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Le Seigneur tenait de toi la tentation, pour te donner la victoire!»

Lire l’évangile du premier dimanche du temps de Carême( Mt 4, 1-11)

Chaque année, dans ce premier dimanche de carême, la liturgie nous invite à contempler le mystère des tentations du Seigneur au désert. Alors que le deuxième dimanche est toujours consacré à méditer le moment de la transfiguration du Seigneur. Cette année nous le faisons d’après l’évangile de saint Luc. Pour quoi l’Eglise nous invite-t’elle à réfléchir sur ces deux mystères au début de ce temps ? C’est parce qu’elle veut que nous suivions les traces de notre Sauveur, notre Guide, et il est donc nécessaire de nous purifier du mal et des concupiscences (convoitises des choses qui nous éloignent de Dieu) : à cela nous aide le moment des tentations dans la vie du Seigneur afin de sortir à la rencontre du Christ Glorifié, dans la fête de Pâque et – cela nous prépare donc au mystère de la Transfiguration (le deuxième dimanche de carême).

Comme on peut aussi le voir, les trois lectures gardent un fil conducteur, le mystère de la tentation diabolique, qui fait succomber nos premiers parents dans la Genèse, mais qui ne peut pas faire de même avec notre Seigneur, au contraire, nouvel Adam, Il remporte la victoire sur le diable. Et nous trouvons donc le magistère de Saint Paul dans la deuxième lecture : de même que par la désobéissance d’un seul être humain (Adam) la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul (Notre Seigneur) la multitude sera-t-elle rendue juste.

Les tentations

« En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable ». Le récit de saint Matthieu commence avec ces paroles. C’est l’Esprit Saint qui le conduit, on peut dire que c’est par la Volonté de Dieu (que Jésus accomplie toujours) que notre Seigneur se rend au désert. Et l’évangéliste nous en révèle aussi la finalité, pour être tenté.

D’abord, pour quoi le Christ accepte-t-il de souffrir les tentations, étant donné qu’Il est le plus parfait de tous les hommes, et que sa nature humaine est unie à la nature divine ? D’abord on peut dire que le Seigneur veut nous montrer précisément qu’Il est vraiment humain comme nous (et que tous les hommes peuvent être tentés). Saint Thomas d’Aquin (suivant les pères de l’Eglise) nous donne plusieurs raisons, nous en prendrons quelques-unes :

Il l’a fait pour notre sauvegarde, afin que personne, si saint qu’il soit, ne se juge en sécurité et à l’abri de toute tentation. Plus, il a voulu être tenté après le baptême, parce que comme dit S. Hilaire.  » les tentations du diable s’acharnent surtout contre les sanctifiés, car c’est sur les saints que le diable désire le plus remporter la victoire « . D’où la parole de l’Ecclésiastique (2, 1).  » Mon fils, si tu entreprends de servir Dieu, demeure dans la justice et la crainte, et prépare ton âme à la tentation. »

Saint Jean Chrysostome est aussi très clair sur cette aspect : « Qui que vous soyez, ne vous troublez point si après le baptême vous vous trouvez exposés à de plus fortes tentations. Ce n’est pas pour rester oisif, mais pour combattre que Dieu nous a revêtus d’une armure divine. Il ne défend pas – la tentation d’approcher de vous, pour vous apprendre :  premièrement que vous êtes devenu beaucoup plus fort ; deuxièmement – que la grandeur des grâces que vous avez reçues n’est pas pour vous un principe d’orgueil ; troisièmement de faire connaître par expérience au démon que vous avez rompu entièrement avec lui ; quatrièmement à augmenter la force dont vous êtes revêtu ; cinquièmement à vous donner une juste idée du trésor qui vous est confié (cf. 2 Co 4, 7), car le démon ne viendrait pas pour vous tenter, s’il ne vous voyait élevé à une plus grande dignité. »

Nous devons savoir en plus, que la tentation n’implique pas nécessairement une imperfection morale (une faiblesse) de la part de la personne qui est tentée ; dans le cas contraire, le Seigneur n’aurait pas pu être tenté. En effet, la tentation peut avoir deux origines, la première, à cause de la perversion de nos appétits naturels (elle est interne à l’homme), mais il y a aussi une tentation qui vient du dehors, elle se fait par la suggestion de quelqu’un d’autre. Cette dernière est celle que le Christ a souffert, une suggestion qui cherchait essentiellement à lui faire abandonner sa mission divine et son œuvre messianique. Alors, cette tentation qui vient du dehors ne nous affaiblit pas nécessairement le caractère, au contraire, lorsque cette tentation est vaincue, elle nous procure une opportunité de grandir dans notre sainteté.

