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MARTYROLOGE DU 21 AU 31 JUILLET

Le 21 juillet.

Mémoire de saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Église. Entré chez les Capucins, il exerça inlassablement dans les régions d’Europe le ministère de la prédication dont on l’avait chargé, tant pour la défense de l’Église contre les infidèles, que pour la réconciliation entre les princes et pour le gouvernement de son Ordre. Il accomplit toutes ces charges avec simplicité et humilité jusqu’à sa mort à Lisbonne, le 22 juillet 1619.
2.        À Marseille, vers 292, saint Victor, martyr.
3.        Près d’Émèse en Syrie, au IVe siècle, saint Siméon, surnommé Salos, “le Fou”. Sous l’inspiration du Saint-Esprit, il chercha, pour l’amour du Christ, à être pris pour fou et méprisable aux yeux des hommes. On commémore aussi saint Jean, ermite, qui fut, pendant près de trente ans, le compagnon de saint Siméon quand il se rendit en Terre sainte et dans le séjour qu’il fit dans le désert, près de la mer Morte.
4.        À Rome, commémoraison de sainte Praxède. Sous son nom une église fut dédiée à Dieu sur l’Esquilin avant 491.
5.        Strasbourg, au VIe siècle, saint Arbogast, évêque, qui fit construire sa cathédrale et la consacra à Dieu sous le nom de la Vierge Marie.
6*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Gabriel Pergaud, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Beaulieu, au diocèse de Saint-Brieuc, il fut expulsé de l’abbaye, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier où il mourut au bout de quelques semaines, après une longue agonie.
7. À Yanzi-hiam, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Albéric Crescitelli, prêtre de l’Institut Pontifical pour les Missions étrangères, et martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, il fut couvert de blessures atroces, presque jusqu’à en mourir, et fut traîné le lendemain, les pieds liés, par un chemin couvert de silex jusqu’au fleuve, où il fut lacéré par tout le corps, et enfin décapité.
8.        À Yanzi-hiam, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Wang Yumei, martyr, qui succomba sur le chemin menant à Duining.

Le 22 juillet.

Mémoire de sainte Marie-Madeleine délivrée de sept démons par le Seigneur Jésus, elle s’attacha avec amour à ses pas, le suivit jusqu’au Calvaire et mérita, au matin de Pâques, de voir le Sauveur ressuscité d’entre les morts et de porter aux autres disciples l’annonce de la Résurrection.
2.        À Ancyre en Galatie, au IIIe ou IVe siècle, saint Platon, martyr, frère de saint .
3.        En Afrique, au IIIe ou IVe siècle, les saints martyrs Massilitains, saint Augustin prononça un sermon à leur anniversaire.
4.        À Antioche de Syrie, vers 306, saint Cyrille, évêque, qui subit sous Dioclétien la prison et l’exil.
5.        Dans les monts du Caucase, en 662, saint Anastase, moine. Disciple de , il subit avec lui, pour la foi orthodoxe, prisons et sévices et, arrivé au camp de Suanie, et peut-être même en cours de route, il quitta cette vie.
6.        Au monastère de Fontenelle, vers 668, saint Wandrille, abbé. Après avoir quitté la cour du roi Dagobert, il mena la vie monastique en divers endroits et, promu au sacerdoce par saint Ouen, évêque de Rouen, il fonda et gouverna un monastère dans la forêt de Jumièges.
7.        À Menat en Auvergne, vers 700, saint Ménelé, abbé.
8*.        À Pavie en Lombardie, au VIIIe siècle, saint Jérôme, évêque.
9*.        À Lodi, en Lombardie, l’an 1224, saint Gautier, fondateur de la Maison hospitalière de la Miséricorde.
10*.        À Venise, en 1493, le bienheureux Augustin Fangi de Biella, prêtre dominicain, qui fit beaucoup de bien à Soncino, Viglebano et Venise.
11.        À Lisbonne, en 1619, la naissance au ciel de saint , dont la mémoire est célébrée la veille.
12.        À Cardiff au pays de Galles, en 1679, les saints Philippe Evans, jésuite, et Jean Lloyd, tous deux prêtres et martyrs. Accusés d’être entrés en Angleterre alors qu’ils étaient prêtres, ils furent ensemble condamnés aux supplices de la pendaison, sous le roi Charles II.
13*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Lombardie, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut, faute de soins, n’ayant plus que la peau sur les os, mais souriant.
14.        En Chine, dans la province de Hebei, en 1900, dans la persécution de la secte de Yihetuan, près de Daining, les saints martyrs Anne Wang, vierge, Lucie Wang Wangzhi et son fils André Wang Triaquing, âgé de neuf ans, massacrés en haine du nom chrétien.
15.        En Chine, dans la province de Hebei, sainte Marie Wang Lizhi, que des païens voulurent sauver en affirmant qu’elle n’était pas chrétienne, mais qui déclara ouvertement qu’elle était servante de Jésus Christ et fut aussitôt mise à mort.
**        Au Mexique, en 1981, la bienheureuse María Inès Teresa Arias Espinosa, religieuse, fondatrice des Missionnaires Clarisses du Très Saint Sacrement. (Béatifiée le 21 avril 2012 à Mexico. par Benoît XVI)

Le 23 juillet.

Mémoire de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.
2.        Commémoraison de saint Ézéchiel, prophète. Fils du prêtre Bouzi, il eut, au temps de l’exil au pays des Chaldéens, la vision de la gloire du Seigneur qui l’établit comme guetteur pour la maison d’Israël. Reprochant au peuple élu son infidélité, il annonça la ruine de la cité sainte de Jérusalem et la déportation du peuple. Établi lui-même au milieu des captifs, il entretint leur espérance et leur prophétisa le retour à la vie des ossements desséchés.
3.        À Classe, près de Ravenne en Italie, la naissance au ciel de saint Apollinaire, évêque, dont la mémoire est célébrée le 20 juillet.
4.        À Bizya en Thrace, vers 304, saint Sévère, martyr. On rapporte qu’au temps de Dioclétien et Maximin, désirant la palme des martyrs, il convertit à la foi le centurion Memnon et le suivit dans sa passion.
5*.        À Marseille, vers 435, saint Jean Cassien, prêtre, qui fonda deux monastères, l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes, et riche d’une longue expérience de la vie monastique, écrivit pour l’édification des moines les Institutions cénobitiques et les Conférences des Pères.
6*.        À Cimiez en Provence, vers 460, saint Valérien, évêque. Retiré du monastère de Lérins pour la charge de l’épiscopat, il proposa au peuple et aux moines les exemples des saints.
7*.        À Orvieto en Toscane, l’an 1306, la bienheureuse Jeanne, vierge, sœur de la Pénitence de Saint Dominique, remarquable par sa charité et sa pénitence.
8*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Nicéphore de Jésus et Marie (Vincent Diez Tejerina), prêtre, passioniste, fusillé à la gare de Carambandal en Nouvelle Castille parce qu’il demeurait fidèle à sa vocation religieuse.
9*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, le bienheureux martyr Germain de Jésus et Marie (Emmanuel Pérez Giménez), prêtre, mis à mort à Carabandal Bajo près de Madrid
10*.        En Espagne, l’an 1936, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs Pierre Ruiz de Los Paños et Joseph Sale Pico, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, près de Tolède.
11*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Christian Gondek, prêtre franciscain. Arrêté par la Gestapo à Wroclawak, puis déporté, il mourut des mauvais traitements reçus.
12*.                À Prjashev en Slovaquie, l’an 1976, la passion du bienheureux Basile Hopko, évêque auxiliaire de Presov et martyr. Sous le régime communiste athée, alors qu’il était au service des fidèles de rite byzantin, il fut jeté en prison et subit des sévices et une maladie longue et douloureuse qui le conduisirent à la mort.
**.        En Espagne, en 1934, la bienheureuse Margarita Maria Lopez de Maturana, religieuse espagnole fondatrice de la congrégation des Mercédaires Missionnaires. (béatifiée le 22 octobre 2006 par Benoît XVI)

Le 24 de juillet.

Mémoire de saint Charbel Makhlouf, moine prêtre de l’Ordre maronite. À la recherche d’une solitude plus stricte et d’une perfection plus haute, il se retira du couvent d’Annaia au Liban, dans un ermitage où il vécut dans une extrême austérité de vie, dans les jeûnes et les supplications, jour et nuit au service de Dieu, jusqu’à sa mort en 1898.
2.        Près du lac de Bolsena en Toscane, sainte Christine, vierge et martyre.
3.        À Amiterne en Sabine (à l’est de Rome), sur la voie Salarienne, vers le IVe siècle, saint Victorin, martyr.
4*.        À Tauriano en Calabre, au IVe siècle, saint Fantin l’aîné, surnommé le Thaumaturge.
5.        En Thébaïde, au Ve siècle, sainte Euphrasie, vierge. Née dans une famille sénatoriale, elle choisit de mener au désert la vie érémitique, dans l’humilité, la pauvreté et l’obéissance.
6*.        À Ardmore en Irlande, vers le Ve siècle, saint Declan, vénéré comme le premier évêque de ce lieu.
7*.        Au pays d’Albi en Aquitaine, vers le VIe siècle, sainte Ségolène, religieuse.
8.        Dans la Rus, en 1015, les saints Boris et Gleb, martyrs. Fils de saint Vladimir, grand-duc de Kiev, ils préférèrent subir la mort que de résister par la force à leur frère Sviatopolk. Boris, prince de Rostov, reçut à vingt ans la palme du martyre en ce jour, au bord du fleuve Alta, près de Pereislavie, et Gleb, âgé de quinze ans, le 5 septembre suivant, sur le Dniepr, près de Smolensk.
9*.        Près de Rieti en Sabine (au nord de Rome), l’an 1140, saint Baudouin, abbé. Disciple de saint Bernard à Clairvaux, celui-ci l’envoya dans cette ville, pour y restaurer et diriger le monastère de Saint-Pasteur, en dessous du lac.
10*.        Au monastère Sainte-Catherine de Saint-Trond, dans le Brabant, vers 1224, la bienheureuse vierge Christine, surnommée l’Admirable, parce qu’en elle, tantôt affligée dans son corps, tantôt ravie en esprit, le Seigneur a accompli des merveilles.
11.        À Sandeck, près de Tarnov en Pologne, l’an 1293, sainte Kinga ou Cunégonde. Fille du roi de Hongrie Bela IV, et nièce de sainte Élisabeth de Thuringe, elle fut donnée en mariage au roi Boleslas V de Pologne, avec qui elle garda une chasteté sans faille, et, après la mort de son mari, elle fit profession de la Règle de Sainte Claire dans le monastère qu’elle avait fondé.
12*.        À Ferrare en Émilie, en 1446, le bienheureux Jean Tavelli de Tossignano, évêque, de l’Ordre des Jésuates, qui fit preuve du plus grand détachement et d’un sens pastoral vigilant.
13*.        À Cologne, en Lorraine, le transfert des trois Rois Mages, hommes sages d’Orient, qui sont venu à Bethléem en apportant des cadeaux adorer le Fils de Dieu.
14*.        À L’Aquila dans les Abruzzes, en 1494, le bienheureux Antoine Torriani, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, médecin des corps et des âmes.
15*.        À Orbe, dans la canton de Vaux en Suisse, l’an 1503, la bienheureuse Louise de Savoie, religieuse. Fille du bienheureux Amédée IX, duc de Savoie, elle épousa Hugues de Chalon et, devenue veuve, elle fit profession religieuse selon la Règle de Sainte Claire réformée par sainte Colette, et vécut dans l’humilité et la fidélité.
16*.        À Derby en Angleterre, l’an 1588, les bienheureux Nicolas Garlick, Robert Ludlam et Richard Simpson, prêtres et martyrs. Sous la reine Élisabeth Ière, après de nombreux travaux apostoliques et de fréquentes entraves, ils furent condamnés à mort à cause de leur sacerdoce et connurent les supplices de la pendaison.
17*.        À Newcastle, sur les bords de la Tine, en 1592, le bienheureux Joseph Lambton, prêtre et martyr. Âgé de vingt-quatre ans, il fut condamné à mort pour son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière, et, à travers des tortures atroces, fut démembré, encore vivant.
18.        À Durham, en Angleterre, en 1594, saint Jean Boste, prêtre et martyr, condamné à mort à cause de son sacerdoce, sous la reine Élisabeth Ière. Devant le juge, il ne cessa de confirmer ses compagnons dans la foi catholique.
19.        À Nam Dinh au Tonkin, l’an 1838, saint Joseph Fernandez, prêtre dominicain et martyr, décapité pour le Christ sous l’empereur Minh Mang.
20*.        À Naples, en 1854, le bienheureux Modestin de Jésus et Marie (Dominique Mazzarella), prêtre franciscain. Très proche des pauvres et des affligés de toute sorte, il mourut du choléra en assistant les moribonds, au cours d’une épidémie.
21*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureuses martyrs : Maria-Pilar de Saint-François Borgia (Jacqueline Martinez Garcia), Thérèse de l’Enfant Jésus (Eusébie Garcia Garcia) et Marie-Ange de Saint-Joseph (Marcienne Voltierra Tordesillas), vierges carmélites, qui allèrent joyeuses à la mort en acclamant le Christ Époux.
22*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, la bienheureuse Marie de la Merci Prat, vierge de la Société Thérésienne, qui allèrent joyeuses à la mort en acclamant le Christ Époux.
23*.        En Espagne, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Xavier Bordas Piferrer, religieux salésien.

