences éternelles qu’implique l’acceptation ou non de l’évangile. Pour que leur prédication ne soit pas rejetée comme émanant d’hommes rustiques et incultes, et pour que leur doctrine ait la garantie d’un enseignement venu du Ciel, le Seigneur ordonne aux apôtres de la confirmer, comme d’un sceau divin, avec des miracles de toutes sortes, sur la vie, sur les maladies et sur les démons.

Il leur interdit de recevoir quoi que ce soit en échange des dons spirituels qu’ils confèrent aux peuples : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10,8). Ainsi Jésus prévient ses apôtres contre l’orgueil, puisqu’ils n’ont rien d’eux-mêmes, et condamne toutes sortes d’avidité, surtout le péché de simonie, l’échange des biens spirituels contre de l’argent.

Le Seigneur leur commande l’extrême pauvreté dans leur mission ; les apôtres doivent être la vivante démonstration du commandement de Jésus : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout vous sera donné par surcroît »(Mt 6,33).

Et sur le choix qu’ils doivent faire de l’endroit où loger pendant les jours de prédication dans les villes et villages : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ ». Cette indication est donnée afin de ne pas tomber ni de donner un témoignage d’inconstance ou bien d’un attachement au bien-être, avec mépris pour qui les a reçus en premier.

Et quand vous entrez dans une maison, saluez-la en disant : « Paix à cette maison » ; C’était la formule utilisée en Israël pour la salutation, depuis les temps anciens (Gen. 43, 23; Jud. 19, 20, etc.), bien qu’elle ait sur les lèvres des apôtres un sens plus élevé et plus spirituel de la paix évangélique. « Et si cette maison en est digne, ta paix viendra sur elle » s’il y a là de ceux qui désirent les biens de la paix messianique, Dieu leur accordera. “Mais si elle n’est pas digne, votre paix vous reviendra”, c’est-à-dire qu’elle ne produira pas l’effet escompté et elle restera à leur disposition pour être donnée aux autres.

« Si l’on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds » : Jésus fait ici allusion à l’action symbolique prescrite par les rabbins de secouer la poussière de leurs pieds chaque fois qu’ils entraient en Palestine à leur retour d’un pays païen, comme s’ils disaient : « Nous ne voulons rien de commun avec toi ». Avec ce geste, les apôtres déclareraient indignes et obstinées les villes dans lesquelles l’évangile avait été rejeté.

Comme nous l’avons dit avant, toutes ces indications devaient être mises en pratique par les apôtres dans ce moment concret, mais elles ont en même temps une valeur spirituelle pour nous tous.

Nous devons penser que chaque chrétien participe à la mission de l’Eglise, car, par nature, l’Église, durant son pèlerinage sur terre, est missionnaire, puisqu’elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. Cela implique que chacun de nous, lorsque nous nous confessons comme chrétiens catholiques, nous devons avoir le désir de continuer l’œuvre du Seigneur dans ce monde, d’annoncer l’évangile aux autres. Nous ne pouvons pas rester bras croisés quand le nombre de non chrétiens est toujours en augmentation, et quand l’Eglise voit que beaucoup de ses enfants déclarent formellement leur apostasie, c’est-à-dire l’abandon total de la foi chrétienne, ou bien vivent comme des apostats.

Saint Jean Chrysostome prêchait à ce sujet : « Si le ferment, mêlé à la farine, ne transforme pas toute la pâte, est-ce, à vrai dire, un ferment ? Et encore, si un parfum n’embaume pas ceux qui approchent, pouvons-nous l’appeler un parfum ? Ne dites pas qu’il vous est impossible d’agir sur les autres ; si vous êtes chrétien, ce qui est impossible, c’est que vous n’agissiez pas » (Commentaire sur les Actes des Apôtres).

Alors, comment pouvons-nous être, nous aussi, apôtres aujourd’hui ? Il se peut qu’on ne puisse pas partir en mission ou bien annoncer directement l’évangile, mais il faut savoir que certains aspects préparent et font déjà une grande mission, une grande annonce de l’évangile dans ce monde :

La catéchèse, par laquelle on enseigne aux autres les vérités de la foi qu’ils ne connaissent pas. Nous avons l’énorme responsabilité d’étudier et d’approfondir sur le mystère le Christ et sur la doctrine de la foi, afin de pouvoir la communiquer à ceux qui en ont besoin ou bien qui nous demanderont sur notre foi.

La liturgie, le culte de l’Église, qui avec la Parole de Dieu, les Sacrements et les autres signes de dévotion sont une leçon continue de la foi chrétienne. Est-ce que nous participons activement et faisons participer les autres aux actes d’adoration, sachant qu’avec cela nous évangélisons d’une manière très puissante ?

Nous comptons aussi sur la prière, avec laquelle nous arrivons partout et allons beaucoup plus loin que notre activité extérieure. Ce fut la première chose que Jésus, contemplant la grande moisson qui nous attendait, nous confia : La moisson est abondante, priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans son champ. Dans cet élément nous incluons aussi la souffrance comme un acte de prière et de sacrifice qui donne beaucoup de fruits à la mission de l’Eglise, saint Jean Paul II (Audience, 23/5/79) prêchait aux membres souffrants de l’Eglise : « Prenez aussi votre souffrance, non pas comme une condamnation, mais comme un acte d’amour rédempteur. A travers “l’Apostolat de la Souffrance”, vous êtes, vous aussi à l’avant-garde de l’œuvre de conversion et de salut des âmes ».

Un élément essentiel d’évangélisation est le témoignage. Aujourd’hui, le monde est convaincu par des témoins, pas par des seuls enseignants. Si ceux qui ne croient pas nous voient en accord avec notre foi, ils seront attirés vers Jésus-Christ et vers son Église. Le Seigneur prescrit aux apôtres d’enseigner en témoignant.

Souvenons-nous ces paroles inspirées de saint Paul VI : “ L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ; ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins ” (Evangelii nuntiandi, 41).

Pour conclure, dans l’Église, où chacun des fidèles est un évangélisateur, le Christ continue de choisir les hommes qu’il veut pour « l’accompagner et les envoyer prêcher au peuple » (Ad gentes, 23) : ainsi le récit de l’envoi des Apôtres se fait histoire de l’Église depuis la première jusqu’à la dernière heure. Que Marie nous obtienne la grâce d’être des grands apôtres pour notre temps.

P. Luis Martinez IVE.