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Neuvaine à s. Jean Paul II

PATRON DE LA FAMILLE RELIGIEUSE DU VERBE INCARNÉ

Saint Jean Paul II,

Toi, qui es le père spirituel de notre famille religieuse du Verbe Incarné, obtiens-nous la grâce que nous te demandons en cette neuvaine.

Confiants, nous demandons pour tous nos prêtres, religieux et laïcs de répondre aux exigences de leur vocation dans la constante recherche de la sainteté selon le cœur du Christ: que nos prêtres soient des confesseurs miséricordieux, que tous les membres de notre famille religieuse abreuvent leur esprit de la Parole de Dieu, qu’ils soient solidaires de celui qui est dans le besoin, abandonnés à la Divine Providence, prédicateurs infatigables, “puissants d’esprit”, “avec une langue, des lèvres et une sagesse auxquelles les ennemis de la vérité ne puissent pas résister “, d’une inépuisable fécondité apostolique et vocationnelle[1], ne se dérobant jamais à l’aventure missionnaire, toujours heureux même dans les difficultés, amoureux de la Croix et fidèles enfants de la Vierge Marie.

Nous te demandons d’être toujours fidèles à Dieu, en accomplissant sa Sainte Volonté à tout moment et de persévérer jusqu’à la mort dans cette famille religieuse.

Que la Bienheureuse Vierge Marie, notre Mère, que tu as tant aimée et dont nous professons être les esclaves d’amour, nous protège d’en haut contre tout danger, tentation et attaque du diable, pour parvenir un jour au paradis avec toutes les âmes qui nous ont été confiées tout au long de notre ministère et apostolat. Amen

Pater, Ave Maria et Gloria.

Saint Jean Paul II, priez pour nous (3 fois)


[1] Constitutions IVE, n. 231

Un Céleste Sourire

Monsieur Youf m’a dit encore : « Etes-vous résignée à mourir ? » Je lui ai répondu : « Ah ! mon Père, je trouve qu’il n’y a besoin de résignation que pour vivre. Pour mourir, c’est de la joie que j’éprouve. »

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus 6 juin 1897

Le 30 septembre

A un moment, elle semblait avoir la bouche si desséchée que sœur Geneviève, pensant la soulager, lui mit sur les lèvres, un petit morceau de glace. Elle l’accepta en lui faisant un sourire que je n’oublierai jamais. C’était comme un suprême adieu.
A 6 heures, quand l’Angélus sonna, elle regarda longuement la statue de la Sainte Vierge.
Pendant ce temps si plein d’angoisse pour nous, on entendait par la fenêtre -et j’en souffrais beaucoup- tout un ramage de rouges-gorges et d’autres petits oiseaux, mais si fort, si près et si longtemps !…
Je priais le bon Dieu de les faire taire : ce concert me perçait le cœur…
Enfin, à 7 heures et quelques minutes, elle soupira :
– Ma Mère ! N’est-ce pas encore l’agonie ?… Ne vais-je pas mourir?…
Et regardant son crucifix :
– Oh ! je l’aime…
Mon Dieu… je vous aime !…

Après avoir prononcé ces paroles, elle tomba doucement en arrière, la tête penchée à droite…
– « Ouvrez toutes les portes » disait-elle. Cette parole avait quelque chose de solennel et me fit penser qu’au Ciel, le bon Dieu la disait aussi à ses anges.
Son visage avait repris le teint de lys qu’il avait en pleine santé ; ses yeux étaient fixés en haut, brillants de paix et de joie. Elle faisait certains beaux mouvements de tête et elle rendit le dernier soupir.
Après sa mort, elle conserva un céleste sourire… et le crucifix très fort serré dans ses mains.
Thérèse fut inhumée le lundi 4 octobre 1897.

Extrait de : le “Carnet jaune” de Mère Agnès.
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