Le 25 juillet.

Fête de saint Jacques, Apôtre. Fils de Zébédée et frère de saint Jean l’Évangéliste, il fut appelé par Jésus au bord du lac de Galilée avec son frère. Il fut témoin, avec Pierre et Jean, de la Transfiguration du Seigneur et aussi de son agonie. Décapité par ordre du roi Hérode Agrippa, aux environs de la Pâque en 42, il fut le premier des Apôtres à recevoir la couronne du martyre.
2.        En Lycie, saint Christophe, martyr au IIIe siècle.
3.        À Barcelone, au début du IVe siècle, saint Cucuphat martyr. Dans la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée et entra victorieux dans le ciel.
4.        À Césarée de Palestine, en 308, les saints Valentine, Théa et Paul, martyrs dans la même persécution sous le préfet Firmilien. La vierge Valentine, menée devant un autel pour y sacrifier, le renversa d’un coup de pied et fut, pour cela, cruellement torturée, puis jetée dans le feu avec la vierge Théa : elle alla ainsi rejoindre son divin époux. Paul, condamné à mort, demanda quelques moments pour prier. Il recommanda à Dieu de tout son cœur d’abord ses concitoyens, puis les juifs et les païens, pour qu’ils reconnaissent la vérité de la foi, ensuite la multitude qui l’entourait, enfin le juge qui l’avait condamné et le bourreau qui devait l’exécuter. Après quoi, il eut la tête tranchée et reçut ainsi la couronne.
5.        À Nicomédie de Bithynie, le trépas de sainte Olympiade, veuve. Encore jeune quand elle perdit son mari, elle passa le reste de sa vie à Constantinople parmi les femmes consacrées à Dieu, venant en aide aux pauvres et entièrement fidèle à saint Jean Chrysostome, jusque dans son exil.
6.        À Trèves en Rhénanie, l’an 596, saint Magnéric, évêque, qui fut le disciple de saint Nizier, son fidèle compagnon en exil et son successeur, avec un zèle égal, dans la charge pastorale.
7*.        À Trèves, commémoraison des saints Béat et Bantus, prêtres, qui, au temps de saint , menèrent la vie érémitique
8*.        À Metz, au VIe siècle, sainte Glossinde, abbesse.
9.        À Cordoue en Andalousie, en 851, saint Théodemir, moine de Carmona et martyr, qui périt, encore jeune, dans la persécution des Maures.
10*.        À Angers, en 1491, le bienheureux Jean Soreth, prêtre de l’Ordre du Carmel, qu’il amena à une plus stricte observance et qu’il enrichit de couvents de moniales.
11*.        À Camerino dans les Marches, en 1583, le bienheureux Pierre Corradini de Mogliano, prêtre franciscain, célèbre par sa prédication de l’Évangile, les exemples de ses vertus et la renommée de ses miracles.
12*. À Salsette en Inde, l’an 1583, les bienheureux martyrs Rodolphe Aquaviva, Alphonse Pacheco, Pierre Berna, Antoine Francisco, prêtres, et François Aranha, religieux, tous de la Compagnie de Jésus, qui furent massacrés par les infidèles parce qu’ils avaient élevé une croix.
13*.        À Bobino dans les Pouilles, en 1762, le bienheureux Antoine Lucci, évêque. Frère mineur conventuel, il se fit remarquer par sa science extraordinaire et fut tellement généreux pour subvenir aux besoins des pauvres qu’il ne pensait pas à ses propres besoins.
14*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Louis Brulard, prêtre, du couvent des Carmes déchaux de Charenton, et martyr. Sous le Révolution française, il fut déporté sur un bateau négrier, détenu dans des conditions inhumaines et y mourut d’une pneumonie, ne pensant qu’au ciel.
15*.        À Madrid, en 1911, sainte Carmen (Marie-Carmen Salles y Barengueras), vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception pour l’éducation des femmes pieuses et incultes. (canonisée le 21 octobre 2012 par Benoît XVI)
16*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : dans la région de Tolède, Pierre du Cœur (Largo Redondo), prêtre, Félix des Cinq Plaies (Ugalde Irurzun) et Benoît de la Vierge “del Villar” (Solano Ruiz), religieux passionistes, fusillés à Urda.
17*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs : Frédéric (Charles Rubio Alvarez), prêtre, Prime (Martinez Castillo), Jérôme (Ochoa Urdangarin) et Jean de la Croix (Éloi Delgado Pastor), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu, tués à Talavera de la Reina
18*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, le bienheureux martyr Denis Pamplona, prêtre de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, tué à Monzon, près d’Osca en Aragon.
19*.        En Espagne, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, en 1936, treize bienheureux martyrs: Deogratias Palacios, Léon Inchausti, Joseph Rada, Julien Moreno, prêtres, et Joseph-Richard Diez, religieux, augustins récollets, arrêtés subitement par la foule à Motril, près de Grenade, et aussitôt fusillés dans la rue.
20.*        Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941, la bienheureuse Marie-Thérèse Kowalska, moniale Clarisse capucine et martyre. Arrêtée, sous l’occupation nazie de la Pologne, avec les trente-six sœurs de son couvent, elle fut déportée avec elles, soumise à des conditions de vie sévères, et mourut de tuberculose.

Le 26 juillet.

Mémoire des saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d’antiques traditions chrétiennes
2.        Commémoraison de saint Éraste. Trésorier de la ville de Corinthe, il rendit service à l’Apôtre saint Paul.
3.        Au monastère de Saint-Benoît-sur-Po, au pays de Mantoue, en 1016, saint Siméon, moine et ermite.
4*.        À Auch en Aquitaine, l’an 1068, saint Austinde, évêque. Grâce à son action, l’église cathédrale fut construite, les mœurs du peuple redressées, la maison de Dieu édifiée.
5*.        À Vérone, aux confins de la Vénétie, au XIIIe siècle, les bienheureux Évangéliste et Pérégrin, prêtres, ermites de Saint-Augustin.
6*.        À Sassoferrato dans les Marches, en 1250, le bienheureux Hugues des Actes, moine de la Congrégation bénédictine des Silvestrins.
7*.        À San Severino, dans les Marches, au XIVe ou XVe siècle, la bienheureuse Camille Gentili, martyre, tuée par son époux, un homme impie.
8*.        À Gateshead, près de Newcastle, au bord de la Tine, en 1594, le bienheureux Jean Ingrain, prêtre et martyr. Ordonné à Rome, dans la basilique du Latran, il exerça son ministère en Écosse, mais, après avoir franchi la frontière de l’Angleterre, il fut condamné, parce que prêtre, aux supplices de la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière.
9*.        À Durham, en Angleterre, en 1594, le bienheureux Georges Swallowell, martyr, condamné à mort parce qu’il s’était réconcilié avec l’Église catholique. Bien que terrifié à la perspective des supplices et cruellement tourmenté, il demeura ferme dans la foi et accepta pour le Christ la pendaison.
10*.        À Lancaster, en 1600, les bienheureux Édouard Thwing, dominicain, et Robert Nutter, prêtres et martyrs. Après de multiples travaux dans les vignes du Seigneur, ils furent condamnés, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de leur sacerdoce, aux supplices de la pendaison.
11*.        À Londres, en 1641, le bienheureux Guillaume Webster, appelé aussi Ward, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il passa plus de vingt ans de ministère en diverses prisons et, sous le roi Charles Ier, sur mandat du Parlement, il fut une fois de plus arrêté, parce que prêtre, et pendu à la potence de Tyburn.
12*.        À Phu Yen en Annam, l’an 1644, le bienheureux André, martyr. Admis par le Père Alexandre de Rhodes parmi les catéchistes, quand la persécution fut décrétée contre les chrétiens, il fut capturé par des soldats, roué de coups, emprisonné, puis condamné à mort, transpercé de plusieurs coups de lance et décapité, prémices de l’Église sur cette terre.
13*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Marcel Gaucher Labigne de Reignefort et Pierre-Joseph Le Groing de la Romagère, prêtres et martyrs. Le premier, du diocèse de Limoges, le second, de Bourges, furent arrêtés, sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce et déportés dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où ils moururent du scorbut.
14*.        À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses Marie-Marguerite Bonnet, (Sœur Saint-Augustin), sacramentine de Bollène, et quatre compagnes, ursulines de Sisteron, vierges et martyres, guillotinées pour avoir refusé de quitter la vie religieuse.
15.        À Lovere en Lombardie, l’an 1833, sainte Bartholomée Capitanio, vierge. Avec sainte Vincente Gerosa, elle fonda l’Institut des Sœurs de la Charité de Marie enfant, et mourut à l’âge de vingt-six ans, frappée de phtisie, mais plus encore consumée par la charité.
16*.        À Motril près de Grenade, en Espagne, l’an 1936, les bienheureux Vincent Pinilla Ibañez, Augustin Recollet, et Emmanuel Martin Sierra, prêtres et martyrs. Le lendemain du meurtre de cinq autres religieux du même Ordre, ils furent arrachés brutalement de l’église et fusillés.
17*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Titus Brandsma, prêtre carme et martyr. De nationalité hollandaise, il supporta d’un cœur égal, pour la défense de l’Église et de la dignité humaine, toutes sortes de peines et de cruautés, offrant un exemple d’exquise charité envers ses codétenus comme aussi envers ses bourreaux.
18*.        À La Valette dans l’île de Malte, en 1962, le saint Georges Preda, prêtre, qui se donna avec amour à la charge d’enseigner la catéchèse et de former les enfants, et fonda la Société de la Doctrine chrétienne pour témoigner au mieux de la Parole de Dieu dans le peuple. (canonisé le 3 juin 2007 par Benoît XVI)

Le 27 juillet.

