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Chercher une porte large et un chemin facile?

Homélie pour le Dimanche XXI, année C ( Lc 13, 22-30)

« Tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant ». C’est le début de l’évangile de ce dimanche. « Il ne visitait pas seulement les petites localités, comme font ceux qui veulent tromper les esprits simples, nous dit un père de l’Eglise, ni seulement les villes, comme ceux qui veulent se faire valoir et cherchent la gloire qui vient des hommes ; mais Jésus allait partout, comme le maître de tous les hommes, comme un père dont la providence s’étend à tous ses enfants. »

Mais sur son chemin quelqu’un lui pose une question, on pourrait dire, par simple curiosité. Bien différent et mieux aurait été de poser cette autre question : « Seigneur, qu’est-ce que je dois faire pour me sauver ? ».

«  « Luttez pour entrer par la porte étroite car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas » , c’est la réponse du Seigneur.

Que signifie cette « porte étroite » ? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer ? S’agit-il d’un passage réservé uniquement à quelques élus ? En effet, tout bien considéré, cette façon de raisonner des interlocuteurs de Jésus est toujours actuelle. Il existe toujours la tentation d’interpréter la pratique religieuse comme une source de privilèges ou de certitudes (« je pratique la religion, donc je me sauve automatiquement ») . En réalité, le message du Christ va précisément dans le sens inverse, tous peuvent entrer dans la vie éternelle , mais pour tous, la porte est « étroite ». Il n’y a pas de privilégiés. Le passage à la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est « étroit » car il est exigeant, il demande application, abnégation, et mortification de son égoïsme ». (Benoît XVI. Angélus. 26 août 2007) En effet, le verbe s’efforcer traduit le verbe « agonizomai », et on le peut traduire comme une lutte qui produit une souffrance, une difficulté, un effort et nous trouvons cette racine dans le verbe « agoniser » comme dans le mot « agonie ».

La porte étroite est avant tout l’humble acceptation, dans une foi pure et une confiance sereine, de la Parole de Dieu,  de ses perspectives sur nous-mêmes, sur le monde et sur l’histoire; c’est le respect de la loi morale, en tant que manifestation de la volonté de Dieu, en vue d’un bien supérieur qui réalise notre vrai bonheur; c’est l’acceptation de la souffrance comme moyen d’expiation et de rédemption, pour soi-même et pour les autres et comme une expression suprême de l’amour; la porte étroite est, en un mot, l’acceptation de l’esprit évangélique, qui trouve sa plus pure explication dans le sermon sur la montagne (Saint Jean Paul II).

Il y a après une petite parabole sur la fin de l’histoire de l’humanité, lorsque Dieu comme un maître de maison fermera définitivement la porte de la vie éternelle et Il ne reconnaîtra pas ceux qui ont commis l’injustice : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes’ par deux fois. Ils seront exclus du royaume pour toujours, ceux qui ont mangé et bu avec Lui, comme beaucoup de chrétiens qui mangent et boivent à l’autel de l’Eucharistie sans appartenir vraiment à Jésus, ou bien, on dit que Jésus a enseigné chez eux mais non dans leur cœur où l’évangile n’a été jamais accueilli.

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite » nous dit le Seigneur et nous sommes conscients que l’évangile et ses exigences, la loi de Dieu dans ses commandements et ses normes, comme aussi les lois de l’Eglise, demandent de nous un effort, un grand effort pour les vivre ; mais , si nous voulions vivre l’évangile , Dieu ne laisse jamais manquer sa grâce, son aide pour le faire.

Un grand nombre de personnes qui croient en Jésus-Christ n’acceptent pas, par contre et du moins dans leur conduite, la vérité proclamée par le Seigneur. Ces personnes chrétiennes veulent entrer pour ainsi dire, par une porte large et facile et passent leur vie à éviter de marcher sur les traces de Jésus. Il s’agit de ceux qui ont écouté l’enseignement de l’évangile (parce que le Christ a enseigné aussi auprès d’eux ou « sur leur place ») mais qui cherchent une assurance de bonheur dans cette vie.

Cela se fait évident chezdes fidèles qui donnent à certaines pratiques ou certains éléments de notre piété, parfois par ignorance et par influence de rituels non chrétiens, un pouvoir qui n’est pas celui que Dieu veut donner.