Par rapport aux tentations du Seigneur, il faut tout d’abord considérer trois points pour pouvoir comprendre la façon dont le démon fait son travail de tentateur :

  • Le diable ne savait pas avec exactitude que Jésus était le Fils de Dieu, parce c’est évident que si le démon le savait, jamais il n’aurait tenté le Christ.
  • Le Seigneur se laisse tenter comme homme, non comme Dieu. Et il va vaincre les tentations comme homme et non avec le pouvoir et l’autorité divine.
  • Le diable tente le Christ en tant qu’un homme spirituel, un homme avancé dans la vie spirituelle, parce que le démon voit en lui une perfection très élevé. Satan avait vu quelqu’un qui venait de finir un jeûne de quarante jours et qui brûlait d’amour dans ses dialogues de prières avec Dieu le Père. Le diable tente selon la hauteur spirituelle de cet homme religieux, et les trois suggestions seront surtout par rapport à l’orgueil et à la superbe.

Chaque tentation, nous pouvons le dire, se répète chez les disciples de Jésus et les trois reviennent d’une façon ou autre dans l’Eglise, pour bien comprendre, chez les membres de l’Eglise.

Mais, arrêtons-nous pour saisir le sens théologique de chaque tentation.

 La première des trois tentations a été celle de transformer les pierres en pain. Et qu’est-ce que le démon est en train d’y chercher ? Il cherche à faire de Jésus juste un réformateur social plutôt qu’un Rédempteur, un boulanger plutôt que le Sauveur de l’humanité. Combien de fois, nous avons vu et on voit encore des gens qui pensent que l’Eglise doit améliorer la situation sociale de l’homme mais sans parler de la régénération spirituelle par le baptême et la vie de la grâce, c’est-à-dire la conversion. Satan voulait convaincre le Seigneur d’abandonner la croix et de devenir un chef social du peuple, capable de remplir les ventres au lieu d’alimenter les âmes. Faire une religion qui supprime les souffrances mais qui laisse les hommes dans le péché, une religion facile sans sacrifice, sans renoncement, une religion adaptée à ce que le monde proclame dans ce dogme, une religion des sens, mais pas d’esprit. Et c’est – cela la réponse de notre Seigneur. C’est aussi la tentation (très répandue dans certains milieux) de se procurer des choses matérielles à travers la religion (ceux qui font du sacerdoce une carrière, les prêtres guérisseurs pour l’argent).

Avec  la deuxième tentation le diable cherche à faire de Jésus un phénomène de spectacle. « Les gens sont toujours en train de chercher les nouveautés, ils détestent la monotonie des choses. Il faut -dit le diable- leur donner ce qui peut les entretenir (une messe show, une messe avec la musique-rock pour attirer les jeunes), mais il ne faut pas parler à leur conscience, qu’ils restent dans le péché c’est mieux pour moi ». Comme ces prêtres qui pensent parfois que faire des exorcismes et des guérisons est plus important que célébrer la messe et confesser les péchés. « Jette-toi en bas » dit Satan, mais le Seigneur nous dit de monter, monter sur la croix. Pendant que le diable nous propose la distraction mondaine, Dieu nous commande le sacrifice, l’abnégation. Observons  que pendant la Passion, le Seigneur ne fait aucun miracle pour se sauver.

Par rapport à la dernière tentation, le diable essaie d’éloigner le Seigneur de la croix tout en proposant la coexistence entre le bien et le mal. Il offre à notre Seigneur le monde avec une condition : l’adorer. Mais l’adoration implique évidemment un service : le service de faire que le monde soit toujours sous le règne du péché. Le royaume que le Seigneur venait établir ne serait qu’une continuation de l’ancien, où le diable commandait. En définitif, le diable propose à Jésus de dominer le monde avec la condition de ne pas le changer, de dominer les hommes sans qu’ils ne changent jamais ni se convertissent. Mais là, le Seigneur est plus fort dans sa réponse, parce que ce n’est pas Lui qui est le objet de la tentation, c’est la Gloire de son Père qui mérite que le diable soit définitivement chassé.

Pour finir, écoutons l’enseignement du grand saint Augustin qui prêchait ainsi à ses fidèles :

« Dans le Christ, c’est toi qui étais tenté, parce que le Christ tenait de toi sa chair, pour te donner le salut ; il tenait de toi la tentation, pour te donner la victoire. » (Sermon sur le ps. 60)

Si le Seigneur est le modèle, Il devait nous apprendre donc la façon d’arriver à la sainteté tout en triomphant de la tentation. Parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve (Heb 2,18).

« Heureux l’homme (nous dit saint Jacques) qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, sa valeur une fois vérifiée, il recevra la couronne de la vie promise à ceux qui aiment Dieu » (Jaques 1, 12).

Demandons la grâce à la très sainte Vierge Marie, de toujours vaincre la tentation avec l’aide de son Fils.