  1.       Commémoraison des Sept saints Dormants, vénérés à Éphèse, dont on rapporte qu’après leur martyre, ils reposent en paix en attendant le jour de la résurrection.
    2.        À Nicomédie en Bithynie, vers 305, saint Pantaléon ou Pantalimon, martyr, vénéré en Orient comme un médecin qui exerçait son art gratuitement.
    3*.        À Lons-le-Saunier dans le Jura, au Ve siècle, saint Désiré, qui fut, croit-on, évêque de Besançon.
    4.        L’an 432, saint Celestin Ier. Romain de naissance, il passa quelque temps à Milan auprès de saint Ambroise puis, élu pape, il approuva par ses légats le Concile d’Éphèse qui proclamait la Maternité divine de la Vierge Marie.
    5.        Près d’Antioche de Syrie, en 459, saint Siméon, moine, dont la vie et la sainteté sont admirables ; il vécut de longues années sur une colonne, d’où lui est venu le surnom de Stylite.
    6*.        À Loches, sur la Loire en Touraine, au Ve ou VIe siècle, saint Ours, abbé, père de nombreux monastères, célèbre par son abstinence admirable et bien d’autres vertus. Avec lui est commémoré saint Leubais, son compagnon, qui fut abbé de Sennevières.
    7*.        À Ravenne, vers 532, saint Ecclesius, évêque, qui partagea avec le pape saint Jean Ier les atrocités décidées par le roi Théodoric, mais lui survécut, et amena son Église à une nouvelle splendeur.
    8*.        À Lescar dans le Béarn, au VIe siècle, saint Galactoire, évêque, vénéré comme martyr.
    9.        À Constantinople, en 811, sainte Anthuse, vierge. Fille de l’empereur Constantin Copronyme, elle apporta tous ses soins à aider les pauvres, à racheter les esclaves, à réparer les églises, à construire des monastères, et reçut elle-même, des mains de l’évêque , le voile des vierges.
    10.        À Cordoue en Andalousie, l’an 852, les saints martyrs Georges, diacre et moine syrien, Aurèle et sa femme Sabigothe, Félix et sa femme Liliose. Dans la persécution des Maures, pris par le désir de témoigner de la foi dans le Christ, ils ne cessaient de louer le Christ dans leur prison et à la fin furent décapités.
    11*.        À Ochrida en Bulgarie, au IXe ou Xe siècle, saint Clément, évêque. D’une érudition et d’une connaissance des saintes Écritures remarquables, il porta au peuple bulgare la lumière de la foi. Avec lui sont commémorés les saints évêques Gorazd, Nahum, Sabas et Angelar, qui poursuivirent en Bulgarie l’œuvre missionnaire des saints Cyrille et Méthode.
    12*.        Au monastère de Garsten en Stirie, l’an 1142, le bienheureux Berthold de Rachez, abbé, qui était d’un accès facile pour les pénitents à la recherche de conseils spirituels et pour ceux qui demandaient des secours.
    13*.        À Plaisance en Émilie, l’an 1200, le bienheureux Raymond Palmerio, père de famille, qui, ayant perdu sa femme et ses enfants, fonda un hospice pour accueillir les pauvres.
    14*.        À Faenza, en Émilie, l’an 1280, le bienheureux Nevolone, célèbre pour ses pèlerinages à Compostelle, ses austérités et sa vie d’ermite.
    15*.        À Amelia en Ombrie, vers 1350, la bienheureuse Lucie Bufalari, vierge. Sœur du bienheureux , oblate de Saint-Augustin et supérieure de son couvent, elle fut une religieuse très mortifiée et très zélée pour le service de Dieu.
    16*.        À Stafford en Angleterre, l’an 1588, le bienheureux Robert Sutton, prêtre et martyr, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, en raison de son sacerdoce, et pendu.
    17*.        À Beaumaris au pays de Galles, en 1593, le bienheureux Guillaume Davies, prêtre et martyr, condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, pour la seule raison de son sacerdoce, et pendu en priant pour le peuple qui l’entourait.
    18*.        À Brescia en Lombardie, l’an 1737, la bienheureuse Marie-Madeleine (Marguerite) Martinengo, abbesse des clarisses capucines, remarquable par ses pratiques d’austérité et d’abstinence.
    19*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, dans le bourg d’Olleria de la région de Valence, le bienheureux martyr Joachim Vilanova Camallonga, prêtre.
    20*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, près de Barcelone, au village de Llisa, le bienheureux martyr Modeste Vegas Vegas, prêtre franciscain conventuel.
    21*.        En Espagne dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs à Barcelone, Philippe Hernandez Martinez, Zacharie Abadia Buesa et Jacques Ortiz Alzueta, religieux salésiens.
    22*.        Au camp de concentration d’Auschwitz (Oswiecin), près de Cracovie en Pologne, l’an 1943, la bienheureuse Marie-Clémence de Jésus Crucifié (Hélène Staszewska), vierge ursuline et martyre. Supérieure de son couvent, elle offrit un refuge dans sa communauté à des jeunes filles juives et à des fugitifs. Déportée, elle mourut au bout de six mois, brisée par les mauvais traitements.
    **.         À Naples, en 1912, la bienheureuse Maria della Passione, religieuse mystique de l’Institut des Sœurs Crucifiées Adoratrices de l’Eucharistie. (Béatifiée le 14 mai 2006 par Benoît XVI)

Le 28 juillet.

  1.       Commémoraison des saints Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, prosélyte originaire d’Antioche. Avec Étienne et Philippe, ils formèrent le groupe des Sept, estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, que l’assemblée des disciples choisit et présenta aux Apôtres, et à qui ceux-ci imposèrent les mains pour qu’ils s’appliquent à la tâche de servir les pauvres.
    2.        À Rome en 198 ou 199, saint Victor Ier, pape. Né en Afrique, successeur de saint Éleuthère, il établit que toutes les Églises célèbreraient la Pâque le dimanche qui suit la Pâque juive.
    3.        Commémoraison de nombreux martyrs en Thébaïde. Ils souffrirent durant la persécution de Dèce et de Valérien. Alors que les chrétiens désiraient avec ardeur de périr par l’épée pour le nom du Christ, l’astucieux ennemi imaginait des supplices plus lents, parce qu’il était plus avide de perdre les âmes que les corps.
    4.        À Milet en Carie, entre 308 et 311, saint Acace, martyr sous l’empereur Licinius.
    5.        À Milan, les saints martyrs Nazaire et Celse, dont saint Ambroise retrouva les corps.
    6*        À Troyes, au VIe siècle, saint Camélien, évêque, qui fut le disciple de saint Loup et son successeur.
    7.        À Dol de Bretagne, vers 565, saint Samson, abbé et évêque. Il propagea dans la Domnonée l’Évangile et la discipline monastique que l’abbé saint lui avait enseignés au pays de Galles.
    8*.        En Suède, en 1100, saint Botrid, martyr. Né en Suède, il reçut le baptême en Angleterre et revint dans sa patrie prêcher l’Évangile, mais il fut assassiné sur le littoral par un ancien esclave, qu’il avait affranchi.
    9.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1858, saint Melchior Garcia Sanpedro, évêque, dominicain et martyr. Il fut mené, pour le Christ, dans un cachot très exigu et, sur l’ordre de l’empereur Tu Duc, on lui coupa les membres.
    10        À Madrid, en 1936, saint Pierre Poveda Castroverde, prêtre et martyr. Fondateur de l’Institut thérésien destiné à répandre l’éducation chrétienne, il paya de son sang la foi qui l’animait, dans la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.
    11*.        En 1936, en Espagne, le bienheureux martyr Emmanuel Segura, prêtre, et David Carlos, religieux, tous deux de l’Ordre des Clercs réguliers des Écoles religieuses, tués ensemble à Goben dans la région de Saragosse –
    12.        En Espagne, Saint Jaques Hilaarii Barbal Cosan, religieux martyr.(décédé le 18 janvier)
    13*.        En 1936, en Espagne, les bienheureux martyrs Joseph Casello Moncho et Joseph Castell Camps, prêtres salésiens, fusillés à Barcelone.
    14*.        À Bharananganam au Kérala, en Inde, l’an 1946, sainte Alphonse de l’Immaculée Conception (Anne Muttathupadathu), vierge. Pour fuir le mariage qu’on voulait lui imposer, elle mit son pied dans le feu et, admise parmi les Clarisses de Malabar, elle offrit à Dieu une vie presque toujours souffrante. (canonisée le 12 octobre 2008 par Benoît XVI).

Le 29 juillet.

