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22 OCTOBRE – SAINT JEAN PAUL II

SAINT JEAN PAUL II ET SON AMOUR POUR LA CROIX

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Jean Paul II  a centré sa vie « en Christ et Christ Crucifié » (1Cor 2,2).

Pendant son pèlerinage jubilaire en Terre Sainte, le Saint Père a voulu visiter le lieu du Calvaire. Le Nonce, Mgr. Pietro Sambi lui a dit que cela ne faisait pas partie du programme, qu’il avait reçu des instructions disant que pour des raisons de santé, le Saint- Père ne pouvait pas monter les marches qui conduisent au Calvaire.

Cependant, une fois la cérémonie finie au Saint Sépulcre, lorsqu’ils se dirigeaient pour déjeuner avec les autorités, le pape lui a dit qu’il avait le désir de monter au lieu du Calvaire.

Le Nonce avait répondu qu’ils verraient, mais maintenant il fallait aller déjeuner. Après le déjeuner, dans la voiture, le Saint-Père a répété qu’il voulait monter au Calvaire, à cela ils lui ont répondu en lui  exposant toutes les difficultés que cela impliquait : les gardes étaient déjà partis, il y avait des touristes dans le Saint-Sépulcre, etc.

Jean-Paul II a dit qu’il ne voulait pas quitter la Terre Sainte sans être monté au Calvaire. Le Nonce a compris qu’il ne pouvait pas refuser cela au Saint-Père. Il a cherché le chef de la garde et ils ont commencé à préparer la basilique pour cette visite inattendue. Quarante minutes se sont écoulées pendant qu’ils attendaient dans la voiture, tandis que  le pape priait en silence le chapelet.

Jean_Paul_II_Institut_du_Verbe_IncarnéEnfin, ils ont pu entrer et Jean-Paul II sans l’aide de personne, monta les marches lentement vers le lieu de la Crucifixion de Jésus. Il s’est agenouillé, la tête appuyée sur l’endroit exact où avait été placée la croix et il est resté en prière pendant environ quinze minutes. Après, on a dû l’aider à sortir de sous l’autel à cause de la position inconfortable, qu’il avait gardé pendant ce temps si long. Puis il s’en est allé et s’est dirigé vers l’autel de Notre-Dame des Douleurs et là encore, avec la tête appuyée sur ses mains et celles-ci sur l’autel, en face de la belle image, il a prié pour une quinzaine de minutes de plus.

Tout autour de lui régnait un profond silence. A la fin de la visite en Terre Sainte, le Saint-Père a remercié le Nonce avec les mots suivants : « Merci de m’avoir permis de monter jusqu’au Calvaire. Il était nécessaire que tous comprissent que le Pape a besoin du Calvaire …. “

Extrait du livre “Juan Pablo MAGNO”

R. P. Carlos Miguel Buela V.E.

Lire aussi: 22 octobre, fête de Saint Jean Paul II

Pardonnez nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé (Deuxième partie)

Cette demande : Remettez-nous nos dettes, est-elle exaucée ?

Pour répondre à cette question, il faut avoir présent à l’esprit les deux éléments contenus en tout péché, à savoir la faute ou l’offense faite à Dieu, et le châtiment mérité par la faute.

Or la faute est remise par la contrition, si la contrition est accompagnée du propos de se confesser et de satisfaireJ’ai dit, déclare le Psalmiste (Ps 31, 5), je confesserai contre moi-même mon injustice au Seigneur, et vous nous avez pardonné l’impiété de mon péché.

Si donc, comme nous venons de le dire, la contrition des péchés avec le propos de les confesser, suffit à en obtenir la remise, le pécheur ne doit pas désespérer.

 Mais peut-être quelqu’un peut dire: Puisque le péché est remis par la contrition, à quoi sert le prêtre ?