On constate cela par exemple, dans les promesses et les prières qui se font avec une finalité parfois banale ou bien tout à fait désordonnée à la volonté divine et malheureusement dans certains cas aussi, avec une finalité de péché. Nous devons savoir que le désir qui nous pousse à prier doit être toujours droit devant Dieu, on ne peut pas par exemple faire une prière pour causer du mal à quelqu’un, comme c’est le cas de ceux qui se mettent à prier pour pouvoir épouser une personne qui est déjà fiancée ou bien mariée. Un autre exemple c’est le cas d’un chrétien qui prierai les saints ou Marie pour obtenir des richesses, méprisant au fond de son cœur et par orgueil son actuel état de pauvreté et désirant se trouver dans le bien-être. Il faut savoir encore que ce genre de promesses ou prières est contraires à la volonté de Dieu lorsqu’elles sont accomplies avec une mauvaise finalité.

Nous trouvons un autre risque de notre foi lorsque nous donnons à des objets de dévotion ou à des sacramentaux, une fonction qui ne leur appartient pas.

Certaines pratiques portent en elles des traces de superstitions, comme par exemple, renverser la statue d’un saint pour trouver quelque chose ou l’attacher avec une chaîne. Ou bien, le fait de porter un chapelet noir, rouge ou en argent parce que cela éloigne le malheur ou porte bonheur. La véritable piété nous apprend que le chapelet a comme finalité de nous aider à la prière, il n’est pas un objet décoratif et encore moins une amulette. Il faut dire aussi la même chose pour les croix et médailles qui doivent aider à notre foi. Il est vrai que ces objets sont une protection contre le démon et le mal, mais Dieu nous demande aussi que ce soit surtout accompagné d’une vie d’authentique prière et de foi vivant en amitié avec Dieu.

Lorsqu’on parle d’autres sacramentaux, nous devons aussi faire attention que leur usage ne devienne pas aussi un moyen de se trouver dans la superstition. L’eau bénite est un grand élément sacramentel et l’Eglise autorise les chrétiens à en faire usage dans leurs maisons pour impétrer la bénédiction de Dieu sur eux et sur les objets.

Mais ce serait un abus de cet élément béni que de le boire pour retrouver la santé, car, et les chrétiens doivent savoir ceci, l’Eglise ne donne aucune valeur de guérison à cette eau lorsqu’on la boit. D’autres éléments comme l’huile ou le sel, l’Eglise en réserve (ou réservait pour certains) un usage seulement liturgique, cela veut dire que l’huile simple qu’on fait bénir parfois ne portera aucun pouvoir sur moi, parce que l’Eglise ne le lui donne aucune valeur en dehors de l’usage liturgique qu’elle fait dans le cas des huiles saintes pour les sacrements du baptême, confirmation, ordre sacerdotale et l’onction des malades.  

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique résume le risque de la superstition en disant que La superstition est la déviation du sentiment religieux et des pratiques qu’il impose. Elle peut affecter aussi le culte que nous rendons au vrai Dieu, par exemple, lorsqu’on attribue une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires. Attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors de dispositions intérieures qu’ils exigent, c’est tomber dans la superstition (cf. Mt 23, 16-22).

Et quoi dire encore de ceux qui cherchent à voir le futur à travers la divination, les faux prophètes ou la magie. C’est un danger encore plus grave, qui implique presque toujours un péché mortel contre le premier commandement. 

Il est vrai que Dieu peut révéler l’avenir à ses prophètes ou à d’autres saints (il est évident que Dieu choisit ces personnes pour une mission précise et divine, non pour les besoins matériels de quelqu’un).

« Cependant, dit le Catéchisme de l’Eglise Catholique (2015-2017), l’attitude chrétienne juste consiste à s’en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos.

Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort  » dévoiler  » l’avenir (cf. Dt 18, 10 ; Jr 29, 8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie (l’art de lire dans les lignes de la main), l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes , en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.

Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain, – fût-ce pour lui procurer la santé -, sont gravement contraires à la vertu de la religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quand elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui ou qu’elles recourent ou non à l’intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l’invocation des puissances mauvaises, ni l’exploitation de la crédulité d’autrui. »

Demandons la grâce de nous éloigner de ces grands dangers qui nous conduiraient à la condamnation et efforçons nous par contre d’entrer par la porte étroite.