Mémoire de sainte Marthe, qui reçut le Seigneur Jésus dans sa maison de Béthanie, non loin de Jérusalem, et après la mort de son frère Lazare, dit à Jésus : “Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde”.
2.        Commémoraison des saints Lazare et Marie. Quand Lazare, frère de sainte Marthe, mourut, le Seigneur le pleura et le ressuscita. Tandis que Marthe était accaparée par les multiples occupations du service, Marie sa sœur, se tenait assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa parole.
3.        À Gangres en Paphlagonie, saint Callinique, martyr.
4.        À Rome, sur la voie de Porto, au troisième mille, dans le cimetière qui porte son nom, saint Félix, martyr.
5.        À Rome, sur la voie de Porto, dans le cimetière de Générosa, les saints martyrs Simplice, Faustin, Viatrix et Rufus.
6.        À Troyes, vers 478, saint Loup, évêque. Avec saint Germain d’Auxerre, il se rendit en Grande-Bretagne pour y combattre l’hérésie pélagienne ; par sa prière, il défendit sa ville de la fureur d’Attila et, après cinquante-deux ans de ministère épiscopal, il s’endormit dans le Seigneur.
7.        À Orléans, au Ve siècle, saint Prosper, évêque.
8.        À Nidaros en Norvège, l’an 1030, saint Olav, roi, martyr. Il propagea dans son royaume la foi chrétienne qu’il avait reçue en Angleterre et combattit avec vigueur l’idolâtrie, mais son action provoqua des oppositions et, à la fin, il périt dans un combat mené par ses ennemis.
9*.        À Rome, près de saint Pierre, en 1099, le bienheureux Urbain II, pape, qui défendit la liberté de l’Église contre les empiètements des laïcs, combattit les simoniaques et les clercs dépravés et, au Concile de Clermont, exhorta les soldats chrétiens à prendre la croix pour délivrer le tombeau du Seigneur et leurs frères de Palestine opprimés par les infidèles.
10.        À Saint-Brieuc, en 1234, saint Guillaume Pinchon, évêque, qui se dépensa pour la construction de la cathédrale. D’une bonté et d’une simplicité remarquables, il montra aussi une force d’âme sans peur devant les vexations graves et l’exil qu’il subit pour la défense de son peuple et des droits de l’Église.
11*.        À Omura au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Louis Bertran, prêtre, Mancius de la Sainte-Croix et Pierre de Sainte-Marie, religieux dominicains, qui furent jetés dans le feu pour le Christ.
12*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-Nicolas-Antoine Ancel, prêtre eudiste et martyr. Sous la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté et détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où il mourut au bout de quelques mois.
13.        À Qingyan, dans la province chinoise de Guizhou, en 1861, les saints martyrs Joseph Zhang Wenlan et Paul ChenChangpin, séminaristes, Jean-Baptiste Lou Tingyin, administrateur du séminaire, et Marthe Wang Louzhi, veuve. Détenus dans un cachot humide et chaud, ils subirent des tortures atroces et finalement furent décapités pour la foi du Christ.
14*.        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Esplugues, près de Barcelone le bienheureux martyr Jean-Baptiste Egozcuezabal Aldaz, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu
15*.        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936 à Calanda, près de Terruel, le bienheureux martyr Lucius Martinez Mancebo, prêtre dominicain.
16*        En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Valence, le bienheureux martyr Joseph de Calasanz Marqués, prêtre salésien.

Le 30 juillet.

Mémoire de saint Pierre, surnommé Chrysologue (‘Parole d’or’), évêque de Ravenne et docteur de l’Église. Doté du nom de l’Apôtre Pierre, il accomplit le même ministère, si bien qu’il ramena des foules dans le filet de la doctrine céleste et qu’il les nourrit de la douceur de la parole de Dieu. Sa mort survint un 31 juillet, vers 450, près de Forum Cornelii [Imola] en Émilie.
2.        À Rome, au cimetière de Pontien, sur la voie de Porto, les saints Abdon et Sennen, martyrs.
3.        À Césarée de Cappadoce, en 303, sainte Julitte, martyre. Ayant refusé sans relâche d’offrir de l’encens sur un autel, comme le juge le lui ordonnait, elle fut jetée dans le feu.
4.        À Thuburbo de Lucernaria, en Afrique, l’an 304, les saintes Maxime, Donatille et Secunde, vierges et martyres. Lors de la persécution de Dioclétien et de Maximien, les deux premières repoussèrent sans crainte l’ordre de l’empereur de sacrifier aux idoles et, en vertu d’une sentence du proconsul Anulinus, elles furent, avec une jeune fille, Secunde, d’abord livrées aux bêtes, ensuite égorgées par l’épée.
5.        À Auxerre, au début du Ve siècle, saint Ours, évêque.
6*.        À Ghistelles en Flandre, vers 1070, sainte Godelieve, martyre. Donnée en mariage au seigneur du lieu, elle eut beaucoup à souffrir de son mari et de sa belle-mère, et fut enfin étranglée par deux valets.
7*        À Caleruega en Vieille Castille, commémoraison du bienheureux Mannes Guzman, prêtre, vers 1225. Frère de saint , il l’aida à répandre l’Ordre des Prêcheurs et le conseilla avec prudence pour les moniales de l’Ordre.
8*.        À Londres, en 1540, les bienheureux Édouard Powell, Richard Featherstone et Thomas Abel, prêtres et martyrs. Docteurs en théologie, ils s’opposèrent au roi Henri VIII dans l’affaire de son divorce et demeurèrent sans faille dans la fidélité à l’évêque de Rome. À cause de cela, après avoir été internés à la Tour de Londres, ils furent accusés de haute trahison et condamnés à être pendus à Smithfield.
9.        À Daying, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Joseph Yuan Gengyin, martyr. Il tenait un comptoir sur le marché du village, quand fit irruption la troupe de la secte de Yihetuan, et il fut massacré en haine du nom chrétien.
10*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936 à Calafell, près de Tarragone, le bienheureux martyr Braulion-Marie (Paul Corres Diaz de Cerio), prêtre.
11*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, Castelseras, près de Teruel, les bienheureux martyrs : Joseph-Marie Muro Sanmiguel, prêtre, Joachim Prats Baltueña, religieux, tous deux dominicains, et Zosime Izquierdo Gil, prêtre diocésain
12*.        En Espagne, dans la persécution qui sévit au cours de la guerre civile, en 1936, à Barcelone, le bienheureux martyr Serge Cid Pezo, prêtre salésien.
13.        À Padoue en Vénétie, l’an 1943, saint Léopold de Castelnuovo (Bogdan Mandic), prêtre capucin, qui montra un zèle ardent pour l’unité des chrétiens et consacra toute sa vie au ministère de la réconciliation
14*.        À Guadalajara au Mexique, en 1949, la bienheureuse Marie-Vincente de Sainte-Dorothée (Vincente Chavez Orozco) vierge, fondatrice de l’Institut des Servantes des Pauvres. D’une confiance totale en Dieu seul et dans le secours de sa Providence, elle donna un beau témoignage de bonté et d’attention aux affligés et aux pauvres.
15.        À Guadalajara au Mexique, en 1959, bienheureuse Marie de Jésus du Saint-Sacrement (Marie Venegas de la Torre), vierge, qui passa cinquante-quatre ans à soigner les malades dans un petit hospice pour les pauvres, où elle fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur.

Le 31 juillet.

Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre. Né à Guipuzcoa, au Pays basque espagnol, il vécut d’abord à la cour de Castille et à l’armée. Après une grave blessure, il se tourna vers Dieu, alla à Paris faire des études de théologie, s’adjoignit ses premiers compagnons, qu’il établit ensuite à Rome pour former la Compagnie de Jésus. Là, il exerça, jusqu’à sa mort en 1556, un ministère fructueux par ses écrits, en particulier ses Exercices spirituels, et par la formation de ses disciples, pour la plus grande gloire de Dieu.
2.        À Milan, à la fin du IIe siècle, saint Calimère, évêque.
3.        À Synade en Phrygie, au IIIe siècle, les saints martyrs Démocrite, Second et Denis.
4.        À Césarée de Maurétanie (Cherchell), en 303 ou 304, saint Fabius, martyr. À l’occasion de l’assemblée de toute la province, il fut désigné pour porter les enseignes militaires dans un défilé. Il refusa, fut mis en prison, puis, comme il persistait dans la confession du Christ, il fut condamné par le juge à la peine de mort et décapité.
5.        À Rome, sur la voie Latine, au IVe siècle, saint Tertullin, martyr
6.        À Ravenne en Émilie, en 448, le trépas de saint Germain, évêque d’Auxerre. Par deux fois, il défendit la foi des Bretons de l’hérésie pélagienne et, venu à Ravenne pour plaider la paix en faveur les habitants de l’Armorique, il fut reçu, avec beaucoup d’honneurs, par l’impératrice Galla Placidia et son fils Valentinien III, et c’est de là qu’il monta au royaume du ciel.
7.        Près de Forum Cornelii [Imola], en Émilie, en 450, le trépas de saint , évêque de Ravenne, dont la mémoire se célèbre la veille.
8.        À Gothane en Suède, vers 1160, sainte Hélène de Skövde, veuve, qui fut assassinée sous un faux prétexte de vendetta après un pèlerinage à Jérusalem et fut considérée comme martyre.
9*.        À Acquapendente en Toscane, en 1307, le trépas du bienheureux Jean Colombini. Riche marchand drapier de Sienne, il se convertit à la pauvreté, s’adjoignit des disciples dans l’Ordre des Jésuates, les voulant pauvres du Christ et époux de dame Pauvreté.
10*.        À Londres, en 1584, le bienheureux Évrard Hanse, prêtre et martyr. Ancien pasteur de l’Église anglicane, du jour où il fit profession de foi catholique, il la garda fidèlement, la propagea parmi ses compatriotes et, sous la reine Élisabeth Ière, en témoigna glorieusement en subissant le martyre par pendaison à Tyburn.
11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-François Jarrige de la Morélie du Breuil, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier, dans des conditions inhumaines, et y mourut de tuberculose.
12.        À Cay Met, près de Saïgon en Cochinchine, l’an 1859, les saints martyrs Pierre Doan Công Quy, prêtre, et Emmanuel Phung. Après environ sept mois passés en prison, ils furent décapités pour le Christ sous l’empereur Tu Duc.
13.        Dans le val d’Alighede en Éthiopie, l’an 1860, saint Justin de Jacobis, évêque, de la Congrégation de la Mission. Premier vicaire apostolique d’Abyssinie, doux et plein de charité, il se donna à l’apostolat missionnaire et à la formation d’un clergé indigène. Arrêté, relaxé, ré-emprisonné, exilé, il connut la soif et la faim et mourut épuisé dans le désert.
14*.        En Espagne, dans la persécution menée au cours de la guerre civile, en 1936, les bienheureux martyrs Denis Vincente Ramos, prêtre, et François Remon Jativa, religieux, tous deux franciscains conventuels, à Granollera, près de Barcelone
15*.        Bienheureux Jacques Buch Canals, religieux salésien martyr
16*.        Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Michel Ozieblowski, prêtre de Varsovie et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté, parce que prêtre, et succomba aux mauvais traitements.
17*.        À Kalisz en Pologne, l’an 1944, le bienheureux François Stryjas, martyr. Beaucoup de prêtres ayant été emprisonnés ou déportés par le régime nazi, il se mit à enseigner la foi aux enfants des paroisses voisines. Arrêté par la Gestapo, il succomba en prison après dix jours d’interrogatoires et de tortures.

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org

 

MARTYROLOGE DU 11 AU 20 JUILLET

Le 11 juillet.