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné

Priez pour ceux qui vous font du mal!

Lire l’évangile du dimanche VII du temps ordinaire  (Mt 5, 38-48)

Dans le sermon de la montagne que nous sommes en train de méditer chaque dimanche, le Seigneur fait référence et cela correspond au texte de l’évangile d’aujourd’hui, à deux aspects de la charité des chrétiens, le premier aspect  en rapport avec la patience pour ceux qui nous font du mal, le deuxième la charité que nous devons exercer avec nos ennemis, comme on dit généralement « l’amour envers nos ennemis ».

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent ». Comme vous le savez peut-être, le Seigneur parle de la loi appelée « du Talion » mot qui vient du latin : « talio, talionis », cette loi consistait dans une punition à subir le même mal qu’on avait causé. C’est un nom un peu curieux dont le sens étymologique nous donne deux racines possibles, la première en référence au fait de peser quelque chose, comme dans une balance à deux plateaux, afin d’arriver à – un poids équivalent ; la deuxième vient aussi du latin : talis ou tale, c’est notre « tel », à tel péché, telle restitution. Bien qu’elle fût dure, cette loi n’avait pas en elle une finalité à générer la violence, mais plutôt à donner une mesure pour que la restitution ne dépassât les limites humaines. Comme dit saint Jean Chrysostome :

« C’est à cette vengeance aussi excessive qu’elle est injuste que la loi a posé de justes bornes en créant la peine du talion, qui mesure rigoureusement le châtiment à l’offense. Le but de cette loi n’est pas de donner une nouvelle force à la fureur, mais de la contenir et de la réprimer ; ce n’est pas de rallumer une flamme assoupie, mais de circonscrire celle qui brûlait déjà

Le Seigneur nous dit de ne pas résister au mauvais, et saint Jean Chrysostome nous apprend aussi que Jésus utilise le même mot pour désigner le démon ‘le mauvais par excellence’, parce que finalement c’est le démon qui va inciter notre prochain à nous faire du mal, et c’est contre le démon même que nous devons porter notre colère.

« Quoi donc! Me direz-vous, ne faut-il point résister à l’homme méchant ?-prêchait toujours saint Jean Chrysostome- Il faut lui résister, mais non de la manière que vous pensez, mais de celle que Jésus-Christ nous commande : c’est-à-dire en voulant bien souffrir tout le mal qu’il nous veut faire. C’est ainsi que vous le surmonterez. Ce n’est pas avec le feu qu’on éteint le feu, mais seulement avec l’eau. De son côté l’offenseur, rougissant de honte en voyant la patience de l’autre, bien loin de redoubler le coup, ce qu’il ne fera pas quand il serait plus cruel qu’une bête farouche, aura une douleur extrême du premier qu’il aura donné. Car rien ne calme tant les hommes violents que la patience de ceux qu’ils outragent. Non seulement cette douceur arrête le cours des violences, mais encore elle produit le repentir des injures déjà faites ; à sa vue, les plus mal-intentionnés se retirent saisis d’admiration, et souvent ils deviennent amis sincères et dévoués, d’ennemis déclarés qu’ils étaient. ».

Mais, la raison la plus profonde de supporter patiemment le mal qu’on nous afflige c’est que cette patience devient une participation de la Passion de Notre Seigneur, et cela acquiert donc un mérite et une valeur qui correspondent au mérite et à la valeur de la Passion de Notre Seigneur.

En fait, les trois mots que saint Matthieu utilise dans ces trois gestes d’injustice envers les disciples du Seigneur se retrouveront après dans le récit de la Passion, Jésus recevra une gifle, on pendra sa tunique pour la tirer au sort et c’est Simon de Cyrène qui sera « réquisitionné pour marcher » (en grec c’est un seul mot « angaréouo ») avec le Seigneur. Il semblerait qu’avec ces trois exemples le Seigneur veuille nous indiquer que son imitation la plus parfaite, le chrétien l’atteint dans la passion et dans la croix.

Alors, il existe dans l’évangile de ce dimanche une deuxième loi que le Seigneur nous donne. Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous font du mal. Pour expliquer cette deuxième partie nous allons suivre l’enseignement de saint Thomas d’Aquin, l’église nous dit de marcher sur sa théologie parce que c’est elle qui nous conduit avec certitude à la vérité.

Lorsque saint Thomas parle de la vertu théologale de la charité et explique ensuite comment l’amour agit  pour Dieu, pour le prochain et pour nous-mêmes, il se demande « si l’on peut aussi aimer les pécheurs et les ennemis ».