Que la Vierge Marie nous donne cette grâce.

P. Luis Martinez IVE

« N’es-tu pas entre mes bras, entre les plis de mon manteau ? As-tu besoin d’autre chose ? »

Lire l’évangile du dimanche XXXII (Mc 12, 38-44)

« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres », c’est la phrase qui résume en quelque sorte l’évangile de ce dimanche que nous venons de proclamer.

Ce moment de la vie de notre Seigneur se passe, comme beaucoup d’autres, dans le temple de Jérusalem, précisément sur le parvis ou dans la cour appelée des femmes, là où on avait placé treize troncs qui avaient la forme de grandes trompettes, destinés à recevoir les offrandes en argent. Tout l’argent que les gens déposaient dans chacun de ces troncs avait une fin commune, l’assistance du culte.

Comment alors, le Seigneur a-t-il su la quantité de ce que la veuve donnait, pour une quantité si petite ? C’est parce que généralement il y avait un prêtre chargé de déposer ces offrandes dans les troncs, et ceux qui les donnaient devaient en indiquer la quantité.

La quantité que cette veuve donnait c’était deux petites monnaies appelées lepton, pour en déterminer la quantité approximative et en donner une idée, il faut dire qu’un dénier (un dénier constituait la paye pour une journée de travail) était composée de 128 leptons.

Cependant  il est évident que le Seigneur ne fait pas la remarque sur la quantité, mais sur ce que cela représentait en réalité pour cette veuve. C’est donc l’ exemple de l’attitude sublime de cette veuve qui a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre, de sa pauvreté.Une autre chose à remarquer c’est qu’elle ne fait ce don que pour la Gloire de Dieu, et parce qu’à cet endroit du temple, on recevait seulement les offrandes destinées aux sacrifices et pour le culte à Dieu.

Mais suivant l’idée qui unit la première lecture, le psaume et l’évangile nous conduisent à réfléchir sur la confiance en Dieu et dans sa Providence.

Le mot « Providence » vient du latin et signifie « prévision, prévoyance ». Alors, pour ce qui concerne Dieu, on ne peut pas dire qu’Il « prévoit ce qui va succéder », tout dépend de sa sainte Volonté, c’est-à-dire qu’Il guide la création à chaque instant de notre vie. Dieu garde et gouverne par sa Providence tout ce qu’Il a créé,  » atteignant avec force d’une extrémité à l’autre et disposant tout avec douceur  » (Sg 8, 1).

Beaucoup pensent que la Providence de Dieu se manifeste surtout dans l’aspect matériel, il est vrai que nous utilisons souvent l’expression : « l’on vit de la Providence, on se confie à elle » et c’est pour indiquer qu’on n’a pas une assurance humaine pour vivre. Par exemple dans la vie de saint Louis Orione (don Orione),  on raconte qu’à la fin de chaque journée, il jetait par la fenêtre tout ce qu’il possédait comme argent dans ses foyers de charité pour confier le lendemain à la Divine Providence, sachant que Dieu n’abandonne jamais ses enfants.

Mais, nous devons savoir que la Providence de Dieu comprend toute notre existence. Et lorsque nous disons et nous confessons avec foi, dans le Credo «  Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant », nous sommes en train de confesser une grande vérité comme celle qui suit : « je m’abandonne entre les mains de Dieu qui m’aime comme un père aime son enfant et qui est aussi capable de veiller sur moi à chaque instant de ma vie ; et que, même dans les moments plus difficiles de mon existence, Il ne va jamais m’abandonner, mais au contraire, sa Volonté va me conduire à travers le bien et à travers les souffrance à la vie éternelle ».

 Il y a 20 ans, j’avais alors trois mois de noviciat dans ma congrégation, notre père fondateur nous avait donné un jour à tous les novices et séminaristes le mot du soir après les prières de vêpres et l’adoration lors de la fête de saint Louis Marie Grignons de Montfort. Notre congrégation souffrait à ce moment-là de grandes difficultés, et il avait parlé de la confiance que nous devons avoir toujours dans la Providence de Dieu. Il nous a montré une petite carte, qui lui avait été offerte par la mère Teresa de Calcutta. Dans cette carte, il y avait dessiné un enfant nouveau-né, qui dormait sur une grande main, sous cette image une phrase du prophète Isaïe (43,1) : « Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi ». C’était selon notre fondateur, la véritable manière de croire dans la providence, de se savoir entre ses mains qui protègent.