Mémoire (en Europe : Fête) de saint Benoît, abbé. Né à Nursie en Ombrie, après des études à Rome, il commença par vivre en ermite à Subiaco, rassembla autour de lui de nombreux disciples, puis s’établit au Mont-Cassin, où il fonda un monastère célèbre et composa une Règle, qui se répandit dans toutes les régions, au point qu’il mérite d’être appelé patriarche des moines d’Occident. La tradition place sa mort le 21 mars 547, mais dès le VIIIe siècle, on a célébré sa mémoire en ce jour.
2.        À Rome, commémoraison de saint Pie Ier, pape, que l’on dit frère d’Hermas, l’auteur d’un ouvrage intitulé “le Pasteur”. Lui-même, en bon pasteur, a gardé l’Église durant quinze ans, au temps de l’empereur Antonin le Pieux, et mourut sans doute en 155.
3.        À Iconium en Lycaonie, saint Marcien, martyr, qui, sous le préfet Perennis, obtint la palme par beaucoup de tourments.
4.        À Césarée de Maurétanie, vers 303, sainte Marcienne, vierge, qui fut livrée aux bêtes et obtint ainsi la couronne du martyre.
5*.        À Bordeaux, vers 570, saint Léonce II, évêque. Honneur du peuple et de la cité, constructeur de nombreuses églises, il se fit encore remarquer en restaurant le baptistère de la ville et en se faisant, en silence, le bienfaiteur des pauvres.
6*.        À Glenesk en Écosse, à la fin du VIe siècle, saint Drostan, abbé, qui dirigea de nombreux monastères et finit sa vie en ermite.
7*.        Disentis en haute Rhétie, au VIIe siècle, les saints Placide, martyr, et Sigisbert, abbé. Ce dernier, compagnon de saint Colomban, construisit en cet endroit le monastère de Saint-Martin, et le premier couronna par le martyre une vie monastique.
8*.        À Moyenmoutier dans les Vosges, en 700, saint Hidulphe. Moine à Trèves, il devint chorévêque, puis se retira dans la solitude, mais, devant l’affluence de disciples, il fonda un monastère qu’il dirigea.
9.        À Cordoue en Andalousie, l’an 854, saint Abondino, prêtre. Dans la persécution des Maures, interrogé par le juge, il exposa sa foi avec intrépidité, ce qui déchaîna la furie des assistants : il fut exposé aux chiens et aux bêtes qui le dévorèrent.
10.        À Kiev dans la Rus’, l’an 969, sainte Olga, grand-mère de saint Vladimir ; première de sa nation, elle reçut le baptême avec le nom d’Hélène et prépara la voie au Christ pour tout le peuple russe.
11*.        Au monastère de Granselve, dans le pays toulousain, en 1149, le bienheureux Bertrand, abbé. Désireux de stabiliser la discipline régulière, il agrégea son monastère à l’Ordre cistercien.
12*.        Viborg au Danemark, vers 1151, saint Ketille, prêtre. Chanoine régulier, il fut un professeur très zélé à l’école capitulaire et un prêtre exemplaire.
13*.        À Lincoln en Angleterre, l’an 1600, les bienheureux Thomas Benstead et Thomas Sprott, prêtres et martyrs, livrés au supplice en raison de leur sacerdoce, un jour incertain de ce mois, sous la reine Élisabeth Ière.
14*.        À Orange en Provence, l’an 1794, les bienheureuses vierges et martyres Rosalie-Clotilde Bès (Soeur Sainte-Pélagie), Marie-Élisabeth Pélissier (Soeur Saint-Théoctiste), Marie-Claire Blanc (Soeur Saint-Martin), sacramentines de Bollène, et Marie-Marguerite de Barbegie d’Albarède (Soeur Sainte-Sophie), ursuline de Pont-Saint-Esprit, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.
15.        À Liugongyin, près d’Anping dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saintes Anne An Xinzhi, Marie An Guozhi, Anne An Jiaozhi et Marie An Lihua, vierges et martyres. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, comme les idolâtres ne purent d’aucune façon les amener à apostasier, elles furent décapitées.

Le 12 juillet.

  1.   À Aquilée dans la région vénète, au IIIe siècle, les saints martyrs Fortunat et Hermagoras.
    3.        À Milan, vers 304, les saints Nabor et Félix, soldats originaires de Maurétanie, ils furent, dit-on, mis à mort à Lodi et inhumés à Milan
    4.        À Fano dans le Picenum en Italie, au IVe siècle, saint Paternien, évêque.
    5.        À Lyon, Saint Viventiole, Evêque, qui était écolâtre au monastère de Saint-Oyend, quand il fut promu à l’épiscopat ; il convoqua clercs et laïcs au concile d’Épaone, pour que le peuple puisse connaître les canons promulgués par les évêques
    6.        Au monastère de Passignano en Toscane, l’an 1073, saint Jean Gualbert, abbé. Soldat de Florence, il pardonna, pour l’amour du Christ crucifié, à l’assassin de son frère, puis reçut l’habit monastique, mais, désireux de mener une vie plus austère, il jeta les fondations d’une nouvelle famille religieuse à Vallombreuse
    7*.        Au monastère de Cava en Campanie, l’an 1079, saint Léon Ier, abbé, qui pourvut, en travaillant de ses mains, au soulagement des pauvres, qu’il protégeait auprès des seigneurs.
    8*.        Près de Londres, en 1541, le bienheureux David Gunstan, martyr. Chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il refusa de reconnaître à Henri VIII le pouvoir spirituel, ce qui lui valut d’être pendu au gibet de Southwark.
    9.        Près de Londres, en 1598, saint Jean Jones, prêtre franciscain et martyr. Né au pays de Galles, il se fit religieux en France, et fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, parce que, prêtre, il était entré en Angleterre, et il subit le supplice de la pendaison.
    10*.        À Nagasaki au Japon, en 1626, les bienheureux Matthias Araki et sept compagnons : les bienheureux Pierre Arakiyori Chobioye et Suzanne, sa femme – Jean Tanaka et Catherine, sa femme – Jean Nagai Naisen, Monique, sa femme, et leur jeune enfant, Louis, martyrs.
    11*.        À Orange en Provence, l’an 1794, les bienheureuses vierges et martyres Madeleine-Thérèse Tallien, et Marie Cluse (Sœur Marthe du Bon Ange), sacramentines de Bollène, Marguerite de Justamont (Sœur Marie de Saint-Henri), cistercienne d’Avignon, et Jeanne-Marie de Romillon (Sœur Saint-Bernard), ursuline de Bollène, guillotinées sous la Révolution française pour leur fidélité à la vie religieuse.
    12.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1838, saint Clément-Ignace Delgado Cebrian, évêque et martyr. Après cinquante ans passés à annoncer l’Évangile, il fut arrêté, sur l’ordre de l’empereur Minh Mang, enfermé dans une cage et soumis aux railleries de la foule. Il tint bon dans sa fidélité au Christ et mourut
    13.        Au Tonkin, dans la province de Ninh Binh, en 1842, sainte Agnès Lê Thi Than (Dê), martyre. Mère de famille, elle avait caché un prêtre sous son toit, ce qui lui valut, sous l’empereur Thieu Tri, d’être traînée violemment pour fouler la croix, et frappée de tant de coup de verge qu’elle mourut peu après en prison.
    14.        En Annam, dans la province de Nghé An, en 1842, saint Pierre Khanh, prêtre et martyr. Reconnu comme chrétien dans un bureau de douane, il fut retenu six mois en prison, poussé en vain à abjurer, et enfin, sur l’ordre de l’empereur Thieu Tri, décapité.
    **.         À Lisieux Ss Louis Martin (1823 -1894) et Zélie Guérin  (1831-1877) parents de Ste Thérèse de l’enfant Jésus.

Le 13 juillet.

Mémoire de saint Henri, empereur des Romains (Romain-germanique), il garda, rapporte-t-on, avec sa femme sainte Cunégonde, une continence totale, œuvra à la réforme de l’Église et à sa propagation, conduisit le futur , roi des Hongrois, à accueillir la foi du Christ avec presque tout son peuple, mourut à Grona et fut inhumé, selon son désir, à Bamberg en Franconie, l’an 1024.
2.        Commémoraison de saint Esdras, prêtre et scribe. Au temps d’Artaxerxès, roi des Perses, au VIe siècle avant le Christ, il revint de Babylone en Judée, rassembla le peuple d’Israël dispersé et mit tout son zèle à étudier la Loi du Seigneur, à l’accomplir et à l’enseigner au peuple.
3.        Commémoraison de saint Silas. Destiné par les Apôtres à aller, avec les saints Paul et Barnabé, vers les Églises des nations païennes, il accomplit la mission de prédicateur avec tout le zèle d’un homme rempli de la grâce de Dieu
4.        À Alexandrie, vers 201-211, saint Sérapion, martyr. Sous l’empereur Septime-Sévère et le préfet Aquila, il parvint par le feu à la couronne du martyre.
5.        Dans l’île de Chio, sainte Myrope, martyre.
6.        À Philoméléon en Phrygie, au IVe siècle, les saints martyrs Alexandre et trente autres soldats, qui, selon la tradition, furent mis à mort sous Magne, préfet d’Antioche de Pisidie.
7.        Commémoraison de saint Eugène, évêque de Carthage. Recommandable par sa foi et ses vertus, il fut expulsé de son siège dans la persécution vandale et mourut en Aquitaine, à Albi, en 505.
8.        En Bretagne, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Turiau, évêque et abbé du monastère de Dol.
9*.        À Gênes en Ligurie, en 1298, le bienheureux Jacques de Voragine, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs. Pour promouvoir dans le peuple la vie chrétienne, il proposa dans ses écrits les vertus des saints.
10*.        À Norwich en Angleterre, l’an 1616, le bienheureux Thomas Tunstal, prêtre bénédictin et martyr. Il travailla dans son pays avec zèle et succès, mais non sans souffrances, fut emprisonné plusieurs années, condamné à mort sous le roi Jacques Ier pour avoir refusé de reconnaître la suprématie du roi dans le domaine spirituel, et mené aux supplices du gibet.
11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort en 1794, les bienheureux Louis-Armand Adam et Barthélemy Jarrige de la Morélie de Biars, prêtres et martyrs. Le premier, cordelier du couvent de Rouen, le second, du diocèse de Limoges, ils furent condamnés à cause de leur sacerdoce à être détenus sur un bateau négrier et succombèrent, atteints par une épidémie et victimes de leur charité pour leurs co-détenus.
12*.        À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses Élisabeth Verchière, (Soeur Madeleine de la Mère de Dieu) sacramentine de Bollène, et cinq compagnes les bienheureuses Thérèse-Henriette Faurie (Soeur de l’Annonciation), Anne-Andrée Minutte (Soeur Saint-Alexis), sacramentines de Bollène, Marie-Anne Lambert (Soeur Saint-François), Marie-Anne Depeyre (Soeur Sainte-Françoise) et Marie-Anastasie de Roquart (Soeur Saint-Gervais ursulines de Bollène., vierges moniales et martyres, guillotinées à cause de leur fidélité à la vie religieuse.
13.        En cochinchine, Saint Emmanuel Lêe Van Phung, martyr.
14.        À Budria en Romagne, l’an 1870, sainte Clélie Barbieri, vierge, qui se dépensa pour le bien spirituel des jeunes filles et fonda la Congrégation des Minimes de la Vierge des Douleurs pour la formation humaine et chrétienne, en premier lieu des pauvres et des miséreuses.
15*.        À Galeazza Pepoli, près de Bologne en Émilie, l’an 1893, le bienheureux Fernand-Marie Baccilieri, prêtre, qui s’occupa de toute façon du peuple qui lui était confié et, pour aider les familles dans la pauvreté et surtout pour éduquer les jeunes filles, il fonda la Congrégation des Servantes de Marie.
16.        À Langziqiao près de Hengshui, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Paul Liu Jinde, martyr. Homme d’âge avancé, il demeura seul chrétien dans le pays, lors de la persécution de la secte de Yihetuan, et, tenant en main le rosaire et un livre de prières, il alla au devant des assaillants et les salua à la manière des chrétiens. Il fut aussitôt mis à mort.
17.        Dans la province chinoise de Hebei, à Nangong, saint Joseph Wang Guiji, martyr. Lors de la persécution de la secte de Yihetuan, il renonça à la possibilité qui lui était offerte de sauver sa vie grâce à un léger mensonge, et préféra une mort glorieuse pour le Christ.
18*. En Colombie, le bienheureux Mariani a Jesu Euse Hoyos, prêtre.
19*.        À Caguas en Porto-Rico, l’an 1963, le bienheureux Charles-Emmanuel Rodriguez Santiago qui eut à cœur, sans arrêt, la restauration de la vie liturgique et le développement de la foi chez les jeunes, en les aidant à vivre la dimension pascale de la vie chrétienne.