A l’égard des pécheurs, il dit que, bien que la charité soit due à tous les hommes, il semblerait que parmi eux, il y en a ceux qui ont été exclus de cette amitié caritative pour être devenus « ennemis de Dieu », c’est-à-dire, les pécheurs qui ont voulu couper l’amitié avec Dieu à cause du péché ; il y en a d’autres qui sont aussi nos ennemis (ceux n’ont pas gardé notre amitié). Pourtant, saint Thomas nous rappelle ce raisonnement de saint Augustin qui dit : « lorsque Dieu prescrit :  » Tu aimeras ton prochain « , le mot prochain  » désigne manifestement tous les hommes « . Mais les pécheurs ne cessent pas d’être des hommes, car le péché ne détruit pas la nature. Donc les pécheurs doivent être aimés de charité. »

Comment le pécheur peut-il être aimé, malgré son péché ? Chez les pécheurs on peut considérer deux choses : la nature et la faute. Par leur nature, qu’ils tiennent de Dieu, ils sont capables de la béatitude, sur la communication de laquelle est fondée la charité (par la charité, nous allons contempler Dieu). Et c’est pourquoi, selon leur nature, il faut les aimer de charité. Mais leur faute est contraire à Dieu, et elle est un obstacle à la béatitude. Aussi, selon leur faute qui les oppose à Dieu, ils méritent d’être détestés. Car nous devons haïr les pécheurs en tant que tels, et les aimer en tant qu’ils sont des hommes capables de la béatitude. C’est là véritablement les aimer de charité, à cause de Dieu.

Par la charité nous aimons les pécheurs, non pour vouloir ce qu’ils veulent (le mal), et pour nous réjouir de ce qui les réjouit, mais pour les amener à vouloir ce que nous voulons (c’est le bien, l’amitié avec Dieu), et à se réjouir des choses dont nous nous réjouissons. De là cette parole de Jérémie (15, 19) :  » Eux reviendront vers toi, et toi tu n’auras pas à revenir vers eux.  » Pour résumer donc, nous devons aimer celui qui est pécheur, parce qu’il est toujours appelé à l’amitié avec Dieu et nous devons prier pour sa conversion. Mais nous devons haïr en lui et en tout le péché, et avoir de la peine pour qu’il soit dans cette condition de péché.

Par rapport à la charité avec nos ennemis. Il faut savoir d’abord qu’ennemis – sont ceux qui nous haïssent et cela constitue aussi un péché. Dans ce sens, c’est une espèce d’amour pour les pécheurs.

Mais, l’amour pour les ennemis a été prescrit par Dieu dans la bible, nous donnant comme exemple l’amour de Dieu (Rom. 5,8-10) : la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. En effet, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis. Et nous avons le commandement que le Seigneur nous donne dans l’évangile de ce dimanche.

Alors, l’amour donc envers nos ennemis et ceux qui nous ont fait du mal ou nous font du mal, implique :

-Que nous ne pouvons pas aimer dans un ennemi ce qu’il possède comme qualité de péché, ce qui le constitue comme ennemi et persécuteur, cela serait pervers de l’aimer pour être un criminel.

– Il est nécessaire d’aimer l’ennemi comme quelqu’un qui appartient à la nature humaine et – pour cela – peut atteindre la béatitude divine, et il est obligatoire de l’aimer parce qu’on doit avoir cet amour pour tous, nous devons désirer que tous les hommes se convertissent et se sauvent. Et pour cela nous devons donner les signes et bénéfices de charité qu’on donne en général à tous nos prochains, surtout et le premier de prier pour qu’il puisse aller au Ciel.

– Il n’est pas nécessaire par contre, d’aimer notre ennemi d’un amour spécial comme est celui qui l’on réserve pour les êtres chers, non plus en faire l’objet des attentions et bénéfices qui correspondent à cet amour de préférence (celui qui nous avons pour nos êtres chers).

– Il est pourtant nécessaire d’être disposé à avoir et exercer une charité spéciale avec l’ennemi au cas où il en aurait besoin (si je vois mon ennemi en train de mourir de soif ou de faim, je dois l’aider).

Le livre des Proverbes (25, 21) dit :  » Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire. »

-Mais qu’en dehors du cas de nécessité quelqu’un accorde des bienfaits de ce genre à ses ennemis, cela relève en lui de la perfection de la charité, qui, non contente  » de ne pas se laisser vaincre par le mal « , ce qui est de nécessité, veut encore  » vaincre le mal par le bien  » (Rm.  12, 21), ce qui relève de la perfection : non seulement alors on craint de se laisser entraîner à la haine à cause d’une injure que l’on a reçue, mais encore on s’efforce, en faisant du bien à son ennemi, de se faire aimer de lui.

Demandons la grâce à la très saint Vierge Marie d’aimer comme son Fils Jésus-Christ nous a commandé d’aimer.   

P. Luis Martinez V. E.

Institut du Verbe Incarné