Dieu prépare notre chemin, Il pense à nous plus que nous pensons à nous-mêmes, et Il nous dit « ne craignez pas ».

Dans notre monde, où les avancées scientifiques tentent de nous rassurer, combien de gens sont pris de panique pour ce qui peut leur arriver ? Ils sont angoissés de la vie et de la mort. Et nous, chrétiens, seront-nous capables nous aussi comme la veuve de l’évangile  de tout donner et de nous abandonner à sa Providence? Est-ce que nous avons cette pleine confiance en Dieu ? Si nous pensons que cela nous manque, c’est donc le moment de commencer à la demander avec insistance dans notre prière.

Alors, comment savoir que Dieu travaille avec sa Providence dans notre vie ? Comment Il nous guide et nous fait marcher vers la sainteté ? Voilà un très beau texte d’un serviteur de Dieu, un évêque de Budapest, en Hongrie, Tihamet Thot, il l’avait écrit en 1934 :

« Quand nous réfléchissons, dit-il, sainement sur notre vie, nous voyons bien que la divine Providence nous a mis en contact avec des personnes difficiles, afin que leurs défauts nous fournissent l’occasion de mûrir et de perfectionner notre âme. Elle a mis près de moi, par exemple, cette personne très gaie de caractère, afin d’adoucir les traits très rude du mien. Elle m’a fait rencontrer cet autre qui aime tant critiquer, afin qu’il y ait quelqu’un pour me dire la vérité et m’apprendre à me connaître moi-même. Et celui ou celle qui m’a conduit au péché ? Celui-là, c’était pour m’empêcher d’avoir une confiance excessive en moi et pour me faire voir que j’étais encore bien loin d’être ce que je devais être.

Et cette personne insupportable ? C’était pour m’exercer à me vaincre. Et ce vil calomniateur ? C’était pour montrer si je savais pardonner généreusement. Et ce malade ? C’était pour me donner l’occasion de rendre grâce pour ma santé. Et ce saint ? C’était pour me faire honte.

Oui, mes frères, si nous nous habituons à voir dans chaque personne que la vie nous donne comme compagnon de route, un envoyé de Dieu, je vais plus loin, si nous nous habituons non pas seulement à propos des hommes, mais en toutes circonstances, dans les peines et le malheur, à poser cette question : qu’est-ce que Dieu demande de moi ? Quelle idole veut-Il renverser dans mon cœur ? Quelle déception veut-Il m’épargner ? Quel penchant au mal veut-Il extirper ? Quelle nouvelle force veut-Il susciter en moi ?…si nous nous posons ces questions, alors nous sentirons en nous, jour après jour, les effets de la Divine Providence et nous serons réellement des chrétiens fidèles qui dans le bonheur comme dans le malheur, saurons embrasser la main invisible du Père Céleste et répéter avec le grand (penseur) Pascal : « Seigneur, vous n’êtes pas moins Dieu, lorsque vous m’éprouvez que lorsque vous me consolez et me faites miséricorde ».

Écoutons avec un esprit de foi ces belles paroles de saint Paul aux chrétiens de Rome : «  Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Rom. 8,28.31.35.38-39).

Prions la très sainte Vierge Marie, Elle nous invite aussi à cette confiance en Dieu et  c’est elle-même, à qui la Providence a donné la mission de nous aider et de nous soutenir, si nous l’invoquons avec amour. Il est bon de nous souvenir ce que la très Sainte Vierge avait dit à Saint Juan Diego, dans l’apparition de Guadalupe en Mexique, voyant la souffrance de ce petit indien, la Vierge de Guadalupe lui adresse ces paroles de consolation : « Mon tout-petit, que rien ne t’angoisse. Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère ? N’es-tu pas sous ma protection ? Ne suis-je pas la vie et la santé ? N’es-tu pas entre mes bras, entre les plis de mon manteau ? As-tu besoin d’autre chose ? »

P. Luis Martinez

Institut du Verbe Incarné