Le 14 juillet.

Mémoire de saint Camille de Lellis, prêtre. Né près de Thienne dans les Abruzzes, au royaume de Naples, il s’adonna dès sa jeunesse à la vie militaire, avec un penchant pour les vices du monde, mais il se convertit en aidant à soigner les malades à Rome dans l’hôpital Saint-Jacques des Incurables. Il s’efforça dès lors de voir en eux le Christ et, devenu prêtre, il jeta les fondations de la Congrégation des Clercs Réguliers ministres des malades. Il mourut à Rome en 1614.
2.        . A Brescia en Lombardie, au Ve siècle, saint Optatien, évêque, qui signa la lettre synodique d’Eusèbe de Milan au pape saint Léon, où les évêques d’Italie du Nord s’engageaient à défendre la foi catholique en l’Incarnation
3.        À Soignies en Wallonie, l’an 677, saint Vincent, ou Madelgaire. Son épouse, sainte Waudru, et lui résolurent, d’un commun accord, de mener la vie monastique. Vincent vécut d’abord au monastère de Hautmont, puis fonda l’abbaye de Soignies, où il mourut.
4.        À Deventer en Frise, l’an 775, la mise au tombeau de saint Marchelme, prêtre et moine. Né en Angleterre, il fut, dès l’enfance, disciple de saint Willibrord et son compagnon de labeur pour le Christ.
5*.        À Alt-Kinsburg, près de Eger en Bohême, l’an 1200, le bienheureux Hroznata, martyr. Après la mort de sa femme et de son fils, il quitta la cour du duc de Bohême, s’orienta vers les chanoines prémontrés pour qui il fonda le couvent de Teplá. Alors qu’il défendait les droits de ce couvent contre des spoliateurs, ceux-ci le capturèrent et le laissèrent mourir de faim.
6*.        À Vérone, aux confins de la Vénétie, en 1343 ou 1344, sainte Toscane. Après la mort de son mari, elle distribua tous ses biens aux pauvres et employa tout son temps, dans l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, à soigner les malades.
7*.        À Foligno en Ombrie, l’an 1435, la bienheureuse Angéline de Marciano. Devenue veuve, elle passa plus de cinquante ans au service de Dieu et à se rendre utile au prochain et donna naissance aux couvents de religieuses du Tiers-Ordre de Saint-François pour l’éducation des jeunes filles.
8*.        À Valence en Espagne, l’an 1604, le bienheureux Gaspar de Bono, prêtre de l’Ordre des Minimes. Il quitta le service des armes d’un prince de ce monde pour entrer dans la milice du Christ Roi et, avec zèle, prudence et charité, il dirigea la province espagnole de son Ordre.
9.        À Lima au Pérou, en 1610, saint François Solano, prêtre franciscain. Pour le salut des âmes, il parcourut de long en large les régions de l’Amérique du Sud et, par sa prédication et ses miracles, mit tout son soin à enseigner la nouveauté de la vie chrétienne aux peuples indiens et aux colons hispaniques eux-mêmes.
10*.        À Londres, en 1610, le bienheureux Richard Langhorne, martyr. Homme de loi catholique fort estimé, il fut accusé de haute trahison dans le prétendu complot contre le roi Charles II, condamné à mort et livré aux supplices de la pendaison à Tyburn.
11*.        À Cerecca-Ghebaba en Éthiopie, l’an 1850, le bienheureux Ghébré Mikaël, dont le nom signifie Serviteur de Michel, prêtre lazariste et martyr. Dans ses études et la prière, il avait cherché la vraie foi et était entré dans l’unité de l’Église. Il subit pour cela, pendant treize mois, des emprisonnements, puis des marches en compagnie de soldats, nu-pieds, entravé par des chaînes, et mourut exténué de coups, de faim et de soif.
12.        À Nangong dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Jean Wang Guixin, martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, il préféra mourir pour le Christ que de se souiller, même par un léger mensonge.

Le 15 juillet.

Mémoire de saint Bonaventure, évêque d’Albano et docteur de l’Église, célèbre par sa doctrine, sa sainteté et ses actions remarquables au service de l’Église. Ministre général de l’Ordre des Mineurs, il le dirigea avec prudence dans l’esprit de saint François. Dans ses nombreux écrits, il réunit la plus grande érudition et la piété la plus ardente. Alors qu’il travaillait avec une belle ardeur au déroulement du deuxième Concile Œcuménique de Lyon, en 1274, il mérita de parvenir à la vision bienheureuse de Dieu.
2.        À Porto près de Rome, les saints martyrs Eutrope, Zosime et Bonose.
3.        À Carthage, sur la voie dite des Scillitains, dans la basilique de Fauste, en 303, la mise au tombeau de saint Félix, évêque de Thibiuca et martyr. Le curateur Magnalien lui ayant ordonné de livrer au feu le livre des Écritures, il répondit qu’il préférait brûler lui-même sur un bûcher plutôt que les divines Écritures. Pour cela, le proconsul Anulinus donna l’ordre de le décapiter.
4.        Commémoration de saint Catulin, diacre de Carthage et martyr, dont saint Augustin prononça un panégyrique devant le peuple, ainsi que les autres saints martyrs qui reposent dans la basilique de Fauste
5.        À Alexandrie, au IVe siècle, les saints martyrs Philippe et dix enfants.
6.        Dans l’île de Ténédas dans l’Hellespont, au IVe siècle, saint Abudème, martyr.
7.        À Nisibe en Mésopotamie, l’an 338, saint Jacques, premier évêque de cette ville. Présent au Concile de Nicée, il dirigea son peuple dans la paix, l’enseigna et le défendit contre l’assaut des ennemis de la foi.
8*.        Près de Ruremonde sur la Meuse, dans le Brabant, vers 717, saint Pléchelme, évêque. Venu de Northumbrie d’Angleterre, il annonça à beaucoup de gens les richesses du Christ.
9*.        Au monastère d’Ansbach en Franconie, au VIIIe siècle, saint Gombert, chorévêque, qui établit cette maison religieuse dans sa propriété.
10.        En Thessalie, l’an 832, le trépas de saint Joseph, évêque de Thessalonique. Frère de saint Théodore Studite, il fut d’abord moine et composa de nombreuses hymnes. Promu ensuite, sans tarder, à l’épiscopat, il supporta des peines nombreuses et sévères pour la défense de la discipline ecclésiastique et celle des saintes images, et, relégué en Thessalie, il y mourut de faim.
11.        À Véroli dans le Latium, en 872, le trépas de saint Athanase, évêque de Naples. Il eut beaucoup à souffrir de son neveu impie, Serge, qui le chassa de son siège. Accablé de chagrin, il passa de la terre au ciel durant son exil.
12.        À Kiev dans la Rus, l’an 1015, saint Vladimir, prince qui reçut au baptême le nom de Basile et mit tous ses soins à la diffusion de la foi orthodoxe dans les peuples qui lui étaient soumis.
13*.        À Ratzebourg en Germanie, l’an 1066, saint Ansuère, abbé et martyr, emmené avec vingt-huit moines par les Wendes en révolte contre les prédicateurs de la foi chrétienne, et lapidé.
14*.        À Västeräs en Suède, vers 1082, saint David, évêque. Originaire d’Angleterre, devenu moine de Cluny, il partit pour convertir au Christ les Suédois et mourut pieusement, à un âge avancé, dans le monastère qu’il avait construit.
15*.        À Breslau en Silésie, l’an 1242, le bienheureux Ceslas, prêtre, un des premiers frères de l’Ordre des Prêcheurs, qui travailla pour le royaume de Dieu en Silésie et en d’autres régions de Pologne
16*.        À Moncalieri dans le Piémont, en 1458, le bienheureux Bernard. Marquis de Bade, il faisait route vers l’Orient pour la défense des peuples chrétiens après la prise de Constantinople par les Turcs, quand il fut saisi par la mort.
17*.        En 1570, la passion des bienheureux Ignace de Azevedo, prêtre, et de trente-huit compagnons gagnèrent les missions du Brésil sur un vaisseau appelé le Saint-Jacques, lorsqu’ils furent abordés par un navire-corsaire, commandé par un huguenot. En haine de la religion catholique, les seuls jésuites furent égorgés par l’épée ou la lance.
18        À Campi Salentina dans les Pouilles, en 1766, saint Pompilius-Marie Pirrotti, prêtre de l’Ordre des Clercs Réguliers des Écoles religieuses, remarquable par l’austérité de sa vie.
19*        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Bernard Marchand, prêtre de Rouen et martyr. Pendant la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et mourut de maladie.
20.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1838, saint Pierre Nguyên Ba Tuan, prêtre et martyr, qui fut détenu en prison pour le Christ sous l’empereur Minh Mang et y mourut de faim
21*.        À Paris, en 1851, la bienheureuse Anne-Marie Javouhey, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny pour le soin des malades et la formation chrétienne des jeunes filles, et la répandit dans les terres de mission.
22.        Dans la province de My Tho en Cochinchine, l’an 1855, saint André Nguyên Kim Thong Nam (Nam Thuông) martyr. Catéchiste, il fut, après un emprisonnement, condamné à l’exil sous l’empereur Tu Duc. Entravé par des chaînes et écrasé sous le poids d’une poutre, il acheva son martyre en cours de route.
23*.        Près du bourg de Bielsk Podlaski en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Antoine Beszta-Borowski, prêtre et martyr. Vicaire général du diocèse de Drohiczyn, il fut arrêté par la Gestapo et fusillé dans un bois avec cinquante autres personnes.