Pardon. Monastère Bx Charles de Foucauld. Institut du Verbe IncarnéA cette question, il faut répondre : Dieu, par la contrition, remet la faute et change la peine éternelle en peine temporelle ; le pécheur contrit reste donc soumis à une peine temporelle. C’est pourquoi, s’il mourrait sans s’être confessé, non parce qu’il aurait méprisé la confession, mais parce que la mort arrive avant qu’il se confesse, il irait au purgatoire y souffrir, et, d’après saint Augustin, y souffrir extrêmement.

Mais si vous vous confessez, vous vous soumettez au pouvoir des clefs et en vertu de ce pouvoir, le prêtre vous pardonne de la peine temporelle due à vos fautes ; le Christ a dit aux Apôtres (Jn 20, 22-23) : Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils sont retenus à ceux à qui vous les retiendrez.

Les successeurs des Apôtres trouvèrent un autre moyen de remettre la peine temporelle, à savoir le bienfait des indulgences.

Beaucoup de saints firent un grand nombre de bonnes œuvres, sans pécher du moins mortellement ; ils firent ces œuvres pour l’utilité de l’Eglise. De même, les mérites du Christ et de la bienheureuse Vierge sont réunis comme en un trésor. Le Souverain Pontife et ceux à qui il en a confié le soin, peuvent dispenser ces mérites, là où il y a nécessité.

Ainsi donc, les péchés sont remis, quant à la faute, par la contrition, et, quant à la peine, par la confession et par les indulgences.

Que devons-nous accomplir pour que le Seigneur exauce cette demande : “Pardonnes-nous nos offenses” ?

Il faut répondre : Dieu réclame de notre part, que nous pardonnions à notre prochain les offenses qu’il nous fait. C’est pourquoi il nous demande de dire :“comme nous, nous remettons leurs dettes à nos débiteurs”. Si nous agissions autrement, Dieu ne nous pardonnerait pas.

Il est dit de même dans l’Ecclésiastique (28, 2-5) :Pardonne au prochain son injustice, et alors, à ta prière, tes péchés seront remis. L’homme conserve de la colère contre un autre homme, et il demande à Dieu sa guérison ! Il n’a pas pitié de son semblable, et il supplie pour ses propres fautes! Lui, qui n’est que chair, garde rancune ; qui donc lui obtiendra le pardon de ses péchés ? Et aussi:  Pardonnez donc, dit Jésus (Luc 6, 37), et il vous sera pardonné.

Et c’est pourquoi dans cette cinquième demande du « Notre Père » le Seigneur pose cette seule condition : pardonner à autrui. Si nous ne la réalisons pas, à nous non plus, il ne nous sera pas pardonné.

Notre cœur doit donc ratifier cette demande, quand nos lèvres la prononcent.

Alors on se demande aussi si quelqu’un qui n’a pas le propos intérieur de pardonner son prochain doit dire encore : comme nous, nous remettons à nos débiteurs.

Il semble que non, car alors il mentirait. Mais il faut répondre qu’il n’est pas pourtant dispensé de le dire.

En fait, il ne ment pas, parce qu’il ne prie pas en son nom, mais au nom de l’Eglise qui, elle, ne s’y trompe pas ; c’est pourquoi d’ailleurs cette demande est exprimée au pluriel.

Pardon. Monastère Bx Charles de Foucauld Institut du Verbe Incarné
Saint Jean Paul II rend visite à celui qui avait commis l’attentat contre sa vie en 1981.

Il est bon de le savoir ; il y a deux manières de pardonner au prochain.

  • La première est la manière des parfaits ; elle pousse l’offensé à aller au-devant de l’offenseur, pour lui pardonner, conformément à ce que dit le Psalmiste (Ps 33, 15) : Recherche la paix.
  • La deuxième manière de pardonner est commune à tous et obligatoire pour tous ; elle consiste à accorder le pardon à qui le sollicite. Pardonne au prochain son injustice, dit l’Ecclésiastique (28, 2), alors à ta prière, tes péchés te seront remis.

A cette cinquième demande de l’oraison dominicale se rattache la béatitude : Bienheureux les miséricordieuxLa miséricorde, en effet, nous porte à avoir pitié de notre prochain.

Commentaire au Notre Père

Saint Thomas d’Aquin