Le 16 juillet.

Mémoire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, qui rappelle le lieu où jadis le prophète Élie avait ramené le peuple d’Israël à adorer le Dieu vivant, lieu où, au temps des croisés, des ermites en recherche de solitude se retirèrent et constituèrent ensuite, au XIIIe siècle, un Ordre voué à la vie contemplative sous le patronage de la sainte Mère de Dieu.
2.        À Anastasiopolis en Galatie, au IIIe ou IVe siècle saint Antioche, martyr.
3.        À Sébaste en Arménie, vers 305, saint Athénogène, chorévêque et martyr, qui laissa à ses disciples une hymne où il professe la divinité du Saint-Esprit, et mourut brûlé vif, sous Dioclétien.
4*.        Dans l’île de Jersey, au VIe siècle, saint Hélier, ermite, qui vécut dans une grotte et aurait été assassiné par des pirates.
5*.        À Maastricht dans le Brabant, au VIe ou VIIe siècle, les saints Monulphe et Gondulphe, évêques.
6.        À Saintes en Hannonie vers 680, les saints martyrs Reinelde, vierge, Grimoald et Gondulphe, qui auraient été massacrés par les barbares.
7.        À Cordoue en Andalousie, l’an 851, saint Sisenand, diacre et martyr, égorgé par les Maures pour la foi du Christ
8*.        Au monastère de Chiemsee en Bavière, l’an 866, la bienheureuse Irmengarde, abbesse, qui, dès son plus jeune âge, délaissa les splendeurs de la cour royale pour chercher le service de Dieu et donna à l’Agneau divin un grand nombre de compagnes vierges.
9*.        Passion du bienheureux Simon da Costa, martyr
10*.        À Viana do Castello au Portugal, en 1590, le trépas du bienheureux Barthélemy des Martyrs, évêque de Braga, de l’Ordre des Prêcheurs, qui prit part aux sessions du Concile de Trente et, de retour dans son diocèse, travailla, sans se ménager, à mettre en œuvre les décrets de ce Concile sur la réforme du clergé. Épuisé par vingt-huit ans d’épiscopat, il se démit de sa charge et se retira dans un couvent de son Ordre.
11*.        À Warwick en Angleterre, l’an 1604, les bienheureux martyrs Jean Sugar, prêtre, et Robert Grissold, condamnés à mort sous le roi Jacques Ier, l’un parce que, prêtre, il était entré en Angleterre, le second, parce qu’il avait aidé le prêtre ; tous deux furent soumis au supplice du gibet.
12*.        À Cunhau, près de Natalia au Brésil, en 1645, les bienheureux martyrs André de Soveral, prêtre, et Dominique Carvalho. Pendant que le prêtre célébrait la messe avec environ soixante-dix fidèles, ils furent enfermés dans la chapelle par des soldats et massacrés de manière atroce. Un seul fidèle du groupe a pu être identifié.
13*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Nicolas Savouret et Claude Béguignot, prêtres et martyrs. Le premier, cordelier à Moulins, le second, chartreux près de Rouen, ils furent arrêtés sous la Révolution française, en raison de leur sacerdoce, déportés dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier et y moururent de maladie.
14*.        À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses vierges et martyres Marie-Rose de Gordon (Soeur Aimée de Jésus), sacramentine de Bollène et ses compagnes
15.        À Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, l’an 1846, sainte Marie-Madeleine Postel, vierge. Sous la Révolution française, alors que les prêtres étaient exilés ou pourchassés, elle apporta toute son aide aux malades et aux fidèles et, quand la paix fut rendue à l’Église, elle fonda et dirigea, dans une pauvreté extrême, le Congrégation des Filles de la Miséricorde, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles pauvres.
16.        À Lujiapo, près de Quingho dans la province chinoise de Hebei, en 1900, les saints martyrs Lang Yangzhi, mère de famille, et Paul Lang Fu, son fils. Dans la persécution de la secte de Yihetuan ; la mère, encore catéchumène, s’étant déclarée chrétienne, elle et son fils furent enfermés dans leur maison livrée aux flammes.
17.        En Chine, dans la province de Hebei, au village de Zhangjaji près de Ningjin, sainte Thérèse Zhang Hezhi, martyre. Traînée devant la pagode des païens, elle refusa de faire un geste de révérence aux divinités du lieu et, avec ses deux fils, fut transpercée d’un coup de lance.

Le 17 juillet.

  1.       À Carthage, en 180, la naissance au ciel des saints martyrs Scillitains. Les saints Spérat, Nartzal, Cittinus, Veturius, Félix, Aquilin, Laetantius, Januaria, Generosa, Vestia, Donata, Secunde. Par arrêt du préfet Saturnin, après leur première profession de foi chrétienne, ils furent jetés en prison et le lendemain cloués à des poteaux. Enfin parce qu’ils confessaient avec la même fermeté qu’ils étaient chrétiens et qu’ils refusaient les honneurs divins à l’empereur, ils furent condamnés à mort et, conduits au lieu du supplice, ensemble ils se mirent à genoux et rendirent grâce au Christ avant d’être décapités.
    2.        À Amastris en Paphlagonie, vers le IIIe siècle, saint Hyacinthe, martyr.
    3.        À Séville en Espagne, vers 287, la passion des saintes Juste et Rufine, vierges et martyres. Elles furent arrêtées par le préfet Diogénien, étendues d’abord sur le chevalet et déchirées avec des ongles de fer, puis tourmentées par la prison, la faim et diverses tortures. Enfin, Juste expira en prison, et Rufine, persévérant à confesser le Christ, eut le cou brisé.
    4.        À Milan, vers 398, sainte Marcelline, vierge, sœur de saint Ambroise. Elle reçut à Rome, dans la basilique Saint-Pierre, le voile de consécration des mains du pape Libère. Pour l’encourager dans sa vocation, saint Ambroise écrivit son traité Sur les Vierges.
    5.        À Rome, dans une église située sur l’Aventin, au VIe siècle, on célèbre sous le nom de saint Alexis, un homme de Dieu qui, selon la tradition, quitta sa maison pour se faire pauvre et, inconnu de tous, mendia l’aumône.
    6.        À Auxerre, au VIe siècle, saint Théodose, évêque.
    7.        À Ticinum (Pavie) en Lombardie, l’an 521, saint Ennodius, évêque, qui célébra dans des poèmes les mémoires et les temples des saints et distribua ses richesses avec largesse.
    8*.        À Deurne, près d’Anvers dans le Brabant, au VIIIe siècle, saint Frédégand (Frégaud). Moine venu d’Irlande, il aurait été le compagnon de  et d’autres dans leurs pérégrinations et leurs travaux missionnaires.
    9*.        Au monastère de Winchcombe en Angleterre, vers 812, saint Kenelm. Prince de Mercie assassiné perfidement, il fut considéré comme martyr.
    10.        À Rome, près de saint Pierre, en 865, saint Léon IV, pape, défenseur de la cité et restaurateur du primat de Pierre.
    11.        Près de Stukerau, dans la région de Vienne en Bavière, l’an 1012, saint Colman. D’origine irlandaise, il se fit pèlerin pour le Christ et se mit en route vers la Terre sainte, mais, pris pour un espion ennemi, il fut pendu à un arbre et parvint ainsi à la Jérusalem du ciel.
    12*.        À Zobor près de Nitra sur le Waag, dans les Carpates, vers 1031-1034, les saints Zoerard ou André et Benoît, ermites, qui vinrent de Pologne en Hongrie à la demande du roi  et, dans un ermitage de la montagne, menèrent une vie d’extrême austérité.
    13.        À Cracovie en 1399, sainte Hedwige, reine. Née en Hongrie, elle devint reine de Pologne et épousa Jagellon, grand-duc de Lituanie, qui reçut au baptême le nom de Ladislas, et avec lui elle sema en Lituanie la foi catholique.
    14*.        À Paris, sous la Révolution française, les Carmélites de Compiègne, vierges et martyres, furent condamnées à mort parce qu’elles avait conservé fidèlement la vie religieuse et, avant de monter à l’échafaud, elles renouvelèrent leur profession de foi baptismale et leurs vœux religieux.
    15.        À Zhujiaxiezhuang, près de Shenxian dans la province chinoise de Hébei, en 1900, saint Pierre Liu Ziyu, martyr. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, malgré les efforts de ses amis, il demeura fermement dans la foi chrétienne devant le mandarin, et fut transpercé par l’épée.
    16*.        À Ilava en Slovaquie, l’an 1960, la passion du bienheureux Paul Gojdich, évêque et martyr. De l’Ordre basilien de Saint-Josaphat, il fut évêque de l’éparchie de Presav sous le régime communiste athée, qui le jeta en prison, où il subit tant d’épreuves et fut si atrocement torturé que sa confession de foi le fit passer à la vie glorieuse.

Le 18 juillet.

  1.       Sur la voie Tiburtine, au neuvième mille de Rome, commémoraison de sainte Symphorose et de sept compagnons : Crescent, Julien, Némèse, Primitif, Justin, Stactée et Eugène, martyrs. Ils achevèrent leur martyre par divers genres de mort, devenant ainsi frères dans le Christ.
    2.        À Milan, au IVe siècle, saint Materne, évêque. Quand la paix fut rendue à l’Église, il transféra, de manière honorable, de Lodi dans sa cité, les corps des saints martyrs Nabor et Félix.
    3.        À Dorostore en Mésie, l’an 362, saint Émilien, martyr. Méprisant les édits de Julien l’Apostat et les menaces de son vicaire Catulin, il renversa un autel des idoles et interrompit le sacrifice : il fut alors jeté dans une fournaise et remporta la palme du martyre.
    4.        À Brescia en Lombardie, vers 397, saint Philastre, évêque, dont le successeur, saint Gaudence, a loué la vie et la mort.
    5.        À Forlimpopoli en Émilie, au Ve siècle, saint Ruffile, évêque, qui fut, croit-on, le premier à gouverner cette Église et qui conduisit au Christ tout le peuple des campagnes.
    6.        À Metz, en 640, saint Arnoul, évêque, qui fut conseiller de Dagobert, roi d’Austrasie, et, après avoir déposé sa charge, mena dans les Vosges une vie d’ermite.
    7.        À Constantinople, au VIIIe siècle, sainte Théodosie, moniale. Pour avoir pris la défense d’une antique image du Christ, que l’empereur Léon l’Isaurien avait ordonné de retirer de la Porte d’airain du palais impérial, elle subit le martyre.
    8.        À Utrecht sur le Rhin, en 838, saint Frédéric, évêque. Remarquable par son goût pour les Saintes Écritures, il s’employa à l’œuvre d’évangélisation des Frisons.
    9.        À Segni dans le Latium, en 1123, saint Bruno, évêque, qui œuvra et souffrit beaucoup pour la réforme de l’Église : contraint de quitter son siège, il trouva refuge au Mont Cassin et fut un temps abbé de ce monastère.
    10*.        À Cracovie en Pologne, l’an 1482, le saint Simon de Lipnica, prêtre de l’Ordre des Mineurs. Célèbre par sa prédication et sa dévotion envers le nom de Jésus, il trouva la mort, poussé par la charité, en prenant soin des moribonds dans une épidémie de peste. (canonisé le 3 juin 2007 par Benoît XVI)
    11*.        Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste de Bruxelles, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, malgré son âge et ses infirmités, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, et y mourut du scorbut.
    12.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1839, saint Dominique-Nicolas Dinh Dat, martyr. Étant soldat, il fut contraint d’abjurer la foi chrétienne ; après de terribles supplices, il foula aux pieds la croix. Mais se repentant aussitôt, il restitua le prix de son apostasie, écrivit à l’empereur Minh Mang pour être jugé de nouveau comme chrétien, et enfin mourut étranglé.
    13*.        À Krystonopil en Ukraine, l’an 1944, la bienheureuse Tarsisia (Olga Mackiv), vierge et martyre. De la Congrégation des Sœurs Servantes de Marie Immaculée, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut tuée à la porte du noviciat par un soldat soviétique, uniquement parce qu’elle était consacrée à Dieu.

Le 19 juillet.

  1.       Commémoraison de saint Épaphras qui travailla beaucoup pour l’Évangile à Colosses, Laodicée et Hiéropolis, et que saint Paul appelle son compagnon de captivité et un fidèle ministre du Christ.
    2.        À Méros en Phrygie, vers 362, les saints martyrs Macédonius, Théodule et Tatien. Sous Julien l’Apostat, après divers tourments que leur fit souffrir le préfet Almachius, ils furent étendus sur des grils de fer chauffés et y accomplirent leur martyre avec allégresse.
    3.        À Annésis, sur les bords de l’Iris dans le Pont, en 379, sainte Macrine, vierge, sœur des saints évêques Basile le Grand, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste. Formée par la connaissance des saintes Écritures, elle se consacra à la vie solitaire, donnant ainsi un exemple admirable du désir de Dieu et de l’abandon des vanités du monde.
    4*.        À Constantinople, au début du Ve siècle, saint Die, surnommé le Thaumaturge, archimandrite. Moine d’abord à Antioche, sa patrie, il se rendit à Constantinople, où il construisit un monastère sous la Règle des Acémètes et où il fut ordonné prêtre.
    5.        À Rome, près de saint Pierre, en 514, saint Symmaque, pape. Longtemps troublé par la faction des schismatiques, il s’endormit enfin, confesseur de la foi.
    6.        À Cordoue en Andalousie, l’an 854, sainte Aure, vierge, sœur des saints martyrs Adolphe et Jean. Dans la persécution des Maures, elle céda tout d’abord à la peur et renia sa foi, mais elle se ressaisit bientôt, se repentit de sa chute et, dans un nouveau combat, vainquit l’ennemi en versant son sang.
    7*.        À Utrecht sur le Rhin, en 1054, saint Bernold ou Bernulphe, évêque, qui délivra les églises et les monastères tombés aux mains des seigneurs, construisit de nombreuses églises et favorisa dans les monastères les observances clunisiennes.
    8*.        Au monastère de Marienburg en Franconie, au XIIe siècle, la bienheureuse Stilla, vierge consacrée, qui fut inhumée dans l’église qu’elle avait fondée.
    9*.        À Foligno en Ombrie, vers 1323, le bienheureux Pierre Crisci. Après une jeunesse orageuse, il vendit tous ses biens et en distribua le prix aux pauvres, se vendit lui-même, et fut chargé de la propreté de la cathédrale, vivant dans le clocher et menant une vie humble et d’extrême pénitence.
    10.        À Chester en Angleterre, l’an 1679, saint Jean Plessington, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Ségovie, en Espagne, il revint en Angleterre, et, pour ce motif, il fut condamné aux supplices de la pendaison, sous le roi Charles II.
    11.        Dans le village de Lujiazhuang, près de Yingxian, dans la province chinoise de Hebei, en 1900, saint Jean-Baptiste Zhou Wurui martyr. Encore adolescent, il déclara ouvertement, devant les sectateurs de Yihetuan, qu’il était chrétien. Il fut alors démembré et frappé par l’épée.
    12.        Dans la province chinoise de Hebei, en 1900, au bourg de Liucun, près de la ville de Renqin, les saints martyrs Élisabeth Qin Bianzhi et son fils Simon Qin Chunfu, âgé de quatorze ans.
    13*.        Au bourg de Borowikowszczyzna en Pologne, l’an 1943, les bienheureux Achille Puchala et Hermann Stepien, prêtres franciscains conventuels et martyrs. Arrêtés sous l’occupation nazie, parce qu’ils voulaient demeurer au milieu d’autres personnes également arrêtées, ils furent ensuite séparés du groupe et tués dans un tas de foin, auquel on mit ensuite le feu.

Le 20 juillet.

Mémoire de saint Apollinaire, évêque. Le premier, il annonça à Ravenne la richesse insondable du Christ. En bon pasteur, il se tint au milieu de son troupeau et illustra son Église par le témoignage éclatant de sa foi et de sa piété, au point que ses travaux lui méritèrent le titre de martyr. Il serait mort un 23 juillet et enterré à Classe, le port de Ravenne.
2.        Commémoraison de saint Élie de Thisbé en Galaad. Prophète du Seigneur aux jours des rois d’Israël Achaz et Ochozias, il revendiqua contre un peuple infidèle les droits du Dieu unique avec une telle force d’âme qu’il préfigura non seulement saint Jean-Baptiste, mais le Christ lui-même. Il n’a pas laissé d’oracles écrits, mais son souvenir s’est fidèlement conservé, surtout au Mont Carmel.
3.        Commémoraison de saint Joseph Barsabbas, surnommé le Juste. Disciple du Seigneur, il fut présenté à l’assemblée des fidèles par les Apôtres avec saint Matthias pour que l’un d’eux prenne dans leur groupe la place de Judas le traître. Si le sort tomba sur Matthias, Joseph ne s’employa pas moins au ministère de la prédication et de la sainteté.
4.        À Antioche de Pisidie, sans doute au début du IVe siècle, sainte Marine ou Marguerite, dont on rapporte qu’elle consacra son corps au Christ par sa virginité et son martyre.
5.        En Éthiopie, au IVe siècle, saint Fulgence, évêque. D’abord prisonnier dans ce pays, il fut ensuite ordonné évêque par saint Athanase d’Alexandrie et propagea l’Évangile dans la région.
6.        À Carthage, vers 427, saint Aurèle, évêque. Colonne très ferme de l’Église en Afrique, il réunit fréquemment des conciles, lutta énergiquement pour extirper dans le peuple fidèle les traces du paganisme et fit dresser son siège épiscopal à l’emplacement d’une statue de la déesse Caelestis (ou Tanit).
7.        Au pays de Boulogne, vers 700, saint Vulmar, prêtre. Moine à Hautmont, après un mariage malheureux employé à garder les bêtes, il chercha à s’instruire et son zèle le conduisit jusqu’à l’ordination presbytérale. Il obtint de vivre en ermite à la manière des pères du désert, puis fonda, dans les bois de sa patrie, un double monastère, l’un pour les hommes, l’autre pour les vierges.
8.        À Cordoue en Andalousie, l’an 851, saint Paul, diacre et martyr. Formé par l’exemple et la parole de saint Sisenand, il ne craignit pas de se présenter devant les princes et les consuls musulmans pour les convaincre de la vanité de leur culte et, tandis qu’il confessait la divinité du Christ, il fut exécuté.
9*.        À Hildesheim en Saxe, l’an 1153, le bienheureux Bernard, évêque, qui gouverna son Église dans la paix pendant vingt-quatre ans, même lorsqu’il fut devenu aveugle.
10.        À Séoul en Corée, l’an 1809, les saints martyrs Madeleine Yi Yong-hui, fille de sainte Marguerite Ho, Thérèse Yi Mae-im, de la même famille, Marthe Kim Song-im, Lucie Kim, Rose Kim, Anne Kim Chang-gum, Marie Won Kwi-im, vierge et Jean-Baptiste Yi Kwang-nyol, frère de saint Augustin Yi et catéchiste. Tous donnèrent ensemble leur vie pour le Christ.
11.        À Nam Dinh au Tonkin, en 1857, saint Joseph-Marie Diaz Sanjurjo, évêque, dominicain et martyr. Condamné à mort en haine de la foi, dans la persécution de l’empereur Tu Duc.
12.        Dans la province chinoise d’Hebei, en 1900, neuf martyrs de la persécution de la secte de Yihetuan, à Zhoujiahe près de la ville de Yingxian, les saints Léon-Ignace Mangin et Paul Denn prêtres jésuites. Alors qu’ils encourageaient de leur mieux les fidèles rassemblés dans l’église du village, les ennemis firent irruption et les transpercèrent devant l’autel. Avec eux succomba sainte Marie Zhou Wuzhi, qui voulut protéger de son corps saint Léon, alors qu’il donnait la communion, et qui périt, couverte de blessures.
13.        Dans la province chinoise d’Hebei, en 1900, saint Pierre Zhou Rixin, qui déclara devant le préfet qu’il ne pouvait abjurer Dieu créateur du monde et fut décapité
14.        Dans la province chinoise d’Hebei, en 1900, à Daliucun, près de Wuyi, sainte Marie Fu Guilin, maîtresse d’école, livrée aux mains des assassins et décapitée, tandis qu’elle invoquait le Christ Sauveur.
15.        Dans la province chinoise de Hebei, en 1900, au village de Wuquiao Zhaojia, sainte Marie Zhao Guozhi et ses filles Rose et Marie Zhao, qui se précipitèrent dans un puits pour ne pas être violées, mais en furent retirées et massacrées.
16.        Dans la province chinoise d’Hebei, en 1900, au bourg de Dechao, saint Xi Guizi, encore catéchumène, qui se déclara chrétien quand commença le tumulte et, couvert de blessures, fut baptisé dans son propre sang.
17*.        À Madrid, en 1936, les bienheureuses Rita de la Vierge des Douleurs du Cœur de Jésus (Françoise Pujalda y Sanchez) et Françoise du Cœur de Jésus (Françoise Aldea y Aranjo), vierges, sœurs de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus et martyres. Quand la persécution religieuse se déchaîna au cours de la guerre civile, elles furent arrêtées dans la chapelle de leur collège et, peu après, fusillées dans la rue.
**        En Italie en 1984 le bienheureux Luigi Novarese , fondateur des Ouvriers silencieux de la Croix et du Centre des volontaires de la souffrance, ( béatifié le 11 mai 2013, à Rome par le Pape François)

V/ Précieuse aux yeux du Seigneur.

R/ Est la mort de Ses saints.

Oraison

Que sainte Marie et tous les saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions secours et salut de Celui qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen

Source: www.societaslaudis.org